Walcourt

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Walcourt
Walcourt sous la neige
Walcourt sous la neige
Blason de Walcourt
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Arrondissement Philippeville
Bourgmestre Christine Poulin (PS)
Majorité PS/MR/Ecolo
Sièges
PS
MR-EC
SC
Autrement
ECOLO
25
8
6
6
4
1
Section Code postal
Walcourt
Berzée
Castillon
Chastrès
Clermont
Fontenelle
Fraire
Gourdinne
Laneffe
Pry
Rognée
Somzée
Tarcienne
Thy-le-Château
Vogenée
Yves-Gomezée
5650
5651
5650
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5650
Code INS 93088
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Walcourien(ne)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
18 210 ()
48,69 %
51,31 %
148 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
21,62 %
63,86 %
14,52 %
Étrangers 3,85 % ()
Taux de chômage 12,23 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 13 482 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 15′ 24″ N 4° 26′ 06″ E / 50.2566445, 4.435043350° 15′ 24″ Nord 4° 26′ 06″ Est / 50.2566445, 4.4350433
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
123,18 km2 (2005)
73,30 %
14,34 %
10,73 %
1,62 %
Localisation
Situation de la ville dans l'arrondissement de Philippeville et la province de Namur
Situation de la ville dans l'arrondissement de Philippeville et la province de Namur

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Liens
Site officiel walcourt.be

Walcourt (en wallon Walcoû) est un village francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Namur, au confluent de l'Eau d'Heure et de l'Yves.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Walcourt
Thuin Ham-sur-Heure-Nalinnes - Gerpinnes
Beaumont Walcourt Florennes
Froidchapelle - Cerfontaine Philippeville

Démographie[modifier | modifier le code]

Au , la population totale de cette commune était de 18 492 habitants (8 460 hommes et 8 919 femmes). La superficie totale est de 123,26 km2 ce qui représente une densité de population de 150,02 hab./km²[1].

Les chiffres des années 1846, 1900 et 1947 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

Histoire[modifier | modifier le code]

Walcourt viendrait de l’appellation villa Walcortensis, la ferme du wallon où Saint-Materne y aurait jeté les premiers fondements d’une chapelle au IVe siècle. En fait, à l’exception de quelques monnaies et poteries romaines, on ne trouve trace du bourg qu’à partir du Xe siècle où les Walcourt sont de puissants seigneurs qui tiennent leur fief des comtes de Namur auxquels ils l’allient. Ils possèdent d’importantes terres en Lorraine et dotent généreusement l’abbaye du Jardinet et l’actuelle Basilique.

Le premier document écrit de Walcourt date 1er juin 1026 par lequel le seigneur Oduin et son épouse, firent de larges libéralités au sanctuaire Notre-Dame, dont la construction venait d’être achevée. Walcourt restera la propriété de ses seigneurs jusqu’en 1363, époque où elle fut vendue par Wéry VI à Guillaume Ier, comte de Namur.

Entourée de murailles et de tours défensives, Walcourt constitue un maillon de grande importance dans le système défensif de la frontière sud du comté de Namur. Dans les années qui suivirent, la terre de Walcourt fut cédée, vendue, rachetée, engagée et dégagée. Finalement en 1438, elle fut réunie au namurois qu’avait acquis en 1421 Philippe-le-Bon, duc de Bourgogne. De la maison de Bourgogne, elle passa à la Maison d’Espagne pour enfin revenir aux abbés du Jardinet, qui en 1686, devinrent les véritables seigneurs de Walcourt.

Il est à noter que pendant la période des guerres civiles et des guerres étrangères survenues durant les XVe, XVIe et XVIIe siècles et au début du XVIIIe, Walcourt a souffert soit de l’occupation, soit du passage presque continuel des armées ennemies. Elle fut saccagée de nombreuses fois, incendiée et soumise à des dépravations de toutes sortes, à des réquisitions et à de lourdes contributions de guerre pour l’entretien des armées en campagne.

La bataille de Walcourt[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Walcourt.

La bataille de Walcourt, le 25 août 1689 — La politique impérialiste de Louis XIV provoque un mouvement général de résistance : la Hollande, la Suède, des princes allemands, l’Espagne, la Savoie, la Bavière, le Vatican se groupent dans la ligue d’Augsbourg en 1686. Guillaume III débarque en Angleterre et renverse Jacques II qui se réfugie en France. Louis XIV fait débarquer des troupes en Irlande d’où l’adhésion en 1688 de l’Angleterre à la coalition. La guerre va durer neuf ans. Bruxelles est bombardé, plus de 3.000 maisons sont détruites.

L’armée alliée est composée de bataillons anglais, allemands et hollandais, 30.000 hommes au total; commandée par le prince de Waldeck, cette troupe va le 22 août au matin d’Ham-sur-Heure à Thy-le-Château, Pry et Walcourt. Le maréchal d’Humières, qui se trouve à Boussu-lez-Walcourt, dispose de 40.000 soldats; il estime que l’ennemi ne fait pas le poids et décide d’attaquer. L’adversaire se replie et tend une embuscade dans la place de Walcourt bien fortifiée. Après trois heures de combats inutiles, les Français doivent se replier… (d’après Pierre Magain La bataille de Walcourt)

De 1792 à 1815, se trouvant sur le passage des troupes allemandes allant de France en Belgique et inversement, elle est une nouvelle fois saccagée et pillée.

Vient ensuite une période de paix avec l’indépendance du pays que viendront interrompre la 1re guerre mondiale et l’invasion de l’armée allemande. Walcourt, défendue par le 6e Régiment d’Infanterie française qui couvre la retraite de la 38e division, est occupée par les allemands après les combats du 24 août 1914 au cours desquels furent tués un officier et 20 soldats français Ce jour-là, le clocher et la toiture de la Basilique (à l’époque Collégiale) sont détruits par un incendie. Treize maisons voisines de l’édifice subissent le même sort. Lors du dernier conflit, le 16 mai 1940, 27 soldats furent tués dont l’aspirant français Vincent Dauchez reposant dans la cour du cloître au pied de la Basilique.

Légendes[modifier | modifier le code]

Le miracle du jardinet[2][modifier | modifier le code]

En 1228 un immense incendie ravagea la ville de Walcourt, Henry II, Seigneur de Walcourt dont la cité fut détruite, crut que la statue de Notre-Dame fut également détruite dans les flammes. Mais les prêtres venus à sa rencontre, lui firent savoir qu'ils avaient vu la statue, sortant de la ville au milieu des flammes, et se poser sur l'arbre dans le jardin proche de la cité appelé Jardinet. Henry II la retrouva au sommet d'un bouleau, au pied duquel il s'agenouilla et promit que si elle descendait, il ferait construire une abbaye en ce lieu.

Le pot de Charles Quint[modifier | modifier le code]

L'Empereur Charles Quint, en visite dans ses Provinces du Nord, s'arrêta dans une auberge à Walcourt, pour se désaltérer. Grand amateur de bière, il demanda de pouvoir goûter la bière du pays. La patronne s'empressa d'apporter le divin breuvage, mais sans doute très intimidée par le prestigieux personnage, elle lui tendit le pot en le tenant par la anse. Charles Quint ne put donc s'en saisir. Il ordonna à son serviteur de faire livrer à l'aubergiste un pot à deux anses pour que, lors d'une prochaine visite, il puisse prendre le pot de bière d'une seule main. À quelque temps de là, de nouveau de passage à Walcourt, il fit halte dans l'auberge. Mais la tenancière encore toute émue lui tendit son pot à bière, tenant fermement les deux anses. Charles Quint s'en saisit difficilement à deux mains, et loin de se décourager ordonna à son serviteur de faire livrer un pot à trois anses. L'année suivante, plus par curiosité que par la soif, il fit une nouvelle halte dans l'auberge, pour vérifier que ses ordres avaient été suivis, et réclama son pot de bière. La serveuse intimidée et sans doute un peu sotte, lui tendit le pot fermement maintenu par les deux anses, mais avec la troisième dirigée vers elle ! Charles Quint, autant amusé qu'agacé dut donc passer sa main entre la chope et la poitrine de l'aubergiste pour se saisir du pot , il garda toutefois son calme et ordonna à son fidèle serviteur de faire livrer un pot à quatre anses. Lorsqu'il revint à l'auberge, le pot avait quatre anses opposées. L'empereur pouvait enfin prendre correctement sa bière et la déguster tranquillement.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Armoiries de Walcourt 1.svg

Le blason ci-contre est le blason des seigneurs de Walcourt. Le blason de la ville est différent : il représente une ville stylisée argent sur fond azur avec sur le côté droit le blason représenté ici.

Festivités[modifier | modifier le code]

Trinité 2012, reportage vidéo.

Chaque année se déroule une procession en l'honneur de Notre-Dame-de-Walcourt ; elle accomplit un périple autour de la ville appelé « Le Grand Tour ». Elle est rehaussée d'une escorte ou « marche militaire », comprenant des soldats de l'époque napoléonienne et des zouaves, accompagnés de fifres et de tambours. Au milieu de la journée, autour d'un bouleau, le « Jeu scénique du Jardinet » commémore le miracle de la statue de la Vierge qui, fuyant la basilique incendiée au XIIIe siècle, aurait été retrouvée sur un arbre.

Cette marche de la Trinité tout comme celles de Laneffe, Tarcienne et Thy-le-Château fait partie des quinze marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse qui ont été reconnues en décembre 2012 comme chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l'UNESCO[3].

Curiosité[modifier | modifier le code]

Walcourt est le titre d'un poème de Verlaine des Paysages belges tiré du recueil Romances sans paroles.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arnould Froment Walcourt et son passé (Charleroi, 271 pages, 1958)
  • Émile Brouette Épitaphier du canton de Walcourt (Intermédiaire des Généalogistes ° 176, 1975 & n° 178, 179, 180, 181)
  • J-L. Roba & J. Léotard La région de Walcourt-Beaumont pendant la seconde guerre mondiale (Cercle d’Histoire de Walcourt, 3 tomes 315 - 269 - 446 pages, 1984, 1990, 1994)
  • Jean Évariste Militaires sous la République et l’Empire, cantons de Walcourt et Florennes (Cercle d’Histoire de Walcourt, 210 pages, 1994).

Le Musée de Cerfontaine a publié plusieurs cahiers sur la ville :

  • La bataille de Walcourt (25 août 1689) (Pierre Magain; réédition de 1989; cahier n° 279, 31 pages, 2004)
  • Le clergé de Walcourt avant 1796 (André Lépine; cahier n° 410, 1995 — 300 courtes notices; avec d’autres articles)
  • Les débuts de l’École Moyenne de Walcourt 1879-1904 (André Lépine; cahier n° 312, 24 pages, 2007)
  • Palmarès de 1912 de l’École Moyenne de Walcourt (cahier n° 283, 35 pages, 2005)
  • L’invasion allemande de 1914 dans les entités de Walcourt & de Florennes (extrait de Schmitz & Nieuwland 1923; cahier n° 261, 28 pages)
  • Souvenirs d’exode d’un téléphoniste de Walcourt (1940) (Gérard Cogniaux; cahier n° 238, 22 pages, 2001)
  • Le centenaire de l’École Moyenne de Walcourt 1879-1979 (ill) (édité par l’École; cahier n° 428, 42 pages)
  • Walcourt en cartes postales anciennes (Paul Lievens; cahier n° 505, 100 vues, 1997)
  • La ligne 132 — Charleroi-Vireux — en cartes postales anciennes (André Lépine, cahier n° 500, 120 vues, 1998)
  • Les 140 chapelles de N-D de Walcourt en France et en Belgique (André Papart; cahier n° 521, 1981)
  • A N-D de Walcourt (20 chapelles, ex-voto, cérémonie de 1875) (André Papart ; cahier n° 522, 46 pages, 1984)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/stat-1-1_f.pdf
  2. « La légende », sur LaTrinité.be (consulté le 15 mars 2015)
  3. Patrick Lemaire, « Quinze marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse admises au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco », L'Avenir (Belgique),‎ (lire en ligne)

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