Union nationale Attaque

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Union nationale Attaque
(bg) Национално обединение Атака
Image illustrative de l'article Union nationale Attaque
Logo officiel
Présentation
Président Volen Siderov
Fondation
Siège ul. Vrabcha 1, 1000 Sofia (Bulgarie)
Positionnement Extrême droite[1]
Idéologie Nationalisme[1]
Populisme
Couleurs Blanc, vert, rouge
Site web www.ataka.bg
Présidents de groupe
Assemblée nationale Volen Siderov
Représentation
Députés
11 / 240
Députés européens
0 / 18

L'Union nationale Attaque (en bulgare Национално обединение Атака (Nacionalno Obedinenie Ataka), abrégé en Ataka (Атака)), est un parti politique bulgare nationaliste et d'extrême droite fondé et dirigé par Volen Siderov.

Histoire du parti[modifier | modifier le code]

Manifestation d'ATAKA en mars 2011 à Sofia.

Ataka a été créée en avril 2005 par le journaliste Volen Nikolov Siderov. Cette coalition a été constituée par le Mouvement national pour le salut de la patrie, le Parti patriotique national bulgare et l'Union des forces patriotiques et des militaires réservistes pour la défense.

Aux élections législatives du , la coalition nationaliste obtient 9 % (21 députés sur 240 suite aux alliances, puis 12 après une scission) ; lors de l'élection présidentielle du dimanche 22 octobre 2006, Volen Nikolov Siderov est présent au second tour avec 21,5 % des suffrages. Au second tour, le national-populiste Volen Siderov, confronté au président socialiste sortant, Gueorgui Parvanov, est battu par 75 % des votants[réf. nécessaire].

En novembre 2006, Ataka a envoyé une délégation à la fête des Bleu-blanc-rouge, fête annuelle du Front national, en vue d'une coalition au Parlement européen réunissant d'autres formations nationalistes ou populistes en Europe.

N'étant pas opposé à une adhésion à l'Union européenne, le parti est cependant ouvertement anti-américain et antisioniste[réf. nécessaire]. Il est également opposé à la corruption, aux communautés minoritaires (en particulier les Turcs et les Roms, mais aussi les juifs) et à l'OTAN. Il propose d'instaurer le christianisme orthodoxe comme religion officielle du pays.

Les opposants à Ataka le considèrent comme un parti de tendance fasciste, voire xénophobe[réf. nécessaire].

Le 25 mars 2012, Dimitar Stoyanov fonde le Parti national-démocrate, une scission d'Ataka.

Le 25 mai 2014, Ataka n'obtient que 66 210 voix (2,96 %), soit une baisse de 9 points, et perd donc ses deux députés européens.

Programme[modifier | modifier le code]

Le parti se définit lui-même comme une « organisation patriotique et nationaliste » qui dit non « à la vente de la Bulgarie aux étrangers, à la tziganisation de la Bulgarie, à la turquisation de la Bulgarie »[réf. nécessaire].

Programme officiel[modifier | modifier le code]

Son programme vise à :

  • Stopper la corruption ;
  • Interdire les partis ethniques et les émissions dans les langues minoritaires à la télévision publique ;
  • Sortir de l'OTAN (la Bulgarie a rejoint l'Organisation atlantique en avril 2004).
  • Interdire toute base militaire étrangère sur le territoire bulgare ;
  • Réviser les accords avec l'Union européenne ;
  • Rouvrir les réacteurs 3 et 4 de la centrale nucléaire de Kozlodouy (fermés à la demande de l'UE) ;
  • Accorder une préférence aux entrepreneurs bulgares sur leurs concurrents étrangers ;
  • Réexaminer les conditions dans lesquelles ont été effectuées les privatisations ;
  • Instaurer un capitalisme social ;
  • Préserver et réinstaurer certains éléments du système de sécurité sociale qui existait sous le régime communiste ;
  • Restaurer la peine de mort ;
  • Stopper la « vente de la terre bulgare aux étrangers ».

Polémiques[modifier | modifier le code]

En septembre 2006, Dimitar Stoyanov[2], député européen bulgare (qui siégeait en tant qu'observateur) d'Ataka, compare Lívia Járóka[3], députée européenne hongroise d'origine rom et nommée « Meilleur parlementaire 2006 », à une prostituée rom[4], ce qui provoquera les protestations des eurodéputés et la condamnation par le premier ministre et le président du Parlement bulgare.

En 2013, le parti apporte un soutien tacite[5] au gouvernement socialiste du fait de l'absence de quorum[6] à l'issue des élections législatives anticipées du 12 mai 2013. Le dirigeant du parti, Volen Siderov, est par la suite nommé par les socialistes à la tête de la commission parlementaire d'éthique et de lutte contre la corruption.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections parlementaires[modifier | modifier le code]

Année Députés Votes  % Rang Gouvernement
2005
21 / 240
296 848 8,1 4e Opposition
2009
21 / 240
395 707 9,4 4e Opposition
2013
23 / 240
258 481 7,3 4e Soutien tacite
2014
11 / 240
148 262 4,5 7e Opposition

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Année Députés Votes  % Rang
2007
3 / 18
275 237 14,2 4e
2009
2 / 17
308 052 12,0 4e
2014
0 / 17
66 210 3,0 4e

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Année Candidat 1er tour 2nd tour
Voix  % Rang Voix  % Rang
2006 Volen Siderov 597 175 21,5 2e 649 387 24,1 2e
2011 Volen Siderov 122 466 3,6 4e

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Wolfram Nordsieck, « Parties and Elections in Europe » (consulté le 6 juillet 2015)
  2. « Dimitar Stoyanov », sur la base de données des députés au Parlement européen
  3. « Lívia Járóka », sur la base de données des députés au Parlement européen
  4. Dans un courriel adressé à l'ensemble des parlementaires, il écrit en effet : « Dans mon pays il y a des dizaines de milliers de filles tziganes plus belles que cette honorable-là (...) Les meilleures d'entre elles sont chères - jusqu'à 5 000 euros pièce, Wow ! ».
  5. « La fièvre monte dans la capitale bulgare », sur Le Figaro,‎
  6. « Bulgarie: des manifestants empêchent le Parlement de tenir séance », sur Libération.fr,‎

Liens externes[modifier | modifier le code]