Saint-Hubert (Belgique)

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Saint-Hubert
La basilique
La basilique
Blason de Saint-Hubert
Héraldique
Drapeau de Saint-Hubert
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Luxembourg Province de Luxembourg
Arrondissement Neufchâteau
Bourgmestre Jean-Luc Henneaux
Majorité Cap 2012
Sièges
Cap 2012
IC (MR)
PS
17
10
5
2
Section Code postal
Saint-Hubert
Arville
Awenne
Hatrival
Mirwart
Vesqueville
6870
6870
6870
6870
6870
6870
Code INS 84059
Zone téléphonique 061, 084
Démographie
Gentilé Saint-Hubertois(e)
ou Hubertin(e)
ou Borquin(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
5 652 ()
50,04 %
49,96 %
51 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
21,80 %
60,45 %
17,74 %
Étrangers 2,05 % ()
Taux de chômage 12,14 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 12 060 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 01.53′ N 5° 22.45′ E / 50.0255, 5.3741750° 01.53′ Nord 5° 22.45′ Est / 50.0255, 5.37417  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
111,16 km2 (2005)
24,51 %
64,51 %
6,71 %
4,24 %
Localisation
Situation de la ville dans l'arrondissement de Neufchâteau et la province de Luxembourg
Situation de la ville dans l'arrondissement de Neufchâteau et la province de Luxembourg

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Saint-Hubert

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Saint-Hubert
Liens
Site officiel saint-hubert.be

Saint-Hubert (en wallon Sint-Houbert) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Luxembourg.

Elle doit son nom à Hubert de Liège et est surtout connue pour sa basilique Saint-Pierre, son abbaye et le hameau-musée du Fourneau de Masblette à Saint-Michel.

Capitale Européenne de la Chasse et de la Nature, [1]logée au cœur de l'Ardenne, Saint-Hubert est régulièrement appelée "Rome en Ardenne"

La ville et l'ensemble de ses sections comptaient 5 652 habitants en 2014.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation générale[modifier | modifier le code]

Saint-Hubert se situe au cœur de l'Ardenne belge, en Haute Belgique, à environ 65 km au sud-est de Namur et à 65 km environ au nord-ouest d'Arlon. La ville se développe à proximité immédiate de la N 89 (E46) reliant Sedan en direction de Reims vers le sud-ouest et Vielsalm, en direction de Cologne vers le nord-est. Elle se situe comme Rochefort à équidistance de la N4 et de la A4 (E411) reliant Bruxelles à Luxembourg. Le point culminant de la commune (Galata, 589,5 m) se trouve à l'est de la ville, au bord de la base aérienne EBSU et il est accessible via le hameau de Hurtebise (monastère bénédictin), juste à côté du "Radar des Ardennes" (Belgocontrol)

Communes limitrophes de Saint-Hubert
Tellin Nassogne Tenneville
Libin Saint-Hubert Sainte-Ode
Bertrix Libramont-Chevigny Vaux / sûre

Localités de la commune[modifier | modifier le code]

Les sections de la commune sont Arville, Awenne, Hatrival, Mirwart, Saint-Hubert et Vesqueville. Les autres villages sont Lorcy et Poix, les hameaux, Saint-Michel, Sainte Adeline, Hurtebise, Sartay, les Moulins, les Forges, les Rouges Fosses, Pont à Lomme et Fingris (Pont de Libin).

Histoire[modifier | modifier le code]

Découvertes archéologiques[modifier | modifier le code]

En 2010 débutent des fouilles archéologiques place de l’Abbaye : Denis Henrotay, responsable de l'étude du sous-sol de la place a remis à jour la « Porterie » de l'ancienne abbaye et comme on le supposait depuis quelques années des vestiges importants d'une villa romaine ou d'un castrum (vu l'épaisseur des murs et la finition de ceux-ci). Les fouilles progressant vers l'abbatiale, les chercheurs ont découvert de nombreux ossements à une petite trentaine de centimètres du pavement de la place, vraisemblablement un cimetière que des centaines de milliers de personnes ont piétiné sans le savoir durant des siècles : des ossements d'hommes, de femmes et d'enfants, recouverts seulement d'un linceul et qui peuvent être datés entre le XI° et le XIII°siècle, ainsi que plusieurs bâtiments abbatiaux primitifs mais aussi un ensemble des XVI° et XVII°s.

L'ancien quartier abbatial dit palais provincial

Ces découvertes archéologiques représentent un bond de plus de 300 ans d'histoire dans la connaissance des origines de la ville. Les ruines du castrum, d'après le Cantatorium, sont sans doute celles que visite Plectrude, l'épouse de Pépin II. On sait qu'il a brûlé à la fin du IIIe siècle , mais beaucoup de zones d'ombre subsistent. On dit que "Plectrude arrive dans une vaste clairière, auprès des ruines du château d'Ambra" Avec cette découverte, les textes s'expliquent. ll s'agit bien de cette construction romaine dont il est question dans la charte de fondation et dans le Cantatorium ».

Saint-Hubert[modifier | modifier le code]

Autrefois nommé Andain la future ville de Saint-Hubert vit s'installer une communauté religieuse, à la fin du VII°siècle à l'initiative de Pépin de Herstal et de son épouse Plectrude, la communauté se voit dotée d'importantes possessions au cœur du fisc royal d'Ambra. Un siècle plus tard, vers 817 la première communauté de chanoines est remplacée par une abbaye bénédictine, dirigée par Alvéus, premier abbé. Certains récits hagiographiques du milieu du Moyen Âge discréditeront quelque peu le premier noyau de religieux installés sur les ruines d'Ambra devenu Andain. Ces premiers religieux ont probablement souffert de leur isolement, sur une terre ingrate, parmi une population encore peu au fait des croyances chrétiennes mais c'est bien l'abbaye de Saint-Hubert qui va parfaire et organiser l'ensemble de l'évangélisation en Ardenne. C'est par décision du Concile d'Aix en 817, avec l'accord du métropolite de Cologne et de l'Empereur Louis lui-même, à l’initiative de Walcaud, évêque de Liège, que cette modification peut s'opérer : les chanoines de "Saint-Pierre en Ardenne" s'en vont reprendre l'abbaye de Saint-Pierre à Liège qui deviendra la plus ancienne collégiale liégeoise, à deux pas de la cathédrale Notre-Dame et Saint-Lambert et les bénédictins de l'abbaye de Saint-Pierre de Liège, fondée par saint Hubert lui-même, s'en viennent reprendre le collège de chanoines de Saint-Pierre d'Andain. Le concile leur accorde de pouvoir emporter avec eux ( 30 septembre 825) le corps intact du grand saint thaumaturge, leur fondateur..

Vie et légende de Saint Hubert[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Gilles-au-Pré

Hubert, attaché à la cour de Pépin à Herstal est né vers 650. Il est nommé évêque de Tongres-Maastricht (Liège) vers 705. Cet évêché comprenait anciennement le territoire actuel de la province de Liège, certaines parties des provinces de Namur et de Luxembourg, ainsi que les deux Limbourg (belge et néerlandais). Au début, le lieu de résidence d’Hubert se trouvait à Maastricht, mais vers 710, celui-ci vint s’établir à Liège. Il est considéré comme le fondateur et le patron principal de la ville de Liège. Il y avait encore beaucoup de régions non christianisées. Il voyageait à cheval ou en bateau à l’intérieur de son évêché pour y rencontrer,et parfaire l'évangélisation des personnes habitant ces contrées, ce qu’il fit jusqu'à sa mort en 727. Ses bienfaits furent très vite reconnus par l’Église et il fut d’ailleurs déjà canonisé le .

Depuis le XV° siècle, la légende rapporte qu’alors qu’Hubert chassait un Vendredi Saint, il fit la rencontre d'un cerf blanc portant un crucifix lumineux au milieu de ses bois. Le Christ l'appelle à la conversion et de vouer sa vie à l'évangélisation : "Jusques à quand cette vaine passion te fera-t-elle oublier le salut de ton âme ?" De retour à Maastricht, Hubert devient disciple de Lambert puis entame un pèlerinage à Rome. Arrivé auprès du pape Serge I, celui-ci apprenant l’assassinat de Lambert, désigne et sacre Hubert comme nouvel évêque.

La basilique et le quartier abbatial
Article détaillé : Abbaye de Saint-Hubert.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Accaparée dès 1795, puis rendue partiellement par la France révolutionnaire ce n'est que le 7 janvier 1797, que l’abbaye, ses très nombreux fiefs, églises et biens fut vendue à la pièce. Sous l'occupation française puis hollandaise, le "palais" et les dépendances accueillirent d'abord l’administration centrale du département des Forêts avant de devenir le siège d'une sous-préfecture et d'un arrondissement judiciaire du département de Sambre et Meuse. Sa célèbre bibliothèque est dilapidée puis le solde entreposé aux archives de l’État à Namur avant d'être cédée à l'Institut archéologique namurois puis rachetée par l'abbaye de Maredsous. "En compensation" de la perte de son statut de chef-lieu, de 1844 à 1956, l'ensemble du site abbatial accueille un pénitencier pour enfants et jeunes gens de 10 à 21 ans. Depuis 1958, elle est le siège des activités culturelles de la Province, de classes de plein air et de forêts, de différentes administrations provinciales, (département Citoyen) et d'un important dépôt d'archives de l’État, dont ses propres archives non politiques.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Saint-Hubert.svg
La ville possède des armoiries.
Blasonnement : D’azur à la rencontre de cerf crucifère soutenu d’un cor enguiché, le tout d’or.
  • Délibération communale : 7 avril 2000
  • Arrêté de l'exécutif de la communauté : 24 août 2000
Source du blasonnement : Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 2 : Communes wallonnes M-Z, Communes bruxelloises, Communes germanophones, Bruxelles, Dexia,‎ .



Démographie[modifier | modifier le code]

Elle comptait, au , 5 625 habitants (2 826 hommes et 2 799 femmes), soit une densité de 50,60 habitants/km² pour une superficie totale de 111,16 km²[2].

Le graphique suivant reprend sa population résidente au 1er janvier de chaque année[3]

Les chiffres des années 1846, 1900 et 1947 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

Économie et tourisme[modifier | modifier le code]

Ressources naturelles[modifier | modifier le code]

Saint-Hubert est un centre touristique important de l'Ardenne. La ville jouit d’un vaste environnement boisé, partagé entre possessions privées, communales, provinciales, régionales et royales. La forêt de Freyr et le domaine Saint-Michel sont ainsi deux ensembles contigus de forêts mixtes proposant une grande variété de paysages et une qualité biologique exceptionnelle sur près de 30 000 hectares (partagés entre plusieurs communes) " La grande forêt de Saint-Hubert". La pratique du tourisme cohabite avec celle de l'exploitation forestière, des études agronomiques et de la chasse et d'importantes entreprises de génie civil .

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Saint-Michel
Le musée de plein air de Saint-Michel.
Le château de Mirwart, sous la neige.

Les principales curiosités touristiques de Saint-Hubert sont:

    • L'abbatiale Saint-Pierre,1526-1564, par dom Nicolas III de Malaise et dom Remacle de Marche avec de nombreux éléments des XI°, XIII°,XVII° et XVIII°s, devenue Basilique en 1927 (Pie XI)
  • le quartier abbatial a été reconstruit dans son aspect actuel de 1727 à1729 par dom Célestin De Jongh mais l’aile ouest (chancellerie de l'abbaye et du "Pays de Saint-Hubert" ) contient des nombreux éléments des XVI° et XVII°s, l'aile nord-est est entièrement du XVII°s (1639 par dom Nicolas de Fanson)  : Réfectoire des moines, cloître, cuisines, tour des archives, Bibliothèque, bastion, ...
  • l’église Saint-Gilles ,dont la construction remonte au début du XI°s vraisemblablement, fut dédiée initialement à saint Denis, patron du royaume de France. Elle change de titulaire en 1064, suite à l'acquisition par saint Thierry de Leernes de reliques de saint-Gilles (du Gard), abbé, ce qui en fait la plus vieille église paroissiale dédiée à saint Gilles en Belgique. Le chœur, ses fenêtres, sa voûte gothique et ses nervures, le réaménagement de la nef, les colonnes, la chapelle saint Crépin et le percement de la tour date du milieu du XVI°s, (1567 vraisemblablement) juste en fin des travaux de reconstruction de l'abbatiale et avant le sac de celle-ci, par dom Remacle de Waha, dit "de Marche". La cloche principale, la plus ancienne de la ville, peut-être datée de 1575 environ et fut offerte avec ses deux sœurs (volées elles aussi) par dom Jean de Balla qui réinstalle un carillon partiel dans l'abbatiale à la même époque. Les autels sont de la fin du XVII°s (1675 pour l'un, 1685 pour l'autel principal par dom Cyprien Mareschal), quant au troisième, dédié à sainte Barbe, patronne des "scaïlteux"et des mineurs, il porte bien les caractéristiques du XVII°s ... L'antependium dédié à saint-Hubert, doit vraisemblablement provenir, comme le maître-autel, de très grande qualité, du grand maître liégeois, Jean Arnold Hontoire, présent à Saint-Hubert très régulièrement les 15 dernières années de sa vie. Le porche, les nouvelles fenêtres sont à replacer sous l'abbatiat de dom Célestin De Jong, comme le presbytère, entre le grand incendie de 1735 et 1739, date de l'eau-forte de Remacle le loup, représentant la Ville et l'Abbaye.
  • À 7 kilomètres au nord de la ville, à Saint-Michel, au bord de la Masblette, on trouve le "Fourneau de Masblette" de 1771 par dom Nicolas-Dominique Spirlet, dans un hameau-musée consacré aux prémices de l’industrie du fer en Wallonie ainsi qu’un musée de plein air rassemblant différents types de maisons et bâtiments anciens provenant des différentes régions wallonnes ("Bokrijk wallon").
  • Le château de Mirwart est remarquable. L'ancien château féodal (premières citations vers 950) fut reconstruit en style classique au début du XVIII° par les nouveaux propriétaires (de Smaeckers)
  • La "porte du Parc", reconstruite avec le rempart de 1659 à 1662 par Benoît de Lessive, représentent avec le bastion de dom Nicolas de Fanson; le petit reste des défenses abbatiales encore debout. Les premières furent construites dès l'an 930 par l'abbé Frédéric...
  • Le Monastère bénédictin "N-D d'Hurtebise", 1938
  • La "Converserie", située actuellement sur la commune de Tenneville, comporte encore des parties de bâtiments anciens,. Le premier "hospice" y fut construit en 1152 par l’Abbaye sur un terrain offert par le Comte de La Roche et tenu par les convers, d'où son nom. Il était destiné à accueillir pèlerins et malades se rendant au tombeau de saint Hubert et traversant la grande forêt au risque de se perdre par brouillard, obscurité, brume, attaque des loups, dans les fanges,la neige.... La nuit et par mauvais temps une cloche sonnait à intervalles réguliers pour orienter les égarés...
  • La ville possède une bonne dizaine de bâtiments et monuments inscrits au patrimoine wallon.

Aérodrome[modifier | modifier le code]

Article détaillé : aérodrome de Saint-Hubert.

L'aérodrome civil de Saint-Hubert (EBSH) fut créé en 1925. Il a servi d'école d'aviation dès le début sous l'autorité du capitaine Orta. Il fut rétrocédé à l’État belge dès 1946 (Régie des Voies Aériennes). L'Aéroclub des Ardennes y exerce ses activités depuis 1958 et le Centre national de vol à voile depuis 1960. On y trouve également une station météo opérationnelle depuis 1925. elle fut longtemps la plus importante de Belgique, mais elle est actuellement entièrement automatisée. Le vol à voile est l'activité principale de l'aérodrome de Saint-Hubert et des stages ADEPS permettent également de s'y initier. Des vols, découvertes, initiations et perfectionnement sur hélicoptères, avions de tourisme, Ulm, montgolfières peuvent aussi y être pratiqués...

Folklore et festivités[modifier | modifier le code]

  • Chaque année, le premier week-end de septembre, ont lieu les journées internationales de la chasse et de la nature.
  • Chaque été, dans le cadre du Festival de Wallonie, le Juillet Musical organise des concerts dans la Ville dans les villes du centre et du nord de la province et dans les villages voisins.
  • Le Borqtour, un festival de musique rock et électro, a lieu au début du mois d'août.
  • Les pèlerinages au tombeau de saint Hubert restent vivaces, biens que moins nombreux qu'autrefois, et ont lieu à dates fixes.

Sécurité et secours[modifier | modifier le code]

La ville fait partie de la zone de police Semois et Lesse pour les services de police, ainsi que de la zone de secours Luxembourg pour les services de pompiers.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Arsène Vaillant (1922–2007), né à Saint-Hubert, footballeur et journaliste sportif.
  • Nestor Martin, industriel, né à Saint-Hubert, il y construisit une importante fonderie fin du XIX°siècle.
  • Pierre-Joseph Redouté, né à Saint-Hubert, 1759-1840, peintre aquarelliste célèbre, " le Raphaël des fleurs", professeur des reines Marie-Antoinette et Marie-Louise d'Orléans, de l’impératrice Joséphine de Beauharnais,...
  • Henri-Joseph Redouté, son frère cadet, né à Saint-Hubert, peintre aquarelliste et illustrateur, il participe avec Bonaparte à la campagne de Bonaparte en Égypte et à la "Description de l’Égypte"
  • Antoine-Ferdinand Redouté, leur frère ainé, né à saint-Hubert, peintre décorateur.
  • Philippe Titeux, sculpteur,
  • Saint Thierry I de Leernes, abbé, décédé à Saint-Hubert en 1086, " le plus célèbre abbé de son temps", ami intime du pape Grégoire,
  • dom Thierry III de Waha, abbé, fait reconstruire les tours de l'abbatiale en gothique primaire en 1230, fait réaliser pour l'abbatiale la Vierge dite "de Cens", actuellement au musée diocésain de Namur et participe à la croisade avec le roi de France C'est lui qui cède les derniers droits de la famille "de Waha " sur la seigneurie et le chapitre collégial du même nom à l’abbaye, après ceux déjà accordés par Jean I de Waha. son parent et prédécesseur à l'abbatiat, au siècle précédent.
  • dom Nicolas I de Vervoz, abbé, premier prélat à s'inquiéter des dérives annexionnistes de ses voisins dont spécialement le Luxembourg, poussé en cela par les ducs de Bourgogne, puis au cours des siècles suivants par les Pays-Bas méridionaux, l'Espagne, enfin par l'Autriche. Il rappelle bien haut la souveraineté du Pays et des biens du "Pays de Saint-Hubert". C'est ainsi que dorénavant, les prélats hubertins devront réclamer sans cesse l'arrêt de la mainmise et de la séquestration régulières des revenus et biens de l’Abbaye par le Gouverneur et les États du Duché de Luxembourg. Pour contrer ces actions, Ils se feront aider et soutenir par le prince-évêque de Liège, l’archevêque de Cologne, en appelleront au pape et surtout au roi de France et à son armée. Avec le roi Louis XI , Nicolas I inaugurent d’ailleurs les relations privilégiées qu'entretiendront la cour de France et l'abbaye de Saint-Hubert jusqu'à la fin de l'ancien régime...
  • dom Nicolas III de Malaise, brabançon, grand réformateur et constructeur de l'abbatiale actuelle (basilique saint Pierre). En 1522, il obtient de l'Empereur Charles V, l’Édit de confirmation de la neutralité et de l'indépendance de l'Abbaye et du "Pays de Saint-Hubert", ..
  • dom Nicolas IV de Fanson, né à Andenne, prélat de 1611 à 1652, le plus célèbre abbé après le bienheureux Thierry, il achète le Vicomté d'Anseremme, rétablit ordre, ferveur et bien-être matériel dans l'abbaye, au bourg et au Pays de Saint-Hubert après les tribulations, pillages, pendaisons, destructions, détournements de biens et de fiefs, famines qu'ont eu à subir ses trois prédécesseurs, l'abbaye et le "Pays de Saint-Hubert". Il récupère ainsi de nombreux fiefs saisis ou extorqués. Les destructions et ravages commencent avec le sac de l'abbaye par le prince de Condé et le passage des 5000 fantassins et 3000 cavaliers Huguenots, le 15 octobre 1568, sous l'abbatiat de Jean VI de Lamock dont la destruction des reliques de saint Bérégise, fondateur du premier monastère, celles de saint Thierry de Leernes, l'incendie complet de l'abbatiale toute neuve et du monastère, etc. Cette première série de calamités ne se terminera qu'à la mort de Jean VIII de Masbourg en 1610 après avoir été pris en otage par les Hollandais en 1602. Nicolas IV fait reconstruire le cloître, la tour des archives, le réfectoire, la bibliothèque, les logements des convers et oblats, l'infirmerie du monastère, le bastion et certaines murailles de l'abbaye, démonter les arcs boutants qui menaçaient la stabilité de l’édifice depuis la destruction de la voûte par les Huguenots, construire un nouveau maître-autel dédié à saint Hubert et terminer le nouvel hôpital, reconstruit par son prédécesseur, etc...
  • dom Cyprien Mareschal, né en Brabant, prélat de 1662 à 1686, il rachète le droit d'avouerie, détenu à ce moment par les d'Arenberg, car au lieu de recevoir aide et soutien des avoués comme l'avait voulu les fondateurs, ce droit, exercé pourtant parfaitement par des féodaux comme Godefroid de Bouillon, était devenu source de tribulations et de vexations depuis la main-mise luxembourgeoise sur la seigneurie de Mirwart. Il fait construire les grandes orgues, fait remonter la voûte, établit les autels de l'église saint-Gilles, fait commencer les travaux d'embellissement de l'abbatiale, bâtir la chapelle Saint-Roch, etc ...
  • Jean-Philippe De Jong, (dom Célestin) né à Olne, prélat de 1727 à 1760, constructeur du Quartier actuel et du château de Bure, résidence d'été des prélats, des derniers embellissements de l'abbatiale, stalles, statues des quatre évangélistes et de saint Sébastien par Guillaume Evrard, le plus grand sculpteur liégeois du XVIII°s, autels latéraux , etc... Reproclamant une fois de plus la souveraineté du Pays de Saint-Hubert face à l'Autriche et au duché de Luxembourg en 1742, pour éviter la prise de corps par les Luxembourgeois, il doit se réfugier à Sedan pour de nombreuses années. Il y sera reçu comme un prince de sang et protégé totalement par le roi Louis XV.
  • Jean Roberti sj , né à Saint- Hubert, polémiste de haut vol, historien et professeur à l'Université de Pont-à-Mousson.(XVII°s)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Présentation de Saint-Hubert. », sur Site internet de la fédération du tourisme du luxembourg belge.
  2. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/stat-1-1_f.pdf
  3. 3_Population_de_droit_au_1_janvier,_par_commune,_par_sexe_2011_2014_G_tcm326-194205 sur le site du Service Public Fédéral Intérieur

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie*[modifier | modifier le code]

Monographies[modifier | modifier le code]

  • Maxime Dessoy, Saint Hubert, le patron de l'Ardenne, l'abbaye, la basilique, Gofflot, Saint-Hubert, s.d.
  • Alain Dierkens, Jean-Marie Duvosquel, Nathalie Nyst, et al., L'ancienne église abbatiale de Saint-Hubert, Études et Documents, Monuments et Sites, t. 7, Namur, Ministère de la Région wallonne, Direction générale de l'Aménagement du Territoire, du Logement et du Patrimoine, Division du Patrimoine, 1999
  • Pierre-Paul Dupont, Saint-Hubert en Ardenne, Gemboux, Duculot, 1971
  • Léon Hector, Études sur Saint-Hubert en Ardenne et son ancienne paroisse, Arlon, Fasbender, 1956
  • Thierry Réjalot o.s.b., Manuel du pèlerin et du visiteur au Sanctuaire de Saint Hubert-en-Ardenne, Gembloux, Duculot, 1934

Articles[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Paul Dupont, « Saint-Hubert », in Abbayes de Belgique, Groupe Clio 70, Léon Dewincklear, 1973, p. 174–199
  • Émile Tandel, Les communes luxembourgeoises, t. VIb : Arrondissement de Neufchâteau, Arlon, Institut archéologique du Luxembourg,‎ , « Saint-Hubert », p. 952–1039

Liens externes[modifier | modifier le code]