Schwäbisch Hall

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Schwäbisch Hall
Image illustrative de l'article Schwäbisch Hall
Blason de Schwäbisch Hall
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Land Flag of Baden-Württemberg.svg Bade-Wurtemberg
District
(Regierungsbezirk)
Stuttgart
Arrondissement
(Landkreis)
Schwäbisch Hall
Nombre de quartiers
(Ortsteile)
9
Bourgmestre
(Bürgermeister)
Hermann-Josef Pelgrim
Partis au pouvoir SPD
Code postal 74501-74523
Code communal
(Gemeindeschlüssel)
08 1 27 076
Indicatif téléphonique 0791
Immatriculation SHA
Démographie
Population 38 183 hab. (2014[1])
Densité 366 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 45″ Nord 9° 44′ 15″ Est / 49.1124, 9.7375
Altitude 301 m
Superficie 10 424 ha = 104,24 km2
Localisation

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Schwäbisch Hall

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Schwäbisch Hall
Liens
Site web www.schwaebischhall.de
Haie forestière défensive de Schwäbisch Hall[2].
Centre ville de Schwaebisch Hall

Située au bord de la rivière Kocher, Schwäbisch Hall est une ville du land de Bade-Wurtemberg en Allemagne. Avec ses 38 183 habitants, elle est la préfecture et la plus grande ville de l'arrondissement de Schwäbisch Hall (188 694 habitants au [3]), qui fait partie de la région Heilbronn-Franconie. L'arrondissement actuel est issu du regroupement des anciens arrondissements Crailsheim, Gaildorf, Gerabronn et Schwäbisch Hall entré en vigueur depuis le [4]. Il est situé au sud de la plaine de Hohenlohe et à l'est ou nord-est du parc de la forêt de Souabe-Franconie, petit massif du keuper[4] dont une partie appartient à l'arrondissement de Schwäbisch Hall jusque la commune de Mainhardt. L'arrondissement de Schwäbisch Hall fait partie des régions à faible densité de population en Allemagne[4],[3].

Des événements historiques issus de la désintégration du saint Empire romain germanique en 1806 ont conduit au rattachement de cette région franconienne, dite du sud-est, au royaume du Wurtemberg. Linguistiquement et culturellement néanmoins, les populations de Hall et du pays de Hohenlohe ne sont pas considérés comme des locuteurs souabes contrairement à ce que l'on pourrait penser avec le terme "Schwäbisch" (Souabe).

Ses habitants sont appelés les Haller en allemand et leur langue régionale est le Hällisch-Fränkisch, sous-groupe local du francique oriental, aire de Hohenlohe, servant de zone de transition dans le continuum dialectal entre le souabe et le franconien[5] au sein de la famille de l'allemand supérieur. La Franconie historique a sa frontière au milieu du massif de la forêt de Souabe-Franconie avec le petit cours d'eau de la Rot, affluent du Kocher qui traverse la ville de Schwäbisch Hall.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des origines à 1802[modifier | modifier le code]

Schwäbisch Hall devait, dans des siècles passés, sa prospérité à une source salée, exploitée dès 600 avant l'ère chrétienne, et à laquelle elle doit son nom d'origine « Haal in Schwaben » (Hall en Souabe). De 1280 à 1803, elle eut le statut de ville libre d'empire. Pendant cette première période, les événements suivants sont à retenir :

  • 1156 : L'église Saint-Michel est consacrée le 10 octobre 1156[6] par Gebhard von Henneberg, évêque de Wurtzbourg. Schwäbisch Hall est cité dans l'acte, mais pas encore comme ville. Néanmoins, C'est probablement sous l'empereur Frédéric Ier (Barberousse) qu'on commença à y frapper des monnaies appelées Heller (Pfennigs de Hall). Ces pièces de tôle d'argent peu épaisse étaient de faible valeur et connaissaient une grande diffusion par tout l'Empire et au-delà. Malheureusement, l'atelier monétaire à l'origine du pfennig hallois[6], est victime dès le début du XIVe siècle d'une contrefaçon très répandue ; le heller devient synonyme d'une pièce de peu de valeur[6].

La consécration de l'église est accompagnée en annexe de l'acte officiel par la création d'un marché annuel à la Saint-Jacques. Il se tenait sept jours avant et sept jours après la date officielle. De plus, les marchands disposaient de quatorze jours supplémentaires avant et après le marché annuel pour bénéficier de la protection des troupes impériales contre le brigandage sur les routes du territoire communal[6].

  • 1204 : première mention de la ville de Schwäbisch Hall[6].
  • 1228 : l'universitas civium (collège des citoyens) atteste la fondation d'un hôpital par le concitoyen Sivridus et son épouse Agatha, restés sans enfant. Ils ont décidé de consacrer leurs biens et leur temps aux malades[6]. En 1249, l'hôpital est confié aux hospitaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, lesquels déclarent ne vouloir soigner que maximum 20 malades. Ils ne prennent pas en charge les personnes atteintes d'une infirmité ou d'une maladie chronique[6]. La ville reprend la direction de l'hôpital en 1317[7]. Du passage des hospitaliers, il reste la chapelle du couvent qui abrite aujourd'hui le musée gratuit[8] dédié à la partie médiévale de la collection Würth.
  • 1280 : l'« arbitrage de Vienne » prononcé par Rodolphe 1er de Habsbourg met fin aux conflits d'intérêt et aux querelles de pouvoir entre les comtes de Limpurg, les Hohenstaufen et la ville qui devient une Ville libre d'Empire, donc avec le statut d'immédiateté impériale. Les couches dominantes de la ville à cette époque étaient représentées par la noblesse urbaine issue des ministériels staufiens et les bourgeois roturiers qui ont acquis peu à peu leur place dans la nouvelle organisation urbaine. La cohésion est assurée par un serment communautaire, ce qui a exclu la communauté juive attestée à partir de 1241 puisqu'elle ne peut pas prêter serment en général et a fortiori sur la bible.
  • 1340 : l'empereur Louis IV le Bavarois fait apporter quelques modifications mineures à la constitution urbaine de Schwäbisch Hall qui perdurera jusque 1802. Un magistrat ou conseil dirigé par un Stättmeister, un doyen, douze nobles, six bourgeois de moyenne condition et huit artisans gère la ville libre.
  • 1509-1512 : on nomme "Seconde discorde" la fin de la prédominance des nobles dans la gestion des affaires de la ville. Elle est désormais gouvernée et dirigée par une bourgeoisie de corporation[9] composée de « membres de lignages liés par la solidarité communale[9] ». Ce sont des bourgeois de plus en plus éduqués, possédant une formation universitaire. Plusieurs familles deviennent des petites dynasties locales qui se transmettent les offices et charges de manière quasi héréditaire. Le droit urbain prévaut dans la ville libre.
  • 1522 : le réformateur Johan Brentius trouve refuge à Schwäbisch Hall . Très vite, il s'impose comme le prédicateur de la ville et gagne la ville à la Réforme luthérienne. En 1527, il rédige le nouveau catéchisme pour la commune, mais aussi le nouveau règlement de l'église luthérienne de Wurtemberg. Ses écrits sont des références dans le monde protestant. Il est coauteur de la confession d'Augsbourg avec Philippe Melanchthon[10].
  • 1610 : Schwäbisch Hall devient membre de l'Union évangélique, ce qui engage des frais conséquents et place les Hallois dans le camp adverse des puissants voisins de la Bavière et de la principauté épiscopale de Wurtzbourg[11], membres dirigeants de la Ligue catholique. Le 11 février 1610, le roi de France Henri IV s'engage par le traité de Schwäbisch Hall à soutenir les princes de l'Union Évangélique[12].
  • 1618 - 1648 : la ville impériale connaît dès les débuts les méfaits de la guerre de Trente Ans. C'est le territoire hallois hors fortifications qui est surtout touché malgré l'aide militaire du Wurtemberg[11]. Les catholiques pillent et occupent Vellberg et prennent quartier dans les campagnes halloises. L'évêché de Wurtzbourg profite de la situation pour recatholiser certaines paroisses, ce qui réussira durablement après la guerre de religion pour les villages de Tullau, Hessental et Tüngental restés sur le territoire souverain et protestant de la ville impériale halloise après les conflits[11]. Schwäbisch Hall a perdu 20 % de sa population pendant la guerre de Trente Ans[13] à cause de la guerre, mais aussi de la famine et des épidémies meurtrières liées aux deux causes précédentes.

Haie forestière défensive du territoire hallois (XVe - XVIIIe)[modifier | modifier le code]

Longtemps restée dans l’oubli et redécouverte ces dernières années[N 1] grâce à de nombreuses activités associatives et communales[N 2] , des reportages télévisés ou sur internet avec des images de synthèse[14], des articles de presse[15] ou bien encore par des conférences adressées au grand public, la ceinture forestière frontalière, nommée Haller Landhege en allemand, entourait l’ensemble du territoire de la ville libre de Schwäbisch Hall à des fins de protection, mais aussi pour marquer sa souveraineté sur le terrain de manière visible et physique. Elle avait une longueur d’environ 200 km[16]. D’autres haies défensives existaient dans l’empire comme celle de la ville libre d’Empire voisine, Rothenburg ob der Tauber [17]. Pour Rothenbourg comme pour Schwäbisch Hall, il n’existe aucun acte officiel ordonnant ou mentionnant le début de l’aménagement d’une haie défensive[17]. Un acte d’un diplomate hallois daté de 1568[18] relate que le roi des Romains Robert Ier aurait autorisé le maire et le magistrat de la ville « à construire autour de leur ville et tout le territoire une ligne défensive avec une forte haie forestière, des portiques, des tours, des fossés ». L’acte cité par ce diplomate serait de 1401, mais il n’a pas été retrouvé[17]. Vu la circonférence de la haie forestière, les travaux ont probablement duré jusqu’à la moitié du XVIe siècle pour arriver à obtenir une haie continue, impénétrable et stable. En 1541, l’empereur Charles Quint autorise la ville libre impériale « à terminer, réaliser et consolider la ligne défensive qui, à maints endroits, est encore ouverte et pas encore fermée[17] ».

Les haies forestières faisant fonction de frontières territoriales étaient très répandues en Europe centrale, y compris sur des vastes étendues, comme avec la Preseka de Silésie (en) ou Hag entourant le territoire silésien en Pologne ou le Gyepű (en) en Hongrie[19]. On en trouvait également dans la Thiérache en France[19]. Une carte authentique de la haie défensive halloise du XVIe siècle est conservée aux archives régionales de Bade-Wurtemberg[20]. Elle montre l’emplacement des tours de guet, de la haie et des rivières, des portiques et portes sur toute la circonférence de la frontière végétale.

La ceinture forestière composée d’abattis, de fossés et de passages obligés[17] était parfois gardée par des fortins[21] en bois ou pierre aux endroits stratégiques et représentatifs. Elle intègre les rivières et ruisseaux comme frontière naturelle[17]. En taillant et entretenant les arbres de telle sorte qu’ils poussent plutôt en largeur et bien resserrés, les ronces et les buissons épineux pouvaient pousser dans les petits intervalles restants et engendrer des haies semblables à des murs[22] difficilement franchissables sans provoquer de dégâts aux chevaux ou aux hommes qui restent coincés dans l’enchevêtrement de branchages et d’épines[17]. Au cas où une personne arrive à passer le premier abattis, il en existe un second douze mètres après le premier, ce qui permet aux défenseurs d’agir pendant que l’intrus tente de se démêler de la première, puis de la deuxième haie. La haie est double entre les deux bornes des états concernés : deux talus de 200 cm se font face à une distance de 12 m. Entre la borne et le talus, il y a un fossé de 200 cm et un ruban de buissons épineux d’une largeur de 100 cm. La largeur totale de la haie forestière de Hall entre les deux bornes territoriales s’élève à 22 m. Il y avait trois possibilités pour traverser la haie forestière :

  • Le portique simple (Falle) a une hauteur de 3,5 m et une largeur de 4,5 m ;
  • Les portes fermées (Riegel) avec bâtiment annexe pour les gardes ;
  • Les trouées (Schlupf) sont volontairement réalisées dans la haie pour que les paysans puissent se rendre dans leurs champs situés de l’autre côté. Mais elles furent aussi utilisées par les brigands de la Forêt de Mainhardt au climat rude. Aujourd'hui, dans le même esprit de redécouverte des faits historiques marquants de la région, la commune de Mainhardt organise des spectacles en faisant intervenir la population locale ou des pièces de théâtres mettant en scène le destin des bandits obligés de voler pour survivre dans un massif montagneux peu hospitalier[15].

De 1802 à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

En 1803, avec l'Acte de Médiation octroyé à l'Empire par Napoléon Bonaparte, Schwäbisch Hall perd sa relative indépendance et passe au nouveau royaume de Wurtemberg. Depuis lors et jusqu'en 1936, la ville s'appelle simplement "Hall".

Cité historique (maisons à colombage, ponts en bois couverts), elle est aussi connue pour les représentations données sur les marches de l'église St-Michaël (théâtre classique, musicals), les "Freilichtspiele Schwäbisch Hall"[23].

Aujourd'hui, Schwäbisch Hall abrite le siège social de la caisse d'épargne-logement la plus importante d'Allemagne et d'Europe (Bausparkasse Schwäbisch Hall), rendue célèbre par sa mascotte dans la publicité, un renard. De ce fait, de nombreux Allemands ont déjà entendu le nom de Schwäbisch Hall sans pouvoir identifier la ville qui a donné son nom à la marque. Tout le monde connaît aussi le slogan devenu célèbre sur tout le territoire « Auf diese Steine können Sie bauen » (Vous pouvez bâtir sur ces pierres)[24].

Ancienne structure politique et administrative de la ville-état[modifier | modifier le code]

Schwäbisch Hall, 1580, gravure de Frans Hogenberg.
Aigle à deux têtes, symbole héraldique d'une ville libre d'Empire.
Hôtel de ville vu du clocher de l'église Saint-Michel.

La ville impériale libre Schwäbisch Hall fut gouvernée pendant un demi-millénaire par un magistrat[25] qui avait à sa tête un régent ou Städtmeister. En théorie, une ville impériale libre est sous l'autorité directe de l'empereur du Saint-Empire romain germanique qui est représenté par un prévôt. Dans la plupart des villes libres et impériales, le prévôt impérial s'est progressivement effacé[26] au profit d'une gestion quasi autonome de la ville par des échevins et conseillers issus de la noblesse locale[27] et des différentes corporations ou confréries.

Concernant Schwäbisch Hall, la confrérie des sauniers[25] et les négociants ont joué un rôle majeur dans l'histoire locale. De même, étant donné le passage à la Réforme protestante, la ville gouverne ses églises, fait en quelque sorte fonction d'évêque[28] en nommant le ministre du culte ou prédicateur auquel on accorde le droit de bourgeoisie car la carrière pastorale dépend intégralement du magistrat. Partie intégrante du Saint-Empire, Schwäbisch Hall est donc administrée par une constitution urbaine [28],[9] qui, dans l'esprit et l'organisation, la terminologie et le fonctionnement, se rapproche beaucoup de celle de Strasbourg, également protestante, mais aussi des dix villes libres d'Empire d'Alsace parmi lesquelles on peut citer par exemple Haguenau, Sélestat ou Colmar[26]. De plus, Schwäbisch Hall jouissait du droit de battre monnaie.

Le magistrat (ou Conseil de la ville) était composé de 24 membres[27] aux fonctions les plus diverses. Ils cumulaient souvent les mandats. Trois membres du magistrat, dénommés conseillers secrets (Geheimer)[25], appartenaient au Petit Conseil qui était chargé de la politique budgétaire et des affaires étrangères avec le chef de la ville-état. Les assesseurs ou conseillers aux magistrats étaient des juristes au nombre de six dont trois avaient la fonction d'avocat du magistrat[25].

Les 24 membres[25] du magistrat avaient les fonctions suivantes au XVIIIe siècle :

  • Un stettmestre ou régent;
  • Un doyen (généralement le prédécesseur du régent en place) ;
  • Trois conseillers secrets dans le Petit Conseil ;
  • Un directeur de la haute chambre des tutelles ;
  • Quatre prévôts ;
  • Un receveur des tonlieux (Oberlandumgelder)[29],  ;
  • Un inspecteur des bâtiments ;
  • Un receveur des aumônes ;
  • Un député mandataire successoral ;
  • Un administrateur en chef des salines ;
  • Un commissaire aux comptes ;
  • Un receveur du denier du culte ;
  • Deux receveurs de fabrique ;
  • Cinq assesseurs.

En réalité, les mêmes personnes occupent plusieurs postes concomitamment. Johann Dietrich Bonhoeffer, appartenant à l'un des lignages célèbres et influents de Schwäbisch Hall dont descend Dietrich Bonhoeffer[N 3], était conseiller secret, membre du consistoire, écolâtre, prévôt et contrôleur des arsenaux, des gardes et des chasseurs[25]. Son frère Georg Michael était dans le même magistrat prévôt, membre de la haute chambre des tutelles et président du conseil de fabrique de la paroisse Saint-Michel[25].

La représentation des nobles est très limitée vers la fin de la ville-état. On y trouve un patriarcat anobli et la haute bourgeoisie y domine. Un prévôt a néanmoins le titre de comte palatin impérial[N 4],titre honorifique sans contrepartie, ni revenus associés[30] et J.F. Bonhoeffer est directeur du collège des nobles au sein du magistrat.

Parmi les fonctions occupées par les membres du magistrat, les offices typiques de l'Ancien Régime reviennent fréquemment comme les contrôleurs, les receveurs, les inspecteurs et autres postes d'administration chargé de vérifier, d'encaisser et de gérer des biens ou des revenus. Les affaires cultuelles occupent également une place importante, notamment par le biais du consistoire dont certains font partie. Les conseillers de la ville peuvent être en parallèle :

  • Collecteur des impositions ;
  • Capitaine des salines ordinaires ;
  • Contrôleur des écuries ;
  • Administrateur de l'hôpital ;
  • Receveur d'une fabrique ;
  • Inspecteur des bâtiments ;
  • Administrateur des visites aux malades ou passages[31] ;
  • Visiteur perpétuel ;
  • Écolâtre ;
  • Membre de la chambre des tutelles ;
  • Membre du consistoire.

Il existait trois paroisses dans la ville-état : la paroisse Saint-Michel (dans la vieille ville), la paroisse Sainte-Catherine (la partie outre-Kocher de la ville) et la paroisse de Saint-Nicolai un peu plus à l'écart. Le ministère du culte était assuré à Saint-Michel par un prédicateur, un pasteur paroissial et un archidoyen et son échevin. Les deux premiers ont également écolâtres.

Le ministère public est représenté par l'écoutète (Schultheiss) et quatre officiers ordinaires qui sont le greffier, le secrétaire du conseil, le tabellion et le secrétaire du trésor public.

En résumé, durant le régime de la cité-état halloise, la classe supérieure était composée des membres du magistrat, des officiers de justice, des pasteurs, des négociants, des grands propriétaires, des notaires et des chirurgiens[32]. La classe moyenne élevée était représentée par certaines catégories d'artisans ou de commerçants comme les boulangers, les tonneliers ou les hôteliers[N 5],[32]. La classe moyenne inférieure se composait des autres catégories d'artisans comme les sauniers pourtant incontournables pour le fonctionnement des salines et les revenus de la cité, mais aussi les barbiers ou les maçons[N 6],[32]. La classe inférieure regroupait les journaliers, les soldats et les personnes sans aucune qualification[32].

Parmi les stettmestres qui ont été longtemps au pouvoir de la cité impériale, il faut citer Georg Friedrich Seifferheld (1613-1686), Johann Lorenz vom Jemgumer Closter (1676-1761) et Johann Lorenz Sanwald (1711-1778) [33]. Aux diètes d'Empire de Ratisbonne, donc du XVIe au début du XIXe siècle à la dissolution de l’Empire, les représentants plénipotentiaires de Schwäbisch Hall ont été enjoints à toujours voter avec la majorité des villes libres d’Empire[33].

Haal : l'eau saline à l'origine du toponyme originel de Hall[modifier | modifier le code]

la saunerie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saline de Schwäbisch Hall.

Similaire à d’autres régions salifères de l’Europe occidentale comme la Lorraine[34], l’exploitation du sel à Schwäbisch Hall remonte déjà à l’époque protoceltique et celtique[35] avec la technique du briquetage. D’ailleurs l’une comme l’autre ont d’abord exploité des sources salées, puis des mines de sel gemme. Leurs zones d’écoulement de leur produit se rencontrent sur le Rhin. Les techniques utilisées par les tribus celtiques étaient des godets en terre cuite qu’on cassait pour récupérer le sel cristallisé[35].

La première mention de l'existence d'une saline médiévale à Schwäbisch Hall, ville où la cohésion de la communauté bourgeoise se réalise sous forme de communauté jurée prêtant serment de ne porter atteinte à ladite communauté, se trouve dans un acte du roi Henri en 1231 qui cède au couvent de Denkendorf une part de la saline[36] (partellam salis). Le sel de Hall est ignigène, c’est-à-dire qu’il est produit par ébullition[37] de la saumure provenant d'une source salée. Les sites de production se situaient au moyen-âge sur une île du Kocher nommée « Haal». Elle fut rattachée à la ville et incluse à l'enceinte médiévale après avoir été remblayée et asséchée. Au moyen-âge, la teneur en sel de la saumure halloise était de 5 à 8 %. Pour le sud-ouest de l'Allemagne actuelle, c'est de loin le meilleur rendement, la saline de Schwäbisch Hall ne peut se mesurer aux salines austro-bavaroises comme à Hallein, Berchtesgaden, Hallstatt ou Bad Reichenhall où le taux de salinité montait à 12 %.

Pour le secteur alémanique allant de la Souabe à l’Alsace et de Nord-Wurtemberg à la Suisse, le sel de Schwäbisch Hall s’est bien écoulé. Avec la technique de la graduation aérienne, le rendement s’est largement développé au XVIIIe siècle. La ville voit apparaître en contrebas au bord des murailles, des énormes bâtiments de graduation en bois qui donnent un cachet inimitable aux sites salifères de cette époque comme les grands bâtiments de la Saline royale d'Arc-et-Senans. La saline de Schwäbisch Hall doit faire face à la concurrence engendrée par la découverte des mines de sel gemme dans les proches environs (Jagstfeld, Uttenhofen). Elle résiste quelque temps encore en extrayant le sel des parties impures des mines de sel par la même technique ancestrale de la cuisson dans les poêles à sel[37]. C’est en 1924 que la saline de Schwäbisch Hall ferme définitivement quelques années après les mines de sel devenues peu rentables dans le nouveau contexte économique.

Chaque année a lieu la fête des sauniers qui prend le nom de fête du gâteau et de la source[38]. Elle reprend des anciennes coutumes plus ou moins authentiques. Une légende raconte que les sauniers auraient aidé à éteindre un incendie au moulin de la ville en 1376. Le meunier leur offrit le gâteau du moulin[38]. Depuis, au dimanche de la Pentecôte, un gâteau de deux mètres de diamètre est transporté tous les ans sur la place du marché pendant les cérémonies où on boit dans une coupe, le Gockel, on se rend au « Grasbödele », on baptise les jeunes sauniers, on danse et on organise une reproduction d'une séance de tribunal des sauniers ou de l'incendie du moulin[38].

Aujourd'hui, la fête des sauniers est ouverte aux garçons et aux filles, mais autrefois seuls les garçons célibataires organisaient cette fête. Il fallait demander chaque année l'autorisation du magistrat de la ville. Aujourd'hui encore, la cérémonie est jouée pendant la fête des sauniers[38]. En tant que successeur légal du royaume de Wurtemberg devenu propriétaire de la saline en 1804, le Land du Bade-Wurtemberg continue de payer une rente salinière aux ayants-droit issus de la confrérie des sauniers, soit 193 familles à l’heure actuelle. Une association à but non lucratif veille au respect des traditions, le « Siedershof »[38].

Station thermale[modifier | modifier le code]

L'ultime trace de la source saline aujourd'hui reste la vocation thermale de Schwäbisch Hall de 1827 à nos jours. Parallèlement à l'activité de saunerie, une première station de bains d'eau saline fut créée sur l'île du Kocher appelée « Unterwöhrd » en 1827. Un ancien bâtiment utilisé par un club de tir fut reconverti en station thermale dans le style du classicisme du XIXe siècle[39].

Un bâtiment plus grand et plus adapté fut construit juste à côté en 1880. Par opposition aux anciens bains d'eau saline (Altes Solebad), les Hallois appellent le nouvel édifice « nouveaux bains d'eau saline » (Neues Solebad) ; il est dans le style de l'historicisme. Jusqu'à la Première Guerre mondiale, la fréquentation des bains était régulière. Suite à un probable changement de mentalité ou un manque de clientèle adaptée à ce type d'établissement thermal, la reprise de l'activité de cure ne fut plus rentable après les deux conflits mondiaux. Après un incendie en 1967, l'établissement fut fermé et démoli en 1968.

Le troisième établissement, ou plutôt hôtel thermal, est construit en 1982[40]. Il est complètement rénové en 2003. L'objectif est de diversifier les activités sur le plan du bien-être comme celui des indications thérapeutiques. Le taux de salinité de la source est recommandé pour des maladies de la peau, les bronches et les os[41].

Le Kocherhotel : la prison de Schwäbisch Hall[modifier | modifier le code]

Schwäbisch Hall Kocherquartier
Petite Comburg à droite, annexe de la prison de Schwäbisch Hall

Au moment d’aménager le nouveau Kocherquartier, il a été décidé de raser une partie de la prison dont le bâtiment le long du Kocher avait marqué le paysage urbain pour des générations de Hallois. Toutefois, une autre partie des bâtiments furent reconvertis et intégrés aux immeubles du nouveau quartier en contrebas de la vieille ville. L’empereur Guillaume Ier décréta la construction d’un établissement pénitentiaire pour jeunes délinquants à Schwäbisch Hall en 1839 dans le cadre d’une réorganisation de la loi pénitentiaire et du code pénal[42]. D’abord placés dans un bâtiment provisoire, les jeunes détenus de tout le Wurtemberg ont été transférés en 1846 dans un nouveau bâtiment dont la construction démarra en 1843[42]. Autour d’un bâtiment central se trouvaient un bloc pour les hommes, un pour les femmes et un pour les adolescents. En dehors des cours, différents ateliers furent mis en place pour former les détenus à un métier stable : un atelier de reliure, de tissage, de serrurerie et de boulangerie. Dans les années 1850, la prison comptait 550 détenus ; il n’y eut plus de femmes à partir de 1858[42]. En 1876, la prison pour jeunes délinquants fut transférée à Heilbronn bien que le programme mis en place ait été copié en Allemagne et à l’étranger[42] ; il reste les détenus adultes. En 1877, une filiale fut ouverte à la l’abbaye de la Petite Comburg pour 60 à 90 prisonniers. Puis, elle devint une prison avec peines aménagées jusqu’en 2015, année de sa fermeture définitive. Au fil des décennies, la prison principale de Schwäbisch Hall fut rénovée, modernisée[43] et agrandie (1898, 1928,1931,1986).

A l’été 1944, le régime nazi reçut 24 prisonniers français pour faits de résistance, arrêtés dans différentes régions en France ou d'Allemagne, puis transférés secrètement à Schwäbisch Hall par une opération Nuit et brouillard. L’amiral Max Bastian (de), le président du tribunal de guerre du Reich écrit à la main sur les jugements qu’il doit confirmer ou réviser : « Rien en faveur d'une indulgence. J'ai l'intention de confirmer le jugement. » [44]. La prison halloise ne servit qu’à les rassembler avant d’être à nouveau transférés à Heilbronn où ils furent exécutés le 21 août 1944 au champ de tir de la caserne de Heilbronn[44],[42]. Les restes mortels ont été transférés à la Nécropole nationale de Strasbourg-Cronenbourg [44].

Parmi ces résistants français, il y avait les personnes qui ont été arrêtées et condamnées à mort :

  • En mars 1944 : Ferdinand Dellagnello[45]
  • En juin 1944 : Philippe Lefèvre[46], Lucien Poulard[47], Marc Bernard[47], Yves le Bastard de Villeneuve[47], Jacques Bonnetain[48], Pierre Lemaître[48], Marius Trümel[49], Jean Le Bail[49], Lucien Siegrist[49]. La demande de grâce par le führer Adolf Hitler a été refusée en juin 1944[49]. Le transfert de la prison de Schwäbisch Hall pour Heilbronn qui a été annoncé le 18 août 1944 à tous les condamnés à mort s’est fait dans la nuit du 20 au 21 août[49].


D’autres prisonniers ordinaires furent transférés à Schwäbisch Hall vers la fin de la guerre pour travailler dans les usines d’armement délocalisées dans le secteur cette ville[42]. La prison halloise fut réquisitionnée par les troupes d’occupation américaine à partir du 17 avril 1945 pour incarcérer les sympathisants du régime nazi et les criminels de guerre, accessoirement aussi des prisonniers de guerre et des personnes déplacées ou des travailleurs forcés qui se seraient rendus coupables de quelque chose. Certains auteurs comme le Britannique Giles MacDonogh (en)[43] regrettent les exactions des troupes américaines d’occupation dans l’enceinte de la prison de Schwäbisch Hall, notamment en ce qui concerne les méthodes d’interrogatoire usant de la torture[N 7]. Les tortionnaires n’étaient pas tous américains, il semblerait qu’il y ait eu parmi eux des gardes polonais remplis de haine vis-à-vis des Allemands. Des dignitaires religieux catholiques ont également fait état de brutalité de la part des Américains dans la prison de Schwäbisch Hall [43]. Le contexte d’après-guerre explique probablement cette tension. Redevenue prison allemande en 1948, elle est à nouveau un établissement pénitentiaire pour jeunes délinquants de tout le land de Bade-Wurtemberg à partir de 1952 jusqu’en 1996 où elle redevient un établissement exclusivement pour les adultes[42]. En 1998, l’établissement au centre-ville ne parvenait plus à gérer le nombre croissant de détenus et à offrir des programmes de réinsertion et de formation efficaces. C’est pourquoi il fut intégralement transféré dans le quartier à l’extérieur de la ville, Stadtheide, malgré quelques péripéties financières qui ont retardé la construction de la nouvelle prison[42]. Le bâtiment originel de la prison au centre fut conservé et déclaré monument historique afin d’être intégré au nouveau quartier Kocher.

Communauté juive et synagogue de Steinbach[modifier | modifier le code]

Synagogue décorée par Eliezer Sussmann, Hällisch-fränkisches Museum Schwäbisch Hall.

La population juive comptait 263 âmes en 1880 pour 9222 habitants, 115 pour 11239 habitants en 1933[50]. Environ 40 personnes de la communauté juive halloise ont été victimes de la Shoah dans les camps d’extermination nazis. Comme partout ailleurs, la synagogue de Steinbach et les maisons des juifs furent pillées, dévastées ou brûlées lors de la nuit de Cristal le 9 novembre 1938[50].

La première mention de la commuauté juive remonte à 1241-42. C’est une petite communauté. Mais elle fut victime d’un pogrom en 1349[50]. Dans les siècles qui suivent, seuls quelques juifs individuels sont présents à Schwäbisch Hall, probablement des marchands occasionnels. Une communauté durable se réinstalle dans la cité au XIXe siècle jusqu’en 1939[50].

Le quartier juif au XIIIe siècle se trouvait au sud des murailles de la ville, depuis la rue en contrebas du mur jusqu’ la porte menant à l’île du Unterwöhrd à l’ouest, jusqu’à la place des salines Haal et vers le nord vers la Haalstraße[50]. Au XIVe siècle, il y avait une yeshivah qui servait de synagogue adossée au mur d’enceinte dans la Haalstraße comme l’indique un acte du 1356[50]. Il est possible que le mikvé s’y trouvait également[50]. Plus tard on y trouve un abattoir rituel pour la shehita dont les fondations font apparaître des vestiges de l’ancienne muraille médiévale. Le shohet était à la fois cantor et instituteur[50]. Les juifs de Schwäbisch Hall dépendaient du rabbinat de Braunsbach et ils enterraient leurs défunts au cimetière de Steinbach[50]. Au XIXe siècle, la petite communauté juive de Schwäbisch Hall suivait les offices religieux à Steinbach dont la synagogue a été peinte par Eliezer Sussmann en 1738[50]. Elle a été déplacée et remontée au Musée historique de la Schwäbisch Hall, le Hällisch-fränkisches Museum.

Pour avoir une salle de prière sur place au centre-ville, ils achetèrent la maison Obere Herrngasse no 8 en 1892, laquelle hébergeait également une salle de classe et un appartement pour le rabbin. Le 22 septembre 1893, ils inaugurent une salle de prière pour les offices ordinaires pendant que les services religieux des grandes fêtes calendaires continuent d’être assurés à Steinbach[50]. La salle de prière au centre-ville fut détruite en 1938 pendant les pillages de la Nuit de Cristal. Les survivants de la communauté juive furent provisoirement logés dans les camps pour personnes déplacées[50] autour de Schwäbisch Hall , puis ils émigrèrent pour la plupart vers Israël[50]. Les juifs présents à Schwäbisch Hall aujourd’hui depuis les années 1990 proviennent des pays de la Communauté des États indépendants. Ils se sont réapproprié l’ancien bâtiment de l’abattoir pour refaire un espace dédié aux offices religieux[50].

Les défunts de la communauté juive de Schwäbisch Hall furent d'abord enterrés dans la circonscription d'Ansbach (Bavière), puis à partir de 1747 aussi à Braunsbach[51]. La communauté dispose de son propre cimetière à partir de 1809. Le cimetière fut totalement détruit pendant la période national-socialiste. Une partie des stèles purent être redressée. Des plaques commémoratives rappellent le destin des victimes du camp de travail Hessental et celles de la période de persécution à Schwäbisch Hall. Sur un total d'environ 270 stèles[52], seules 112 sont conservées[51]. Le cimetière fut profané en novembre 1992: six stèles ont été renversées et deux tombes ont été souillées par des croix gammées[52],[53]. Les nazis transportèrent des pierres et stèles de ce cimetière pour construire l'école des sculpteur à la Comburg ou pour la construction d'un abri pour le personnel de la pépinière municipale ou encore pour un tunnel menant à un bunker antiaérien[54]. Les stèles utilisées pour ces constructions, sans trop savoir leur nombre exact, n'ont jamais plus été retrouvées car les Américains ont fait dynamiter le bunker antiaérien[54].

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Ne présentant aucun intérêt stratégique, la ville n'a pas été bombardée durant la Seconde Guerre mondiale et a conservé la plupart de ses monuments et maisons anciennes.

Les lieux touristiques les plus importants[modifier | modifier le code]

  • Place du marché
  • Église Saint Michael (1140/1427-1527), précédée d'un fameux escalier de 54 marches (1507) ; elle est aujourd'hui consacrée au culte protestant.
  • Abbaye de Comburg : Abbaye sur une colline devant les portes de la ville (depuis 1100)
  • Neubau (théâtre, 1540)
  • Église Sainte Katharina
  • Église Sainte Maria suburbaine (nommée « Urbanskirche »)
  • Hospital zum Heiligen Geist (Institut Goethe)
  • Fortifications et tourelles
  • plusieurs châteaux des Comtes de Hohenlohe près de la ville
  • Haller Globe Theater[55] : réplique moderne du théâtre du Globe shakespearien à Londres qui propose des représentations théâtrales et autres manifestations culturelles.
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Musées[modifier | modifier le code]

Vue du musée de plein air "Hohenloher Freilandmuseum" à Schwaebisch Hall-Wackershofen

Personnalités[modifier | modifier le code]

Au sein de l'église protestante[modifier | modifier le code]

Le réformateur radical Melchior Hoffmann[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Melchior Hoffmann.

Natif de Schwäbisch Hall et décédé à Strasbourg, probablement en prison à la suite de sa dernière arrestation, Melchior Hoffmann a joué un rôle important dans les thèses relatives à la justification et à l'interprétation de l'Apocalypse dans les milieux réformateurs protestants du XVIe siècle au sein desquels il est rangé parmi les plus excessifs et les plus mystiques. À l'origine du courant des melchiorites[56], Hoffmann parcourt l'Europe pour propager ses idées et baptiser des centaines de personnes, essentiellement des adultes car il est très proche des idées anabaptistes. Il œuvra en Livonie, en Frise et trouva refuge dans la ville libre d'Empire la plus tolérante de l'Europe occidentale pour toutes les obédiences protestantes à cette époque, Strasbourg. Malgré cela, il y fut plusieurs emprisonné[57] car on craignait sa mauvaise influence dans une cité majoritairement luthérienne ou réformée qui était moins réceptive à ses annonces eschatologiques[57] qu'à Munster par exemple.. Il y prêcha plusieurs fois la venue imminente du Christ, notamment en 1533.

Le réformateur de Schwäbisch Hall Johan Brenz[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Johan Brentius.
Johan Brentius
Joahnn Brenz
Kirchenordnung
Kirchenordnung
Brenz et la Kirchenordnung de Schwäbisch Hall

Brenz n'est pas né à Schwäbisch Hall, mais la ville lui a offert l'asile et les conditions favorables au développement de ses thèses réformatrices. À l’instar d’autres théologiens ou intellectuels comme Martin Bucer, Beatus Rhenanus, Wolfgang Capiton ou Ulrich von Hutten, Johan Brentius ou Johan Brenz adhéra aux thèses de Luther et fit partie de son entourage direct en étant très influent sur certains aspects de la foi luthérienne comme le concept de la Cène ou sur la volonté de rechercher un compromis ou de refuser la violence excessive à l’égard des non-adeptes de la Réforme[58], notamment pendant la meurtrière guerre des Paysans. Il passe pour être le réformateur de la Souabe et de la Franconie. C’est lui qui organise l’Église luthérienne dans le duché de Wurtemberg, co-écrit l'ordonnance ecclésiastique de 1536 et réorganise l’université de Tubingen[58] ; l’essentiel de son œuvre fut la grande ordonnance de 1559 pour le Wurtemberg. De 1522 à 1533, Brenz œuvra à l’introduction de la Réforme luthérienne à Schwäbisch-Hall. La cité lui doit l'ordonnance ecclésiastique halloise rédigée par un collectif en 1526 ; elle reconnaît au magistrat, donc le gouvernement autonome d’une ville libre d’Empire, le droit épiscopal : il surveille la paroisse comme le ferait un évêque dans l’église catholique. La communauté des croyants s’organise de manière autonome et veille elle-même à la discipline interne[58]. Hostile à l'Intérim d’Augsbourg, il fut contraint de quitter Schwäbisch Hall pour éviter d'être arrêté par les troupes espagnoles[58]. Avec la grande ordonnance de 1559, Brenz mit en œuvre la transformation d’établissements religieux catholiques en écoles secondaires[58]. Ce fut le cas à Schwäbisch Hall où les bâtiments de vie du couvent des Franciscains présents dans la ville depuis le XIIIe siècle furent confisqués pour créer une école dite latine (« Lateinschule »). L’église abbatiale Saint-Jacques (Jakobskirche), plus grande que l’église Saint-Michel à l’époque, a aujourd’hui disparu. À la place, il y a l’hôtel de ville baroque construit sur les fondations romanes de l'église Saint-Jacques (Jakobskirche), telles qu’elles ont été dégagées au moment de la reconstruction de la mairie après la Seconde Guerre mondiale[N 8]. Brenz est resté un adversaire acharné du calvinistes et des zwingliens. Il se distingue de Luther par son attachement au dogme de l'ubiquité et de la communicatio idiomatum [58].

Les ancêtres du pasteur Dietrich Bonhoeffer[modifier | modifier le code]

Buste en bronze de Bonhoeffer par Alfred Hrdlicka à Schwäbisch Hall.
Article détaillé : Dietrich Bonhoeffer.

Klaus Bonhöffer et ses frères Johann Philipp et Joseph, fils de Klaus Bonhöffer, dit le vieux, reçoivent du baron Philipp Baumgärtner en 1590 leur lettre de noblesse les autorisant à porter des armoiries[59]. Johann Philipp est membre du Conseil intérieur de la ville[59]. Les trois frères sont orfèvres. Les trois descendants suivants de Klaus Bonhöffer qui furent Nikolaus, Hans 1582-1634) et Hans (1617-1686) exercèrent également ce métier[59]. Cela fait deux siècles d’orfèvrerie dans la famille. Johann Philipp, anobli par lettres, aurait vraisemblablement été chargé de restaurer la coupe[60] en argent doré de 58 cm de hauteur réalisé par l’orfèvre nurembergeois Christoph Ritter pour servir à la cérémonie de couronnement du roi des Romains, Maximilien II de Habsbourg, en 1562 [60]. Cette coupe a été confiée au Württembergisches Landesmuseum comme prêt permanent et elle ne peut être vendue à l’étranger vu son statut de patrimoine artistique national : c’est la dernière coupe en métal précieux conservée à ce jour qui a servi à un couronnement royal [60]. À partir de Johann Christoph (1662-1718) qui fut secrétaire de mairie, il n’y plus de transmission d’un artisanat particulier, mais les Bonhöffer restent au service de la cité ou de la paroisse dans le service public. Son fils Johann Friedrich (1696-1750) fut archidiacre à Hall, puis pasteur à Maienfels[59]. Son petit-fils Dr. Johann Heinrich (°1730) fut médecin de Hall (Stadtmedicus). Son arrière-petit-fils Dr. Johann Friedrich (1754-1808) fut médecin (Physikus) en charge des annexes halloises de Rosengarten et de l’abbaye de Comburg [59]. L’arrière-grand-père de Dietrich Bonhoeffer fut Franz Sophonias et il fut le dernier de la famille à naître en 1797 et à vivre à Schwäbisch Hall[59]. Donc l’ascendance de Dietrich Bonhoeffer remonte au XVIIIe siècle. Son grand-père, Friedrich Bonhoeffer (1828-1907) et son père Karl sont encore nés dans le Wurtemberg [59], mais c’est Karl (1868-1948) qui, de par ses fonctions, se rendra dans les parties orientales de l’empire allemand. Son mariage avec Paula von Hase née à Königsberg en Prusse orientale [59], aujourd’hui enclave appartenant à la Russie, parachève ce déplacement vers l’est puisque Dietrich est lui-même né à Breslau,deuxième plus grande ville de l’empire allemand avant la Seconde Guerre mondiale, située en Silésie aujourd’hui en Pologne comme chef-lieu de voïvodie de Basse-Silésie.

Dietrich Bonhoeffer (1906-1945) fut un théologien protestant de premier rang qui s’opposa au national-socialisme. Il fut arrêté en 1943 à cause de ses contacts avec les milieux de la résistance. Sa malchance fut d’être pendu au camp de concentration de Flossenbürg, donc peu de temps avant la fin de la guerre[61]. L’action et l’œuvre de Dietrich Bonhoeffer ne sont aucunement liées à Schwäbisch Hall, mais la ville lui rend un hommage d’abord pour son combat contre la dictature en créant « la place Bonhoeffer » dans le nouveau « quartier Kocher » sur laquelle a été placée « le monument à la mémoire de Bonhoeffer » qui est le buste réalisé par Alfred Hrdlicka. Ensuite, la ville se sent doublement concernée car les Bonhoeffer ont été pendant des siècles des bourgeois de la cité.

Un politique démocrate-chrétien Alfred Leikam[modifier | modifier le code]

Alfred Leikam (* à Korb (Bade-Wurtemberg) ; † à Schwäbisch Hall) fut notaire, maire et homme politique. Il fut également très engagé au sein de l’église protestante. Interné pour opposition au régime nazi au camp de concentration de Buchenwald, l’état d’Israël l’a nommé à titre posthume Juste parmi les nations le [62]. En 1979, Alfred Leikam fut décoré de la croix du mérite fédéral, (Bundesverdienstkreuz). La ville de Schwäbisch Hall nomma une rue et une centrale thermique en son nom (Alfred-Leikam-Straße et 'Alfred-Leikam-Blockheizkraftwerk). Après la Seconde Guerre mondiale, il devint maire de Korb et président d’une cour de justice pour la dénazification. À partir de 1948, il travailla comme clerc de notaire à Esslingen, puis comme notaire à Waiblingen et à Schwäbisch Hall où il demeura jusqu’à mort. Il fut également membre du synode régional bade-wurtembergeois de l’église d’état luthérienne, mais aussi du conseil de direction du parti populaire germano-allemand (GVP) qui luttait pour une Allemagne unie neutre et rassemblait de nombreux chrétiens luthériens. Après la dissolution de ce parti, il anetra dans la SPD dont iul devint le président de la circonscription de Schwäbisch Hall et membre du conseil cantonal. Les festivités données à l’occasion de sa nomination de Juste parmi les nations eurent d’abortd lieu à l’ambassade d’Allemagne en Israël. Yoel Lion, directeur du service de la communication, remit la médaille aux dix membres de sa famille présents. Les invités d’honneur furent ceux qui déposèrent la demande auprès de Yad Vashem : Feliks Grzeskowiak et Fritz Laukenmann. Leikam sauva Max Nebig à Buchenwald en prétextant le diagnostic d‘une tuberculose .Il réclama une mise en quarantaine qui lui permit d’échapper au transfert au camp de Mauthausen [63]. Par la suite, Leikam lui attribua un numéro de matricule d’un prisonnier déjà décédé[64]

Economie, société, sciences[modifier | modifier le code]

Écrivains[modifier | modifier le code]

  • Ulrike Schweikert (de) , née le 28 novembre 1966 à Schwäbisch Hall, est un écrivain de romans historiques ou de fantasy, pour jeunesse ou adultes[N 11]. En France, ce n'est pas son premier roman à succès sur la vie des sauniers hallois qui a été traduit, mais les deux premiers tomes de ses 6 romans pour enfants et jeunes, collection « Die Erben der Nacht »[N 12].
  • L'écrivain Hartmut Abendschein est né à Schwäbisch Hall en 1969.
  • L'écrivain Stefan Beuse y est né en 1969.

Tradition brassicole[modifier | modifier le code]

Ancienne brasserie Löwenbräu
Ancienne brasserie Löwenbräu
Société actuelle Haller Löwenbräu
Société actuelle Halelr Löwenbräu
Le Haller Löwenbräu

Aujourd’hui, il ne reste plus qu’une seule entreprise brassicole à Schwäbisch Hall : Löwenbrauerei Hall Fr. Erhard GmbH & Co. KG. Cette PME familiale fondée en 1724 fabrique la Haller Löwenbräu. Si l’on remonte toutefois au XVIIIe siècle, la tradition du brassage privé s’installa durablement dans la ville grâce à l’ordonnance halloise de 1742 (Haller Brauordnung) : elle accorde aux bourgeois de la ville le droit de brasser pour leur propre consommation. Un demi-siècle plus tard, il exista 14 entreprises brassicoles à Hall[66].

  • 1851 : 22 brasseries fonctionnent à Hall, dont 13 servent leur bière dans leur propre débit de boisson ;
  • 1890 : 17 brasseries avec débit de boisson au public ;
  • 1910 : 10 brasseries ;
  • 1935 : 5 brasseries ;
  • 2016 : 1 brasserie.

Si l'on prend l'exemple de la ville de Crailsheim à 30 km de Schwäbisch Hall, les statistiques sur la consommation de la bière révèlent qu'au XVIIIe siècle la bière consommée est presque toujours locale. Néanmoins, les Crailsheimois buvaient également la bière des brasseries de Schwäbisch Hall et des villes dans un rayon de 50 km comme Aalen, Ansbach, Ellwangen ou Dinkelsbühl[66]. Plus loin, de la bière d'Ulm a également été accessible à Craislheim[66]. Ceci étant, avant d'aller dans les brasseries, les gens brassaient eux-mêmes leur bière. Ils pouvaient également aller chercher de la bière fraîche dans une cruche à la brasserie du coin qui servait au détail[66]. Ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle que les populations rurales burent moins d'eau-de-vie à base de pomme de terre ou de céréale (le Branntwein) au prodit de la bière qui s'est généralisée[66]. Les plus aisés buvaient du vin des régions wurtembergeoises avec les cépages lemberger, trollinger ou le pinot noir. Suivant les régions, le cidre de fabrication locale ou privée était très apprécié[66].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références et notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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  59. a, b, c, d, e, f, g et h Darin Lythgoe, « Familiendaten der Martinzellerschen Familienstiftung », Sandy, Utah, Martinzellersche Familienstifung,‎ 2001-2007 (consulté le 1er décembre 2016).
  60. a, b et c Haller Tagblatt, « Würth kauft Pokal der Schenken », Quotidien Haller Tagblatt, Südwest Presse,‎ (lire en ligne).
  61. (de) Ville de Schwäbisch Hall, « Lieux de mémoire dans le centre-ville », sur Schwäbisch Hall.de.
  62. (en) The Holocaust Martyrs' and Heroes' Remembrance Authority, « Alfred Leikam », sur Yad Vashem (consulté le 1er décembre).
  63. (de) Newsletter der Israelischen Botschaft in Berlin, 2. Mai 2003.
  64. Matthias Köhnlein, Der Lebensweg des Alfred Leikam in der NS-Zeit, PH Freiburg, Pädagogische Hochschule Freiburg, coll. « Wissenschaftliche Hausarbeit », .
  65. Adrienne Braun, « Reinhold Würth wird 80. Der Glanz der Kunst hebt das Image », Stuttgarter Zeitung,‎ (lire en ligne).
  66. a, b, c, d, e et f (de) Die Reihe Archivbilder, Gastlichkeit und Brautradition im Kreis Schwäbisch Hall [« Hospitalité et tradition brassicole dans le canton de Schwäbisch Hall »], Sutton Verlag GmbH, , 95 p. (ISBN 386680847X et 9783866808478, lire en ligne), p. 7-9.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Jadis, elle marquait la frontière du territoire hallois sur une longueur de 200 km. À présent, on veut ressusciter a haie forestière frontalière de Hall et des tas de projets ont déjà mises en place. Les dépenses occasionnées jusqu’à présent s’élèvent à presque 200 000 € » in : (de) Christa Glück, « Rekonstruierung der Haller Landhege mit Figuren, Pflanzen, Tafeln und Stationen », Hohenlohes Tagblatt,‎ (lire en ligne).
  2. La commune de Mainhardt lui consacre une page sur son site officiel pour décrire les différentes actions réalisées comme une reconstitution partielle de la haie défensive avec des panneaux informatifs, des statues de bois représentant les brigands locaux qui passent par les trouées de la haie – Haller LandhegeVoir et modifier les données sur Wikidata
  3. En hommage au pasteur résistant, la ville a placé un buste de D. Bonhoeffer dans le nouveau « Kocher-Quartier », une œuvre de Alfred Hrdlicka réalisée en 1977.
  4. Comes Palatinus Caesarii dans le répertoire.
  5. On compte parmi eux aussi les épiciers, les pelletiers, les bouchers ou les meuniers.
  6. Il faut y rajouter également les selliers, les serruriers, forgerons, tailleurs, tisserands.
  7. « Some tough nuts suspected of major war crimes were kept in the old penitentiary in the pretty town of Schwäbisch Hall near Stuttgart. Here prisoners were subjected to some particularly nasty forms of interrogation. Old boys included SS commanders Sepp Dietrich, Fritz Kraemer and Hermann Priess, all of whom denied issuing orders to shoot prisoners of war. Seventy-four SS men were finally arraigned for the massacre of American servicemen at Malmédy, but many of their confessions were subsequently withdrawn because they said they had been extracted under torture. One of the last to break was the cigar-chewing SS officer Jochen Peiper, who was suspected of being chiefly responsible for the massacre. The Americans had used methods similar to those employed by the SS in Dachau. ...The screams of the prisoners in Schwäbisch Hall could be heard throughout the little country town. The torturers were not all American: they included vengeful Polish guards like those mentioned by Salomon. The archbishop of Cologne, Cardinal Joseph Frings, kept a tally of reports of American brutality. ».
  8. Les maquettes du Hällisch-Fränkisches Museum de la ville permettent de se faire une idée claire de la place du marché à l’époque où les deux églises se faisaient face.
  9. Son affaire grandit de plus en plus jusqu’à devenir un multimillionnaire, mécène des arts. Il est fondateur et patron du Groupe Würth, premier distributeur mondial en produits de fixation professionnelle. Homme d'affaires à la tête aujourd'hui de 62 000 salariés, il a commencé en tant que simple quincaillier. Il avait à l'époque seulement deux employés.
  10. En 2003, il racheta la collection de peintures privée des princes de Fürstenberg pour qu’elle ne soit pas dispersée au moment des enchères. Elle comporte en effet des œuvres majeures de Cranach l’Ancien et l’autel de Falkenstein par Messkrich. Pour héberger ces œuvres, Würth a choisi l’ancienne chapelle du couvent des frères hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem à Schwäbisch Hall. Le musée porte le nom de « Johanniterhalle »
  11. Elle a écrit 12 romans de 2000 à 2010, 3 romans de la trilogie « Drachenkrone », 6 romans pour enfants et jeunes, collection « Die Erben der Nacht », 2 romans historiques collection « Elisabeth », 2 romans historiques, collection « Les sauniers ». En 2015, son premier roman qui l'a fait connaître Die Tochter des Salzsieders (La fille du saunier) est choisi pour être adapté au théâtre open air sur les escaliers de l'église paroissiale de Schwäbisch Hall.
  12. Avis du site ricochet-jeunes.org sur le tome 1 « Nosferas ». (ISBN 2226208631) (EAN 978-2226208637)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sources utilisées par l'International Association of Jewish Genealogical Societies (note no 42) :
    • (en) Joachim Hahn et Jürgen Krüger, Synagogues in Baden-Wuerttemberg, vol. 2, Stuttgart, Theiss, coll. « Joachim Hahn: places and institutions », (ISBN 978-3-8062-1843-5) ;
    • (en) Alemannia Judaica, Memorial Book of the synagogues in Germany, vol. 4, « The synagogue in Schwäbisch Hall », p. 424 ;
    • (en) Henry Kohring, The Jewish Cemetery in Schwäbisch Hall Steinbach, (ISBN 3-927374-16-4), « Schwäbisch Hall » ;
    • (en) Eva Maria Kraiss et Marion Reuter, Bet hahayim. House of Life : Jewish cemeteries in Württembergisch francs, Künzelsau (ISBN 3-89929-009-7).
Vue panoramique du centre-ville depuis le musée Kunsthalle Würth
Enceinte fortifiée de la ville vue de l'îlot sur le Kocher, Grasbödele