Citadelles mosanes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Les citadelles mosanes sont un ensemble de fortifications érigées sur les hauteurs de la Meuse pour défendre soit la principauté de Liège, soit le comté de Namur.

Histoire[modifier | modifier le code]

Artère économique de premier ordre depuis l'Antiquité, la Meuse garda son influence dans les échanges commerciaux noués pendant la période mérovingienne, comme en témoigne la diffusion de techniques et de motifs, attestée dans les fouilles archéologiques. Elle fut aussi la colonne vertébrale de l'évêché de Liège, devenu principauté épiscopale dans la seconde moitié du Moyen Âge. Ainsi l'autorité du Prince-évêque s'étendait-elle sur des faubourgs (ou des villes entières) reliés entre eux par le fleuve : Dinant, Namur, Andenne, Huy. Dans chacune de ces villes, un pont et une église dédiée à Notre-Dame percevaient un droit de passage, alimentant le trésor épiscopal.

Marc Suttor considère que le trafic sur la Meuse se compare avec celui de la Loire, de la Seine et du Rhin, notamment du vin, la principale marchandise transportée sur les grands fleuves européens au Moyen Âge et à la Renaissance, un trafic égal au XVIe siècle à la production bordelaise de vins[1].

Profitant de cet axe commercial, l'orfèvrerie mosane (et notamment la dinanderie, soit le travail du laiton) se développa pendant tout le Moyen Âge. La "légende historique" rapporte que la pratique de la dinanderie opposa Bouvignes à Dinant ; Philippe de Commynes l'a bien raconté dans ses chroniques et Jules Michelet en a été frappé.

Reconstruites sur décision des Néerlandais au cours du XIXe siècle pour faire face à une invasion des Français, elles ont remplacé ou amélioré des citadelles bien plus anciennes. La vue impressionnante de ces citadelles haut perchées crée une atmosphère insolite depuis les villes en bord de Meuse.

Les citadelles mosanes sont :

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Le , les trois premières citadelles ont été proposées pour faire partie de la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO sous le n° de référence 5365. Après avoir été recalées, il est question de présenter un dossier pour la citadelle de Namur uniquement (ou jumelée avec celle de Dinant)[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marc Suttor, Vie et dynamique d'un fleuve. La Meuse de Sedan à Maastricht (des origines à 1600) (Bibliothèque du Moyen Âge, 24, Turnhout, De Boeck & Larcier s.a., 2006, p.301-327
  2. « Unesco : les citadelles mosanes recalées », La Dernière Heure/Les Sports,‎ (lire en ligne, consulté le 26 août 2020).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]