Commissaire Maigret

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Commissaire Maigret
Maigret sculpture (1966) de Pieter d'Hont, à Delfzijl aux Pays-Bas
Maigret
sculpture (1966) de Pieter d'Hont,
à Delfzijl aux Pays-Bas

Nom original Jules Amédée François (ou Jules Joseph Anthelme).
Naissance 1887 à Saint-Fiacre dans l’Allier
Origine Drapeau de la France Français (Fils du régisseur du château de Saint-Fiacre)
Sexe Masculin
Activité Chef de la brigade criminelle de la police judiciaire
Adresse 132, boulevard Richard-Lenoir Paris 11e

Créé par Georges Simenon
Interprété par Pierre Renoir
Abel Tarride
Harry Baur
Albert Préjean
Charles Laughton
Luis van Rooten
Michel Simon
Maurice Manson (en)
Jean Gabin
Basil Sydney
Louis Arbessier
Rupert Davies
Kees Brusse
Heinz Rühmann
Gino Cervi
Jan Teulings (nl)
Boris Tenin
Jean Richard
Richard Harris
Michael Gambon
Sergio Castellito
Bruno Cremer
Vincent Grass
Rowan Atkinson
Première apparition Pietr-le-Letton (1931)[1]
Dernière apparition Maigret et Monsieur Charles (1972)

Le commissaire Jules Maigret est un personnage de fiction, protagoniste et héros de 75 romans policiers et 28 nouvelles de Georges Simenon, publiés entre 1931 et 1972.

Physiquement, il s'agit d'un homme imposant, large d’épaules, à l’allure bourrue, parfois inquiétante[2], qui semble prendre son temps pour résoudre une enquête. Amateur de blanquette de veau, aimant le vin et les alcools (à l'exception du champagne), fumeur de pipe invétéré, il aime humer l’atmosphère, s’imprégner des événements, pour « prendre le train » d’une enquête.

Sa technique d'investigation est fondée sur la compréhension de la personnalité des différents protagonistes d’une affaire et de leurs interactions, tout en se laissant guider par son instinct.

Le personnage et ses romans ont fait et font encore l'objet de nombreuses adaptations cinématographiques et télévisuelles dans des pays francophones et non francophones.

Le monde du commissaire Maigret[modifier | modifier le code]

L'univers du commissaire Maigret représente essentiellement la France des années 1930 à la fin des années 1960, décrite par la plume de l'écrivain belge Georges Simenon.

Le commissaire Maigret étant affecté à la police judiciaire de Paris, c'est forcément la capitale française qui sert de cadre à nombre de ses enquêtes. Le 36, Quai des Orfèvres est ainsi le point de ralliement d'intrigues qui mènent le commissaire aux quatre coins du Paris d’antan. Néanmoins, Georges Simenon use de tous les artifices pour faire sortir Maigret de Paris : vacances, requêtes officielles ou privées, tous les prétextes sont bons pour envoyer Maigret du Nord de la France à la Côte d’Azur, de la Bretagne à l'Alsace, voire dans d'autres pays (États-Unis, Grande-Bretagne, Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Suisse).

Le commissaire étant un grand amateur de pipe, et de bonne chère en général, les bistrots et brasseries sont un lieu privilégié pour ses enquêtes, où il aime souvent s'imprégner de l'atmosphère ambiante. Il forme un couple très uni avec sa femme.

À l’origine, le commissaire ne devait apparaître que dans une série de 19 romans (ceux écrits jusqu'en 1934). Dans le dernier d'entre eux, il est d'ailleurs à la retraite et est rappelé par son neveu pour une enquête. C'est à la demande de l'éditeur Gaston Gallimard que Simenon reprend l’écriture de la série, tout en changeant d'éditeur après guerre, qui le mène jusqu'en 1972 avec Maigret et monsieur Charles.

Le premier illustrateur de Maigret est Raymond Moritz. Les romans ont donné lieu à de multiples adaptations à l'écran, cinéma et télévision.

Biographie[modifier | modifier le code]

La plupart des informations sur le personnage sont regroupées dans le roman dénommé Les mémoires de Maigret, le seul roman avec le commissaire qui ne soit pas de nature policière et publié en 1951 mais de nombreux détails (jeunesse dans un château, perte de sa fille, foi catholique, boissons et plats préférées) sont apportés dans de nombreux autres romans[3].

La personnalité du commissaire Maigret est inspirée très directement[4] du commissaire Marcel Guillaume[5] et de son successeur le commissaire Georges Massu[6]. Dans le premier roman Pietr-le-Letton, Maigret appartient à une brigade de la Sûreté. Face au succès des premiers Maigret qu'il trouve entachés d'erreurs (commissaire de police parisien menant des enquêtes en province[7], menant ses filatures seul), le directeur de la Police Judiciaire Xavier Guichard invite Simenon, au début des années 1930, pour une visite au 36, quai des Orfèvres et lui présente le commissaire Guillaume pour mettre en avant la préfecture de police de Paris au détriment de la Sûreté[8].

Jules Maigret nait à Saint-Fiacre (le nom de la commune a été créé par l'auteur) dans l’Allier en 1887, ce qui ne l’empêchera pas de n’avoir que 58 ans en 1967. En fait Maigret avait pris sa retraite en 1934, à l'occasion du roman intitulé Maigret et qui aurait du être le dernier de cette série littéraire[9]. Son père est régisseur du château de Saint-Fiacre (en fait une représentation du château de Paray-le-Frésil dans lequel Simenon fut en 1922-23 secrétaire du marquis de Tracy[10]) et décède d'une pleurésie en 1904 à l'âge de quarante-quatre ans, sa mère est sans profession et décède lors de l'accouchement de son deuxième enfant en 1895. Jules a alors huit ans et reste enfant unique.

le 36 quai des orfèvres à Paris, ancien siège de la Police judiciaire de Paris

Dans les romans, il apparait comme ayant entre 40 et 60 ans. Quand Simenon crée son personnage il lui donne entre 40 et 45 ans et comme il pensait que de toute manière son commissaire devait prendre sa retraite à 55 ans, on peut estimer que le Maigret qui apparaît en retraite dans Maigret a un peu plus de 55 ans. Mais par la suite, l'âge de la retraite en Belgique étant repoussé à 65 ans, on peut penser que le Maigret des derniers romans des Presses de la Cité a environ 60 ans[11].

Jules a douze ans quand son père le confie à sa sœur qui n'a pas d'enfant. Sa tante l'élève avec son mari, boulanger à Nantes. Il y entreprend des études de médecine durant deux ans. Sa tante décède dix ans après son père et malgré la proposition de son oncle de travailler avec lui dans la boulangerie, Jules décide de partir pour Paris.

À vingt-deux ans, son voisin de palier, l'inspecteur Jacquemain, lui propose d'entrer dans la police. Il commence comme agent cycliste, puis passe à la surveillance de la voie publique : rues, métro, gares, grands magasins. À ce moment il aurait pu mettre un nom sur les visages de tous les clochards de Paris[12] Il est ensuite nommé à la brigade des mœurs, à la brigade mondaine, puis au service des garnis (surveillance des hôtels). En 1912, il se marie avec Louise, une Alsacienne, dont la sœur vit à Colmar et a un fils qui fera une brève carrière dans la police. Toujours en 1912, Maigret entre au commissariat du quartier Saint-Georges, dans le 9e arrondissement de Paris, comme secrétaire. En avril 1913, lors de sa première enquête, il découvre le 36, quai des Orfèvres.

À trente ans, il est nommé inspecteur à la brigade spéciale par le grand patron de la PJ, Xavier Guichard, ancien ami de son père. Il entre définitivement au quai des Orfèvres. Il y devient commissaire, puis commissaire divisionnaire, chef de la brigade spéciale[13]. Dans la plupart des enquêtes, notamment les premières publiées, les « lecteurs le découvrent dans la quarantaine, pesant, massif sous son chapeau melon, (ce qui ne l'empêchera pas quelque temps plus tard de passer au feutre mou), et son gros pardessus noir, la pipe au bec, mains dans les poches. »[14]

À trois ans de la retraite, on lui propose le poste de directeur de la P.J, qu’il refuse. Il prendra sa retraite à Meung-sur-Loire, dans le Loiret.

Sa méthode de travail[modifier | modifier le code]

Caractéristiques du commissaire Maigret

Surnom : le raccommodeur de destinée[15]
Enfants : aucun, il a perdu une fille, très jeune
Signes particuliers : la pipe et le chapeau (melon au début, puis feutre)
Âge (dans les romans): entre 45 et 60 ans
Domicile: 132, boulevard Richard-Lenoir. Paris 11e. (adresse indiquée dans un seul roman !). Il a habité également, un court temps, au 21, place des Vosges dans le 4e
Point de ralliement: la Brasserie Dauphine, derrière le Palais de Justice de Paris (lieu fictif)
Plat préféré: principalement, la blanquette de veau (préparée par son épouse dans de nombreux romans)
Langues : Anglais (parlé), Allemand (rudiments), Breton (compris) [14]

Petit bourgeois d'origine paysanne, le commissaire demeure un homme soucieux de bien faire son travail. Il ne s'interroge guère sur les causes du succès de ses enquêtes qu'il mène en se mêlant à la vie des gens, au cercle des suspects, s'occupant davantage de leur mentalité et même de ce qui leur est arrivé vingt ans auparavant que d'indices matériels. Dans Les Mémoires de Maigret, il précise ce qu'il recherche pendant ses investigations : « Dans tous les cas, il s'agit de connaître. Connaître le milieu où le crime est commis, connaître le genre de vie, les habitudes, les mœurs, les réactions des gens qui y sont mêlés, victimes, coupables ou simples témoins. Entrer dans leur monde sans étonnement, de plain-pied et en parler naturellement le langage. [...] N'en déplaise aux auteurs de romans, le policier est avant tout un fonctionnaire. »[16] Son attitude placide masque donc un professionnel passionné par son métier, qui ne compte pas ses heures pour accomplir sa tâche, puisqu'il « tente de découvrir le coupable en se mettant à sa place plutôt qu'en utilisant les ressources qu'offre la police scientifique, se contentant de ce pouvoir d'entrer partout que lui donne son statut de policier. »[14]

Parvenir à se fondre dans le petit univers où un crime a été commis est la clef de sa réussite. « Dans presque toutes ses enquêtes, Maigret connaissait cette période plus ou moins longue de flottement pendant laquelle, comme disaient tout bas ses collaborateurs, il avait l'air de ruminer. Durant la première étape, c'est-à-dire quand il se trouvait soudain face à face avec un milieu nouveau, avec des gens dont il ne savait rien, on aurait dit qu'il aspirait machinalement la vie qui l'entourait et s'en gonflait comme une éponge. {...} Il attendait aussi longtemps que possible avant de se former une opinion. Et encore ne se la formait-il pas. Il gardait l'esprit libre jusqu'au moment où une évidence s'imposait à lui ou bien jusqu'à ce que son interlocuteur craque. » [17]. Et cela lui est d'autant plus facile qu'il ne se départit jamais de son allure plébéienne : il trompe ainsi la vigilance des plus méfiants et recueille avec assez de facilité les confessions, les opinions, les ragots, parce qu'il sait écouter. Au lieu de se borner à mener une suite d'interrogatoires serrés auprès des suspects, il préfère entendre comment les uns et les autres se considèrent. « Proche des gens qu'il croise, souvent des petites gens, c'est le Monsieur tout-le-monde, auquel il est sans doute facile de s'identifier »[14]. Il ne s'agit d'ailleurs pas d'un surhomme. À plus d'une reprise, pendant sa longue carrière, il est confronté à un échec, notamment dans Maigret se trompe (1953), Maigret a peur (1953), Un échec de Maigret (1956) et Maigret hésite (1968), ou encore à des demi-réussites. Demeure néanmoins à son crédit un bilan largement positif, un très grand nombre d'enquêtes conduites à terme où son intuition et sa sensibilité, couplées à une intelligence et une culture pourtant moyennes, lui ont permis de saisir les mécanismes de cet environnement psychosociologique où a surgi ce criminel qu'il est parvenu à identifier et dont il reçoit souvent, en fin de récit, la brève confession.

Caractère[modifier | modifier le code]

Maigret est un homme simple, voire ordinaire. Il lui arrive d'être bougon, voire d'humeur maussade[18], surtout quand son enquête lui donne l'impression de ne pas progresser. Il aime son métier, l'ambiance du Quai des Orfèvres, la compagnie de ses inspecteurs, c'est comme une seconde famille. S'il n'aime pas trop l'image qu'on donne parfois de lui, un homme pas facile à manier, il peut aussi s'amuser de son personnage, se montrer bougon pour plaisanter, pour être fidèle à ce qu'on pense de lui. C'est un homme physiquement courageux. Il lui arrive rarement de se battre mais il le fait avec toute l'énergie nécessaire. De même il utilise rarement son revolver mais il le fait s'il l'estime indispensable.

C'est un homme qui s'immerge dans la vie, qui connaît bien les hommes et qui se sent surtout à l'aise dans les milieux sociaux modestes. Il est lui-même un homme simple et peut être mal à l'aise dans les milieux les plus favorisés par la naissance et la fortune. Une certaine timidité peut même le gêner. Simenon n'a pas fait de son personnage un monolithe sans doutes, sans inquiétudes, sans fragilités même.

Pipe en bruyère, matière tirée de la racine de cette plante comme Simenon l'évoque dans La Pipe de Maigret.

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Dans Maigret se défend, on le voit vaciller sous le coup d'une accusation grave et injuste : « Il resta là un instant, flottant... Un spasme lui serrait la poitrine et, comme un cardiaque, il y porta machinalement la main en s'arrêtant un instant de marcher. Pardon lui avait affirmé que ce n'était rien... Ces crises n'en étaient pas moins angoissantes... Il respirait mal. Son front était couvert de sueur, et il se regarda anxieusement dans le miroir, entre les bouteilles alignées sur l'étagère. » Et le lecteur, après l'avoir vu avaler du cognac et de la bière pour se réconforter, après l'avoir vu « tassé dans son fauteuil, accablé, écœuré, sans une ombre de combativité » le voit bourrer une pipe et commencer une enquête qui rétablira sa réputation avec éclat.

Il n'en garde pas moins une certaine foi en l'humanité. « S'il n'avait pas une haute idée des hommes et de leurs possibilités, il continuait à croire en l'homme ». Cette phrase à la fin de Maigret et les vieillards résume assez bien les sentiments de Maigret pour ses contemporains. Il éprouve dans bien des enquêtes une forme de compassion pour les criminels qu'il arrête. « Pour moi, vous restez un être humain. Ne comprenez-vous pas que c'est justement ce que je cherche à faire jaillir chez vous : la petite étincelle humaine ? »[19]. Quand il obtient les aveux de John T. Arnold qu'il a vu perdre devant lui de minute en minute de son assurance et de son aisance, Maigret pense, comme Simenon, que cet assassin « n'était déjà presque plus qu'un homme, un homme effondré, malheureux, qui avait perdu la partie ». Et Lapointe, un inspecteur qui travaille avec lui, troublé, voit Maigret quitter son bureau en posant un instant « comme distraitement » la main sur l'épaule de John T. Arnold. (Maigret voyage).

Sa compassion va également aux victimes bien sûr. « Le directeur et ses collègues le regardaient, surpris de le voir aussi pâle, aussi ému. Quai des Orfèvres, surtout à la Criminelle, ne travaille-t-on pas dans le meurtre quotidiennement ? »[20].

Sa devise, souvent évoquée dans ses romans[21] est : « Je ne crois rien ». Il répondra souvent « Je ne pense jamais » ou « je ne déduis jamais » quand on lui demande « Pensez-vous que... ? »[22].

Ses signes distinctifs sont sa pipe et son chapeau, comme son bon sens et son humanité. Maigret ne sait pas conduire (cf. Le Voleur de Maigret). Il se déplace en Citroën Traction (voiture de la police et de la gendarmerie nationale au début des années 1950), en taxi, en bus, très rarement en métro, et plus souvent à pied.

Vie familiale et maritale[modifier | modifier le code]

Madame Maigret, prénommée Louise, est une épouse aimante et patiente. Elle ne reproche jamais à son mari de se consacrer tout entier à son métier, d'aller parfois au Quai des Orfèvres le samedi et le dimanche et de lui faire souvent faux bond, au dernier moment, pour les repas. Tout au plus lui dit-elle incidemment « Tu n'as presque jamais été à la maison ces temps-ci. »[23] Elle ne reproche pas à « Maigret », comme elle l'appelle, de mêler sa vie professionnelle à leur vie privée et de poursuivre ses enquêtes à leur domicile en recevant coups de fil des inspecteurs et parfois protagonistes des affaires criminelles. C'est une excellente femme d'intérieur, très à cheval sur l'ordre et la propreté. « Tu crois que c'est propre ? » demande-t-elle avant d'entrer dans un cinéma de quartier pour voir avec son mari des films de Charlot. « Tu crois que les verres sont propres ? » interroge-t-elle également quand Maigret l'emmène sur une terrasse d'un café du canal Saint-Martin, lieu mal famé à l'époque[24]. C'est aussi une cuisinière hors pair. Elle prépare par exemple du foie de veau en papillote et, tous les jeudis du pot-au-feu ainsi que tous les mardis, des macaronis parfois accompagnés de truffe[25].

Cependant « la timide Madame Maigret », selon son créateur, a du caractère. Mêlée bien malgré elle à une affaire criminelle, elle n'hésite pas à entrer dans l'enquête de son mari en menant sa propre enquête et lui fournit un renseignement très utile dont il pourra tirer parti dans L'Amie de Madame Maigret. C'est elle aussi, même si « C'était drôle, inattendu » qui prend des leçons de conduite à la place de son mari (« Il ne verrait pas les feux rouges, ou bien il prendrait le frein pour l'accélérateur. »[26]) pour rejoindre leur petite maison à Meung-sur-Loire. Madame Maigret admire son mari et conserve dans des cahiers les articles des journaux où il est question de lui.

Ils ont perdu une fille, très jeune. Si le désir d'enfant est manifeste chez madame Maigret, il est aussi présent chez Jules Maigret : « Pourquoi Maigret pensa-t-il qu'il aurait aimé avoir un fils comme ce garçon ? » quand il rencontre Julien de V... Et un peu plus tard dans son enquête, il repense à « ce jeune homme devant qui il venait de ressentir plus fort que jamais la nostalgie de la paternité »[27].

Madame Maigret a une sœur Hortense (cf. Maigret en meublé) qui habite Colmar avec son mari, ingénieur des Ponts et Chaussées, et ses enfants et qui possède un chalet au col de la Schlucht où les Maigret sont allés assez souvent en vacances. Maigret a fait entrer leur fils Philippe à la PJ, au Quai des Orfèvres, mais Philippe Lauer n'était pas fait pour le métier de policier. Lors d'une « planque » qui lui avait été confiée, il avait même commis une maladresse qui l'avait fait accuser d'un meurtre. Philippe avait été contraint de faire appel en catastrophe à Maigret, son oncle, pour le tirer d'affaire. Maigret y était parvenu malgré une certaine mauvaise volonté du commissaire Amadieu dont dépendait Philippe. À cette occasion Maigret s'était rendu compte à nouveau à quel point sa belle-sœur, qui ressemble par ailleurs à madame Maigret, était une mère exemplaire. Il a un autre neveu Daniel, qui travaille au standard téléphonique de Police-Secours (Il apparaît brièvement dans L'Inspecteur malgracieux). Dans Mon ami Maigret on apprend, page 9, que la sœur de Madame Maigret est mariée à Monsieur Mouthon[28],[29].

Le boulevard Richard-Lenoir sous la neige rappelle l'ambiance de la nouvelle Un Noël de Maigret.

Son adresse se situe dans l'est de Paris, le 132, boulevard Richard-Lenoir, dans le 11e arrondissement[30], cette adresse précise n'étant indiquée dans un seul roman, Maigret et son mort, alors que l'indication du Boulevard Richard-Lenoir revient constamment dans la série[31]. Le couple a également habité, durant une courte période, au 21, place des Vosges dans le 4e, là où Simenon a habité et a connu un voisin du nom de Maigret. Les Mémoires de Maigret précisent que les Maigret répondaient ainsi à une proposition de Simenon lui-même : « Pourquoi, en attendant la fin des travaux, ne vous installeriez-vous pas dans mon appartement de la place des Vosges ? ». Ces travaux sont sans doute l'extension des lieux « agrandi de l'appartement voisin »[32]. Il a habité un an à Luçon en Vendée (voir La Maison du juge et Maigret chez le ministre).

Le docteur Pardon et madame Pardon recevaient les Maigret une fois par mois et les Maigret recevaient à leur tour les Pardon une fois par mois : « C'était l'occasion, pour les deux femmes, de se livrer à un amical concours de cuisine mijotée »[33]. « Ils s'étaient toujours compris à demi-mot, Pardon et lui, bien qu'ils se fussent connus très tard, quand chacun avait déjà accompli une grande partie de sa carrière. Dès le premier jour, la confiance avait régné entre eux et ils éprouvaient un respect mutuel. »[34].

Les Mémoires de Maigret nous apprennent que Jules et Louise Maigret auront tous deux une amitié longue et fidèle pour Georges Simenon lui-même que Maigret rencontrera pour la première fois en 1927. Georges Simemon s'appelle encore Sim et l'assurance de ce tout jeune homme qui envisage d'écrire des romans policiers agace d'abord Maigret mais finit par le charmer. Les Maigret connaîtront une bonne partie des maisons dans lesquelles Simenon a installé sa famille. Maigret le rencontrera même aux États-Unis.

Maigret apprécie des collègues de travail comme le docteur Paul, un médecin légiste, et l'inspecteur Moers, qui travaille dans les laboratoires de l'Identité judiciaire.

Maigret, en homme du début du XXe siècle, boit pas mal (sauf le champagne qu'il n'aime pas) et fume beaucoup, c'est un sédentaire qui a la chance d'avoir une santé robuste. Son ami, le docteur Pardon, lui conseillait de moins boire mais comme lui-même continuait à fumer des cigarettes en cachette de sa femme, ses recommandations perdaient de leur autorité aux yeux de Maigret.

Le carrefour du quai de l'horloge et de la place dauphine, correspond à l'emplacement de la "brasserie dauphine" ou Maigret déjeune quelquefois.

Il mange souvent à la Brasserie Dauphine, derrière le palais de Justice de Paris. Faute de pouvoir rentrer dîner chez lui, Maigret se fait monter des sandwiches et des demis de la brasserie Dauphine. C'est une véritable tradition. Il a aussi ses habitudes à La Chope du Pont-Neuf où il a une place préférée au fond de la brasserie où aiment se retrouver les gens de la « maison » pour l'apéritif ou pour déjeuner. Ses plats préférés sont la blanquette de veau, la choucroute, l'andouillette, le fricandeau à l'oseille, le coq au vin[35].

Ses seuls loisirs se résument à se rendre une fois par semaine au cinéma avec madame Maigret et le billard ; mais même en vacances il enquête parce que sa vraie passion, c'est son métier.

Maigret maitrise l'anglais mais « était loin de le parler couramment. » (Maigret voyage, page 34), connait quelques mots d'allemand[36] et le breton[37].

Maigret tient à sa médaille de la P.J.. Cette médaille en bronze argenté porte le numéro 004 et établit que Maigret est officier de police judiciaire. Le no 1 est réservé au préfet, le no 2 au directeur de la PJ et le no 3 au chef des Renseignements généraux. D'un côté, une Marianne au bonnet phrygien, les lettres RF et le mot Police encadré d'émail rouge. Au revers les armes de Paris, un numéro et, gravé en petits caractères, le nom du titulaire. Le règlement prévoit une suspension de traitement pendant un mois en cas de perte.

Ses proches collaborateurs sont Janvier, Lucas le plus ancien, « le petit Lapointe », Lourtie, et Torrence le costaud, qu'il appelle souvent « mes enfants ». Ils sont d'ailleurs un peu en compétition pour obtenir son estime et sa confiance[38].

Œuvres composant l'univers de fiction[modifier | modifier le code]

Romans et nouvelles[modifier | modifier le code]

Voici, ci-dessous, la liste exhaustive des romans de Georges Simenon évoquant le commissaire Maigret dans ses enquètes, selon l'ordre chronologique de rédaction, avec l'indication des dates de parution [Note 1]:

Il s'agit d'une nouvelle reprise en volume en 1992
  • Signé Picpus (janvier 1944), recueil de trois romans :
Signé Picpus (écrit en 1941)
Félicie est là (écrit en mai 1942)
L'Inspecteur Cadavre (achevé le 3 mars 1943)

Films[modifier | modifier le code]

Abel Tarride
Charles Laughton
Gino Cervi dans le rôle de Maigret
Jean Gabin dans le rôle de Maigret

Productions françaises[modifier | modifier le code]

Production franco-américaine[modifier | modifier le code]

Production franco-italienne[modifier | modifier le code]

Production allemande[modifier | modifier le code]

Production russo-ukrainienne[modifier | modifier le code]

Les acteurs de cinéma[modifier | modifier le code]

  • Pierre Renoir, le « premier » Maigret
L'incarnation idéale du commissaire Maigret, aux yeux de Simenon, restera longtemps son premier interprète, Pierre Renoir, qui interprétera le policier trois ans seulement après sa création. Son interprétation plait à Simenon même si le scénario du film n'est manifestement pas à la hauteur du roman ce qui rendra Simenon très méfiant à l'égard des adaptations cinématographiques[39]
  • Albert Préjean, un « anti » maigret
Albert Préjean, grande star durant l'occupation, incarne un commissaire très éloigné du personnage créé par Simenon. Il est jeune, mince, élancé. Les trois films de Maigret dans lequel tourna Albert Préjean furent produits par la Continental-Films créée en septembre 1940 par Joseph Goebbels, ministre de la Propagande du IIIème Reich[40].
  • Michel Simon, le « meilleur » Maigret
L'acteur suisse n'interpréta le célèbre commissaire que dans un seul, de plus un court-métrage, mais cela n'empêcha pas Georges Simenon, son ami, de déclarer, après avoir visionné ce film[41] :

« C'est lui ! C'est lui ! Comme lui, Maigret doit impressionner par sa stature. Je dis quelque part qu'il se gonfle pour faire croquemitaine. C'est ça ! »

En 1975, interviewé suite à la mort de l'acteur, l'écrivain réitéra ces affirmations, sous la forme d'un éloge.

« Je vous dirai que le meilleur Maigret, c'était lui. […] Il a été inouï, d'une très grande qualité humaine  »

  • Jean Gabin, un Maigret « incarné »
Interviewé au sujet du film Maigret voit rouge, et de la prestation de l'acteur principal, Georges Simeon prononcera ces mots pour décrire la prestation de Gabin[42] :

«  Gabin a fait un travail hallucinant. Ça me gêne du reste un peu, parce que je ne vais plus pouvoir voir Maigret que sous les traits de Gabin. »

Séries télévisées et téléfilms[modifier | modifier le code]

Rupert Davies dans le rôle de Maigret
Jan Teulings dans le rôle de Maigret
Jean Richard dans le rôle de Maigret
Sergio Castellitto
Rowan Atkinson

Séries[modifier | modifier le code]

De nombreuses séries télévisées françaises, ainsi que d'autres productions européennes, mais aussi également une série japonaise ont été tournées avec le personnage du commissaire Maigret, toujours en rapport direct ou indirect avec les romans originaux.

Séries britanniques[modifier | modifier le code]
Le 31 mai 2018, la chaîne anglaise ITV a annulé la production policière mettant en scène Rowan Atkinson dans le rôle du commissaire[43].
Série canadienne[modifier | modifier le code]
Séries françaises[modifier | modifier le code]
Série italienne[modifier | modifier le code]
Série japonaise[modifier | modifier le code]
  • 1978 : Tôkyô Megure Keishi[44], série télévisée japonaise de 25 épisodes diffusée du 14 avril au 29 mai 1978 sur TV Asahi.
L'acteur Kinya Aikawa y incarne Megure, un Maigret transposé dans le Tokyo des années 1970. Son épouse est interprétée par Tomomi Sato, dont Simenon aurait vanté l'interprétation : « La meilleure Mme Maigret, à mon avis et en comptant même les Françaises, est la Mme Maigret de la télévision japonaise. Elle est exactement comme il faut[45]. »
Série néerlandaise[modifier | modifier le code]
Série soviétique[modifier | modifier le code]
  • 1969-1981 : Quatre épisodes tourné en langue russe (Cécile est morte, Maigret et l'homme du banc, Maigret et la vieille dame, Maigret hésite), tous réaliséd par Vyacheslav Brovkin, avec Boris Tenine dans le rôle de Maigret.

Téléfilms[modifier | modifier le code]

Téléfilm américain[modifier | modifier le code]
  • 1950 : Stan the killer, téléfilm américain tourné en anglais, réalisé par Joseph De Santis avec Herbert Berghof dans le rôle du commissaire Maigret.
  • 1952 : The Old Lady of Bayeux, téléfilm américain tourné en anglais, réalisé par Robert Stevens, avec Luis van Rooten dans le rôle de Jules Maigret.
Téléfilm britannique[modifier | modifier le code]
Téléfilm français[modifier | modifier le code]
Téléfilms italiens[modifier | modifier le code]
Téléfilms russes et soviétiques[modifier | modifier le code]
Téléfilms tchèques[modifier | modifier le code]
  • 1970 : Les scrupules de Maigret, téléfilm tchécoslovaque, tourné en tchèque avec Rudolf Hrušínský dans le rôle de Jules Maigret.
  • 1983 : Maigret et les témoins récalcitrants, téléfilm tchécoslovaque, tourné en tchèque avec Radovan Lukavský dans le rôle du commissaire Maigret.
  • 1991 : La première enquête de Maigret, téléfilm tchèque, avec Jiří Schwarz dans le rôle de Jules Maigret.
Téléfilm yougoslave[modifier | modifier le code]
  • 1963 : L'affaire Saint-Fiacre, téléfilm yougoslave (serbe) tourné en serbo-croate avec Ljuba" Tadić dans le rôle de Jules Maigret

Les acteurs de télévision[modifier | modifier le code]

  • Jean Richard, le Maigret le plus prolifique 
C'est la série avec Jean Richard qui a offert le plus grand nombre d'adaptations en téléfilms (72 romans adaptés sur 75, 13 nouvelles sur 28) des écrits de Georges Simenon et ayant pour personnage principal, le célèbre commissaire interprété par cet ancien acteur comique.
Certains romans comme La Tête d'un homme, La nuit du Carrefour, Le chien jaune firent même l'objet de deux adaptations en téléfilm avec pour toutes ces versions l'acteur Jean Richard dans le rôle principal.
De nombreux acteurs majeurs du cinéma français jouèrent dans cette série, certains, débutants, tels que Gérard Depardieu, Michel Blanc ou Karin Viard, mais aussi d'autres, déjà confirmés, tels que Daniel Gélin, Michel Galabru ou Ginette Leclerc.
  • Bruno Cremer, le dernier Maigret de la télévision française
Cette série française comprend 54 épisodes d'environ 90 minutes qui ont été diffusés, entre le et , à la télévision Française sur la même chaîne que la série précédente, après le rachat des droits par la société DUNE. Les producteurs veulent restituer au célèbre commissaire l'atmosphère des années 1950, période durant laquelle ont été écrits la majorité des romans de Maigret élaboré par Georges Simenon[46].
Au tout début de ce projet, c'est l'acteur Julien Guiomar qui était pressenti pour le rôle, mais celui-ci déclinera l'offre, la production se tournera alors vers l'acteur français Bruno Cremer.
  • Rowan Atkinson, un Maigret atypique 
Mondialement connu pour le personnage loufoque de Mister Bean qu'il a créé et interprété, l'acteur britannique Rowan Atkinson est le premier comédien à reprendre le personnage du fameux commissaire français au XXIe (et le troisième acteur de son pays après Rupert Davies en 1960 et Michael Gambon)[47].
Stewart Harcourt, le scénariste des premiers épisodes de cette nouvelle version britannique, est l'auteur du scénario et des dialogues du téléfilm Le Crime de l'Orient-Express dans la version où l’acteur David Suchet interprète le détective belge Hercule Poirot[48]

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

  • Maigret, (1950-53), Agence de presse Opera Mundi, quinze épisodes, 1 473 bandes, dessins de Jacques Blondeau, publié dans Samedi soir, Paris Journal, divers quotidiens régionaux, L'Écho-Soir d'Alger, etc.
  • Maigret, (1969), Éditions Nuit et Jour, un album L'affaire Nahour, textes de Camille Dulac, dessins de Rumeu.
  • Maigret, (1992-97), Éditions Claude Lefrancq, cinq albums, textes d'Odile Reynaud, dessins de Philippe Wurm et Frank Brichau[49].
  1. Maigret et son mort
  2. Maigret tend un piège
  3. Maigret chez les flamands
  4. Maigret et la danseuse du Gai-Moulin
  5. Maigret et le corps sans tête

Postérité du commissaire Maigret[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Exposition parisienne[modifier | modifier le code]

  • Simenon – Maigret, traversées de Paris
Exposition inaugurée en avril 2003[50] à la bibliothèque des littératures policières (dénommée aussi Bilipo), située non loin du campus de Jussieu. Celle-ci est consacrée au chef fictif de la PJ parisienne a été conçue par Michel Carly, universitaire belge, scénariste et biographe de Georges Simenon[51]

Sites et monuments[modifier | modifier le code]

La place du commissaire Maigret[modifier | modifier le code]

La place du commissaire Maigret à Liège avec la statue de Simenon

Cette place est située à Liège en Belgique (Région wallonne), ville natale du romancier Georges Simenon, créateur du personnage. Elle se positionne dans le centre-ville derrière l’hôtel de ville de Liège.

Un banc en bronze sur lequel figure, en position assise au bout même de ce banc, la statue l’écrivain Georges Simenon, représenté sans lunettes, le chapeau sur la tête et une pipe dans la main gauche et le bras droit allongé sur le dossier même du banc. Au sol, juste devant le banc sur lequel on peut s'asseoir à côté de la représentation de l'écrivain, une plaque en bronze explique la raison pour laquelle le monument a été créée et installée[52].

La statue du commissaire Maigret[modifier | modifier le code]

Cette statue a été édifiée en 1966 sur une place deDelfzijl, une commune au nord des Pays-Bas, ville où Simenon plaça l'intrigue d'une des enquêtes du commissaire Maigret dénommée Un crime en Hollande.

L'auteur de cette statue — qui mesure un plus d'un mètre — est le sculpteur Pieter de Hont, originaire d'Utrecht[53].

Le château de Colonster[modifier | modifier le code]

Ce château, propriété de l'Université de Liège depuis 1963, abrite le centre d'études et fonds Georges-Simenon; celui-ci possède notamment l'ensemble des différentes éditions en français et en traduction des romans du créateur de Maigret ainsi qu'une partie de ses manuscrits[54]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. le personnage du commissaire Maigret apparaît dans quatre romans antérieurs à cette liste, mais il n'y est qu'un personnage secondaire et Georges Simenon avait usé de pseudonymes pour signer ses ouvrages. Site Trussel.com, article "Maigret avant Maigret", de Georges Sigaux"

Références[modifier | modifier le code]

  1. Avant le roman Pietr-le-Letton, considéré comme la première enquête du cycle, la toute première apparition de Maigret a lieu dans une nouvelle intitulée Train de nuit écrite en 1929 et publiée par Simenon en 1930 sous le pseudonyme Christian Brulls. (Cf. Jean Forest, Les Archives Maigret, p. 19).
  2. http://www.trussel.com/maig/momamu.htm#French, section "une présence physique"
  3. site de la chaîne "13ème rue", page sur sur le commissaire Maigret
  4. G. Simenon, Un frère ainé de Maigret, Figaro littéraire, Paris, 23 février 1963 Un frère ainé de Maigret
  5. L'Union, Reims, 10 août 2010 Le vrai Maigret était Marnais
  6. Télé magazine no 119, p. 7-9, Paris, 2 février 1958 Simenon guide la TV sur les pas du Commissaire Maigret.
  7. À l'époque dominent deux grandes institutions parfois prises dans une guerre des polices : la préfecture de police de Paris qui est compétente sur le département de la Seine et la Sûreté compétente sur tout le reste de la France
  8. Charles Diaz, La fabuleuse histoire des grands flics de légende, Jacob-Duvernet, , 507 p. (ISBN 978-2-84724-294-2)
  9. http://jy.depoix.free.fr/datnais.htm
  10. http://www.terresdecrivains.com/L-Affaire-Saint-Fiacre-a-Paray-le
  11. http://www.trussel.com/maig/ddchron2.htm
  12. Maigret et le Clochard, Presses de la Cité, p. 24.
  13. Site de la chaine 13ème rue, page sur le commissaire Maigret
  14. a, b, c et d Dictionnaire des littératures policières (vol 2), p. 279.
  15. Site de l'encyclopédie Univesalis, page sur "Monsieur Gallet, décédé
  16. Cité par Claude Mesplède, Dictionnaire des littératures policières, volume 2, p. 279.
  17. cf. Le Voleur de Maigret, le Livre de Poche, p. 113 et 114.
  18. « Le commissaire est-il débonnaire ? », HAL Inria.
  19. Maigret tend un piège, p. 144.
  20. Maigret hésite, p. 123.
  21. "A la découverte de Maigret", Google Livres
  22. « Maigret, je ne déduis jamais », Google Livres, p. 13.
  23. L'Amie de Madame Maigret, Le Livre de Poche, p. 173.
  24. Maigret s'amuse, Le Livre de Poche, page 74
  25. Maigret et le Clochard, Presses de la Cité, p. 84.
  26. Le Voleur de Maigret, Le Livre de Poche, p. 6.
  27. Maigret et les Vieillards, Le Livre de poche, p. 150.
  28. (en) « Madame Maigret's Four Sisters », sur trussel.com (consulté le 16 mai 2014)
  29. (en) « Maigret en meublé (Maigret Takes a Room / Maigret Rents a Room) », sur trussel.com (consulté le 16 mai 2014) section "la famille de madame maigret"
  30. Site voyage insolite, page sur le Paris du commissaire maigret, consulté le
  31. Site Simenon-Simenon, page " du quai des Orfèvres au boulevard Richard Lenoir, consulté le
  32. La Première Enquête de Maigret, Presses de la cité, p. 58.
  33. Maigret se défend, Le livre de poche, p. 7.
  34. cf. Une confidence de Maigret, Le Livre de Poche, p. 26.
  35. Jacques Sacré, Bon appétit, commissaire Maigret, ou Maigret et la table, Liège, éditions du Céfal, (ISBN 978-2-871-30148-6)
  36. Le Pendu de Saint-Pholien, Éditions Rencontre, p. 321.
  37. Le Port des brumes, Éditions Rencontre, p. 523.
  38. Murielle Wenger, « Les quatre fidèles de Maigret », sur trussel.com
  39. Site de la Libre Belgique, chapitre "Le Premier Maigre"
  40. Site de la Libre Belgique, chapitre "Maigret et l'occupation"
  41. Site Simenon-Simenon, page sur Michel Simon
  42. Site d'allociné, fiche du film "Maigret tend un piège"
  43. Site actualités.com, page "Annulation de la série Maigret...", consulté le 13 août 2018
  44. Page wiki japonaise de Tôkyô Megure Keishi (Japonais) (ja)
  45. Photo de Kinya Aikawa et Tomomi Sato dans les rôles du Commissaire Maigret et Madame Maigret, et citation de Simenon, in La Revue du Cinéma no 454, novembre, 1989, p. 67-72. Article reproduit sur Trussel.com
  46. Site de J-Y Depoix sur la série Maigret
  47. Article : "Mr Bean en commissaire Maigret, ça donne quoi ?", site du journal Le Point le Point
  48. Site du journal suisse Le temps, page sur la série "Rowan Atkinson, maigre Maigret"
  49. Site bédéthèque.com, page "détail des albums de la série, consulté le 09/07/2018
  50. Site du journal "le Parisien", sur l'exposition "Maigret, traversées de Paris"
  51. Site bibliocité, page sur l'exposition "Maigret, traversées de Paris"
  52. Site de la Libre Belgique, article "Une oeuvre monumentale érigée place Commissaire Maigret"
  53. Site trussel.com, page sur la statue de Maigret à Delfzijl
  54. Site du centre d'Études Georges Simenon

Annexes[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Ferrari, « Tout (ou presque) sur Maigret », 2009 (émission diffusée sur la chaine ARTE le 05 septembre 2009[1]).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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