Histoire de la Wallonie

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L'histoire de la Wallonie peut être divisée en trois chapitres :

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Allée couverte de Wéris (dolmen du Nord, Wéris I)

La première trace de présence humaine sur le territoire de l'actuelle Wallonie date d'environ 800 000 ans av. J.-C. (paléolithique ancien), sous la forme d'un outil en silex provenant de la Meuse, à Hallembaye. Environ 125 000 ans av. J.-C., présence de néandertaliens à Sclayn. Entre 50 000 et 35 000 ans av. J.-C., présence de néandertaliens à Awirs. Environ 36 000 ans av. J.-C., présence de néandertaliens à Spy, durant la période de transition entre le Paléolithique moyen et supérieur. La grotte de Spy constitue l'un des sites paléolithiques les plus importants en Europe, dont la découverte a prouvé l'existence de l'homme de Neandertal. La Hesbaye est un des plus vieux terroirs d'Europe. Dès le Paléolithique, plusieurs sites sont occupés par une population de cueilleurs-chasseurs-pêcheurs. Des gisements préhistoriques importants ont été découverts sur le territoire d'Omal. Des chasseurs-pêcheurs-cueilleurs semi-nomades mésolithiques s'installent au-dessus des versants bordant la vallée de la Meuse et ses affluents. Entre 5 400 et 4 800 ans av. J.-C., arrivée, en Hesbaye liégeoise, de groupes appartenant à la civilisation rubanée et introduction de l'agriculture. Du matériel rubané est retrouvé à Blicquy. Au cours du IVe millénaire, apparition de la culture de Michelsberg en Hesbaye, à Spiennes et à Chaumont-Gistoux. Du Néolithique moyen (4300 ans av. notre ère) au Néolithique final (2200 ans av. notre ère), activité d’extraction et de taille du silex à Spiennes, le plus vaste complexe minier en Europe. Première moitié du IIIe millénaire (vers 3000-2800 av. J.-C.), on assiste à l'édification de mégalithes à Wéris.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Statère en or des Éburons. Triskele surmonté d'une croisette et au revers, cheval celtisé et roue de char, évocation de l’attelage figurant sur les monnaies de Philippe II de Macédoine.

Les premières traces d’occupation régulière de l’Ardenne datent de l'âge du fer, vers -800. C’est l’époque de l’expansion des Celtes. L’Ardenne serait d’ailleurs un des rares endroits en Europe où les Celtes ne se seraient pas métissés avec d’autres populations déjà installées. Entre les VIIIe et VIe siècles av. J.-C., occupation de la forteresse celtique du Cheslé qui sert de refuge aux habitants de la région. Venant de la moyenne vallée du Rhin et de la rive droite au nord du Main, les Belges arrivent dans la région vers -600. Ils y supplantent des Gaulois[1]. Le centre des hauts plateaux schisteux de l’Ardenne est densément occupé vers 480/470 avant notre ère par des Celtes. Leur civilisation nous y est essentiellement connue par les vestiges funéraires (les tombelles) qui constellent l’Ardenne. Quelque 150 sites totalisant près de 600 tertres ont été repérés. Un dépôt humain situé à Blicquy et daté au 14C entre 200 av. J.-C. et 50 av. J.-C., évoque les pratiques rituelles celtiques[2]. D'après César, la Gaule belgique comprenait une région habitée par les peuples qu'il qualifie de Germains cisrhénans (en latin : Germani cisrhenani), à savoir : les Condruses, les Éburons, les Caerèses, les Pémanes et les Sègnes. Les Nerviens, également qualifés de germaniques, sont présents dans la province du Hainaut. Le peuple des Aduatuques est installé entre les Nerviens et les Éburons. Les Aduatuques seraient les restes d'un groupe de 6000 guerriers Cimbres et leurs familles (environ 15.000 personnes) qui sont restés dans le nord de la Gaule, après avoir été vaincu par l'armée romaine commandée par Marcus Junius Silanus, en 109 avant Jésus-Christ.

Tête de Germain avec un chignon suève, trouvée à Somzée, datée de la fin du Ier siècle avant Jésus-Christ au début du II° siècle après Jésus-Christ

En -57, la conquête de la Gaule Belgique est entamée par Jules César. Les Nerviens sont défaits lors de la bataille du Sabis. La citadelle des Aduatuques, probablement située à Thuin, est prise après des combats acharnés. En -54, soulèvement de plusieurs tribus belges (Atuatuques, Nerviens) et des Éburons commandés par Ambiorix. En automne -54, victoire des Éburons sur les Romains lors de la bataille d'Aduatuca, (sans doute dans la vallée du Geer entre les actuelles Tongres et Liège). Cette défaite est le plus important revers subi par les Romains à l'occasion de la guerre des Gaules. Ambiorix finit par se réfugier dans la forêt d'Ardenne et ne sera jamais capturé. En -52, les Nerviens auraient encore fourni 5 000 hommes à l'armée de secours de Vercingétorix à Alésia[3]. Les Tungri vont ensuite remplacer les Éburons dans la vallée de la Meuse de Venlo à Namur. Tacite[4], explique le changement de dénomination, sous l'effet de migrations germaniques, le terme Tungri correspondant probablement celui de Germains cisrhénans.

Vers 50 av. J.-C., création de la Civitas Tungrorum, regroupant les Éburons, les Condruses et les Atuatuques, comme partie de la Gaule belgique. Vers 10 av. J.-C., construction de la Chaussée romaine de Bavay à Cologne, sur base d'une route celte préexistante. Les voies gauloises, rectifiées et améliorées par les légions romaines, offrent des services techniques de roulage et de charronnerie, des lieux d'accueil et d'hébergement de voyageurs, en retrait prudent de la voie, tous les 70 à 80 stades. Au cœur de la Cité des Nerviens, le complexe cultuel gallo-romain de Blicquy à proximité de cette chaussée comprend un sanctuaire, un théâtre, un aqueduc, des thermes et un quartier artisanal[5] . De nombreux tumuli gallo-romains sont édifiés de part et d'autre de la chaussée romaine. Via le gué de la Meuse à Jupille-sur-Meuse, on rejoignait Aquis Grana et Augusta Treverorum, les grandes villes romaines par la voie des Ardennes. Les nœuds routiers protégés deviennent des marchés prospères. Au Ier siècle, fondation d'Arlon, vicus de la Cité des Trévires, et de Tournai, vicus de la Cité des Ménapiens. Des villas gallo-romaines sont édifiées à travers le pays, notamment à Basse-Wavre, Mageroy et Malagne. Après leur intégration à l'Empire romain, les Nerviens et les Tongres ont servi dans l'armée romaine. Ces cohortes servaient le long du Rhin et le long du mur d'Hadrien en Grande-Bretagne. Selon Tacite c'étaient des troupes d'élite. La Notitia Dignitatum Occidentis[6] parle d'un numerus Turnacensium[7], un corps de Tournaisiens préposés à la défense du Litus Saxonicus en Bretagne[8] qui était caserné à Portus Lemanis (Lympne), sur la côte du Kent.

En 89, formation de la province de Germanie inférieure comprenant la Civitas Tungrorum qui auparavant faisait partie de la Gaule belgique. Cette province fait partie du diocèse des Gaules lui-même faisant partie de la préfecture des Gaules. Le nord de la Cité des Tongres qui est constitué d'une grande zone marécageuse, connue aujourd'hui sous le nom de Campine, peu fertile et presque vide d'habitants romanisés, sera occupée par les Francs vers la fin de l'Empire romain. Au contraire, le centre qui contient les régions modernes de Hesbaye et le Condroz, est plus fertile et a une plus forte densité de population. La civilisation romaine y résistera mieux aux invasions de la fin de l'Empire, ce qui explique le tracé de la frontière entre les langues germaniques et les langues romanes[9]. Au IIIe siècle, Tournai, chef-lieu du territoire des Ménapiens, est évangélisée par Saint-Piat. La ville s'abrite derrière une enceinte dans un climat d'insécurité. Au IVe siècle, création du diocèse de Tongres sur base de la Civitas Tungrorum.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Anneau sigillaire trouvé dans la tombe du roi Childéric à Tournai en 1653. Bibliothèque Nationale de France

A la fin de l'Empire romain, la pression des tribus germaniques s'accroit dans les zones les plus proches du Rhin. La partie nord de la civitas Tungrorum se dépeuplent progressivement et est occupée par les Francs saliens, qui la rebaptisent du nom de Toxandrie. La zone située le long du Rhin devient le territoire des Francs ripuaires. Finalement, l'ensemble de la zone des Cités des Tongres et des Nerviens deviennent la zone centrale d'occupation des Francs saliens. C'est à partir de cette région que les dynasties mérovingiennes et carolingiennes vont conquérir une grande partie de l'Europe occidentale. En 407, Tournai est pillée par les Vandales, puis conquise par les Francs. Le terme Wallon est probablement issu d'un mot francique, descendant du nom très ancien Walh qui daterait du proto-germanique du IVe siècle av. J.-C.. après avoir été utilisé par les Francs pour qualifier les populations de la Gaule romane, il a ensuite désigné les populations non-franques de la Neustrie et de l'Austrasie[10]. Le latin médiéval emprunte ce terme francique et le transforme en Wallō[11], et un dérivé géographique tardif Wallonia. En 466, naissance à Tournai de Clovis Ier, roi des Francs saliens de Tournai puis premier roi de tous les Francs. En 481, son père, Childéric Ier, est inhumé à Tournai. La cité royale est la première capitale du royaume franc. En 511, le royaume de Clovis est partagé entre ses fils. Le territoire wallon est inclus dans le Royaume d'Austrasie. Au VIIe siècle, fondation des premiers établissements monastiques : Stavelot, Nivelles, Aulne, Celles, Lobbes, Saint-Hubert, Andenne et Malmedy. Le moine irlandais, Foillan, fonde le monastère de Fosses-la-Ville. Vers 647, naissance de Pépin de Herstal, Maire du Palais d'Austrasie et arrière-grand-père de Charlemagne. Vers 690, naissance de Charles de Herstal à Andenne. En 722, saint Hubert, transfère le siège du diocèse de Tongres à Liège ce fait étant à l'origine du rapide essor de la cité. Vers 742, naissance de Charlemagne dans les environs de Liège (Herstal ou Jupille). En 770, Charlemagne s'installe à Liège apud sanctum lambertum, in vico Leudico pour célébrer les fêtes de Pâques[12]. C'est également in vico Leudico et apud sanctum Lambertum qui désignera le lieu de réunion des trois fils de Louis le Pieux en 854[13].

Statue équestre de Charlemagne, Louis Jehotte 1867, à Liège.

En 843, au traité de Verdun, le territoire wallon est intégré à la Francie médiane, puis, en 855, à la Lotharingie, royaume de Lothaire II, arrière-petit-fils de Charlemagne. Enjeu de luttes entre les royaumes de Francie occidentale et de Francie orientale, la Lotharingie est rattachée à la Germanie en 880 et devient un duché au début du Xe siècle. Dès la fin du IXe siècle, la région est dominée par quelques grandes familles seigneuriales lotharingiennes, en particulier les Régnier, famille proche des carolingiens, présente dans toute la zone qui s'étend du Hainaut jusqu'au-delà de la Meuse et du Démer jusqu'à l'Ardenne. L'aîné des fils de Régnier, Gislebert obtient le titre de duc de Lotharingie vers 928. Régnier II de Hainaut, se fait construire un château à Mons. En 959, la Lotharingie est divisée : la Basse-Lotharingie ou Lothier, et la Haute-Lotharingie ou Lorraine. Le territoire wallon dépend du Lothier. En 980, l'empereur germanique Otton II accorde des pouvoirs séculiers à l'évêque Notger qui devient le premier prince-évêque. Ce domaine va progressivement s'accroître, s'émanciper de l’Empire et devenir un État indépendant, la Principauté de Liège, État qui ne recouvrira jamais qu’un tiers environ du diocèse.

Au Xe siècle, Liège, surnommée l'Athènes du Nord, devient la capitale d'une puissante principauté épiscopale, grâce à l'action des évêques Éracle, Notger et Wazon. La ville devient un des principaux centres intellectuels d'Europe occidentale. Ses écoles sont célèbres jusqu'au XIIe siècle, de nombreux étudiants brillants, originaires de diverses contrées, y sont formés[14]. Sept collégiales s'élèvent alors dans la ville, en plus de la cathédrale, où est enterré saint Lambert. Deux abbayes bénédictines s'y ajoutent : Saint-Jacques et Saint-Laurent. Tous ces bâtiments religieux forment comme une couronne d'églises autour de la cathédrale, épicentre religieux et politique du diocèse, cœur de la cité de saint Lambert. En 1096, départ en croisade de Godefroid de Bouillon, duc de Basse Lotharingie et descendant de Charlemagne. Du XIe au XIIIe siècles, épanouissement de l’Art mosan, art roman d'influence carolingienne et ottonienne, dans l'ancien diocèse de Liège qui avait de solides liens politiques avec les empereurs du Saint-Empire romain germanique et les évêques de Cologne[15]. Maîtrise des techniques d'orfévrerie, de champlevé et d'enluminure. Développement de la dinanderie dans la vallée de la Meuse, d'abord à Huy puis à Dinant (ville d'où cette discipline tire son nom). Individualisation de la langue wallonne dans les limites de la partie romane du diocèse de Liège. Développement des abbayes mosanes : Saint-Laurent de Liège, Stavelot, Nivelles, Aulne, Floreffe, Florennes, Flône, Celles, Gembloux et Lobbes. Vers l'an mil, l'école de Lobbes est à son apogée et essaime pendant plus d'un siècle, de l'Angleterre à la Pologne, des moines étrangers viennent s'y instruire. Proposant des études de niveau élevé, toutes les disciplines y sont enseignées : théologie, théorie musicale, histoire. L’ampleur de la bibliothèque permet un travail intellectuel intense et conduit à la création d’un atelier de copistes et d’une école de miniaturistes. L'abbaye de Floreffe fonde des établissements en Allemagne et même en Terre sainte, Saint-Habacuc, fondée vers 1137 à Lod (maintenant Tel Aviv).

Triptyque de Stavelot, art mosan, 1156–58, Morgan Library, New York

En 1171 : Dédicace de la cathédrale Notre-Dame de Tournai. En 1185, début des travaux de la nouvelle cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert de Liège. Avec ses deux chœurs, ses deux transepts, ses trois nefs, le circuit de ses chapelles absidales et collatérales, son cloître et ses annexes, et sa flèche de 135 mètres, la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert sera le plus grand vaisseau du monde occidental au Moyen Âge. Fin XIIe siècle, le titre de duc de Basse Lotharingie devient purement honorifique et l'autorité du prince-évêque est discutée par ses vassaux, le duc de Limbourg et le comte de Namur. Le territoire wallon est morcellé en plusieurs principautés : duché de Limbourg, duché de Luxembourg, comté de Hainaut, Marquisat de Namur, Principauté de Liège, Principauté de Stavelot-Malmédy. En 1204, Baudouin VI de Hainaut est sacré premier empereur latin de Constantinople. L'année suivante, son frère, Henri Ier de Hainaut, lui succède. Au XVe siècle, développement du style gothique mosan dans le diocèse de Liège.

Entre 1417 et 1443, unification des Pays-Bas bourguignons. Philippe le Bon réunit l'ensemble des principautés wallonnes (Comté de Hainaut, Comté de Namur, Duché de Brabant, Duché de Limbourg, Duché de Luxembourg), à l'exception de la Principauté de Liège qui est soumise à un protectorat. Il prend le litre de duc de Lothier. Années 1460, Guerres de Liège, rébellions de la Principauté de Liège contre la politique expensionniste du duché de Bourgogne. Le , Charles le Téméraire brûle Dinant[16]. Il espère ainsi étouffer les velléités d'indépendance de la principauté de Liège, dont le contrôle est indispensable à l'unification des Pays-Bas bourguignons. Par le traité d'Oleye, les Liégeois reconnaissent le duc de Bourgogne comme « avoué héréditaire de Liège »[16]. Ce qui n'était qu'un protectorat devient, de fait, une véritable seigneurie bourguignonne étendue sur Liège et tous les territoires de la principauté. , malgré l'attaque surprise des six cents Franchimontois, Charles le Téméraire prend la ville de Liège révoltée et — en présence de Louis XI, probable instigateur de la révolte — la livre au pillage et au feu, avant de la faire raser[17]. En 1477, mort de Charles le Téméraire, la Principauté de Liège retrouve son autonomie. Alors que la Guerre de Cent Ans entre la France et l'Angleterre tire à sa fin, certains duchés situés à l'écart du conflit, comme les Pays-Bas bourguignons, connaissent la paix et la prospérité économique. Le développement des manufactures, notamment textiles, dans les Pays-Bas (Hainaut et Principauté de Liège) contribue au développement des arts. Pendant près de deux siècles, ces pays font ainsi figure de principal centre culturel de l'Europe. Gilles Binchois, né à Mons vers 1400 et décédé le à Soignies est l'un des plus célèbres compositeurs du début du XVe siècle et l'un des premiers représentants de l'école musicale de Bourgogne, point de départ de l'École franco-flamande. La première attestation connue du terme Wallon avec un W initial, qui prend le sens de « habitant de la région romane des Pays-Bas », se retrouve chez Froissart, un chroniqueur originaire de la région de Mons-Valenciennes.

L'Ardenne est une ancienne masse montagneuse formée au cours de l'orogenèse hercynienne. Au fond de ces vieilles montagnes, le charbon, le fer, le zinc et d'autres métaux se trouvent dans le sous-sol. Au nord et à l'ouest des Ardennes se trouvent les vallées de la Sambre et de la Meuse, formant le sillon industriel, un arc traversant la plupart des provinces industrielles de Wallonie, le Hainaut, le long de la rivière Haine, le Borinage, le Centre et Charleroi le long de la Sambre et Liège rivière le long de la Meuse. Cette région géologique est à l'origine de l'économie, de l'histoire industrielle et la géographie de la Wallonie. La Wallonie présente un large éventail de roches d'âges différents. Certaines variétés géologiques reconnues au niveau international ont été définies à partir de sites rocheux situés en Wallonie, par exemple le Frasnien (Frasnes-lez-Couvin), le Famennien (Famenne), le Tournaisien (Tournai), le Viséen (Vise) , le Dinantien (Dinant) et le Namurien (Namur). A la fin du Moyen Age, la demande de fer pour l'artillerie naissance va générer des développements technologiques importants dans le domaine du travail du fer en Wallonie, en particulier dans le comté de Namur, le comté de Hainaut et la principauté de Liège. La méthode wallonne consiste à produire de la fonte brute dans un haut fourneau, puis à l'affiner dans une forge. Le processus a été mis au point dans la région de Liège et diffusé en France, au pays de Bray, puis de là en Angleterre avant la fin du 15ème siècle.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Plebeius civis in Walonia parte Belgarum

En 1513, le roi d'Angleterre, Henri VIII, conquiert Tournai qui reste anglaise jusqu'en 1519. Il y édifie une citadelle et un vaste donjon. L'industrie drapière se développe à Mons et à Tournai. Le diplomate Pierre Cotrel fonde, en 1525, l'université de Tournai, première université wallonne, avec le soutien de l'humaniste Erasme[18]. En 1537, création, par Charles Quint, des gardes wallonnes, unité d'élite au service de la monarchie espagnole. Roland de Lassus, né à Mons, est l'un des compositeurs les plus prolifiques, polyvalents et universels de la Renaissance tardive. Il a écrit plus de 2 000 œuvres dans tous les genres en latin, français, italien et allemand. En 1544, le théologien Pierre Brully introduit le courant réformé à Tournai et aux Pays-Bas. En 1546, édification du château de Mariemont par Marie de Hongrie, sœur de Charles Quint. En 1549, organisation des Triomphes de Binche, en l'honneur de Philippe II. Diffusion du style Renaissance mosane dans le diocèse de Liège, sous l'influence de l'architecte Lambert Lombard. En 1555, construction du Fort de Charlemont à Givet. En 1559, Philippe II réduit de manière très importante la taille du diocèse de Tournai et du diocèse de Liège. Les nouveaux diocèses d'Anvers, de Bois-le-Duc, de Namur, de Ruremonde et l'archidiocèse de Malines reçoivent près de la moitié de l'ancien territoire du diocèse de Liège. Le territoire wallon perd son unité. La 'Confession de foy' des Eglises wallonnes est rédigée en 1561 par le réformateur montois Guy de Brès et le premier synode évangélique wallon a lieu en avril 1563 à Theux dans la région de Spa. Entre août 1566 et début 1567, Tournai, surnommée la Genève du Nord, et Limbourg s'organisent en républiques calvinistes. Entre 1567 et 1568, répression des protestants notamment à Tournai, Mons, Liège, Verviers et Limbourg, par les troupes du duc d'Albe. Immigration de dizaines de milliers de Wallons et fondation d'un vaste réseau d'églises réformées wallonnes en Angleterre, en Allemagne, puis dans le nord des Pays-Bas. Création d'importantes colonies wallonnes à Canterbury, Londres, Wesel, Lambrecht, Francfort. Insurrection des Pays-Bas, de nombreux Wallons rejoignent les troupes de Etats-Généraux ou la flotte des gueux de mer. Les provinces wallonnes sont ravagées par la Guerre de Quatre-Vingts Ans. Victoire espagnole à la bataille de Jodoigne en 1568. En 1572, la cité de Mons est prise par les troupes des États-Généraux, sous le commandement de Louis de Nassau, puis reconquise par les tercios espagnols. Nouvelle vague de répression et immigration de milliers de Wallons vers les pays du refuge. Prise de la citadelle de Namur par les troupes espagnoles, en violation de l'édit perpétuel de Marche-en-Famenne. Le , Bataille de Gembloux, l'armée espagnole défait l'armée des Dix-Sept Provinces des Pays-Bas, qui s'étaient conciliées entre elles dans la Pacification de Gand. Victoire des troupes des Etats-Généraux, sous le commandement du comte de Boussu, à la bataille de Rijmenan. Reconquête des provinces wallonnes révoltées par l'armée espagnole et ses alliés, prise de Nivelles et de Binche. Le , le comté de Hainaut ratifie l'Union d'Arras, favorable à l'Espagne. En 1581, la ville de Tournai, bastion de la Réforme dans les provinces wallonnes et membre de l'Union d'Utrecht, est reconquise par les troupes espagnoles.

Vers l'époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1600, le Régiment wallon des Nouveaux Gueux au service des Provinces-Unies est créé. En 1602, le tournaisien Isaac Le Maire est gouverneur de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales et plus tard fondateur de la Compagnie australienne. Son fils, le navigateur Jacques Le Maire, et le néerlandais Willem Schouten passent pour la première fois le Cap Horn le 29 janvier 1616. La même année, le liégeois, Gilles Mibais, découvre l'Australie. En 1620, début de l'immigration des Wallons de Suède, à l'initiative de Louis de Geer. En 1622, publication du premier texte daté et conservé en original de la littérature en langue wallonne le Sonèt lîdjwès â minisse du frère Hubert Ora, ou d’Heure, Mineur de Liège[19]. Le 24 mai 1626, le tournaisien, Pierre Minuit, achète l’île de Manhattan aux Amérindiens. En 1666, fondation de la forteresse de Charleroi. Entre 1667 et 1748, les Guerres de Louis XIV et la Guerre de succession d'Autriche visent à repousser au nord les frontières de la France au détriment des territoires contrôlés par les Habsbourg. Fixation des limites contemporaines du territoire wallon. En 1699, le Traité de Lille confirme la souveraineté française sur la ville wallonne de Givet. En 1702, création du Régiment de Gardes royales wallonnes, unité d'élite de la garde royale espagnole. Ses soldats étaient recrutés essentiellement dans les Comtés de Hainaut et de Namur ainsi qu'en Principauté de Liège[20]. Le Traité de la Barrière de 1715 autorise les Provinces-Unies à entrenir des garnisons dans les forteresses wallonnes, notamment à Namur, Charleroi, Tournai. Développement du style baroque mosan dans la Principauté de Liège. Au XVIIIe siècle, Spa, ville d’eau en principauté de Liège, est surnommée le Café de l'Europe. Les curistes, appelés plus communément « bobelins », de haute extraction, y viennent en nombre d’Angleterre, de France, des Pays-Bas, de Prusse, d’Italie. En 1770 : début de la révolution industrielle en Wallonie. Entre 1789 et 1795 : La Révolution liégeoise entraîne la disparition de la Principauté de Liège après 8 siècles d'existence. En 1792 : début de la conquête française. Bataille de Jemmapes, Bataille de Fleurus. Annexion du territoire wallon à la République française. Développement de l'industrie textile. Georges Brugmann et Jacques Engler fondent à Verviers une manufacture de drap de laine dans un ancien couvent nationalisé par la République. En 1807, William Cockerill va se fixer à Liège avec ses fils. II y monte au pied du Pont-des-Arches, un atelier de construction de machines à filer et à carder la laine et d'autres mécaniques pour la fabrication des draps.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Entre 1810 et 1880, la Wallonie est la deuxième puissance industrielle au monde, derrière le Royaume-Uni. Création de grandes sociétés familiales qui finiront par fusionner au sein de Cockerill-Sambre. En 1815 : Campagne de Waterloo : Bataille des Quatre-Bras, Bataille de Ligny. Le  : Bataille de Waterloo, fin du Premier Empire français. Le territoire wallon est intégré au Royaume uni des Pays-Bas. En 1817 : fondation de l’université de Liège par Guillaume Ier des Pays-Bas. Le projet de constitution de 1815 est adopté à la quasi unanimité en Wallonie, tandis qu'il est rejeté dans les provinces flamandes. Lors de la Révolution belge, les principaux centres orangistes seront situés dans les grandes villes industrielles wallonnes[21].

Vue des établissements de John Cockerill à Seraing en 1865

En 1821, les Cockerill construisent à Seraing le premier haut-fourneau à coke de la province de Liège. Entre 1825 et 1845, 565 établissements industriels nouveaux sont créés dans la province de Liège[22]. Entre 1822 et 1829, la production de charbon dans le Borinage va plus que doubler, passant de 602 000 à 1,26 millions de tonnes, ce qui représente plus que la production totale de la France et de l'Allemagne à l'époque. À la même époque, la ville de Charleroi et les localités voisines tirent parti de très importants gisements de charbon et constituent la région produisant le plus de richesse en Belgique. En 1826, fondation des Cristalleries du Val-Saint-Lambert. De 1825 à 1829, la Sambre est canalisée. Le canal Charleroi Bruxelles est inauguré en 1832. En 1850, Walthère Frère-Orban fonde la Banque nationale de Belgique et on assiste au début de l'immigration des Wallons du Wisconsin. En 1863, Ernest Solvay dépose un brevet pour le Procédé Solvay de production de carbonate de sodium et créé une première usine près de Charleroi[23]. En 1900, 95 % de la production mondiale de soude provient du « procédé Solvay ». Entre 1888 et 1917, construction des ascenseurs à bateaux du Canal du Centre. L'industrialisation s'accompagne de conflits sociaux violents. L'insurrection wallonne du 18 au 29 mars 1886 qui frappe les bassins industriels de Liège et de Charleroi, constitue la plus importante et la plus violente grève ayant touché la Wallonie industrielle. La grève générale de 1893 organisée à Liège, Charleroi, le Centre, le Borinage et Verviers, est la première grève générale du continent européen et la première a obtenir gain de cause. Entre 1893 et 1961, une série de grèves générales secoue le bassin industriel wallon[24],[25]. En 1846, le dinantais Adolphe Sax invente le saxophone. La Société de langue et de littérature wallonnes, est fondée à Liège le , pour promouvoir la littérature des langues régionales de la Belgique romane et la philologie et linguistique belgo-romanes. Fonctionnant comme une académie, elle compte quarante membres titulaires des écrivains, des dramaturges, des linguistes. La littérature wallonne connaît son « âge d'or », à la fin du XIXe siècle[26]. Cette période voit l'efflorescence d’œuvres littéraires, de pièces de théâtre et d’œuvres poétiques, ainsi que de périodiques.

En 1880, fondation du Mouvement de défense wallonne et francophone, en réaction aux premières lois linguistiques des années 1870. Par la suite, il prendra le caractère d'un mouvement revendiquant l'existence d'une Wallonie et d'une identité wallonne. Les élections législatives tenues le 11 Juin 1884 et la victoire totale du Parti catholique sur les libéraux de Walthère Frère-Orban ouvrent la voie à trente ans de domination par ce parti, dont le pouvoir principal était en Flandre et décalent le centre de gravité politique du pays du Sud vers le Nord. Avec la loi Coremans-De Vriendt, appelée « loi d'Égalité » (« Gelijkheidswet » en néerlandais), du 18 avril 1898, le rapport politique entre le wallon et le mouvement wallon va changer. Avant la loi d'Égalité, cette expression même d’égalité des langues n'était pas acceptée par les militants wallons qui considéraient le flamand, à l'instar du wallon, comme un idiome. Avec la reconnaissance du néerlandais, la volonté de défendre le wallon commence à naître au sein du mouvement wallon et c'est ainsi que la Ligue wallonne de Liège commence à publier, dans L’Âme wallonne, de nombreux articles en wallon. Son usage était resté cantonné aux publications des associations culturelles et folkloriques. La New York Public Library détient une importante collection d'œuvres littéraires en wallon, la plus importante hors de la Belgique. Sur près de mille œuvres, vingt-six ont été publiées avant 1880. Ce chiffre augmente pour atteindre un pic de soixante-neuf en 1903.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le drapeau wallon, au Coq Hardi, adopté par la Région wallonne le 15 juillet 1998, reprend les couleurs de l'ancienne principauté de Liège

Impéria, l’une des marques les plus prestigieuses de l’histoire de l’automobile belge, est créée en 1904 par Adrien Piedbœuf. En 1905 : l'Exposition universelle de Liège accueille une quarantaine de nations avec pour objectif de montrer la puissance économique de l'industrieuse Wallonie. Le cinquième congrès wallon, le premier réellement important, qui se déroule à Liège en 1905 à l'occasion de l'Exposition universelle, est une nouvelle étape dans le mouvement wallon. C'est à partir de cette date que les idées autonomistes et séparatistes murissent. En 1911, l'Exposition de Charleroi célèbre les réalisations économiques, industrielles et culturelles de la région wallonne. Le congrès de 1912 est l'occasion de revendiquer la séparation administrative et l'existence d'une Wallonie. Et c'est durant ce congrès de 1912 que le nationalisme wallon naît réellement : une Assemblée wallonne est constituée comme parlement wallon officieux. Le socialiste Jules Destrée écrit sa Lettre au Roi sur la séparation de la Wallonie et de la Flandre. Le President du POB, Emile Vandervelde, déclare la même année "Les populations wallonnes sont lasses de se voir écrasées par une majorité artificielle formée par la partie flamande du pays"[27]. En 1913 : Le Congrès wallon adopte les couleurs du drapeau wallon. Entre 1914 et 1918 : Première Guerre mondiale. La première phase du conflit se déroule sur le territoire wallon : Bataille de Liège, Bataille de Dinant, Bataille de Charleroi. Les villes wallonnes subissent l'occupation allemande. Liège, en tant que première ville à s'être opposée efficacement aux envahisseurs en 1914, est choisie en 1925 comme lieu d'édification d'un Mémorial Interallié.

Louvain-la-Neuve nouvelle cité fondée en 1971 pour accueillir l'Université Catholique de Louvain

Après la Première Guerre mondiale, les écoles publiques vont imposer une éducation en langue française à tous les enfants, ce qui induit un dénigrement du wallon. En 1930, toute première apparition du commissaire Maigret dans l'œuvre de Georges Simenon qui selon l'Index Translationum de l'UNESCO de 2013, est le troisième auteur de langue française le plus traduit dans le monde après Jules Verne et Alexandre Dumas. En 1931, le compositeur, Eugène Ysaÿe, réalise en wallon l'opéra, Pire li Houyeu (Pierre le mineur), œuvre qui rend hommage aux conditions de vie des mineurs de la fin du XIXe siècle. En 1939, la Locomotive Type 12 modèle « Atlantic » Cockerill, locomotive la plus rapide de son temps, est construite par les usines Cockerill. Entre 1940 et 1945 : Deuxième Guerre mondiale. Campagne des Chasseurs ardennais, Bataille de Gembloux, Bataille de Flavion, Bataille de Charleroi, Bataille des Ardennes et libération du pays. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux militants wallons se distinguent dans la Résistance. Ceux-ci créent diverses organisations clandestines durant l'occupation allemande. C'est le cas de Wallonie libre – appellation calquée sur celle de la France libre du général de Gaulle. En 1950, l’entreprise Recherche et Industrie Thérapeutiques, fondée par Pieter Desomer et Christian de Duve à Genval, commence la commercialisation de la pénicilline. Le 8 août 1956, la catastrophe du Bois du Cazier à Marcinelle, entraîne la fin de l'immigration italienne. Entre 1967 et 1970 : Jean Rey est Président de la Commission européenne. La Région wallonne est créée en 1970, à la suite des revendications du Mouvement wallon pour une reconnaissance politique de la Wallonie. Elle acquiert un pouvoir législatif et un pouvoir exécutif avec la loi spéciale du 8 août 1980. La première pierre de Louvain-la-Neuve, ville nouvelle destinée à l'établissement des francophones de l'Université catholique de Louvain, est posée le . En 1981, Jean-Maurice Dehousse devient le premier Ministre-Président de la Région wallonne. Le Roton, dernier charbonnage wallon, cesse ses activités en 1984. En 1990, le wallon est reconnu par la Fédération Wallonie-Bruxelles de Belgique, comme "langue régionale indigène" qui doit être étudiée dans les écoles et dont l'usage doit être encouragé.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En 2002 : inauguration de l'Ascenseur funiculaire de Strépy-Thieu, plus grand ascenseur à bateau du monde. Le a lieu l'inauguration de la Gare de Liège-Guillemins, œuvre de l'architecte espagnol Santiago Calatrava Valls. Le 25 mai 2011, la Communauté française de Belgique prend le nom de Fédération Wallonie-Bruxelles, en référence aux entités principales qui la compose. En 2015 : Mons est Capitale européenne de la culture.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Georges-Henri Dumont, Histoire de la Belgique, des origines à 1830, Le Cri, Bruxelles, 2005, p. 11
  2. GILLET, E., PARIDAENS, N. et DEMAREZ, L., 2006, p. 188-189.
  3. César, B.G. VII, 75.
  4. Tacite Mœurs des Germains, II
  5. GILLET, E., PARIDAENS, N. et DEMAREZ, L., 2006, p. 182.
  6. Notitia Dignitatum Occidentis, XI, ed. A. W. Byvanck, op. cit., p. 569.
  7. Notitia Dignitatum Occidentis, XXVIII, ed. A. W. Byvanck, op. cit., p. 571.
  8. A.-G.-B. Schayes La Belgique et les Pays-Bas, avant et pendant la domination romaine, Emm. Devroye, Bruxelles, 1858, t. II, p. 284
  9. « {{{1}}} »
  10. «La France proprement dite, c'est-à-dire l'ancienne Neustrie, située entre la Loire, la Meuse, l'Escaut et la frontière bretonne, était habitée par un peuple mixte auquel les Allemands refusaient le nom de Francs, lui attribuant le nom de Wallons ou de Welskes (Velches)» César Cantu, Histoire universelle, tome 9, p167, Institut de France, Paris, 1846.
  11. The Indo-Europeans, Calvert Watkins
  12. (de) J. F. Bömer et E. Mühlbacher, Regista Imperii, I, Die Regesten des Keizerreichs unter den Karolingern, Hildesheim, , 2e éd. (1re éd. 1908), p. 63, no  139 a
  13. Bömer et Mühlbacher 1966, p. 476, no  1163 b
  14. ^Rayonnement international
  15. L'Art mosan. Liège et son pays à l'époque romane du XIe au XIIIe siècle, collectif sous la direction de Benoît Van den Bossche (avec la collaboration de Jacques Barlet), Éditions du Perron, Liège, 2007, (ISBN 978-2-87114-217-1).
  16. a et b Favier 2001, p. 562.
  17. Jean-Louis Kupper et Philippe George, Charles le Téméraire, de la violence et du sacré (Éditions du Perron, juin 2007), p. 20.
  18. Peter G. Bietenholz,Thomas Brian Deutscher, Contemporaries of Erasmus: A Biographical Register of the ..., Volumes 1 à 3, p.348
  19. Marie-Guy BOUTIER, « La Littérature wallonne », Chap. VII. Université de Liège, 2009, p.247
  20. A.Jansen, Histoire illustrée des gardes wallonnes au service des Bourbons d'Espagne (1702-1822), Les éditeurs d'art associés, Bruxelles, 1989.
  21. Het verloren koninkrijk, par Els Witte, éd. De Bezige Bij.
  22. C. Wasseige Mémoire sur la condition des ouvriers et le travail des enfants dans les mines, manufactures et usines de la province de Liége. Cité dans Th. Lesigne, 1847 Livre numérique Google
  23. Profil de l'entreprise Solvay, Dirigeants-entreprise.com
  24. GENERAL STRIKES AND SOCIAL CHANGE IN BELGIUM
  25. Grèves générales en Wallonie.
  26. Anthologie de la littérature wallonne, Mardaga, Liège, 1978, (ISBN 2-8021-0024-6)
  27. In Rapport officiel du Congrès extraordinaire tenu le 30 juin 1912 à La Maison du peuple de Bruxelles, 1912, p. 23. Quoted by Claude Renard in La conquête du suffrage universel en Belgique, Editions de la Fondation Jacquemotte, Brussels, 1966, p. 246.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hervé Hasquin, "La Wallonie, son histoire", Editions Luc Pire, 1999.
  • Jean Favier, Louis XI, Paris, Librairie Arthème Fayard, (ISBN 2-213-61003-7). 
  • Ss dir. Léopold Génicot,"Histoire de la Wallonie", Privat, 1973.