Saint-Hubert (Belgique)

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Saint-Hubert
La basilique
La basilique
Blason de Saint-Hubert
Héraldique
Drapeau de Saint-Hubert
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Luxembourg Province de Luxembourg
Arrondissement Neufchâteau
Bourgmestre Jean-Luc Henneaux
Majorité Cap 2012
Sièges
Cap 2012
IC (MR)
PS
17
10
5
2
Section Code postal
Saint-Hubert
Arville
Awenne
Hatrival
Mirwart
Vesqueville
6870
6870
6870
6870
6870
6870
Code INS 84059
Zone téléphonique 061, 084
Démographie
Gentilé Saint-Hubertois(e)
ou Hubertin(e)
ou Borquin(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
5 652 ()
50,04 %
49,96 %
51 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
21,80 %
60,45 %
17,74 %
Étrangers 2,05 % ()
Taux de chômage 12,14 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 12 060 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 01.53′ N 5° 22.45′ E / 50.0255, 5.3741750° 01.53′ Nord 5° 22.45′ Est / 50.0255, 5.37417
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
111,16 km2 (2005)
24,51 %
64,51 %
6,71 %
4,24 %
Localisation
Situation de la ville dans l'arrondissement de Neufchâteau et la province de Luxembourg
Situation de la ville dans l'arrondissement de Neufchâteau et la province de Luxembourg

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Saint-Hubert

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Saint-Hubert
Liens
Site officiel saint-hubert.be

Saint-Hubert (en wallon Sint-Houbert) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans l'actuelle province de Luxembourg.

Le site, occupé déjà par les gallo-romains, se développe grâce aux premiers clercs installés par Pépin II, puis aux bénédictins et leurs écoles internes et externes, aux pèlerinages venant d'Ardenne, de Famenne, du Lothier et de Rhénanie, mais aussi grâce au marché régional et aux foires qui accompagneront la ville naissante jusqu'aux temps modernes. Jouissant très tôt des libertés, juridictions et droits municipaux, la ville conserva son perron et ses juridictions jusqu'à l'occupation française révolutionnaire. Le Cantatorium (écrit vers l'an 1100) rapporte que la première église y fut construite par saint Materne. La ville porte le titre de « Capitale européenne de la Chasse et de la Nature» depuis 1991 et elle est parfois encore appelée comme autrefois « Rome en Ardenne » en référence à l'influence internationale de son abbaye pendant 11 siècles, ses 8 prieurés et ses 2 collèges de chanoines, ses écoles monastiques renommées et son collège Thérésien, ses 130 paroisses à la collation du prélat, ses édifices religieux tels que la basilique Saint-Pierre ou l'Abbaye de Saint-Hubert... son statut de sanctuaire international, haut-lieu de pèlerinages en Europe occidentale depuis l'an 850 environ et à la politique franchement souveraine des prélats, catholiques romains convaincus, affichés et prosélytes, prétendant ne dépendre que de Rome et de l'empereur[1]...

La ville et l'ensemble de ses sections comptaient 5 652 habitants en 2014.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation générale[modifier | modifier le code]

Saint-Hubert se situe au cœur de l'Ardenne, en Haute Belgique, au sud-est et à environ 130 km de Bruxelles et 65 km de Namur et à 65 km environ au nord-ouest d'Arlon. La ville se développe toujours dans la clairière primitive, traversée par une dizaine de routes d'importance internationales ou régionales, dont la E46, (itinéraire qui joint la Normandie à la Rhénanie)? Cette voie express porte le numéro national 89 et relie Sedan et Charleville (direction Reims) vers le sud-ouest à Vielsalm et Liège (direction de Cologne) vers le nord-est. La N 803 la relie à Rochefort (et Ciney), deux villes situées comme Saint-Hubert à équidistance de la N4 et de la A4 ou E411 reliant Bruxelles à Luxembourg.

La N 808 vers Paliseul et la vallée de la Semois, la N848 vers Martelange, Bastogne et le Grand Duché, etc.

Le Galata, point culminant de la commune est aussi celui du plateau de Saint-Hubert, un des "sommets" du massif (schisteux-rhénan) ardennais. Il se situe à l'est de la ville, au bord de la base aérienne EBSU. Il est accessible via le hameau de Hurtebise (monastère bénédictin), juste à côté du "Radar des Ardennes" (Belgocontrol). Saint-Hubert Airport (EBSH) est à équidistance à vol d'aile des aéroports de Charleroi (Gosselies), Luxembourg (Findel) et Liège (Bierset), soit environ 90 km de chacun, au centre du triangle formé par ces trois aéroports. Saint-Hubert se situe aussi au croisement des deux itinéraires directs reliant les anciennes capitales régionales de la Gaule romaine (Belgique I et II et Germanie I et II), soit de Bavai à Trêves via Beaumont, Philippeville, Givet, Chanly (...) Mande Sainte-Marie, Esch/Sûre, Diekirch et Echternach... et de Cologne à Reims via Kerpen, Monschau, Malmedy, Stavelot, (...).

Communes limitrophes de Saint-Hubert
Tellin Nassogne Tenneville
Libin Saint-Hubert Sainte-Ode
Bertrix Libramont-Chevigny Vaux / sûre

Localités de la commune[modifier | modifier le code]

Les sections de la commune sont Arville, Awenne, Hatrival, Mirwart, Saint-Hubert et Vesqueville. Les autres villages sont Lorcy et Poix, les hameaux : Saint-Michel, Sainte Adeline, Hurtebise, Pont à Lomme et Pont de Libin (Fingris / Banalbois). le Sartay, les Moulins, les Forges, les Rouges Fosses.

Histoire[modifier | modifier le code]

Découvertes archéologiques[modifier | modifier le code]

En 2010 débutent des fouilles archéologiques place de l’Abbaye : le service des fouilles de la Région wallonne remet à jour la Porterie de l'ancienne abbaye, déjà bien située, et comme on le supposait depuis les découvertes romaines faites depuis 1970 dans la Grande Clairière de Saint-Hubert des vestiges importants d'une villa romaine ou d'un castrum, vu l'épaisseur des murs et la finition de ceux-ci. Les fouilles progressant vers l'abbatiale, les chercheurs ont découvert de nombreux ossements d'un cimetière médiéval ( XI° au XIII°s) à une petite trentaine de centimètres du pavement de la place : des ossements d'hommes, de femmes et d'enfants, recouverts seulement d'un linceul que des centaines de milliers de personnes ont ainsi piétiné sans le savoir durant des siècles, mais aussi plusieurs bâtiments abbatiaux primitifs et les sous sols d'un ensemble des XVI° et XVII°s.

L'ancien quartier abbatial dit palais provincial

Ces découvertes représentent un bond historique de plus de 400 ans dans la connaissance des origines de la ville. D'après le Cantatorium, les ruines du castrum, devraient être celles que visite Plectrude, l'épouse de Pépin II. On sait que toutes les villas et bâtiments gallo-romains du domaine d'Ambra ont brûlé à la fin du IIIe siècle, mais beaucoup de zones d'ombre subsistent encore dans la connaissance historique et archéologique des débuts .( "Plectrude arrive dans une vaste clairière, auprès des ruines du château d'Ambra"). Avec cette découverte, ces textes deviennent clairs : il s'agit bien de cette construction romaine dénommée "Ambra" et qui est nommément citée dans la charte de fondation du cloître d'Andain ("Andaïna") en 687 et rappelés par le "Cantatorium" .

Saint-Hubert[modifier | modifier le code]

Autrefois nommé Andain, en deuxième appellation, la future ville de Saint-Hubert vit s'installer une communauté religieuse, à la fin du VII°siècle à l'initiative de Pépin de Herstal et de son épouse Plectrude, communauté conduite par Bérégise, leur chapelain. Elle se voit dotée d'importantes possessions au cœur du fisc royal d'Ambra. Un peu plus d'un siècle plus tard, vers 817, cette première communauté de chanoines est remplacée par une abbaye bénédictine qui sera dirigée par Alvéus, premier abbé. Les premiers religieux ont probablement souffert de leur isolement, sur une terre ingrate, parmi une population encore peu au fait des croyances chrétiennes mais c'est bien l'abbaye de Saint-Hubert qui va parfaire et organiser l'ensemble de l'évangélisation en Ardenne depuis le haut Moyen Âge jusqu'aux temps modernes. C'est par décision du Concile régional d'Aix en 817, avec l'accord du métropolite de Cologne et de l'Empereur Louis lui-même, à l’initiative de Walcaud, évêque de Liège, que cette modification peut s'opérer : les chanoines de Saint-Pierre en Ardenne (Andain) s'en vont reprendre l'abbaye de Saint-Pierre de Liège qui deviendra ainsi la plus ancienne collégiale liégeoise, à deux pas de la cathédrale Notre-Dame et Saint-Lambert et les bénédictins de l'abbaye de Saint-Pierre de Liège, fondée par saint Hubert lui-même, s'en viennent reprendre le collège de chanoines de Saint-Pierre d'Andain. Le concile leur accorde de pouvoir emporter avec eux ( 30 septembre 825) le corps intact du grand saint thaumaturge, leur fondateur. À cette occasion, l'abbaye qui devient le relais sud du diocèse de Liège, reçoit déjà de nombreuses seigneuries, fiefs, fermes, moulins, vignobles, forêts, droits et rentes en dotation... présages de ce que deviendra le "Pays de Saint-Hubert" au Moyen Âge et aux temps modernes ( époques où quelque mille villages, villes, hameaux de France, d'Allemagne ou de Lotharingie seront concernés au plan matériel ou religieux, de près ou de loin, d'importance ou d'influence par le "Célèbre Monastère", "Phare de l'Ardenne" ). (voir Abbaye, terres, sites hubertins et "Pays de Saint-Hubert")

Vie et légende de saint Hubert[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Gilles-au-Pré

Hubert de Liège, attaché à la cour de Pépin à Herstal, et contemporain également de Charles Martel, est né vers 650. Il est nommé évêque de Tongres-Maastricht vers 705. Cet évêché comprenait anciennement le territoire actuel de la province de Liège, certaines parties des provinces de Namur et de Luxembourg, une partie de Eiffel (Bad Aachen, Jülich.. ) ainsi que les deux Limbourg (belge et néerlandais). Au début, le lieu de résidence d’Hubert se trouvait à Maastricht, mais vers 710, celui-ci vint s’établir à Liège sur les lieux du martyre de Lambert et des deux "basiliques" qu'il y a déjà fait construire. Il est donc considéré par l’Église et le peuple liégeois comme le fondateur et le patron principal de leur ville de Liège. Comme ces régions étaient encore peu christianisées, il voyageait à cheval, à pied ou en bateau à l’intérieur de son évêché pour y rencontrer et parfaire l'évangélisation des personnes habitant ces contrées, ce qu’il fit jusqu'à sa mort en 727 à Fourons-le-Comte ( professeur Thys van Oudenaarde). Grand thaumaturge, les nombreux miracles rapportés par ses contemporains et réalisés tant de son vivant que sur sa tombe en l’abbatiale Saint-Pierre de Liège, lui valent d'être "élevé sur les autels" par l’Église, Hubert est donc déjà canonisé le . À cette occasion, sa tombe est ouverte en présence de plusieurs évêques, de nombreux seigneurs et pèlerins, du roi Carloman lui-même : son corps et ses vêtements épiscopaux sont découverts parfaitement intacts (évêque Jonas d'Orléans, Vita prima)

Patron des forestiers, des bûcherons et des chasseurs, Hubert est d’abord et avant tout le patron des Ardennais qui reconnaissent en lui , leur saint protecteur depuis le 9° siècle. Depuis cette époque, la supplication pour la protection et les résultats d'une bonne chasse, l'offrande des prémices de la chasse s'est faite de manière tout à fait naturelle et spontanée par les seigneurs locaux et régionaux, la protection des activités quotidiennes des artisans, celle des récoltes et l'offrande des prémices de celles-ci par l'ensemble de la population ardennaise montant en pèlerinage au tombeau du saint, ont confirmé l'attachement et le choix des ardennais.

Les Croix banales instituées par l'évêché de Liège quelques décades plus tard et qui conduisaient les paroisses chacune à leur tour par doyenné ou chrétienté de Graide, Behogne, Bastogne, Famenne, Ardenne, Houille, Semois, Paliseul, Givet..., bannières et croix de procession en tête, à pied, en char à bœufs en famille et par paroisse, accompagnés de leur clergé et ce, jusqu’à l’abbaye, apportant offrandes et dons. Elles ont perduré jusqu'à la fin de l'ancien régime... Ainsi les moines s'étant vu réquisitionné leur charroi par l'occupant français et toutes processions et pèlerinages étant interdit, ils ont pu organisé la récolte des fromages de croix grâce aux "fourgons de la République"... Quelques grands pèlerinages pédestres subsistent encore...

Depuis le XV° siècle, la Vita V, écrite sans doute par Hubert le Prévost pour Philippe le bon, grand chasseur et prince de sang royal, prétend faire d’Hubert le fils de Bertrand, duc d’Aquitaine, grande province de France, marié à Floribane, fille du comte de Louvain (comté qui n’existe pas encore mais qui sera un des premiers fiefs des Bourguignons chez nous et qui est à l’origine du duché de Brabant) : se proclamant de la descendance d'Hubert de Liège et par ce lignage, posséder les mêmes pouvoirs qu' Hubert, à savoir guérir la rage, protéger chasseurs, chevaux et limiers à la chasse, accorder le répit aux malades et aux personnes mordues qui ne devront plus se rendre à Saint-Hubert, aussi, pour lui, il est donc extrêmement important qu'Hubert ait eu une descendance, dont au moins un fils ! Son choix tombe sur saint Floribert, le successeur d'Hubert à l'épiscopat. Floribert, déjà fils spirituel d’Hubert, devient ainsi pour le conteur, un fils selon la chair et son ancêtre personnel.

Depuis cet épisode, la vie et la légende d'Hubert s'entremêlent : aujourd'hui, elle rapporte toujours qu’Hubert, "attaché à la cour d'Austrasie mais fils de Bertrand, duc d’Aquitaine, marié à Floribane, fille du comte de Louvain, chassait un Vendredi Saint... il fit la rencontre d'un cerf magnifique portant un crucifix lumineux au milieu de ses bois." Le Christ l'appelle à la conversion et à vouer sa vie à l'évangélisation : "Jusques à quand cette vaine passion te fera-t-elle oublier le salut de ton âme ?" De retour à Herstal, puis à Maastricht, Hubert devient disciple de Lambert et entame un pèlerinage à Rome. Encouragé par le pape Serge I, celui-ci apprenant l’assassinat de Lambert, choisit et sacre Hubert comme nouvel évêque de Tongres-Maastricht. C'est à cette occasion qu'il aurait reçu de saint Pierre lui-même les clefs de Saint-Hubert pour protéger hommes et bêtes et qu'un ange lui aurait apporté la sainte étole toujours vénérée et imposée contre toutes rages et spécialement les personnes mordues par un animal enragé. Ces clefs dites de saint Hubert, son cornet et les effigies des saint Pierre et Hubert ont été de tous temps représentés dans les armes de l'abbaye. Le cornet reste le souvenir emblématique du pèlerinage hubertin parmi tous les "béatiles" emportés par les pèlerins, comme la coquille reste celle des pèlerins de Saint-Jacques pour Compostelle.

La basilique et le quartier abbatial
Article détaillé : Abbaye de Saint-Hubert.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Accaparée dès 1795, puis rendue partiellement aux religieux par la France révolutionnaire pour mieux les spolier ce n'est que le 7 janvier 1797, que tous les moines sont définitivement expulsés, et c'est en octobre de la même année que l’abbaye, ses très nombreux sites, bâtiments, églises et biens furent vendus à la pièce (jusqu'aux crucifix à la croisée des chemins !). Sous l'occupation française puis hollandaise, le quartier, les bâtiments du site abbatial, et les dépendances non vendus ou même rachetés à de premiers acquéreurs par la République accueillirent d'abord l’administration centrale du département des Forêts avant de devenir le siège d'une sous-préfecture et d'un arrondissement judiciaire du département de Sambre et Meuse, puis du Grand Duché de Luxembourg sous la domination hollandaise et ce, jusque 1839 et la séparation des "deux Luxembourgs", toujours accompagné de nombreuses administrations dont la maréchaussée...

Sa célèbre bibliothèque est dilapidée entre notables du régime, personnes "éclairées", occupants et vandales de tous bords avant que le solde ne soit convoyé par la République aux Archives départementales (actuellement Archives de l’État) à Namur. Quelque 50 ans plus tard ce qu'il en reste est cédé par l'état gratuitement à l'Institut archéologique namurois. Découvert dans les greniers de celui-ci par dom Thierry Réjalot, il est acheté par la nouvelle abbaye de Maredsous vers 1925.

"En compensation" de la perte par la ville de son statut de chef-lieu de province au profit d'Arlon, mais aussi de la perte de son statut de chef-lieu des arrondissements judiciaire et administratif, au profit de Marche et Neufchâteau et aussi bien sûr des nombreuses administrations qui lui sont liées, l'ensemble du site abbatial accueille de 1844 à 1956, un pénitencier pour enfants et jeunes gens (10 à 21 ans) de l'entièreté du pays, géré dans les deux langues par l'ordre gantois des frères de la Miséricorde; (dont la tombe commune se trouve toujours dans l'ancien cimetière de Saint-Gilles), avant d'être administré et gardé dans les deux langues toujours par des contractuels employés du Ministère de la Justice, après le renvoi des frères (en application de la loi dite "de malheur "), ce qui amena de très nombreux flamands à s'installer au "Borq" et à y faire souche : Slachmuylders, Petermans, Teymans, Uytenhove, Derweduwen, Van Buylaere, De Backer, Van Slambroek, etc... Le pénitencier sera supprimé après le procès de 1954 et la construction du premier IPPJ de Wauthier-Braine.

Depuis 1958, le site est le siège des Affaires culturelles de la Province, de classes de plein air et de forêts, de différentes administrations provinciales dont depuis les années 80, le département Citoyen, qui se démantèle actuellement par le pillage, service par service, pour Marche et Libramont. Depuis 1961 également, il a reçu un important dépôt des archives de l’État, dont les propres archives non politiques de l'abbaye, le solde se trouvant à Bruxelles, Paris, La Haye, Londres, Luxembourg, Arlon, Namur...

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Saint-Hubert.svg
La ville possède des armoiries.
Blasonnement : D’azur à la rencontre de cerf crucifère soutenu d’un cor enguiché, le tout d’or.
  • Délibération communale : 7 avril 2000
  • Arrêté de l'exécutif de la communauté : 24 août 2000
Source du blasonnement : Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 2 : Communes wallonnes M-Z, Communes bruxelloises, Communes germanophones, Bruxelles, Dexia,‎ .



Démographie[modifier | modifier le code]

Elle comptait, au , 5 625 habitants (2 826 hommes et 2 799 femmes), soit une densité de 50,60 habitants/km² pour une superficie totale de 111,16 km²[2].

Le graphique suivant reprend sa population résidente au 1er janvier de chaque année[3]

Les chiffres des années 1846, 1900 et 1947 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

Économie et tourisme[modifier | modifier le code]

Ressources[modifier | modifier le code]

Saint-Hubert est un centre touristique important de l'Ardenne. La ville jouit d’un vaste environnement boisé, partagé entre possessions privées, communales, provinciales, régionales et royales. La forêt de Saint-Hubert, les forêts de Freyr septentrional et méridional, la forêt d'Hazeilles, la forêt de Saint-Michel, la Forêt du roi Albert, le domaine de Mirwart, etc... sont ainsi des ensembles contigus de forêts mixtes proposant une grande variété de paysages et une qualité biologique exceptionnelle sur les milliers d'hectares de 10 grandes communes forestières : " La grande forêt de Saint-Hubert". La pratique du tourisme cohabite avec celle de la chasse, de l'exploitation forestière, des études agronomiques et d'importantes entreprises de génie civil. La ville est aussi le siège d'un centre pénitentiaire important, d'un centre administratif de l'état, d'un réseau d'enseignement secondaire et de formations aéronautiques, d'une zone artisanale et d'une zone commerciale, d'un centre de pratique du ski nordique, de nombreux hôtels, gites, centres de vacances pour groupes, logements et terrains de camp pour mouvements de jeunesse... de plusieurs haras et centres hippiques.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Saint-Michel
Le musée de plein air de Saint-Michel.
Le château de Mirwart, sous la neige.

Les principales curiosités touristiques de Saint-Hubert sont en dehors de l'abbatiale saint Pierre (voir basilique)

  • le quartier abbatial a été reconstruit dans son aspect actuel de 1727 à 1729 par le prélat dom Célestin De Jongh mais l’aile ouest (chancellerie de l'abbaye et du "Pays de Saint-Hubert" ) contient encore de nombreux éléments des XVI° et XVII°s, l'aile nord-est est entièrement du XVII°s (1639 par dom Nicolas de Fanson) pour le réfectoire des moines, le cloître, les cuisines, la tour des archives, la bibliothèque, le bastion... Quant à l'aile centrale, salles de réceptions, salon de musique et des logements pour les "hôtes qui comptent" pour l'abbaye et le pays, donc choisis...
  • l’église Saint-Gilles, dont la construction remonte au début du XI°s vraisemblablement (certains la voit déjà au X°s), fut dédiée initialement à saint Denis, patron du royaume de France. Elle change de titulaire en 1064, suite à l'acquisition par saint Thierry de Leernes de reliques de saint Gilles du Gard, abbé, ce qui en fait la plus vieille église paroissiale dédiée à saint Gilles en Belgique. Le chœur, ses fenêtres et sa voûte gothiques, le réaménagement de la nef, les colonnes, la chapelle saint Crépin (patron des cordonniers, corroyeurs, bourreliers...) et le percement de la tour datent du milieu du XVI°s, (1567 vraisemblablement) par le prélat, dom Remacle de Waha, dit "de Marche", juste en fin des travaux de reconstruction de l'abbatiale qu'il termine et avant le sac de celle-ci . La cloche principale, la plus ancienne de la ville, peut-être datée de 1575, elle fut offerte avec ses deux sœurs, volées elles aussi, par dom Jean VII dit "Balla" qui réinstalle un carillon partiel dans l'abbatiale à la même époque. Les autels sont de la fin du XVII°s (1675 pour l'autel de la Vierge, de saint Hubert et de saint Éloi et 1685 pour l'autel principal dédié à saint Gilles, tous deux offerts par le prélat, dom Cyprien Mareschal, curé primaire de la ville), quant au troisième, dédié à sainte Barbe, patronne des "scaïlteux" et des mineurs, dont on ne connaît pas encore la date de construction, il porte bien les caractéristiques du XVII°s et semble un peu plus ancien. L'antependium dédié à saint Hubert doit vraisemblablement provenir comme le maître-autel, tous deux de très grande qualité, des œuvres du grand maître liégeois, Jean Arnold Hontoire et de ses élèves, présent à Saint-Hubert très régulièrement les 25 dernières années de sa vie. Le porche et les "nouvelles" fenêtres sont à replacer sous l'abbatiat de dom Célestin De Jong, en 1734 comme le presbytère, soit l'année précédant le grand incendie général de la ville.
  • À 7 kilomètres au nord de la ville, à Saint-Michel, au bord de la Masblette, on trouve le "Fourneau de Masblette" de 1771 de dom Nicolas-Dominique Spirlet, dans un hameau-musée consacré aux prémices de l’industrie du fer et de la sidérurgie en Wallonie ainsi qu’un musée de plein air rassemblant différents types de maisons et bâtiments anciens provenant des différentes régions wallonnes "Musée de la vie rurale en Wallonie" ("Bokrijk wallon").
  • Le château de Mirwart est remarquable. L'ancien château féodal dont les premières citations remontent vers 940, abrita en son sein (depuis la prise de possession du château par l'abbaye qui le reçut en hommage du prince-évêque de Liège), le prieuré Saint-Michel, soit du XI°s jusqu’au milieu du XVI°s . Le château actuel fut reconstruit en style classique au début du XVIII°s par les nouveaux propriétaires (de Smaeckers), chevaliers d'industrie. Le domaine et le château rachetés à la famille des von der Blocke (anversois) en 1951 par la province de Luxembourg, ont subi depuis de nombreux avatars et spoliations...
  • La porte du Parc, reconstruite avec le rempart de l'abbaye de 1659 à 1662 par l'abbé dom Benoît Laurenty de Lessive, représentent avec le bastion de dom Nicolas V de Fanson, le petit reste des défenses abbatiales encore debout. Les premières fortifications furent construites dès l'an 940 par l'abbé Frédéric : un kilomètre de murailles environ, 9 tours et au moins 4 portes...
  • Le Monastère "N-D d'Hurtebise", dont les bâtiments initiaux et la propriété ont été donnés aux religieuses bénédictines par la famille de la Vallée-Poussin, est un havre de paix et de prière à l'orée de la forêt, les religieuses y organisent retraites et sessions bibliques ainsi que la fabrication d'hosties pour les paroisses catholiques. Il a été construit à partir de 1938 à l'emplacement d'une des trois bouveries que l'abbaye possédait dans la région et gérait en faire-valoir direct. Les moines y élevaient là aussi des "bêtes rouges" mais spécialement les célèbres "roux d’Ardenne" qui régalaient les princesses royales et la Cour de Versailles, moutons envoyés par chariots entiers via les prieurés français de l’abbaye (correspondance de dom Nicolas-Dominique Spirlet)
  • La Bouverie de Chermont, qui jouit d'un panorama splendide, construite par Nicolas V de Fanson vers 1645 à l'emplacement des ruines et des terres du hameau de Chermont, dont les propriétaires étaient tous décédés lors de la grande peste et dont plus personne ne voulait (ni les terres ni les masures !), comprenait après le rachat aux héritiers, un domaine d'un seul tenant de plus de cent hectares où l'abbaye élevait un bétail important ("bêtes rouges"). Elle fut saisie par la République et vendue avec les biens abbatiaux en 1797, transformée au XIX°s en ferme agricole et d'élevage par les propriétaires successifs pour y loger les nombreux domestiques, le chartil, le bétail, les récoltes d'une importante exploitation. Réaménagée il y a quelques années en résidence par la famille Saverys, elle a constitué avec les exploitations de Bure et Hurtebise, non concédées en fermage (comme Hatrival, Séviscourt, Tavier, Terwagne, et de nombreuses autres...), les "3 bouveries", voisines de l'abbaye, gérées en faire-valoir direct par ses oblats, convers et domestiques.
  • La "Converserie", située actuellement sur la commune de Tenneville, comporte encore des parties de bâtiments anciens. Le premier "hospice" y fut construit en 1152 par l’Abbaye sur un terrain offert par le Comte Henri de La Roche et tenu par les convers, d'où son nom. Il était destiné à accueillir pèlerins et malades se rendant au tombeau de saint Hubert et traversant la grande forêt au risque de se perdre par temps de brume et brouillard, obscurité, attaque des loups, dans les fanges, la neige, etc... La nuit et par mauvais temps, une cloche sonnait à intervalles réguliers pour orienter les égarés... Les terres exploitées par les moines et essartées sur la forêt, la lande et la fagne constituent toujours une clairière importante autour des bâtiments "hospitaliers" et des anciens bâtiments agricoles rénovés par le Comte de Launoit pour les chasses des "princes de Réthy" avant d’être racheté et exploité comme centre de séminaire par le baron Coppée dès que le roi Baudoin eut renoncé aux chasses royales de Freyr et de Saint-Hubert. Ils ont été cédés récemment à une association hospitalière hollandaise pour en faire un centre médical...
  • La chapelle Saint-Roch, construite en 1668, par dom Cyprien Mareschal, ex-voto offert à saint Roch de Montpellier pour la protection accordée durant la grande peste de 1636 où la moitié de la population de la ville et le tiers des moines ont péri et le prier aussi de continuer à protéger les borquins contre tout retour de l’épidémie. Ceux-ci se sont engagés avec leur prélat pour un pèlerinage annuel en procession le 16 août, jour de sa fête. Construite en matériaux du cru, pierres de schiste et de grès, liant de chaux et sable rouge, fenêtres en plein cintre et chevet gothique, chaulée comme tout maison particulière ardennaise qui subit les intempéries, petit clocheton et statue extérieure de la Vierge dans une niche. La statue du saint est en sécurité chez un voisin : mais est-ce la bonne formule ?
  • L'ancien Hôpital Saint Éloi (voir aussi ci-après), vendu par les révolutionnaires à un particulier, fut aménagé pour le roi Léopold I qui l'appelait "mon petit pied à terre" et qui l’occupa chaque automne pendant près de vingt ans. Les forêts domaniales de Saint-Michel, Warinsart et Freyr étaient toutes proches des forêts de Saint-Hubert dont la chasse lui avait été offerte par la Ville lors de sa "joyeuse entrée" en 1843. Elles étaient aussi les seules forêts en Belgique à contenir encore du gros gibier dont des cerfs au milieu du XIX°s... mais aussi des loups dont on prétend qu’il tua le dernier !
  • La ville possède une bonne dizaine de bâtiments et monuments inscrits au patrimoine wallon.

Transports[modifier | modifier le code]

Air[modifier | modifier le code]

Article détaillé : aérodrome de Saint-Hubert.

L'aérodrome civil de Saint-Hubert (EBSH ou Saint-Hubert Airport) fut créé en 1925. Dès le début, une école d'aviation et des ateliers de construction d'aéroplanes y ont été créés sous l'autorité du capitaine Orta. Les installations furent rétrocédées à son principal actionnaire financier, l’État belge dès 1946 et gérées par la Régie des Voies Aériennes jusqu'à la fédéralisation de la Belgique. L'Aéroclub des Ardennes y exerce ses activités depuis 1958 et le Centre National de Vol à Voile depuis 1960. On y trouve également une station météo opérationnelle depuis 1925. qui fut longtemps la plus importante de Belgique et qui est actuellement entièrement automatisée. L'aérodrome, propriété de la Ville depuis sa création, est géré actuellement de concert par celle-ci, la Sowaer (société wallonne des aéroports) et une coopérative de pilotes et d'usagers. Le vol à voile est l'activité principale de l'aérodrome de Saint-Hubert, des stages ADEPS, des vols découvertes, initiations et perfectionnement sur hélicoptères, avions de tourisme, ulm, montgolfières, aviation de tourisme y sont aussi pratiqués par plusieurs sociétés privées installées sur le site... Hôtel-restaurant-cafeteria, nombreux hangars, ateliers de maintenance et de réparation, tour de contrôle, station météo, radar des Ardennes, académies d'aviation, salles de réunion et bureaux de sociétés, services d'entretien et de gestion, ravitaillement en carburant, logements... : il ne lui manque que des bureaux de douane et de police.aérienne..!)

L'aérodrome militaire de Saint-Hubert (EBSU ou Base aérienne de Saint-Hubert), en propriété et géré par le ministère de la Défense, a été construit de 1950 à 1959, dans le cadre des bases de réserve OTAN. Il fut affecté avant la fin de sa construction à la Royal Canadian Air force et ce, pendant une douzaine d'année avant d'être remis à l’École d'aviation légère de Brasschaat (Voltac) qui l'a géré jusqu’à la réforme en profondeur de l’armée belge après 1990, la ville étant à l'époque la marraine de la 16° escadrille d'aviation légère basée à Butzweilerhof. Il est occupé régulièrement pour des manœuvres et exercices par les para commandos, les chasseurs ardennais dont la ville est la marraine actuelle du Régiment, divers corps OTAN... La piste en béton de 2700 m x 45 m et ses installations (taxiway, blocs ops, hangars, dépôts kérosène, etc.) sont maintenus en état de fonctionnement.

Rail[modifier | modifier le code]

La première gare de Poix (lez) Saint-Hubert, sur la ligne du Grand Luxembourg, et la route nouvelle pour relier cette gare à la ville furent inaugurés en 1859. Jusque 1956 et l’électrification de la ligne, tous les trains directs ou "express" faisaient arrêt dans cette gare importante, qui sera reliée dès 1888 par chemin de fer vicinal à Saint-Hubert. La ville a connu ainsi la plus ancienne voie ferrée métrique de Wallonie de 1888 jusque 1960. Elle a aussi été reliée très tôt par vicinal à Libin, Paliseul, Bouillon, Sedan, Nouzonville (département des Ardennes) puis Freux, Amberloup, Libramont, Bastogne... Il existait aussi à Poix le seul service de transbordement SNCV-SNCB pour le centre et le nord de la province avec celui de la gare de Melreux. La gare de Hatrival et le point d'arrêt de Mirwart, dans la commune de Saint-Hubert, sur la même ligne 162 (Namur-Sterpenich), ont été supprimés dès 1983.

Folklore et festivités[modifier | modifier le code]

  • Chaque été, le premier we de septembre, ont lieu les journées internationales de la chasse et de la nature.
  • Chaque été, début juillet , se tient le we de la Rose.
  • Depuis 2015, début juillet, les stages internationaux de Trompes de Chasse ont à nouveau repris.
  • Chaque printemps, en mai, ont lieu les championnats de Belgique (ou du Benelux) de Vol à Voile
  • Chaque été, dans le cadre du Festival de Wallonie, le Juillet Musical de Saint-Hubert organise des concerts dans la Ville, dans les villes du centre et du nord de la province et dans les villages voisins.
  • Le Borqtour, un festival de musique rock et électro, a lieu au début du mois d'août.
  • Les pèlerinages au tombeau de saint Hubert restent vivaces, biens que moins nombreux qu'autrefois, et ont lieu à dates fixes.
  • Chaque automne, le dernier we de septembre voit se rassembler les bouchers, charcutiers, mangons et masqueliers de Belgique et du nord de la France pour honorer leur saint patron.

Sécurité et secours[modifier | modifier le code]

La ville fait partie de la zone de police Semois et Lesse, et dispose sur place en plus de la permanence communale d'un des deux postes d'intervention de cette zone. Un peloton de gendarmes fut installé sous l'occupation française dans les locaux abbatiaux. Supprimée avec le départ des administrations, la maréchaussée ne reprit vie à Saint-Hubert que par la volonté du roi Léopold I à l'époque de ses grandes chasses en Ardenne. L'ancienne gendarmerie, occupée très longtemps par l'Académie de musique de Saint-Hubert date de ce temps-là.

La ville est aussi partie dans la zone de secours Luxembourg et dispose depuis un siècle d'un corps de Sapeurs-Pompiers.

La section de la Croix-Rouge s'est développée localement à partir de 1924 après avoir participé avec la Croix-Rouge de Belgique à la gestion de l'Ambulance 1034 de Saint- Hubert (Lazaret) en 1914-1915.

L'hôpital abbatial Saint-Eloi fut au service de la population, des malades et pèlerins depuis l'an mil environ jusqu'à la Révolution. Il se trouvait place des Plaids généraux, actuelle place de l'abbaye, jusqu'au sac de la ville en 1568. Restauré provisoirement après les évènements, il fut reconstruit à neuf rue de la fontaine en 1607.

Une léproserie-ladrerie (?), lieu de confinement et d'écartement des personnes contagieuses, alimenté par une fontaine, dans un pré à l'écart de la ville, a vraisemblablement existé lors des diverses épidémies qu'a connu la cité et l’Ardenne au Moyen Âge et aux temps modernes, particulièrement lors de la peste de 1636, au lieu-dit " Maladrie" ou maladrerie. Le cimetière pour ces personnes décédées mais contagieuses qui aurait provoqué le choix de l'emplacement de la chapelle Saint-Roch, n'a jamais été identifié.

Suite aux épidémies récurrentes de tuberculose des dispensaires antituberculeux furent créés dans plusieurs villes de la province dès l'entre deux-guerres. Celui de Saint-Hubert, installé avenue Nestor Martin, au pied de Saint-Gilles, fut détruit par une des bombes volantes tombées sur la ville en novembre 1944. Il fut donc réinstallé pendant quelques année rue Saint-Gilles (maison Arend) avant de terminer son existence rue Général Dechesne dans l'ancienne habitation du commissaire de police.

En 1955, quatre médecins et chirurgiens associés achètent un terrain route de Lorcy et lancent les plans d'un nouvel hôpital pour la ville. Le projet disparaitra dans par un arrangement entre Mr Braffort, propriétaire des 2 antennes chirurgicales de Libramont et de Virton-Saint-Antoine et ces médecins : ils seront tous engagés comme cadres dans l'agrandissement de la clinique de Libramont qui se réalisera de 1957 à 1959.

Personnalités liées historiquement à la ville[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Joseph Redouté, né à Saint-Hubert, 1759-1840, peintre aquarelliste célèbre, " le Raphaël des fleurs", professeur des reines Marie-Antoinette et Marie-Louise d'Orléans, de l’impératrice Joséphine de Beauharnais...
  • Henri-Joseph Redouté, son frère cadet, né à Saint-Hubert, peintre aquarelliste et illustrateur, il participe avec Bonaparte à la campagne de Bonaparte en Égypte et à la "Description de l’Égypte"
  • Antoine-Ferdinand Redouté, leur frère ainé, né à saint-Hubert, peintre décorateur.
  • Philippe Titeux, célèbre sculpteur,
  • Saint Thierry I de Leernes, abbé, décédé à Saint-Hubert en 1086, " le plus célèbre abbé de son temps" et le plus célèbre abbé hubertin, fut un ami intime du pape Grégoire VII et de Godefroid dit de Bouillon, avoué de l'abbaye. Il fut fortement impliqué comme son successeur Thierry II dans la "Querelle des Investitures ". Il fait construire trois cryptes extérieures à l'abbatiale dont l'actuelle, bénie en 1080 et une autre sur le modèle du tombeau du Christ dénommée " Sainte Jérusalem". Plusieurs prieurés, de nombreuses nouvelles paroisses à la "collation" de l'abbé, furent créés à son initiative.
  • dom Thierry III de Waha, abbé, participe à la croisade avec le roi de France, il fait construire en gothique primaire (e 1230) de nouvelles tours pour l'abbatiale romane de 1135. Il fait sculpter pour celle-ci la Vierge en majesté, dite "de Cens", actuellement au musée diocésain de Namur, dont une copie polychrome et moderne réalisée par Louis Thomas, décore l'autel de la crypte. C'est lui qui cède les derniers droits de la famille "de Waha " sur la seigneurie et le chapitre collégial du même nom à l’abbaye, après ceux déjà accordés par Jean I de Waha. son parent et prédécesseur à l'abbatiat, au siècle précédent.
  • dom Nicolas I de Vervoz, abbé, premier prélat à s'inquiéter très fortement des dérives annexionnistes de ses voisins dont spécialement le Luxembourg et les Pays-Bas méridionaux, poussé en cela par les ducs de Bourgogne (puis au cours des siècles suivants par l'Espagne et enfin par l'Autriche). Il rappelle bien haut la souveraineté de sa Terre et des biens du "Pays de Saint-Hubert". Mais dorénavant, les prélats hubertins devront réclamer sans cesse l'arrêt de la mainmise et de la séquestre régulières des revenus et biens de l’Abbaye opérée par le Gouverneur et les États du Duché de Luxembourg. Pour contrer ces actions, Ils se feront aider et soutenir par le prince-évêque de Liège, l’archevêque de Cologne, en appelleront au pape et surtout au roi de France et à son armée.
  • Louis XI, roi de France : Nicolas I inaugurera avec lui les relations privilégiées qu'entretiendront la cour de France et l'abbaye de Saint-Hubert jusqu'à la fin de l'ancien régime... les premières traces de ces petits cadeaux entre amis datent de 1472 !
  • Charles le Téméraire, duc de Bourgogne : Nicolas I de Vervoz doit subir la pression bourguignonne et luxembourgeoise et le choix délibéré de Charles, dit le téméraire de se porter "Avoué de l'abbaye et de la Terre-Dieu et Saint Hubert ". Pour pousser encore plus loin la main-mise initiée par son père, il vient prêter serment et soumission à Monseigneur saint Hubert, représenté par l'abbé au pied de l'autel du saint, le 7 décembre 1467.
  • Philippe dit le Bon, duc de Bourgogne : Celui-ci se mêle à plusieurs reprises des affaires de l'abbaye, court-circuite les droits de l'abbé comme lors de la création d’un nouveau marché hebdomadaire, accorde de nouveaux droits à Nassogne pourtant seigneurie hubertine et non luxembourgeoise...
  • Charles-Quint, empereur. Il accorde à l'abbaye et au pays de Saint-Hubert, l’édit de confirmation de la neutralité et d'Indépendance. Ce document confisqué par le duché de Luxembourg en1769 se trouve toujours aux archives nationales à Luxembourg. Pour le séduire et lui faire accepter définitivement de faire basculer le pays de Saint-Hubert et l'Abbaye dans les fiefs et seigneuries du Duché et donc de la Maison d’Autriche, les États du Duché et particulièrement le gouverneur avaient promis à Nicolas V (Dominique) Spirlet, dernier prélat consacré, qui deviendra ainsi le plus haut représentant du clergé mais aussi de la noblesse à ces mêmes États, d'être le premier évêque du nouveau diocèse qu'ils prétendaient voir créer incessamment pour le Duché, l'abbaye transformée en palais épiscopal, grand séminaire, etc... l'abbatiale en cathédrale, les moines sécularisés en chanoines.
  • dom Nicolas III de Malaise, brabançon, grand réformateur et constructeur de l'abbatiale en gothique flamboyant (1526-1564), toujours dédiée à saint Pierre. Il est enterré dans la crypte actuelle au centre devant l'autel à côté de son neveu qui lui succèdera comme prélat. En 1522, il obtient de l'Empereur Charles-Quint, l’Édit de confirmation de la neutralité et de l'indépendance de l'Abbaye et du Pays de Saint-Hubert.
  • dom Nicolas IV de Fanson, né à Andenne, prélat de 1611 à 1652, le plus célèbre abbé après le bienheureux Thierry, il achète le Vicomté d'Anseremme, rétablit ordre, ferveur et bien-être matériel dans l'abbaye, au bourg et au Pays de Saint-Hubert après les tribulations, pillages, pendaisons, destructions, détournements de biens et de fiefs, famines qu'ont eu à subir ses trois prédécesseurs, l'abbaye et le Pays. Il récupère ainsi une bonne partie des nombreux biens et fiefs saisis ou extorqués. Les destructions et ravages commencent avec le sac de l'abbaye par le prince de Condé et ses 5000 fantassins et 3000 cavaliers Huguenots, le 15 octobre 1568, sous l'abbatiat de Jean VI de Lamock : destruction des reliques de saint Bérégise, fondateur du premier monastère, celles de saint Thierry de Leernes et des Vierges de Cologne, incendie complet de l'abbatiale toute neuve, du monastère, de la ville, etc. Cette première série de calamités ne se terminera qu'à la mort de Jean VIII de Masbourg en 1610, après qu'il ait été pris en otage par les Hollandais en 1602 et l'abbaye rançonnée. Nicolas IV fait reconstruire le cloître, la tour des archives, le réfectoire, la bibliothèque, les logements et locaux conventuels des convers et oblats, l'infirmerie du monastère, le bastion et certaines murailles de l'abbaye, démonter les arcs boutants qui menaçaient la stabilité de l’édifice depuis la destruction de la voûte par les Huguenots, construire un nouveau maître-autel dédié à saint Hubert et terminer le nouvel hôpital déjà reconstruit par son prédécesseur, etc. Dès le début de son pontificat, il fonde rue Saint-Gilles une école publique pour filles qui, sauf informations contraires, serait la plus ancienne d'occident...
  • dom Cyprien Mareschal, né en Brabant, prélat de 1662 à 1686, rachète le droit d'avouerie, détenu à ce moment par les d'Arenberg car au lieu de recevoir aide et soutien des avoués comme l'avait voulu les fondateurs, ce droit, exercé pourtant parfaitement par des féodaux comme Godefroid de Bouillon, était devenu source de tribulations et de vexations depuis la main-mise luxembourgeoise sur la seigneurie de Mirwart. Il fait construire et installer les grandes orgues, fait remonter la voûte, établit les autels de l'église saint-Gilles, fait commencer les travaux d'embellissement de l'abbatiale, bâtir la chapelle Saint-Roch, etc.
  • Jean-Philippe De Jong, en religion dom Célestin, né à Olne, prélat de 1727 à 1760, constructeur du Quartier actuel et du château de Bure, résidence d'été des prélats dans leur seigneurie de Bure, des derniers embellissements de l'abbatiale, stalles, statues des quatre évangélistes et de saint Sébastien par Guillaume Evrard, le plus grand sculpteur liégeois du XVIII°s, autels latéraux , etc. Reproclamant en 1742, la souveraineté de l’Abbaye et du Pays de Saint-Hubert face au duché de Luxembourg et à l'Autriche cette fois, pour éviter la prise de corps par les Luxembourgeois, il doit se réfugier à Sedan pour de nombreuses années. Il y sera reçu comme un prince de sang et protégé totalement par le roi Louis XV.
  • Jean Roberti sj , né à Saint-Hubert, polémiste de haut vol, spécialement contre les Calvinistes de Sedan (qui le lui rendent bien ainsi qu'à Nicolas IV de Fanson), écrivain, historien et professeur à l'Université de Pont-à-Mousson.(XVII°s)
  • Nicolas VI Abinet, prieur abbatial de Nicolas V Spirlet et dernier abbé élu par la communauté réfugiée à l’abbaye de Munster, après le décès de celui-ci en exil à Montjoie. Seul borquin élevé à l'abbatiat, avec dom Cerfay, abbé cistercien d'Orval, il conduira et protègera la communauté en exil avant et durant sa dispersion. Les évènements politiques empêcheront son ordination abbatiale et il ne portera donc pas les ornements épiscopaux que tous les prélats hubertins recevaient lors de cette même ordination épiscopale depuis le début du XV°s. Il meurt à Luxembourg chez son frère, médecin.
  • Jean Arnold Hontoire
  • Arsène Vaillant (1922–2007), né à Saint-Hubert, footballeur et journaliste sportif.
  • Nestor Martin, industriel, né à Saint-Hubert, il y construit une importante fonderie, fin du XIX°s.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Présentation de Saint-Hubert. », sur Site internet de la fédération du tourisme du luxembourg belge.
  2. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/stat-1-1_f.pdf
  3. 3_Population_de_droit_au_1_janvier,_par_commune,_par_sexe_2011_2014_G_tcm326-194205 sur le site du Service Public Fédéral Intérieur

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Monographies[modifier | modifier le code]

  • Maxime Dessoy, Saint Hubert, le patron de l'Ardenne, l'abbaye, la basilique, Gofflot, Saint-Hubert, s.d.
  • Alain Dierkens, Jean-Marie Duvosquel, Nathalie Nyst, et al., L'ancienne église abbatiale de Saint-Hubert, Études et Documents, Monuments et Sites, t. 7, Namur, Ministère de la Région wallonne, Direction générale de l'Aménagement du Territoire, du Logement et du Patrimoine, Division du Patrimoine, 1999
  • Pierre-Paul Dupont, Saint-Hubert en Ardenne, Gemboux, Duculot, 1971
  • Léon Hector, Études sur Saint-Hubert en Ardenne et son ancienne paroisse, Arlon, Fasbender, 1956
  • Thierry Réjalot o.s.b., Manuel du pèlerin et du visiteur au Sanctuaire de Saint Hubert-en-Ardenne, Gembloux, Duculot, 1934

Articles[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Paul Dupont, « Saint-Hubert », in Abbayes de Belgique, Groupe Clio 70, Léon Dewincklear, 1973, p. 174–199
  • Émile Tandel, Les communes luxembourgeoises, t. VIb : Arrondissement de Neufchâteau, Arlon, Institut archéologique du Luxembourg,‎ , « Saint-Hubert », p. 952–1039

Liens externes[modifier | modifier le code]