Anthée (Belgique)

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Anthée
Anthée (Belgique)
Le château « de Fontaine »
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Arrondissement Dinant
Commune Onhaye
Code postal 5520
Zone téléphonique 082
Démographie
Gentilé Anthéen(ne)
Géographie
Coordonnées 50° 14′ nord, 4° 45′ est
Superficie 1 003 ha = 10,03 km2
Localisation

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Anthée (en wallon Antêye) est un village de l'Entre-Sambre-et-Meuse, en Belgique, sur la route de Dinant à Philippeville. Traversé par le Flavion le village fait aujourd'hui administrativement partie de la commune d'Onhaye, dans la province de Namur, en Région wallonne de Belgique. C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Selon plusieurs chercheurs, le nom d'Anthée aurait son origine dans le nom latin Ananteius car suivant la légende l’empereur Tibère y aurait envoyé un certain Anteius. Ce dernier aurait trouvé l’endroit agréable et y aurait même construit une villa où il se serait établi. Toutefois une étude plus scientifique établit que l’origine du nom dériverait du nom celtique ande-tegia signifiant maison d’en face ou simplement à la maison.

Éléments d'histoire[modifier | modifier le code]

La découverte de vestiges d’une villa romaine considérée comme un modèle du genre et d’un cimetière mérovingien à Anthée fait penser que l’emplacement du village était de toute première importance.

Au Moyen Âge, le village est sous la tutelle du fisc royal de Givet, ensuite il passe successivement sous l’autorité des Comtes d’Agimont, de Givet et enfin de Chiny (au XIIIe siècle). Après il est entre les mains de seigneurs de Senzeille, d’Agimont et enfin, en partie, de l'abbesse de l’abbaye de Félixpré qui s’en sépare en le revendant au maître de forge d’Anthée Laurent Jacquis. En 1733, toutes les terres de ce ban sont rassemblées entre les mains de Pierre Jacquier (un autre maître de forge). Les héritiers de ces familles en resteront propriétaires jusqu’à la fin de l'Ancien Régime.

Le , les 104e et 106e RI de l'armée impériale allemande y passèrent 13 civils par les armes et y détruisirent 71 maisons, lors des atrocités allemandes commises au début de l'invasion. Parmi les civils froidement assassinés se trouvait le bourgmestre, le docteur Félix Jacques, fusillé avec son plus jeune fils.

Le , lors de la bataille de France, Anthée est attaqué par les Allemands de la 7. Panzer-Division d'Erwin Rommel et défendu par le 23e régiment de tirailleurs algériens du colonel Magnin et des éléments de la 1re division légère de cavalerie dont son chef, le général d'Arras au château d'Anthée[1]. 47 défenseurs trouvent la mort mais l'attaque allemande est enrayée[1]. À 18h, la localité tombe finalement aux mains des Allemands[2].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Il existe dans l'église trois pierres tombales remarquables de seigneurs dont la famille est originaire du lieu. Les deux premières ont été transférées de Saint-Martin, près de Rhisnes, lors de la démolition de la chapelle où elles reposaient :

  • celle de Jacques de Senzeilles († 1524), lieutenant-gouverneur de Namur, et d'Agnès de Berghes († 1535), sa seconde épouse;
  • celle de Pierre de Senselle († 1559), bailli et capitaine du château de Namur, et d'Anne de Hun († 1592) son épouse;
  • celle de Gille de Senseille († 1578), mayeur de Namur puis gouverneur de Bois-le-Duc, et de son épouse Geneviève de Hun[3],[4].

Économie[modifier | modifier le code]

Jusqu’au XIXe siècle, les principales richesses du village provenaient de l’exploitation du fer et du cuivre, de l’agriculture et de l'exploitation des ressources forestières. Au XIXe siècle, l’agriculture y est toujours importante puisque la moitié des terres y sont encore consacrées. Au XXe siècle, c’est l’élevage et le tourisme (chambres d’hôtes et gîtes à la ferme) qui ont pris le relais.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Galerie photos[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Lépine et Guy Heynen, « Rommel traverse l’Entre-Sambre-et-Meuse, de Dinant à Landrecies, par Philippeville », Cahier du Musée de Cerfontaine, no 415,‎

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 305
  2. Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 331
  3. Auguste Soupart, « Les seigneurs et la noble famille de Senzeilles », Cercle d'Histoire de Cerfontaine, no 25,‎
  4. Hadrien Kockerols, Monuments funéraires en pays mosan : Arrondissement de Dinant, Tombes et épitaphes 1200-1800, chez l'auteur, , 333 p.

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