Mémorial Interallié

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Mémorial Interallié
Eglise-Liege-Cointe-SacreCoeur-20060605.jpg
Église du Sacré-Cœur photographiée du haut de la tour du Mémorial Interallié.
Présentation
Destination initiale
Destination actuelle
Style
Architecte
Construction
Propriétaire
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Province
Commune
Coordonnées
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Le Mémorial Interallié est un mémorial construit après la Première Guerre mondiale, à Liège, en Belgique. Le mémorial est constitué de l'église du Sacré-Cœur comme édifice religieux et d'une tour comme monument civil.

Historique[modifier | modifier le code]

Tour du Mémorial Interallié.

Liège, en tant que première ville à s'être opposée efficacement aux envahisseurs en 1914, est choisie en 1925 par la Fédération Internationale des Anciens Combattants comme lieu d'édification d'un monument interallié, financé par des souscriptions publiques et privées dans les pays alliés. Sa conception est confiée à l'architecte anversois Joseph Smolderen, et les travaux qui débutent en sur la colline de Cointe, s'arrêtent, inachevés, en 1935. L'édifice religieux, le premier, est béni et consacré au Sacré-Cœur en 1936. Le monument civil est inauguré le en présence du roi Léopold III.

L'État belge, devenu propriétaire de la tour en 1949 fait procéder en 1962 à des travaux de restauration, le site ayant été durement touché par les bombardements aériens de la Seconde Guerre mondiale. Les travaux s'achevèrent en 1968 : le 20 novembre, le roi Baudouin Ier procède à une nouvelle et seconde inauguration.

Depuis 1985, la tour et l'église sont ouvertes au public, mais seulement trois fois pas an (le week-end de la pentecôte, les journées du patrimoine et le jour de la fête nationale belge[1]).

Description[modifier | modifier le code]

L'église abrite des trésors dont les statues de deux saints : saint Maur et saint Mort qui est le saint honoré à Cointe[réf. nécessaire].

Le mémorial civil compte, dans son enceinte, plusieurs monuments offerts à Liège par les nations alliées ; sept pays sont actuellement représentés : l'Italie, la France, la Roumanie, l'Espagne, la Grèce, la Grande-Bretagne, la Pologne et la Russie. Ces monuments sont situés les uns à l'extérieur (sur l'esplanade), les autres à l'intérieur de la tour votive (dans la crypte et les salles basse et haute). La tour haute de 75 mètres, de tendance Art déco, est coiffée d'un couronnement cylindrique à retraites successives[2].

Le site de Cointe est unique en Belgique puisque, seul à associer civil et religieux dans une même reconnaissance, il représente un symbole de l'hommage collectif de tous les alliés de 1914-1918 à la Belgique.

La Régie des Bâtiments (organisme fédéral) va procéder à la rénovation à la fois intérieure et extérieure du site à partir du printemps 2007.

L'église a été désacralisée et vendue fin 2010. Elle est classée au patrimoine wallon début 2011.

Depuis 2000, le tunnel de Cointe, qu'emprunte l'autoroute belge A602, passe sous le site.

Œuvres[modifier | modifier le code]

La tour ainsi que l'esplanade comportent de nombreuses œuvres mémorielles offertes par les Nations alliées.

Externes[modifier | modifier le code]

  • Italie : La Statue du fantassin italien
  • Royaume-Uni : Le « Mur » dédié aux « valeureuses forces armées britanniques ».
  • Pologne : Les pierres levées pour la Pologne.
  • Russie : Composition tragique « Aux soldats russes et soviétiques ».
  • Grèce : Monument composé d'un empilement de casques inspirés des combattants spartiates.
  • L'un des côtés de l'esplanade est fermé par un mur portant la mention « Aux défenseurs de Liège, les Nations alliées, 1914-1918 ».

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Tour[modifier | modifier le code]

  • France : Allégorie « À la Belgique, la France reconnaissante » (comprenant un message du Président français Raymond Poincaré et du Roi Albert Ier).
  • Roumanie : Le sarcophage « Aux Héros ».
  • Espagne : pays neutre en 14-18 mais qui a aidé au ravitaillement d'où la plaque « La Belgique se souvient de l'aide humanitaire du noble peuple espagnol ».

Phare[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

En , les essais pour l'installation d'un phare au sommet de la tour sont effectués. Le phare, semblable à celui de la tour Eiffel, a été inauguré le date qui coïncide avec les célébrations du centenaire du début de la Première Guerre mondiale. Le phare fonctionnera, au plus, 4 heures par nuit, jamais après 1 heure du matin et uniquement le weekend et jours festifs ou commémoratifs[3],[4].

Commémoration de la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Une commémoration majeure pour le centenaire du début de la Première Guerre mondiale s'y déroule le , à laquelle participent de nombreux chefs d'État et représentants des anciens belligérants[5].

Panorama[modifier | modifier le code]

Vue de la ville depuis le sommet du Mémorial interallié. À gauche la Gare de Liège-Guillemins en construction (juin 2006), que quittent les voies de chemin de fer en direction de Bruxelles empruntant le plan incliné de la côte d'Ans. On remarque la Meuse au cœur de la ville, ainsi qu'à l'horizon, de gauche à droite, les terrils Sainte-Barbe, Batterie nouveau, Petite Bacnure, Bernalmont et Belle-Vue.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Vue de la gare des Guillemins en 2003. La gare « moderne » à droite, désormais détruite, et la gare contemporaine en construction à gauche. Derrière, la colline de Cointe, et les deux bâtiments du Mémorial Interallié

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]