Jair Bolsonaro

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Jair Bolsonaro
Illustration.
Jair Bolsonaro en 2020.
Fonctions
Président de la République fédérative du Brésil
En fonction depuis le
(1 an, 8 mois et 26 jours)
Élection 28 octobre 2018
Vice-président Hamilton Mourão
Gouvernement Bolsonaro
Coalition PSL-PRTB-DEM-MDB-PRB-
PSC-PTB-PR-PATRI-
PSD-NOVO-PODE
Prédécesseur Michel Temer
Président pro tempore du Mercosur
En fonction depuis le
(1 an, 2 mois et 10 jours)
Prédécesseur Mauricio Macri
Député fédéral

(27 ans et 11 mois)
Élection
Réélection




5 octobre 2014
Circonscription Rio de Janeiro
Conseiller municipal de Rio de Janeiro

(2 ans)
Biographie
Nom de naissance Jair Messias Bolsonaro
Surnom « O Mito » (« Le mythe »)[1]
« Bolsomito »[2]
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Glicério (Brésil)
Nationalité Brésilienne
Parti politique PDC (1989-1993)
PPR (1993-1995)
PPB (1995-2003)
PTB (2003-2005)
PP (2005-2016)
PSC (2016-2018)
PSL (2018-2019)
APB (depuis 2019)
Conjoint Michelle Reinaldo (depuis 2013)
Enfants Flávio, Carlos et Eduardo
Diplômé de Académie militaire d'Agulhas Negras
Profession Militaire (capitaine Capitão.png)
Religion Catholicisme
Résidence Palais de l'Aurore, Brasilia

Signature de Jair Bolsonaro

Jair Bolsonaro
Présidents de la république fédérative du Brésil

Jair Messias Bolsonaro [ ʒaˈiʁ bowsoˈnaɾu][a], OMM, né le à Glicério (État de São Paulo), est un homme d'État brésilien. Il est président de la République fédérative du Brésil depuis le .

Militaire de profession, il s’élève au grade de capitaine, puis, en 1988, devient militaire de réserve en raison de conflits avec sa hiérarchie. Se lançant en politique, il est élu en 1990 député fédéral à Rio de Janeiro sous l’étiquette du Parti démocrate chrétien (PDC). Il est constamment réélu jusqu'en 2014, avec le soutien successif de plusieurs partis de droite.

Ses prises de position controversées, notamment à l'égard des femmes, des homosexuels, des Noirs et des peuples indigènes, ainsi que sa nostalgie pour la dictature militaire de 1964-1985, lui valent généralement d'être classé à l'extrême droite de l'échiquier politique brésilien. Jusqu'à sa candidature présidentielle, il est perçu comme une figure politique isolée, sa notoriété tenant alors essentiellement à ses propos polémiques.

Candidat du Parti social-libéral (PSL) à l'élection présidentielle de 2018, il devient le favori de l'élection après l'emprisonnement de l'ancien président de gauche Lula da Silva, jusque-là en tête des sondages. Victime pendant la campagne d'une tentative d’assassinat de la part d'un militant d'extrême gauche, il en ressort grièvement blessé. Il est élu au second tour avec 55,1 % des voix face à Fernando Haddad, candidat du Parti des travailleurs (PT).

Origines, enfance et vie privée[modifier | modifier le code]

Jair Bolsonaro (à gauche) avec ses parents, en 1974, dans la Academia Militar das Agulhas Negras.

Ses parents, Perci Geraldo Bolsonaro – dentiste de profession – et Olinda Bonturi – femme au foyer –, sont des descendants d'immigrés italiens (Vénétie) et allemands[3],[4],[5]. Il grandit avec ses cinq frères et sœurs à Eldorado, une petite ville pauvre de la vallée de Ribeira, dans l'État de São Paulo.

Jair Bolsonaro a été marié trois fois et a cinq enfants.

De sa première femme, Rogéria Nantes Nunes Braga, il est le père de Flávio Bolsonaro (sénateur pour Rio de Janeiro), de Carlos Bolsonaro (conseiller municipal de la ville de Rio de Janeiro) et d'Eduardo Bolsonaro (député fédéral pour l'État de São Paulo). Il épouse ensuite Ana Cristina Valle, évangélique, avec qui il a un autre fils, Renan[6],[7]. En 2007, il rencontre son épouse actuelle, évangélique, Michelle Reinaldo, avec qui il a une fille, Laura[8].

Il est de confession catholique[5]. En 2016, lors d'un voyage en Israël, il se fait baptiser symboliquement dans le Jourdain, selon le rite évangélique[9],[10].

En 2019, son fils Flávio fait l'objet d'une enquête pour corruption[11]. L’enquête note aussi des transferts en chèques dont l’un aurait bénéficié à Michelle Bolsonaro[12].

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Jair Bolsonaro en 1986.

Jair Bolsonaro s'intéresse à l'armée dès l'âge de quinze ans[13].

En 1970, alors que l'armée traque le déserteur et guérillero Carlos Lamarca, il guide les militaires dans cette région qu'il connaît bien. En récompense, un soldat lui donne un bulletin pour s'inscrire à l’école des cadets[14]. À la fin de sa scolarité à l'école secondaire, il est reçu à la École préparatoire des cadets de l'armée de terre. Il est ensuite formé à l'Académie militaire d'Agulhas Negras — la principale école militaire du pays —, dont il sort diplômé comme sous-lieutenant d'artillerie en 1977, pendant la dictature militaire.

Servant d'abord comme soldat, il s'élève jusqu'au grade de capitaine d'artillerie de l'armée de terre. Connu pour sa force physique, il est surnommé « Cavalão » (« le grand cheval »)[15],[16].

Le , il est renvoyé de l'armée à la suite de sa participation présumée à un projet consistant à faire exploser des bombes de faible puissance dans les toilettes de casernes. Cependant le Tribunal suprême militaire l'acquitte de ces accusations le [17]. Jair Bolsonaro devient alors militaire de réserve.

Ascension politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Jair Bolsonaro en 1990.

En 1986, alors qu'il a le grade de capitaine, il accorde au magazine Veja un entretien dans lequel il critique le faible niveau des salaires des militaires et les restrictions budgétaires imposées à l’armée[18]. Ses propos lui sont reprochés par sa hiérarchie et lui valent quinze jours d’emprisonnement. Il reçoit cependant le soutien de collègues et de femmes de militaires[19].

Il se fait élire en 1988 conseiller municipal de la ville de Rio de Janeiro[20] pour le Parti démocrate chrétien (PDC).

Député fédéral[modifier | modifier le code]

En 1990, il est élu député fédéral à Rio de Janeiro avec le soutien du PDC. Constamment réélu depuis, il adhère successivement à plusieurs partis centristes ou de droite, une transhumance partisane courante au Brésil[14] : Parti progressiste réformateur (PPR), Parti progressiste brésilien (PPB), Parti travailliste brésilien (PTB), Parti progressiste (PP, successeur du PPB), Parti social-chrétien (PSC). En 2014, avec 465 000 voix, il est le mieux élu des 46 députés pour Rio de Janeiro[21].

À la Chambre des députés, il dépose près de 200 propositions de loi et un amendement constitutionnel ; cependant, ceux-ci sont quasiment tous rejetés[22]. Réputé mauvais orateur, il ne pèse guère dans la vie parlementaire du pays et reste une personnalité politique discrète, ce qui lui permettra, lors de la campagne présidentielle de 2018, d'apparaître comme un homme neuf au sein de la classe politique[14],[23].

Il se prononce en 2016 pour la destitution de Dilma Rousseff, dédiant son vote au colonel Ustra, qui aurait torturé celle-ci en 1970[23]. En octobre de la même année, il vote en faveur de l'amendement constitutionnel « PEC-241 (pt) », défendu par le nouveau gouvernement et qui vise à plafonner les dépenses publiques sur vingt ans[24].

En , il quitte le Parti social-chrétien pour le Parti social-libéral (PSL). Après son adhésion, le mouvement libéral des Livres (en) quitte le PSL, qui adopte dès lors des positions plus conservatrices.

Élection présidentielle de 2018[modifier | modifier le code]

Désigné candidat du PSL à l'élection présidentielle de 2018, Jair Bolsonaro prend pour collistier à la vice-présidence le général à la retraite Hamilton Mourão. Après l'invalidation de la candidature de l'ancien président Lula da Silva, Jair Bolsonaro prend la tête des sondages en vue du premier tour de l'élection[25].

Faisant notamment campagne contre l’insécurité et la corruption, il bénéficie du ressentiment de la population vis-à-vis de la classe politique traditionnelle, la violence et la crise économique ayant plongé des millions de Brésiliens dans la misère[26],[27],[28]. Alors que la plupart de la classe politique est poursuivie pour des délits financiers, il n’est mis en cause dans aucune affaire, ce qui lui permet de bénéficier d’une image de probité[29],[30]. Son principal conseiller économique est toutefois soupçonné par la justice de fraude[31]. Par son style et ses prises de position, Jair Bolsonaro est parfois comparé au président américain Donald Trump[23],[32],[33]. Le spécialiste de l’Amérique du Sud Christophe Ventura souligne que « Le rejet très fort de la politique en général par la population crée une sorte de trumpisme brésilien. Jair Bolsonaro capte ces ressentiments et se transforme en candidat anti-système, ce qu'il n'est pourtant pas du tout »[34]. Nicolas Lebourg estime que si ce rapprochement peut être pertinent en ce que Jair Bolsonaro se montre « transgressif, sexiste, ordurier et fier de l’être », il est plus pertinent de le rapprocher des extrêmes droites européennes compte tenu de l'influence qu'elles ont eue sur l'extrême droite brésilienne ; il met également en avant son appartenance à la « nouvelle droite » brésilienne qui « a aussi une dynamique liée à ses fondamentaux locaux : autoritarisme, catholicisme ou anticommunisme obsessionnel »[35].

Tentative d’assassinat de Jair Bolsonaro (, Juiz de Fora).

Le , il est poignardé alors qu’il tient un meeting à Juiz de Fora[36]. Hospitalisé dans un état critique — les médecins constatent plusieurs perforations de son intestin grêle et la perte de 2,5 litres de sang —, il subit trois opérations chirurgicales[37],[38],[39],[40]. Son agresseur, Adelio Bispo de Oliveira, est un ancien militant du Parti socialisme et liberté qui affirme avoir agi « sur l'ordre de Dieu » pour « des motifs politiques, religieux, et également en raison des préjugés que montre Bolsonaro à chaque fois qu’il parle de race, de religion et des femmes »[41],[42],[43],[44]. Cette tentative d'assassinat intervient dans un climat de tensions inédit pour une élection présidentielle[45],[46] ; Jair Bolsonaro avait auparavant lui-même refusé de condamner une attaque contre la caravane de campagne de Lula et avait appelé à mitrailler des militants de gauche[46],[47],[48]. Il quitte l'hôpital le pour poursuivre sa convalescence et sa campagne à son domicile[49]. Le , son agresseur, considéré comme dangereux et ayant promis s'il le pouvait d'agresser Jair Bolsonaro et l'ancien président Michel Temer, est déclaré irresponsable mais interné dans une prison fédérale pour des soins psychiatriques[50].

Son électorat comprend principalement des membres des classes moyennes et supérieures, des jeunes, et des habitants du Sud[51],[52],[53]. Il est particulièrement apprécié des propriétaires terriens et des industriels[51],[52]. Selon l'universitaire Raphaël Gutmann, « ses différents soutiens révèlent un programme « libéral-conservateur » hybride, composé de capitalisme, de nationalisme, d’autoritarisme et de fondamentalisme religieux »[20]. D'abord surtout favorables à Geraldo Alckmin, les marchés financiers se rallient progressivement à sa candidature en raison de la montée des intentions de vote en sa faveur et de son programme économique[54],[31]. Il reçoit également le soutien de personnalités comme Ronaldinho, Lucas Moura, Rivaldo, Marcelo Filho, Cafu, Felipe Melo, Jádson, José Aldo ou Gusttavo Lima[55],[56],[57],[58],[59]. Neymar (PSG) et Gabriel Jesus (Manchester City), s'ils n'ont pas explicitement soutenu Jair Bolsonaro durant la campagne, ont eux réagi positivement à des publications sur les réseaux sociaux appelant à voter pour lui[60], notamment une publication Instagram d’Alan Patrick du Shaktar Donetsk[61].

Le , il arrive en tête du premier tour avec 46,03 %, soit un score plus important qu’annoncé par les sondages. Dans le même temps, les élections parlementaires voient le PSL devenir la deuxième force en termes d’élus et la première en nombre de voix[62],[63]. Dans l’entre-deux-tours, Jair Bolsonaro modère quelque peu son discours, notamment sur les questions économiques[64]. Comme au premier tour, il refuse de participer à des débats, invoquant les consignes de ses médecins puis des raisons stratégiques[65],[66].

Au second tour, le , Jair Bolsonaro obtient 55,13 % (58 millions de voix) face au candidat du Parti des travailleurs (PT), Fernando Haddad (47 millions, 44,87 %)[67].

Président de la République[modifier | modifier le code]

Jair Bolsonaro lors de son investiture, le .

Investiture et débuts[modifier | modifier le code]

Son investiture à la présidence de la République fédérative du Brésil se déroule le [68]. Il constitue le lendemain un gouvernement resserré, composé de vingt hommes et deux femmes, et comprenant des militaires, des nostalgiques de la dictature, des évangéliques et climatosceptiques, avec une personnalité dominante cumulant cinq portefeuilles de ministres (Économie, Finances, Industrie, Commerce et Planification), Paulo Guedes[69]. Plus de 3 000 militaires composent son administration, dont neuf des 22 ministres et le vice-président, Hamilton Mourão[70].

Il est réopéré fin pour retirer une poche de colostomie[71]. Son hospitalisation dure deux semaines en raison de complications post-opératoires[72]. Il est de nouveau opéré en septembre de la même année[73].

À ses débuts, il bénéfice de 75 % d'opinions favorables[74]. Mais il doit composer avec un Congrès où son parti est minoritaire[75].

Premières mesures et politique intérieure[modifier | modifier le code]

Sa première mesure est d'augmenter de 4,6 % le salaire mensuel minimum, une mesure qui concerne 50 millions de Brésiliens[76]. Il accorde également un treizième mois aux 14 millions de familles bénéficiant du programme social Bolsa Família[77].

Le , il demande au ministre de la Défense d'organiser les commémorations du putsch du 31 mars 1964, qu'il ne considère pas comme un coup d'État militaire, levant ainsi l'interdiction faite aux militaires par Dilma Rousseff en 2011[78]. Le suivant, il signe un décret qui donne la possibilité à 25 professions de porter des armes. Alors que la loi était auparavant très restrictive, un Brésilien sur dix peut désormais acheter une arme légère librement[79]. Le , il révoque les deux décrets instituant la mesure, après l'opposition du Sénat et le dépôt d'un recours devant le Tribunal suprême fédéral[80].

Des manifestations d'étudiants et d'enseignants réunissent 1,5 million de personnes le — un nombre record depuis le mouvement protestataire de 2013 — contre son projet de baisse des dotations pour les universités[81]. En réaction, le chef de l’État les qualifie d'« idiots utiles »[82]. D'après Le Monde, le gouvernement de Jair Bolsonaro veut « éliminer tout supposé endoctrinement gauchiste des élèves dans les salles de classe »[83]. Il souhaite également s’attaquer aux filières de philosophie, sciences sociales, et littérature, et implanter davantage d’écoles civiques-militaires[84]. Une nouvelle manifestation a lieu le [85]. En , il fait face à une grève générale dans le contexte de la Copa América 2019[86]. En 2019, la moitié du budget alloué aux sciences est gelée[87].

Jair Bolsonaro avant une déclaration à la presse en .

Au , il a remplacé quatre ministres depuis son arrivée au pouvoir : Floriano Peixoto, secrétaire général de la présidence de la République, Carlos Alberto dos Santos Cruz, ministre du Secrétariat du gouvernement en conflit avec Carlos Bolsonaro, Ricardo Vélez Rodríguez, ministre de l'Éducation, et Gustavo Bebianno, premier secrétaire général de la présidence[88].

En , il propose le nom de son fils Eduardo comme ambassadeur aux États-Unis[89].

Proche de l'industrie agroalimentaire, le gouvernement permet à celle-ci d'accaparer davantage de terres, au détriment des communautés indigènes et de la protection de l'environnement. Les conflits concernant la possession des terres se multiplient (135 personnes en 2019, soit une hausse de 141 % des assassinats en rapport avec ces conflits par rapport à 2016) et la déforestation augmente de 85 % en 2019 par rapport à l'année précédente[90].

Il conduit une politique d'austérité qui est favorablement accueillie par les marchés, faisant notamment voter une réforme des retraites en 2019, année qui voit l'économie se redresser[91].

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Le , il se dit ouvert pour discuter de l'ouverture d'une base américaine[92], ce qui provoque des remous au sein de l'armée[93].

Il affiche par ailleurs une forte proximité avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou[94].

À l'ONU, le Brésil fait partie depuis 2019 des très rares États à se prononcer pour le maintien de l'embargo des États-Unis contre Cuba[95].

Durant sa campagne électorale, il accuse la Chine, principal partenaire commercial du Brésil, d'« acheter le Brésil » en critiquant l’achat de terre et la prise de participation dans les industries majeures, et rend une visite à Taïwan[96],[97]. Il abandonne cette rhétorique durant son mandat mais des déclarations contradictoires du gouvernement brésilien perturbent les relations avec la Chine[96]. En octobre 2019, reçu par le président chinois Xi Jinping, il déclare que la Chine fait « de plus en plus partie de l’avenir [du Brésil] » et exprime le souhait « non seulement d’augmenter, mais aussi de diversifier » les relations commerciales avec Pékin[97]. Radio France international évoque alors « un mariage de raison »[96]. En mars 2020, son fils Eduardo déclenche une crise diplomatique avec la Chine en accusant « la dictature » de dissimulation au sujet de la propagation du Covid-19 ; en réaction, l'ambassadeur de Chine au Brésil demande « des excuses au peuple chinois » mais retweete également, avant de l'effacer, le message d’un internaute qualifiant la famille Bolsonaro de « grand poison du Brésil », poussant le ministre des Affaires étrangères Ernesto Araújo à demander « une rétractation »[98].

Crise de la pandémie de Covid-19[modifier | modifier le code]

Jair Bolsonaro présidant une réunion sur la situation du Brésil durant la pandémie de Covid-19 ().

En mars 2020, alors que l'épidémie liée à la Covid-19 commence à inquiéter de nombreux gouvernements étrangers, qui prennent des mesures en conséquence, il se démarque en affichant son scepticisme quant à la pandémie, et appelle maires et gouverneurs à revenir sur les restrictions qu'ils ont introduites pour freiner la propagation du virus[99]. Il ne respecte pas les consignes de confinement prises par son gouvernement, affirme que son pays « ne peut pas s'arrêter » au niveau économique, encourage les Brésiliens à sortir et ses partisans à manifester et, face à la hausse du nombre de morts, se dit incapable de produire un « miracle », suscitant l'indignation de médias et gouverneurs qui mettent en cause sa responsabilité, son manque d'empathie envers les victimes et son absence sur le terrain alors que les hôpitaux sont débordés[100],[101]. Il appelle les plus de 65 ans à rester confinés[100], tout en ajoutant que la plupart des gens — y compris lui-même — n'ont rien à craindre[99]. Il propose un jeûne religieux national pour conjurer le virus[102], ainsi que l'administration dès les premiers symptômes du traitement à base de chloroquine, suivant ainsi l’Ordre des médecins, dont la décision est très contestée, et allant à l'encontre de l'avis du ministre de la Santé, Nelson Teich[103]. Le gouvernement lance une campagne officielle « Le Brésil ne peut s’arrêter » que le Tribunal suprême fédéral fait annuler[102]. Le 9 mai 2020, la publication médicale The Lancet présente Jair Bolsonaro comme « la plus grande menace à la réponse du Brésil à la pandémie », dans un éditorial inhabituel[103]. En juillet 2020, il exerce son droit de veto pour supprimer 16 articles d'une loi adoptée par le parlement qui auraient notamment obligé le gouvernement à assurer aux indigènes l’accès à l’eau potable, à des lits de soins intensifs spécialement réservés pour eux, et la distribution gratuite de produits de première nécessité[104].

Tous les dimanches à partir du 15 mars, il participe, souvent sans porter de masque[105], à des manifestations de soutien à son égard et d'opposition aux mesures de confinement, qui demandent également la fermeture du Congrès et du Tribunal suprême fédéral ; Alexandre de Moraes, juge du Tribunal suprême, demande une enquête pour déterminer si des actes « criminels » ont été commis lors d'une d'entre elles[106],[107],[70]. Le 29 mars, Twitter supprime deux tweets provenant du compte officiel du président brésilien, car remettre en cause le confinement contrevient au règlement du réseau social[108]. Le 22 juin, à la suite d’une requête déposée par un avocat, le juge Renato Borelli décide qu’une amende de 2 000 réais sera infligée à Jair Bolsonaro et à ses collaborateurs s’ils apparaissent à nouveau en public sans le masque exigé par un décret en vigueur dans le District fédéral, alors que celui-ci est obligatoire depuis plusieurs semaines dans la plupart des régions du Brésil[105]. En juin 2020, Mediapart relève qu'« à l’image de leur leader, ces partisans, peu nombreux, se radicalisent de plus en plus : certains appellent à une guerre civile et des députés alliés du président menacent les opposants »[70].

Dans une adresse télévisée à la nation, le 31 mars, son discours change de tonalité : il évoque le « plus grand défi de notre génération », affirme que « [sa] préoccupation a toujours été de sauver des vies », et « réaffirme l’importance de la collaboration et la nécessaire union de tous, dans un grand pacte pour la préservation de la vie »[109]. Le 3 avril, il retrouve cependant ses accents habituels, traitant la presse de « vautour » et affirmant que « le Brésil ne peut pas supporter de rester deux ou trois mois à l'arrêt »[109].

Les démissions successives de Luiz Henrique Mandetta, ministre de la Santé, de Sérgio Moro, ministre de la Justice, et de Nelson Teich, éphémère successeur de Mandetta, aggravent la crise qui touche la présidence de Jair Bolsonaro pendant la pandémie de Covid-19.

Dans sa gestion de la crise, il s'aliène la quasi totalité des gouverneurs du pays ainsi qu'une majorité d'élus du Congrès ; l'armée prend également ses distances avec lui[109],[110]. Son ministre de la Santé, Luiz Henrique Mandetta, populaire, adopte des positions diamétralement opposées aux siennes[110]. Alors qu'il en est dans un premier temps empêché par l’état-major de l’armée[102], Jair Bolsonaro le congédie mi-avril[111]. Quelques jours plus tard, Sérgio Moro, ministre de la Justice et autre poids lourd du gouvernement, démissionne à son tour en dénonçant « des interférences politiques au sein de la police fédérale » alors que Jair Bolsonaro cherche à limoger Maurício Valeixo, le directeur de la police fédérale qui mène des enquêtes sur Flávio et Carlos Bolsonaro[112]. Mediapart indique que « depuis plusieurs semaines, Sérgio Moro critiquait en interne la gestion ubuesque de la crise du coronavirus par Jair Bolsonaro, mais l'origine des tensions entre les deux hommes est plus ancienne »[112]. À la suite des accusations de Sérgio Moro, le procureur général de la République demande l'instauration d'une enquête auprès du Tribunal suprême fédéral[112]. L'enquête est ouverte le 28 avril[113]. Selon Mediapart, il s'agit de « la plus grave crise que traverse son administration, qui pourtant les collectionne »[112].

Après seulement 27 jours en poste, pendant lesquels le nombre de décès dus au Covid-19 a été multiplié par huit, le nouveau ministre de la Santé, Nelson Teich, démissionne à son tour, le 15 mai 2020 : Libération indique que « Nelson Teich a refusé de suivre le leader d’extrême droite dans son déni de la gravité de la pandémie et sa véritable obsession pour la chloroquine, la cure miracle à l’entendre »[103]. Après ce départ et sous la pression de Jair Bolsonaro, le ministère de la Santé recommande finalement l'usage de chloroquine et d'hydroxychloroquine pour les patients légèrement atteints par la Covid-19, alors qu'il était jusqu'alors réservé aux cas graves, comme dans la plupart des grands pays touchés[114]. Jair Bolsonaro annonce dans le même temps que le ministre de la Santé par intérim, Eduardo Pazuello, un général d'active, devrait « rester longtemps » à son poste[114]. Une trentaine de demandes en destitution le concernant sont déposées au Parlement[115],[70]. Le 20 mai 2020, Regina Duarte, ministre de la Culture, devient le quatrième membre du gouvernement à quitter celui-ci en un peu plus d'un mois, ce qui s'expliquerait par son refus d'entreprendre la croisade culturelle contre les idées de gauche voulue par Jair Bolsonaro[116].

Jair Bolsonaro demeure soutenu par ses trois fils, le ministre de l’Économie Paulo Guedes, des entrepreneurs influents dont Paulo Skaf, président de la Fédération des Industries de l’État de São Paulo, et les Églises évangéliques, dont les pasteurs minimisent la pandémie, critiquent les mesures d’isolement social et demandent l’ouverture des lieux de culte[109],[110],[102]. À leur demande, Jair Bolsonaro a, par décret, inclus les activités religieuses parmi les activités essentielles à préserver durant la pandémie[102]. Les membres des forces de police militaire lui sont également massivement favorables[70]. Fin avril 2020, un tiers des Brésiliens lui maintiennent leur soutien, soit un niveau équivalent à celui de décembre 2019[117]. Alors que la popularité de Jair Bolsonaro est en baisse, l’opposition reste divisée et l’idée d'un front commun ne fait pas l’unanimité[70]. Sa popularité remonte progressivement et s’accroît durant l’été au-delà du traditionnel noyau dur de l’extrême droite, ce qui lui permet de rester favori en vue de l’élection présidentielle de 2022, y compris face à Sérgio Moro et Lula. Il bénéficie notamment d’une bonne cote auprès des électeurs bénéficiant de son aide d’urgence de 600 reais (100 euros)[118].

Le , alors que le Brésil est le pays le plus touché par la pandémie derrière les États-Unis, Jair Bolsonaro annonce lors d'un entretien télévisé avoir été testé positif au Covid-19[119]. À la fin du mois, il déclare que les Brésiliens seraient probablement tous infectés par le virus[120].

Prises de position et polémiques[modifier | modifier le code]

Positionnement[modifier | modifier le code]

Souvent qualifié de nationaliste, populiste ou fasciste, Jair Bolsonaro est généralement classé à l’extrême droite de l’échiquier politique[121],[122],[123],[124]. Selon La Croix, « il devra montrer qu'il a une stature d'homme d'État après avoir mené pendant près de trois décennies une modeste carrière de député d'extrême droite » et « a régulièrement affiché sans complexe sa nostalgie des "années de plomb" de la dictature militaire »[125]. Pour l'Express c'est « l'extrême droite au pouvoir ». « Dans sa ligne de mire, pêle-mêle : les Noirs, les femmes, les membres de la communauté LGBT, mais aussi les militants de gauche, les Indiens, les membres du mouvement paysan des sans-terre (MST) et d'ONG, les défenseurs de l'environnement et les journalistes ». Selon Gaspard Estrada, spécialiste de l'Amérique latine à Sciences Po, Jair Bolsonaro « sera tenté de prendre des mesures très dures, sans passer par le Parlement » et craint « une multiplication d'actes violents avec la permission, par omission, du gouvernement Bolsonaro ». Jair Bolsonaro a dit qu'il déclarerait « terroristes » les militants du MST[126]. Selon Maud Chirio, maître de conférences à université Paris-Est-Marne-la-Vallée, son slogan, « Le Brésil au-dessus de tout, Dieu au-dessus de tous », est « une référence assumée au Deutschland über alles (Allemagne au-dessus de tout), l'hymne nazi »[124].

Ses partisans le définissent comme un conservateur de droite[127]. Il appartient au courant conservateur dit de la « Bancada B.B.B » (pour « Banc de la Balle, de la Bible et du Bœuf »), qui regroupe les parlementaires liés aux intérêts de la police militaire, des églises évangéliques et de l’agro-industrie[128],[129]. Il entretient une relation particulièrement conflictuelle avec les médias[130]. Pour le consultant politique Jesus Silva Herzog Marquez, Jair Bolsonaro n'est pas un populiste de droite, comme le présente une partie de la presse, mais un fasciste. Au contraire, l'analyste politique Carlos Pereira ne le voit pas comme un fasciste, mais comme un « conservateur prémoderne du XIXe siècle » ne s’étant « jamais modernisé »[131]. En France, l'historienne Armelle Enders indique : « Bolsonaro est d’ailleurs le candidat de la bourgeoisie brésilienne – de la haute à la petite – et du patronat, même s’il a considérablement élargi son électorat à d’autres strates de la société. […] Le discours de Bolsonaro, faiblement articulé, se réduit à un ultranationalisme chimiquement pur, totalitaire et vengeur. »[132].

Durant son mandat présidentiel, certains médias présentent l'intellectuel Olavo de Carvalho comme son « gourou », une influence que celui-ci exercerait également auprès de ses fils Flávio, Eduardo et Carlos[133],[134]. Il joue un rôle décisif dans le choix des ministres de l’Éducation Ricardo Vélez Rodríguez et Abraham Weintraub, et de celui des Affaires étrangères, Ernesto Araújo[134],[133]. Selon Le Monde, il serait devenu plus influent auprès de Jair Bolsonaro que les militaires occupant les postes stratégiques du pays[135].

Économie[modifier | modifier le code]

Jair Bolsonaro en 2014.

En 2018, il s’affiche comme un défenseur du libre marché et appelle à la privatisation de plusieurs sociétés publiques[136]. Des analystes indiquent que son parcours politique n’en fait pas pour autant un partisan acharné du libéralisme économique[137]. Il tient ainsi un discours protectionniste en dénonçant l’importance des investissements chinois au Brésil ; selon lui, « la Chine n'achète pas au Brésil : la Chine achète le Brésil »[64],[138].

Il a condamné les aides sociales apportées aux plus pauvres sous la présidence de Lula, estimant que celles-ci « nourrissent une population de bandits et de fainéants. »[139]. Dans l’entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2018, il revient sur sa proposition de supprimer le treizième mois des salariés et propose son intégration dans le programme social Bolsa Família[139],[140].

Selon La Croix, « même s'il avoue ne rien comprendre à l'économie, il est parvenu à gagner la confiance des marchés grâce à son gourou Paulo Guedes, un "Chicago Boy" ultra-libéral qui sera un "super ministre" de son gouvernement, également composé de sept militaires, sur 22 ministres au total. »[125]

En , après avoir fait adopter une réforme des retraites, Jair Bolsonaro s'engage dans une politique d'austérité[141].

Sécurité et dictature[modifier | modifier le code]

Mettant l’accent sur l’importance de la sécurité publique, il se montre avant son élection partisan de la majorité pénale à 16 ans, du port d'armes, de la peine de mort et de l'utilisation de la torture contre les trafiquants de drogue[142],[143],[144]. En 2008, pour réduire la criminalité et la pauvreté, il se prononce pour un contrôle des naissances au moyen de la stérilisation forcée des individus pauvres n’ayant pas reçu d'éducation et des criminels[145]. Il exprime régulièrement sa nostalgie pour la dictature militaire, qualifiant le coup d’État de 1964 de « révolution démocratique »[146]. Il déclare dans un entretien radiophonique que l'« erreur de la dictature a été de torturer au lieu de tuer »[147]. Il proclame également son admiration pour le dictateur chilien Augusto Pinochet[23]. Lors de la campagne présidentielle de 2018, il affirme que son objectif est de faire que le Brésil « ressemble à ce qu'il était il y a 40 ou 50 ans »[148].

Le , il déclare que s'il est élu président, il lancera une purge « comme jamais le Brésil n'en a connue ». Il dit que les dirigeants du Parti des travailleurs « devront tous pourrir en prison », et déclare, à propos des mouvements de gauche : « Ils vont devoir se soumettre à la loi comme tout le monde. Ou ils s'en vont, ou ils vont en prison. »[149],[150],[151]. Peu après sa prise de fonction, il promet de destituer les fonctionnaires qui auraient des idées « communistes »[152].

Le , il déclare que le Brésil, en comparaison avec la Hongrie, « ne sait toujours pas ce qu'est la dictature, ni ce que c'est que de souffrir aux mains de ces personnes »[153].

Après son élection à la présidence du Brésil, il s'oppose au rétablissement de la peine de mort, considérant qu'il s'agit d'« une clause immuable de la Constitution »[154].

En , il laisse entendre que le père de Felipe Santa Cruz, président de l'ordre des avocats du Brésil, a été tué par un groupe de gauche auquel il appartenait et non par la junte[155]. En septembre de la même année, il fait l'éloge de la dictature d'Augusto Pinochet, et s'en prend à Alberto Bachelet, père de l'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, qui venait de dénoncer un « rétrécissement de l'espace démocratique » au Brésil, en écrivant : « Elle oublie que le Chili n'est pas devenu un nouveau Cuba grâce à ceux qui ont eu le courage de renverser la gauche en 1973 ; parmi ces communistes, son père »[156].

Questions sociétales[modifier | modifier le code]

Hostile à la laïcité, il est opposé à l’avortement[157],[158]. Cependant, tout en niant vouloir contrôler les naissances, il appelle à la mise en place d'un planning familial[159].

Il tient plusieurs fois des propos homophobes[b],[c],[160] et s’oppose à l'union civile entre deux personnes de même sexe alors que le Conseil national de justice a légalisé le mariage homosexuel au Brésil[142],[161]. Lors de la campagne présidentielle de 2018, il se défend de toute homophobie[d],[162]. Après son élection, il se prononce pour des peines plus lourdes pour les agressions homophobes[163]. En , il déclare « craindre que [le Brésil devienne] un paradis du tourisme gay »[164], puis réussit avec succès à faire retirer un spot publicitaire de la banque du Brésil où apparaissent des Noirs et des transgenres[165]. En juin de la même année, il critique une décision du Tribunal suprême fédéral ayant criminalisé l'homophobie, estimant qu’une telle question relève du pouvoir législatif et que cette décision conduira les employeurs à « réfléchir à deux fois » avant d'embaucher des personnes homosexuelles par crainte de poursuites[166].

À plusieurs reprises, il tient des propos misogynes[167]. À la députée fédérale Maria do Rosário, qui venait de le traiter de violeur, il lance en 2003 qu'il ne pourrait pas la violer car elle « ne le mérite pas », puis déclare en 2014 que c’est parce qu'elle est mauvaise et laide[168],[169],[170],[171]. En , la justice le contraint à lui présenter des excuses publiques, à payer une amende et à la dédommager[172]. En 2017, il déclare qu'il faut en « finir avec cette histoire de féminicide »[173]. Il prône le port d’armes pour les femmes, l’alourdissement des peines pour les violeurs et la mise en place de la castration chimique pour ceux-ci[174].

Les chercheurs en genre Laura Barros et Manuel Santos écrivent : « La victoire surprenante de Bolsonaro à la présidentielle brésilienne s’explique en partie par la manière dont la crise économique a interagi avec les normes de genre en vigueur. Dans les régions où les hommes connaissent des licenciements plus nombreux, on constate une augmentation de la part des votes en faveur de Bolsonaro. En revanche, dans les régions où les femmes subissent davantage de suppressions d’emplois, ses résultats électoraux sont proportionnellement plus faibles. Cela peut s’expliquer par le fait que les hommes se sentent plus poussés à voter pour un personnage qui incarne les stéréotypes masculins de sorte à compenser la baisse du statut économique et social »[175].

Il est aussi accusé de tenir à plusieurs reprises des propos racistes[e],[f], notamment envers les peuples indigènes et les Noirs, qu’il ne souhaite pas voir bénéficier des quotas ethniques dans les universités[g],[176],[177],[23],[157],[178]. Il est également hostile aux revendications des paysans sans-terre, qualifiant ses membres de « terroristes »[h],[51],[151].

Ses propos polémiques à l'égard des femmes, des homosexuels, des Noirs et des peuples indigènes lui valent des poursuites judiciaires en 2018[179].

En , en évoquant son propre passé de planteur de maïs et de cueilleur de bananes à l'âge de huit ans, tout en étudiant en parallèle, il déclare : « Quand un enfant âgé de neuf ou dix ans travaille quelque part, il y a plein de monde pour dénoncer le travail forcé ou le travail des enfants. Mais s'il est en train de fumer du crack, personne ne dit rien ». Il ajoute que « le travail donne de la dignité aux hommes et aux femmes, peu importe l'âge » et que l'affirmer n'est pas « de la démagogie » mais « la vérité ». Ses propos suscitent alors une polémique dans un pays où le travail des enfants est interdit avant 16 ans, sauf pour les apprentis, qui peuvent commencer dès l'âge de 14[180].

En , il minimise la réalité de la famine dans le pays, avant d'admettre que beaucoup de Brésiliens ne mangent pas à leur faim.

Politique internationale[modifier | modifier le code]

Jair Bolsonaro avec le président américain Donald Trump ().
Jair Bolsonaro avec Benjamin Netanyahu au Mur des Lamentations ().

En 1999, alors qu'il est membre du Parti progressiste (droite conservatrice), il déclare dans le journal Estadão de S.Paulo qu'Hugo Chávez est un « espoir pour l'Amérique latine » et qu'il « espère que sa philosophie arrivera au Brésil ». Interrogé sur le soutien de la gauche vénézuélienne à Chavez, il répond : « Je ne suis pas anticommuniste et lui non plus. En fait, il n'y a rien de plus proche du communisme que le milieu militaire »[181],[182]. Il s’oppose par la suite à Chávez, qu’il qualifie de « dictateur », au même titre qu’Evo Morales ou Fidel Castro[183]. En 2020, il apporte son soutien à l’idée suggérée par Donald Trump d’une intervention au Venezuela pour destituer Nicolás Maduro[102].

Il exprime son admiration pour le président américain Donald Trump[127], à qui il rend visite pour son premier déplacement à l’étranger et sa première rencontre bilatérale comme président du Brésil[184]. Il souhaite obtenir des États-Unis le statut d’« allié majeur non membre de l’OTAN » qui permettrait l’achat de matériel et de technologie militaire américains, ainsi qu'une ouverture des marchés nord-américains à l’industrie brésilienne[184]. L'AFP remarque qu'il « s'est totalement aligné sur l'administration Trump depuis sa prise de fonctions »[185].

Pro-Israël, il appelle au transfert à Jérusalem de l’ambassade brésilienne en Israël, et à la fermeture de l'ambassade de Palestine au Brésil[186],[187]. L'universitaire Raphaël Gutmann relève en 2019 que cette prise de position, qui vise à séduire les évangéliques, n'a pas été mise en œuvre « sous la pression de l’agronégoce très actif dans les pays musulmans », et considère que « ce changement de cap illustre l’essence populiste du bolsonarisme »[20]. En , il devient le premier chef d'État étranger à se rendre au Mur des Lamentations à Jérusalem en compagnie d'un Premier ministre israélien, en l'occurrence Benjamin Netanyahu, alors en campagne électorale[185]. Selon l'AFP, « il cherche à flatter son électorat évangélique, très attaché à Israël et qui a fortement contribué à sa victoire aux élections »[185].

En , après que Jean-Yves Le Drian a rencontré des membres d'ONG environnementales, Jair Bolsonaro annule l'entretien prévu avec celui-ci[188]. Sa mauvaise relation avec Emmanuel Macron est avancée pour justifier cette décision[189]. En août-, s'ensuit une polémique entre les deux hommes, Jair Bolsonaro et deux de ses ministres dénonçant une ingérence de Macron et critiquant la première dame Brigitte Macron[190].

Environnement[modifier | modifier le code]

Affichant un déni du changement climatique, il se prononce pour le retrait du Brésil de l'accord de Paris sur le climat et pour la fusion du ministère de l'Environnement brésilien avec celui de l'Agriculture (qui promeut l'élevage et la culture industrielle du soja transgénique) ; il renonce finalement à cette fusion lors de la formation de son gouvernement[191]. Il veut aussi construire une autoroute traversant la forêt amazonienne. Il entend répondre au lobby agroalimentaire en ouvrant de nouveaux droits à la culture du soja et à l'élevage, et en ouvrant les territoires des communautés indigènes aux entreprises minières, tout en assouplissant les lois relatives à la protection de l'environnement. Il dit vouloir interdire des ONG écologistes[192],[193]. En 2019, en réaction aux prises de positions de Jair Bolsonaro, les deux plus gros contributeurs au Fonds Amazonie, la Norvège et l’Allemagne, suspendent leurs subventions à ce fonds notamment destiné à étudier et préserver la forêt[194].

En , L'Express indique que « de tous les domaines où la politique du président d'extrême droite suscitait des inquiétudes — droits humains et sociaux, éducation, privatisations —, l'environnement apparaît celui où son action est la plus implacable »[195]. Huit anciens ministres brésiliens de l'Environnement (tous ceux encore en vie depuis la transition) se réunissent en à São Paulo afin de dénoncer le « démantèlement systématique, constant et délibéré des politiques environnementales »[195]. En , après avoir minimisé les chiffres de la déforestation, Jair Bolsonaro limoge Ricardo Galvao, directeur de l’Institut national de recherche spatiale, chargée de mesurer la déforestation de l’Amazonie, après avoir accusé celle-ci de publier des données « mensongères, au service des ONG »[196].

En 2019, à un journaliste lui demandant comment combiner « croissance et préservation de l’environnement » avant de rappeler que « la population mondiale augmente de plus de 70 millions par an » ce qui justifie un planning familial, il répond de façon ironique : « Il suffit de manger un peu moins. Vous me parlez de pollution environnementale. Il suffit de faire caca un jour sur deux, ce sera mieux pour tout le monde[197]. »

Le , alors que l'Institut national de recherche spatiale du Brésil (INPE) venait d'alerter sur le fait que la déforestation en a été près de quatre fois plus importante qu'en (bien que l'année soit moins sèche), et alors que des incendies la dévastent depuis des mois, Jair Bolsonaro insinue que les ONG environnementales sont responsables des feux de forêt et même qu'elles en auraient provoqué[194]. Le , il fait appel à l'armée pour éteindre ces incendies[198]. Dans le même temps, sa cote de popularité chute[199].

Culture[modifier | modifier le code]

En , il propose, en cas de victoire à la présidentielle, de nommer comme ministre de la Culture l'ancien acteur Alexandre Frota (pt)[200]. Il indique ensuite vouloir supprimer le ministère de la Culture[201] ; cette suppression était déjà envisagée en 2016 par le gouvernement Temer[202].

En conflit avec les médias, qu'il accuse de le calomnier, il signe un décret dispensant provisoirement les entreprises de publier leurs résultats sur les pages des journaux[203].

Nazisme et Shoah[modifier | modifier le code]

En , il suscite deux polémiques en affirmant que le nazisme serait de gauche, puis qu'il peut « pardonner » sans oublier la Shoah[204].

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle[modifier | modifier le code]

Année Premier tour Second tour
Voix % Rang Issue Voix % Rang Issue
2018 49 276 990 46,0 1 Qualifié 57 797 847 55,1 1 Élu

Élections législatives[modifier | modifier le code]

Année
Parti Voix % Rang Issue
2014 PP 464 572 6,1 1 Élu[205]
2010 PP 120 646 1,5 11 Élu[206]
2006 PP 99 700 1,2 14 Élu[207]
2002 PPB 88 945 1,1 21 Élu[208]
1998 PPB 102 893 1,4 10 Élu[209]
1994 PPR 111 927 2,5 3 Élu[210]
1990 PDC Élu[211]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en portugais brésilien retranscrite selon la norme API.
  2. En 2013, il affirme qu'il est « très fièrement homophobe ». Cf. (pt) CanalTwtv, « TWTV _ Deputado Jair Bolsonaro falando sobre Homosexualismo », (consulté le 14 octobre 2018)
  3. Il laisse entendre en 2011 qu’il souhaiterait voir son fils tué dans un accident s’il était homosexuel.
  4. Il affirme vouloir « gouverner pour tous, y compris pour les gays, parce qu'il y a des gays qui sont des pères, qui sont des mères ». Cf. « Jair Bolsonaro 1️⃣7️⃣ on Twitter », Twitter,‎ (lire en ligne, consulté le 14 octobre 2018)
  5. En 2008, devant la Chambre des députés, s'exprimant au sujet du représentant amérindien Jacinaldo Barbosa, il estime qu'il « devrait manger du foin, là dehors, pour maintenir ses origines. » Cf. (pt-BR) « Notícias - Povos Indígenas no Brasil », sur pib.socioambiental.org (consulté le 21 octobre 2018)
  6. En avril 2017, lors d'une conférence au club hébraïque de Rio de Janeiro, il affirme « Vous avez déjà vu un Japonais faire l'aumône ? Parce que c'est une race qui porte la honte sur son visage. C'est différent, de cette race qui est là en bas, ou de cette minorité qui rumine à côté. ». Cf. (en-US) The Intercept Brasil, « Eu sou Jair Bolsonaro », sur The Intercept, (consulté le 21 octobre 2018)
  7. Au sujet des peuples autochtones, il ne veut pas « un centimètre de plus pour les Indiens ni pour ces bons à rien de quilombolas ». Les Quilombolas sont des paysans descendant des esclaves qui étaient parvenus à s'échapper des plantations avant l'abolition de l'esclavagisme en 1888. Depuis 1988, l'article 68 de la constitution brésilienne leur garantit le droit à des terres.
  8. Il affirme voir en eux des « voyous » et le « bras armé du PT ». Il déclare également : « nous allons donner des fusils aux producteurs ruraux, ce sera leur carte de visite pour les envahisseurs »

Références[modifier | modifier le code]

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