Aduatuques

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Les Aduatuques (ou Atuatuques ou Aduatiques) étaient un peuple celto-germanique installé en Gaule belgique, entre le Rhin, la Meuse, la forêt Charbonnière et l'Ardenne[1]. Selon Jules César, ils étaient composés majoritairement de Cimbres et de Teutons[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Culturellement, ces tribus relevaient du monde celte. Cependant, d'après Jules César, les Aduatuques étaient d'origine « germanique », alors que leur nom est vraisemblablement d'étymologie celtique (cf. Aduatuca, Atuatuca d'un possible *ad-uātu-cā « lieu où l'on prophétise » (?) sur uati-, devin[3] ou *adu-ātu-cā sur adu-, eau[4]), tout comme leurs voisins Nerviens, Condruses, Pémanes et Éburons. Les Aduatuques seraient les restes d'un groupe des Cimbres qui sont restés dans le nord de la Gaule, après avoir vaincu l'armée romaine commandée par Marcus Junius Silanus, en 109 avant Jésus-Christ. La localisation exacte du territoire des Aduatuques n'est pas claire, mais ils étaient apparemment voisins des Nerviens et des Eburons. Edith Wightman considère qu'ils ont probablement occupé la vallée de la Meuse moyenne.

En 57 av. J.-C., les légions de César vainquirent la confédération des tribus belges lors de la bataille du Sabis. Avant la bataille, des informations des Remi, une tribu alliée avec Rome, établissent que les Germani (Condruses, Eburons, Caeraesi, et Paemani) ont promis environ 40.000 hommes. Ceux-ci devaient rejoindre 60.000 Bellovaques, 50.000 Suessions, 50.000 Nerviens, 15.000 Atrébates, 10.000 Ambiens, 25.000 Morini, 9000 Ménapiens, 10.000 Caleti, 10.000 Velocasses, 10.000 Viromandui, et 19.000 Aduatuci.

Les Aduatuques, arrivés avec retard au secours des Nerviens se réfugièrent dans un de leurs oppida (qui se situerait à Thuin ou à Namur[2],[5]). Au moment de l'attaque romaine, l'oppidum des Aduatuci hébergeaient 57.000 réfugiés. L'oppidum est capturé par les Romains après des combats qui feront 4.000 morts. Le Aduatuci résistent avec succès aux premières attaques, mais ils se rendent après que les Romains aient érigé des armes de siège. César leur promet sa mensuétude si les Aduatuques se rendent, de sorte qu'ils ouvrent leurs portes et rendent les armes. César tient parole et en envoie les troupes romaines hors de la ville pour éviter le pillage. Les Aduatiques utilisent des boucliers et des armes cachées dans la ville et attaquent les Romains par surprise durant la nuit. Ils sont cependant battus et beaucoup sont tués dans la bataille. Les Romains décimèrent ce peuple, capturant et vendant comme esclaves près de 53 000 hommes, femmes et enfants[6] et libérèrent le peuple des Éburons qui leur était tributaire[7].

Ce peuple se soulève à nouveau à l'automne 54 av. J.-C., associé aux Éburons et aux Nerviens. Le territoire est ravagé par César et le lieu-dit Aduatuca, occupé par une légion, subit une attaque de la part des Germains en 53 av. J.-C.[8]. Durant la période romaine, les Aduatuques survivants sont intégrés dans la Civitas Tungrorum.

Localisation de leur oppidum[modifier | modifier le code]

En 2012, un groupe d'historiens et d'archéologues est arrivé à la conclusion que l'Oppidum des Aduatiques devait être situé au sud de la ville de Thuin, dans le Hainaut, au lieu-dit "Bois du Grand Bon Dieu", et ce sur base des éléments suivants[9] :

1. Découverte des restes d'un établissement fortifié de l'âge du fer, contenant 13 hectares,

2. Fortifications correspondent à la description donnée par César,

3. Concentration de projectiles de plomb romains montrent que le fort a été attaqué par les forces romaines,

4. Découverte de trois trésors enterrés près de la fortification et datant des premières années de la décennie 50 avant Jésus-Christ,

5. Le lieu est situé dans la zone du conflit.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ugo Janssens, Ces Belges, « les Plus Braves », Histoire de la Belgique gauloise, 2007, Racine, p. 47.
  2. a et b Ugo Janssens, op. cit., p. 47.
  3. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. p. 307
  4. Julius Pokorny, Zur Geschichte der Kelten und Illyrier, Max Niemeyer halle, Saale 1938. p. 124.
  5. À noter que le nom de leur oppidum supposé n'a pas non plus d'étymologie germanique, mais celto-latine; cf. Jules Herbillon, Les noms des communes de Wallonie, Crédit communal, Coll. Histoire no 70, Bruxelles, 1986.
  6. Commentaires sur la Guerre des Gaules, II, 33.
  7. Commentaires sur la Guerre des Gaules, V, 27
  8. Commentaires sur la Guerre des Gaules, VI, 35-36.
  9. Oppidum van de Aduatuci ligt in Thuin (Henegouwen)

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]