Homme de Spy

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Crâne de l'Homme de Spy

Homme de Spy est le nom donné à la reconstitution physique d’un squelette hominidé (classé comme néandertalien) à partir d’ossements qui furent découverts en 1886 dans la grotte de Spy, dans la province de Namur (Région wallonne de Belgique). Ils sont datés de 36 000 ans avant le présent.

Découverte[modifier | modifier le code]

Le site paléolithique de Spy attirait depuis longtemps l'attention des archéologues. Des fouilles eurent lieu dès l’année 1879, d’abord par des amateurs, puis par des professionnels. Des silex, bois de cervidés, dents de mammouths et autres objets furent découverts en grande quantité.

En juillet 1886, lors de leur deuxième campagne de fouilles, Maximin Lohest et Marcel De Puydt, aidés par un ancien mineur, Armand Orban, mirent au jour au niveau de la terrasse des ossements humains appartenant à deux individus au moins. Une calotte crânienne en bon état permit de les classer parmi les néandertaliens. La découverte était importante. Les fouilles furent cependant organisées avec les moyens et selon les conceptions de l'époque[1],[2].

Une présentation de leur découverte à la société d'archéologie de Namur, le mois suivant (en août 1886), eut un grand retentissement dans la presse belge et étrangère. Pour la première fois depuis la découverte de l'Homme de Néandertal en 1856 en Allemagne, on disposait d'éléments suffisants pour confirmer l'existence et l'ancienneté d'un type humain de morphologie différente de celle de l'homme actuel. L'Homme de Spy passa à la postérité.

Qui est l'homme de Spy?[modifier | modifier le code]

Les vestiges archéologiques, découverts en grand nombre, indiquent une présence humaine ancienne, et de longue durée, sur les lieux.
Les fossiles de Spy sont datés d'environ 36 000 ans, ce qui correspond à la période de transition entre le Paléolithique moyen et supérieur.

La disposition des ossements du deuxième individu découvert et leur orientation est-ouest (tête-pieds) conduisent certains à émettre l’hypothèse d’une sépulture, ce qui indiquerait des préoccupations religieuses chez l’Homme de Néandertal. Se basant sur la configuration physique de leur larynx, certains chercheurs estiment que les néandertaliens possédaient une forme de langage.

Comme pour Homo sapiens, le mode de subsistance des néandertaliens était lié à la chasse, la pêche et la cueillette.

Une demeure pour l’Homme de Spy[modifier | modifier le code]

Depuis le 3 décembre 2011, le Centre d’interprétation de l’Homme de Spy est ouvert au public. Son objectif est double : informer sur le site paléolithique de Spy et présenter la famille néandertalienne à laquelle appartient l’Homme de Spy (sa morphologie, sa place dans l’évolution de l'homme, son environnement naturel, son mode de vie, son extinction). Avec l'Office du Tourisme de Jemeppe-sur-Sambre, il constitue l'EHoS (Espace de l'Homme de Spy), situé dans un bâtiment classé de style mosan sur la route allant de Jemeppe-sur-Sambre à Onoz (N980), et à distance rapprochée de la grotte de Spy.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]