Impéria (autos)

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50° 34′ 26″ N 5° 44′ 41″ E / 50.573913, 5.744729

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Façade de l'usine Impéria à Nessonvaux.

Impéria, une des marques les plus prestigieuses de l’histoire de l’automobile belge, est créée en 1904 par Adrien Piedbœuf. Celui-ci possède un atelier de construction de motos puis de voitures à Liège, rue de Fragnée, mais, dès 1907, il s’installe dans l’usine de Nessonvaux construite par Henri Pieper, fabricant d’armes à Liège qui avait lui aussi quitté Liège pour venir s'installer près de ses forges. Bordant la route Liège-Verviers, ce bâtiment industriel exemplaire de l’éclectisme architectural en vogue à l’époque évoque un petit château.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le nom Impéria est probablement choisi par Adrien Piedboeuf en souvenir de son séjour à Aix-la-Chapelle où il a travaillé dans les usines sidérurgiques familiales.[citation nécessaire]

Fabrication[modifier | modifier le code]

L'usine en 2004 : remarquer dans l'ellipse, une partie de la piste d'essais de 1928.
Imperia TA-8 Sport 1948.

Trois modèles sont fabriqués dès l'origine. En 1910, une voiture atteint 144 km/h à Brooklands (États-Unis). En 1912, fusion avec la société de Jules Springuel de Huy. L'usine de Nessonvaux produit plusieurs centaines de voitures par an dont des Abadal (en) du nom d'un homme d'affaires espagnol et ancien coureur cycliste. Ces dernières sont des modèles sport inspirés des Hispano-Suiza.

Après la guerre de 14-18, la production reprend avec des voitures sous le nom d'Imperia-Abadal. Le nouveau propriétaire, Mathieu van Roggen, se rend compte que la production doit s'intensifier et glisser vers des voitures légères, moins coûteuses. En 1923, sort la 1100 avec un moteur sans soupapes qui a de nombreux succès en course. En 1927, une six cylindres de 1650 cm3 voit le jour.

Mathieu van Roggen, devant la concurrence étrangère des constructeurs, dont certains s'installent en Belgique, veut faire un grand consortium. Il rachète, en 1927, la Métallurgique de Marchienne-au-Pont et Excelsior de Zaventem. En 1928, c'est le tour du constructeur Nagant. En 1929, il prend des parts dans le constructeur français Voisin. En 1928, une piste d'essais de quelques centaines de mètres sera construite sur les toits de l'usine ; on y atteint des vitesses de 144 km/h. La crise de 1929 freine le projet. En 1932, van Roggen prend une licence pour construire l'Adler Trumpf[1].

En 1934, van Roggen rachète la marque anversoise Minerva en faillite, qui ne produit plus que des voitures de grand luxe, compliquées et chères à produire. Van Roggen produit encore quelques Minerva jusqu'en 1938 avec le stock de pièces de rechange laissés par la faillite. Un prototype de nouvelle Minerva de grand luxe (traction avant de 3,6 litres avec boîte automatique), produit dès 1936, est construit à Nessonvaux. La guerre arrête la production de ce qui devait être une des voitures les plus modernes de l'entre-deux-guerres. La fabrication sous licence Adler continue jusqu'au début de la guerre et la réquisition par l'armée allemande de l'usine. On y produit la dernière voiture de série belge.

En 1947, on reprend encore la construction des voitures sous licence Adler parallèlement au montage de voitures anglaises de la marque Standard (modèle Standard 8).

Imperia en compétition automobiles[modifier | modifier le code]

Impéria TA-9 BS 1938.

La première guerre mondiale met un frein au développement de toute l'économie européenne et c'est au travers de l'engouement pour la compétition automobiles toute récente que la marque liégeoise réaffirme son potentiel, ses qualités et ses grands succès.

Imperia a établi sa renommée internationale sur base notamment de ses résultats sportifs, plus particulièrement sur le jeune circuit de Spa-Francorchamps :

  • 1922: vainqueur du Grand Prix de Belgique avec une demi-heure d’avance ;
  • 1925: 1er, 2e, 4e, et 5e, en catégorie 1 100 cm3 aux 24 heures de Spa ;
  • 1929: Eifelrennen, avec H. Metz, sur Sport + 3.0L ;
  • 1930: vainqueur de la Coupe du Roi lors des 24 heures, avec des conduites intérieures de série ;
  • 1930: 5e du Grand Prix d’Europe sur une 6 cylindres 1 500 cm3, derrière quatre Bugatti ;
  • 1934 : abscence de pénalité à Liège-Rome-Liège, avec Paul von Guillaume et Mme L.Bahr.

Fin d'Impéria[modifier | modifier le code]

L'usine ferme ses portes en août 1958[réf. souhaitée].

Une procédure de classement de l'usine, encore occupée par un industriel en 2005, est entamée par la Région wallonne. Seule la façade du bâtiment est classée par arrêté ministériel du 17 juin 2008[2].

Tentative de relance[modifier | modifier le code]

En 2008, une nouvelle société implantée au Sart-Tilman reprend le nom Imperia[3] et annonce la sortie de l'Imperia GP, premier roadster à moteur hybride (technologie PowerHybrid[4]).

Le design du véhicule a été réalisé entièrement en Belgique. C'est un jeune designer belge, Denis Stevens[5],[6], qui a été chargé de dessiner l'extérieur et l'intérieur[réf. souhaitée] du concept. La commercialisation devait débuter en 2013[7] avant d'être repoussée fin 2015. En décembre 2015, la société Green Propulsion (en) est mise en redressement judiciaire et déclarée en faillite en janvier 2016[8]. La société Imperia proprement dite est, à cette date, toujours en réorganisation judiciaire.

Album[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. histoire sur le site automania
  2. Caroline Robient, « Les classements : L'usine Impéria », Le Carnet de la protection, Service public de Wallonie, vol. 12,‎ , p. 22 (lire en ligne).
  3. Le nom de la nouvelle société créée en 2008 est écrit sans accent, même si elle reprend le logo de l'ancienne société avec un accent aigu (voir imperia-auto.be).
  4. [PDF] Imperia GP, Sur le site imperia-auto.be du 21 janvier 2011
  5. www.imperia-gp.com
  6. www.miysis.be
  7. Automobile: le mythe Imperia renaît à Liège, RTBF.be, le 25 mai 2012
  8. Liège: la faillite de Green Propulsion a finalement été prononcée, rtbf.be, 13 janvier 2016

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Editions Vieux Temps[1] - Henri Pieper, un génie créateur Tome 1 Histoire d'une usine, 2003
  • Editions Vieux Temps - Impéria, un empire automobile belge 1904 - 1958 Tome 2 Histoire d'une usine, 2004
  • Editions Vieux Temps - Auto Mixte, Pescatore, Herstal 1906 - 1913, 2006
  • ASBL DAMAS, L'épopée de l'usine Impéria à Nessonvaux, Cercle de recherches historiques Damas de Fraipont-Nessonvaux, 1998
  • ASBL DAMAS, « Les belles Nessonvautoises », Cercle de recherches historiques Damas de Fraipont-Nessonvaux, 2004

Liens externes[modifier | modifier le code]