New York Public Library

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

New York Public Library
Image illustrative de l'article New York Public Library
L'entrée de la bibliothèque centrale de la NYPL.
Présentation
Coordonnées 40° 45′ 10″ nord, 73° 58′ 54″ ouest
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Ville New York
Adresse 5th Avenue 42nd Street
Fondation 1895
Informations
Site web nypl.org
Nombre de livres 52 946 398

La New York Public Library (NYPL) ; en français : « Bibliothèque publique de New York » est un réseau de bibliothèques publiques situé à New York. Avec près de 53 millions de documents, c'est la seconde plus grande bibliothèque publique des États-Unis, derrière la Bibliothèque du Congrès. C'est une organisation à but non lucratif, gérée de façon indépendante avec des fonds à la fois publics et privés.

Outre la bibliothèque centrale située sur la Cinquième Avenue à Manhattan, la NYPL possède plusieurs dizaines de succursales réparties dans les arrondissements de Manhattan, du Bronx et de Staten Island, ouvertes au public qui sont constituées de bibliothèques scientifiques et des bibliothèques de prêts. Les deux autres arrondissements de la ville de New York, Brooklyn et Queens, sont desservis par deux autres réseaux indépendants que sont respectivement la Bibliothèque publique de Brooklyn et la Bibliothèque de Queens.

La NYPL entretient également des liens avec des librairies professionnelles et académiques situées dans les environs citadins de l'État de New York.

Les origines de la bibliothèque remontent au XIXe siècle, sa fondation comme ses racines sont la fusion de bibliothèques locales, de bibliothèques sociales pour les bibliophiles et les riches, et de la philanthropie des Américains les plus riches de leur époque, en particulier du magnat de l'acier, Andrew Carnegie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Construction et ouverture[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, la ville de New York disposait de deux grandes bibliothèques publiques :

  • L'Astor Library, créée grâce à un legs d'une valeur de 400 000 dollars, provenant de John Jacob Astor (1763-1848), qui avait ouvert ses portes en 1849 ;
  • La Lenox Library, créée par James Lenox (1800-1880), un collectionneur de livres, qui était située sur la 5e avenue, à l'emplacement actuel de la Frick Collection.
Intérieur de la NYPL.

En 1886, Samuel J. Tilden (1814-1886), fait un legs d'environ 2,4 millions de dollars pour créer une nouvelle bibliothèque[1]. John Bigelow (1817 - 1911), un avocat new-yorkais, qui est l'exécuteur testamentaire de Samuel Tilden, combine un plan pour associer les ressources des bibliothèques Lenox et Astor (qui sont alors à court d'argent) avec le don de Samuel Tilden pour créer une fondation privée, le . La nouvelle bibliothèque fusionne également avec la New York Free Circulating Library en février 1901, et Andrew Carnegie offre 5,2 millions de dollars pour construire des succursales, à la condition que la ville de New York assure leur fonctionnement et leur maintenance[2]. Ce genre de partenariat entre l'État et un philanthrope est caractéristique d'une certaine façon de faire très « américaine ». 2 509 « bibliothèques Carnegie » verront ainsi le jour entre 1883 et 1929[3], dont 1 689 aux États-Unis, 660 en Grande-Bretagne et en Irlande, 156 au Canada, le reste en Nouvelle-Zélande, dans les îles Caraïbes et dans les îles Fidji.

Le bâtiment principal est construit le long de la 5e avenue de Manhattan, entre la 40e et la 42e rues, sur les plans élaborés par le cabinet d'architectes Carrère and Hastings (en). Il est ouvert au public le après quatorze ans de travaux. Les fameux lions qui en gardent l'entrée sont sculptés par Edward Clark Potter. Dans les années 1930, ils sont surnommés « courage » et « patience » par le maire Fiorello LaGuardia.

Les premiers changements[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, le bâtiment principal est concentré sur la consultation sur place, l'activité de prêt étant transférée dans un autre bâtiment[4]. Dans les années 1980, la bibliothèque s'agrandit de plus de 10 000 m2, par l'ajout de salles souterraines.

Les nouveaux projets[modifier | modifier le code]

Bryant Park.

Un nouvel agrandissement est envisagé en 2000 mais les attentats du 11 septembre 2001 en empêchent l'aboutissement et la bibliothèque connaît une période difficile[4]. Les derniers projets prévoient de réutiliser les galeries sous Bryant Park, le jardin public attenant, comme magasins et de retransformer les magasins existants en salles de lecture. Le coût est estimé à 1,2 milliard de dollars et le projet ne devrait pas voir le jour avant 2014[4],[5]. En 2008, l'institution annonce que le bâtiment de la bibliothèque centrale sera rebaptisé Stephen A. Schwarzman Building en l'honneur de l'homme d'affaires Stephen A. Schwarzman qui fit don de 100 millions de dollars pour le financement du projet[6].

En 2005 la New York Public Library ouvre un site d'archive numérique, la NYPL Digital Gallery[7].

La machine de tri[modifier | modifier le code]

En 2010, la NYPL a déplacé certains de ses bureaux dans un nouveau centre de services de bibliothèque (Library Services Center) à Long Island City. Un ancien entrepôt a été rénové pour un coût de 50 millions de dollars à cet effet. Dans le sous-sol de l’édifice, on trouve une nouvelle machine de tri d’une valeur de 2,3 millions de dollars, qui permet d’organiser les documents pour les expédier vers les 132 différentes succursales. Grâce à sa grandeur atteignant les deux tiers d’un terrain de football américain, cette machine est la plus grande de sa catégorie, si on en croit les employés de la bibliothèque. Les temps d’attente liés aux transferts entre succursales a été réduit d’au moins une journée depuis que les livres passent tous par la machine de tri lors du passage d’un endroit à un autre. Avec l’aide de 14 employés, la machine est capable de trier 7 500 documents à l’heure, ou 125 documents à la minute. Au premier étage de ce nouveau centre de services se trouve un bureau de commandes et de catalogage. Le département d’imagerie numérique a été transféré de l’édifice principal (New York Public Library Main Branch (en)) vers le deuxième étage du centre, où est aussi établie la division des archives et des manuscrits. Les bureaux de cette dernière sont évidemment maintenus à une température basse pour mieux préserver les anciens documents. Enfin, la division de préservation Barbara-Goldsmith se trouve au troisième étage et compte 10 employés (en 2010), pour une capacité maximale de 30[8]. La tâche de cette division est de préserver l’intégrité physique et intellectuelle des documents de la NYPL, afin d‘assurer la survie à long terme de l’importante collection accessible au public[9].

Collections[modifier | modifier le code]

Actuellement, la bibliothèque publique de la ville de New York comporte 89 bibliothèques : 4 bibliothèques de recherche sans prêt, 4 bibliothèques de prêt principales, 1 bibliothèque pour les aveugles et personnes handicapées, et 77 bibliothèques locales dans les 3 quartiers desservis. Toutes sont gratuites.

En 2007, les collections de recherche comptaient près de 44 millions de documents, dont près de 16 millions de livres. Les bibliothèques locales comptaient plus de 7 millions de documents, dont plus de 4 millions de livres. Au total, les collections se montent à plus de 50 millions de documents, dont plus de 20 millions de livres, un nombre qui n'est dépassé que par la bibliothèque du Congrès et la British Library.

Les collections comptent aussi 17 000 menus[10] consultables en ligne à travers une interface dédiée[11].

Polonsky Exhibition of the New York Public Library's Treasures[modifier | modifier le code]

En septembre 2021, la NYPL lance sa première exposition permanente, la Polonsky Exhibition of the New York Public Library's Treasures, qui présente la collection d’objets amassés par la NYPL depuis sa création[12]. Installée au Gottesman Hall du Stephen A. Schwarzman Building[13], cette exposition couvre 4000 ans d’histoire avec plus de 250 objets, lesquels sont divisés en 9 catégories :

  • Beginnings (Débuts)
  • Performance (Performance)
  • Explorations (Explorations)
  • Fortitude (Courage)
  • The Written Word (L'écriture)
  • The Visual World (Le monde visuel)
  • Childhood (L'enfance)
  • Belief (Croyance)
  • New York City (La ville de New York)[14]

Parmi ces objets se trouvent, par exemple, une mèche de cheveux de Ludwig van Beethoven, le porte-documents de Malcolm X ou encore une première édition de la Bible du Roi Jacques datant du début du XVIIe siècle. Afin de rendre l’exposition dynamique et ainsi présenter le plus grand nombre possible d’objets parmi les 56 millions qu’elle possède, la NYPL effectue une rotation de ces derniers[15].

Succursales[modifier | modifier le code]

Le système de la New York Public Library maintient son engagement à être une bibliothèque de prêt au travers de ses succursales dans le Bronx, Manhattan et Staten Island, incluant la Mid-Manhattan Library, la Andrew Heiskell Braille and Talking Book Library, les collections de prêt de la Science, Industry and Business Library, et les collections de prêt de la Library for the Performing Arts. Les succursales forment la troisième plus grande bibliothèque des États-Unis[16]. Ces librairies de prêt mettent à la disposition du public une grande variété de collections, de programmes et de services, y compris la célèbre Picture Collection de la Mid-Manhattan Library et le Media Center de Donnell.

Actuellement, le réseau de la New York Public Library compte quatre libraries de recherche pour consultation (le Stephen A. Schwarzman Building, la New York Public Library for the Performing Arts, Dorothy and Lewis B. Cullman Center, le Schomburg Center for Research in Black Culture et la Science, Industry and Business Library) et 87 succursales dont 39 à Manhattan, 35 dans le Bronx, et 13 sur Staten Island[17]. Sur ces 87 bibliothèques, le réseau compte :

  • quatre principales bibliothèques de prêt,
  • une bibliothèque pour personnes aveugles et personnes handicapées.

Toutes les bibliothèques de la NYPL peuvent être utilisées gratuitement par tous les visiteurs. En 2010, les collections pour consultation comptaient 44 507 623 éléments (livres, vidéos, cartes, etc.). Les succursales comptaient 8 438 775 éléments[18]. Au total, les collections comptent près de 53 millions d'éléments, un nombre seulement dépassé par la bibliothèque du Congrès et la British Library.

En octobre 2021, la NYPL annonce qu’elle abolit tous les frais de retard pour l’emprunt de livres et autres types de documents et que les frais existants seront supprimés des dossiers des abonnés de son réseau. Cette politique a été établie dans le but d’assurer l’accès à la connaissance pour tous. En effet, l’abolition des frais a débloqué environ 400 000 cartes de bibliothèques inadmissibles à l’emprunt en raison des frais de retard accumulés. Toutefois, les abonnés de la NYPL devront encore débourser pour le matériel perdu[19].

Ensemble, les trois systèmes de bibliothèques de la ville (New York Public Library, Brooklyn Public Library et Queens Library) comptent 209 succursales et 63 millions d'éléments dans leurs collections[20].

Services[modifier | modifier le code]

Étagères dans une des salles de recherches de la NYPL.

La NYPL offre de nombreux services à ses usagers. Entre autres, plusieurs programmes sont offerts pour aider les immigrants à s’acclimater à la vie aux États-Unis. Des cours pour apprendre à se trouver un emploi ou à développer certaines compétences de vie sont donnés par des bénévoles, en collaboration avec des organismes externes[21]. Pour les gens qui ne parlent pas anglais, des cours d’anglais comme langue seconde (ESOL) sont donnés gratuitement dans différentes succursales[22].

En juillet 2017 a été annoncé le programme Subway Library, un partenariat entre la NYPL, la bibliothèque publique de Brooklyn, la bibliothèque de Queens, la Metropolitan Transportation Authority et la compagnie Transit Wireless. Ce programme donnait accès aux usagers du métro de New York à des livres numériques, des extraits de livres et des histoires courtes. Les usagers devaient simplement se connecter au réseau wifi gratuit du métro pour accéder au contenu. Le programme est maintenant terminé, mais il est encore possible d’obtenir les livres numériques dans l’application mobile SimplyE ou sur le site SimplyE.net[23] .

Depuis juillet 2018, les usagers possédant une carte de la NYPL peuvent visiter gratuitement le Whitney Museum of American Art, le musée Guggenheim et 31 autres institutions culturelles de la ville de New York[24].

Un des services les plus populaires de la bibliothèque publique de New York est AskNYPL. Cette ligne téléphonique a été établie dans les années 1960 pour permettre aux gens de poser toutes leurs questions aux bibliothécaires. Ces questions peuvent être de nature logistique sur le fonctionnement des bibliothèques ou demander une recherche plus approfondie pour répondre à une interrogation. Il est maintenant possible de poser ses questions par courriel, par message texte ou même via un chat en direct[25].

NYPL Labs[modifier | modifier le code]

NYPL Labs a pour objectif de formater et repositionner les ressources de la bibliothèque pour le monde numérique[26]. Ce projet est le successeur d’une ancienne unité de la NYPL nommée Digital Library Program (DLP), qui, de 2000 à 2008, a travaillé à rendre disponible sur le Web une grande partie des collections de la bibliothèque[27]. En plus de superviser les opérations de numérisation, NYPL Labs collabore avec la communauté afin de produire différentes ressources numériques et réfléchir à l’utilisation de la technologie en bibliothèque[26].

Présence numérique[modifier | modifier le code]

La NYPL a une présence active sur le Web. Elle possède des comptes qui publient de manière régulière sur les principaux médias sociaux tels que Facebook, Twitter, Instagram, YouTube et TikTok.

Les employés de la NYPL tiennent également à jour plusieurs blogues traitant différents sujets et/ou collections de l’institution, allant de la poésie à la littérature jeunesse, en passant par la musique populaire[28]. La NYPL possédant la quatrième plus grande collection au monde, nombre de ressources rendues disponibles par cette bibliothèque sont inconnues du public. Les blogues ont pour mission de faire rayonner la grande offre informationnelle et documentaire de la NYPL tout en permettant aux bibliothécaires de mettre leur expertise à profit des utilisateurs[28]. Pour le moment, les blogues se retrouvent dans une page qui leur est spécifiquement dédiée sur le site web de la NYPL mais, éventuellement, ces contenus seront répandus à travers le site en entier[style à revoir] afin de pouvoir enrichir l’expérience générale quant à l’utilisation, mais aussi les résultats de recherche[28].

Dans les arts[modifier | modifier le code]

  • La bibliothèque a été utilisée comme décor pour le film catastrophe Le Jour d'après, lors des scènes d'inondation de New York. C'est aussi le refuge des personnages de ce film.
  • Dans le film Le Secret de la planète des singes (deuxième volet de la saga La Planète des singes) le héros se retrouve face aux ruines de la bibliothèque.
  • Dans le film SOS Fantômes (Ghostbusters), le lieu est hanté par le fantôme de l'ancienne bibliothécaire.
  • Dans le film Oblivion, Jack Harper (incarné par Tom Cruise) s'enfonce dans les ruines de la bibliothèque et y est attaqué par des « Chacals ». Il en rapporte un livre traitant de la Rome antique.
  • Frederick Wiseman consacre en 2017 un documentaire de 3 h 17 min à la New York Public Library intitulé Ex Libris
  • La bibliothèque fait également plusieurs apparitions dans le manga Banana Fish d'Akimi Yoshida, sorti en mai 1985, et dans son adaptation en anime, diffusée en juillet 2018.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « History of the New York Public Library », sur New York Public Library (consulté le )
  2. (en) David Nasaw, Andrew Carnegie, Penguin Books, , 878 p. (ISBN 978-0-14-311244-0, lire en ligne), p. 590
  3. (en) « Andrew Carnegie: Pioneer. Visionary. Innovator. », sur Carnegie Corporation of New York (consulté le )
  4. a b et c Marie-Laure Le Foulon, « Place aux lecteurs », dans Livres Hebdo, no 755, novembre 2008, p. 62-63.
  5. La New York Public Library fait peau neuve
  6. (en) A $100 Million Donation to the N.Y. Public Library - The New York Times, 11 mars 2008.
  7. (fr) « La NYPL Digital Gallery propose depuis quelques jours 250.000 images en téléchargement en provenance de ses collections - 6 mars 2005 », sur www.silicon.fr
  8. (en) Kate Taylor, « That Mighty Sorting Machine Is Certainly One for the Books », New York Times,‎ (lire en ligne)
  9. (en) New york public library, « Barbara Goldsmith Preservation Division », sur nypl.org (consulté le )
  10. Raphaël Schirmer, « Boire du vin aux États-Unis (de 1850 à nos jours) à travers le fonds "What's on the menu?" de la New York Public Library. Premières tendances. » Accès libre, (consulté le )
  11. « Whats on the menu? », sur menus.nypl.org (consulté le )
  12. (en) « Now Open! Polonsky Exhibition of The New York Public Library's Treasures », sur The New York Public Library (consulté le )
  13. (en) « Plan Your Visit: Polonsky Exhibition of The New York Public Library's Treasures », sur nypl.org (consulté le )
  14. « Now Open! Polonsky Exhibition of The New York Public Library's Treasures », sur youtube.com (consulté le )
  15. (en) Aria Velasquez, « Treasures of the Manhattan Library: NYPL Puts Its Curious Collection on Display », sur THE CITY, (consulté le )
  16. « American Library Association: The Nation's Largest Libraries » (consulté le )
  17. New York Public Library - Locations
  18. 2010 Annual Report (PDF)
  19. (en) Timothy Bella, « New York Public Library ends all late fees, allowing thousands to check out books in push for equality », sur washingtonpost.com, (consulté le )
  20. Voir la boîte d'informations pour chaque système
  21. (en) New York public library, « Virtual Career Services », sur nypl.org (consulté le )
  22. (en) New York public library, « Free English Classes », sur nypl.org (consulté le )
  23. (en) Gwen Glazer, « Announcing #SubwayLibrary: Free E-Books for Your Commute », BiblioFile,‎ (lire en ligne)
  24. (en) Andrew R. Chow, « A Library Card Will Get You Into the Guggenheim (and 32 Other Places) », New York Times,‎ (lire en ligne)
  25. (en) Thu-Huong Ha, « The New York Public Library’s little-known “human Google” service answers any question by phone », Quartz,‎ (lire en ligne)
  26. a et b « NYPL Labs », sur The New York Public Library (consulté le )
  27. (en) Ben Vershbow, « NYPL Labs: Hacking the Library », Journal of Library Administration, vol. 53, no 1,‎ , p. 79–96 (ISSN 0193-0826 et 1540-3564, DOI 10.1080/01930826.2013.756701, lire en ligne, consulté le )
  28. a b et c « NYPL Blogs », sur The New York Public Library (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]