Robert Ier de France

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Robert Ier
Titre
Roi des Francs
(Francie occidentale)

(11 mois et 17 jours)
Couronnement à Reims
Prédécesseur Charles III
Successeur Raoul
en lutte avec Charles III
Comte de Paris
898
Monarque Robert Ier
Prédécesseur Eudes Ier
Successeur Hugues le Grand
Biographie
Titre complet Roi de Francie Occidentale
Comte de Paris
Dynastie Robertiens
Date de naissance vers 860
Date de décès
Lieu de décès Soissons (France)
Père Robert le Fort
Mère mère non mentionnée par les chroniques de l'époque.
Conjoint Adèle du Maine
Béatrice de Vermandois
Enfant(s) Adèle de France
Emma de France
Hugues de France
Richilde de France

Robert Ier (né vers 860 - mort le [1]), fils cadet du comte d'Anjou Robert le Fort (vers 815/30-866), il était le frère d'Eudes et fut élu roi de Francie occidentale en 922. Il est le grand-père d'Hugues Capet.

Biographie[modifier | modifier le code]

Devenu roi en 888, son frère Eudes le nomma à la tête de plusieurs comtés, y compris le comté de Paris et la marche de Neustrie. Robert était également abbé in commendam de plusieurs abbayes. Il ne revendiqua pas la couronne de France quand son frère mourut en 898, mais il reconnut la prétention du roi carolingien, Charles III le Simple, qui, selon Richer de Reims, le confirma "duc de la Gaule Celtique" (Neustrie). Il ne semble pas qu'il ait eu le titre de duc des Francs, comme le sera Hugues le Grand en 936. Robert continua à défendre le nord de la France contre les attaques des Normands.

La paix entre Charles III et Robert dura jusqu'en 921. Le clergé et les nobles s'irritèrent contre le roi Charles III qui favorisait particulièrement le comte Haganon (bien qu'il puisse s'agir d'un prétexte politique[2]).

Avec l'appui des nobles les plus puissants, Robert attaqua le roi Charles qui s'enfuit en Lorraine. Robert fut couronné roi des Francs à Reims par l'archevêque de Sens, Gautier, le dimanche 30 juin 922. Charles rassembla une armée et marcha contre Robert, et le 15 juin 923, Robert fut tué par Fulbert, Faubert, Foubert[3] au cours de la bataille de Soissons. Selon certains comme Adalbert, archevêque de Magdebourg, continuateur de la chronique de Réginon de Prüm, Robert périt de la main même de Charles[4].

Grâce au courage et au sang-froid du fils de Robert, Hugues le Grand, la victoire revint au clan des Robertiens et le roi Charles III ne put récupérer sa couronne. Les grands du royaume élurent alors Raoul, duc de Bourgogne, beau-fils du roi Robert Ier, comme roi des Francs. Il fut sacré le 13 juillet 923.

Descendance[modifier | modifier le code]

D'une première épouse nommée Aélis (ou Adèle) du Maine, Robert avait eu :

Il épousa ensuite Béatrice de Vermandois, fille d'Herbert Ier, comte de Vermandois, arrière-petite-fille de Bernard, roi d'Italie lui-même petit-fils de Charlemagne, et eut de celle-ci :

Tombeau[modifier | modifier le code]

Robert Ier fut inhumé en l’abbaye Sainte-Colombe fondée par le roi des Francs Clotaire II en 620. La Révolution détruisit le monastère. Sa disparition totale fut interrompue en 1842. En 1853, des fouilles entreprises dans la crypte mirent à jour plusieurs sépultures. Aucune d’entre elles ne put lui être attribuée.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Guillot (dir.) et Robert Favreau (dir.), Pays de Loire et Aquitaine de Robert le Fort aux premiers Capétiens : actes du colloque scientifique international tenu à Angers en septembre 1997, Poitiers, Société des antiquaires de l'Ouest, coll. « Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers / 5e » (no 4),‎ , 266 p. (présentation en ligne), [présentation en ligne]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Généalogie de Robert Ier sur le site Medieval Lands
  2. Cf. Carlrichard Brühl, Naissance de deux peuples : Français et Allemands, Fayard, 1994, pp. 197-198.
  3. Selon la chronique d'Adémar de Chabannes, écrite une centaine d'années après cet évènement :Histoire Gallica, image 101 : p. 79 note 3 de bas de page : « Fulbertus Rodbertum regem per medium cerebri dividendo confodit ».
  4. Auguste Alphonse Étienne-Gallois, historien, bibliothécaire du Luxembourg La Champagne et les derniers Carlovingiens 1853, p. 67

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