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Bastogne

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Bastogne
Bastogne
La Place McAuliffe
(anciennement Place du Carré).
Blason de Bastogne
Héraldique
Image illustrative de l’article Bastogne
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Luxembourg Province de Luxembourg
Arrondissement Bastogne
Bourgmestre Benoît Lutgen (Les Engagés)
(Liste du Bourgmestre-Les Engagés)
Majorité LDB-Les Engagés
Sièges
LDB-Les Engagés)
Ensemble
27
18
9
Section Code postal
Bastogne
Longvilly
Noville
Villers-la-Bonne-Eau
Wardin
Bertogne
Flamierge
Longchamps
6600
6600
6600
6600
6600
6687
6686
6688
Code INS 82039
Zone téléphonique 061
Démographie
Gentilé Bastognard(e)
parfois Bastognais(e)[1]
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
20 940 (2025)
49,74 %
50,26 %
79,11 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
21,55 %
62,04 %
16,41 %
Étrangers 8,51 % ()
Géographie
Coordonnées 50° 00,25′ nord, 5° 43,2′ est
Superficie
– Terr. non-bâtis
– Terrains bâtis
– Divers
264,69 km2 (2023)
91,47 %
2,67 %
5,86 %
Localisation
Localisation de Bastogne
Situation de la ville dans son arrondissement et la province de Luxembourg
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Voir sur la carte topographique de Belgique
Bastogne
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Voir sur la carte administrative de Belgique
Bastogne
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
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Bastogne
Géolocalisation sur la carte : province de Luxembourg
Voir sur la carte administrative de la province de Luxembourg
Bastogne
Liens
Site officiel www.bastogne.be

Bastogne (de même en wallon : Bastogne[2] ; en allemand : Bastnach ; en luxembourgeois : Baaschtnech ; en néerlandais : Bastenaken) est une ville francophone de Belgique et un chef-lieu d'arrondissement situé en Région wallonne dans la province de Luxembourg.

Nichée au coeur de l'Ardenne belge, Bastogne est surtout connue pour le siège qu'elle a subi durant la bataille des Ardennes en 1944. Elle conserve d'ailleurs plusieurs monuments commémorant ces événements, dont le plus important est le mémorial du Mardasson, inauguré en 1950.

Elle constitue par ailleurs l'une des étapes-clefs de la « classique » Liège-Bastogne-Liège, la « doyenne » des courses cyclistes, créée en 1892, et c'est dans cette ville que fut organisé, de 1902 à 1907, le Circuit des Ardennes, la première course automobile majeure disputée sur circuit fermé.

Il y a plusieurs hypothèses se rejoignant quant à l'origine et la signification de « Bastogne »[3]. Le nom du lieu est notamment pour la première fois mentionné dès 634 en tant que Bastoneco ou Bastonego. En 887 mentionné comme Bastonica. La signification serait: lieu aux (suffixe -acum) arbres (venant du bas latin bastos, bastonis qui donna en francique baston « bâton »), donc une « futaie » ou lieu aux bardeaux (germ. bast « écorce », cf franç. « bâtir »).

Géographie

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Représentations cartographiques de la commune
Carte
Mairie
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique
Vue sur la ville.

La commune de Bastogne est située en Ardenne belge, dans l'est de la province de Luxembourg, frontalière du Luxembourg (le centre-ville étant à 12 km de la frontière luxembourgeoise), à 515 m d'altitude sur la ligne de crête qui sépare les bassins versants du Rhin et de la Meuse. Avec ses 264,69 km2, elle est la plus grande commune de Belgique. Au regard de la population, c'est la deuxième commune de la province après Arlon.

Le 50e degré de latitude nord traverse la ville.

Communes limitrophes

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La commune est délimitée à l'est par la frontière luxembourgeoise qui la sépare du canton de Clervaux et du canton de Wiltz.

Les communes limitrophes sont Bertogne (d), Boulaide, Fauvillers, Houffalize, Lac de la Haute-Sûre, La Roche-en-Ardenne, Sainte-Ode, Tenneville, Vaux-sur-Sûre, Wincrange et Winseler.

La commune de Bastogne, assez vaste, compte huit sections comportant, au total, septante-trois villages et hameaux.

# Nom Superf.
(km2)[4]
Habitants
(2025)[4]
Habitants
par km2
Code INS
1 Bastenaken 30,87 10.043 325 82003A
2 Bertogne 23,34 1.120 48 82005A
3 Flamierge 37,63 1.241 33 82005C
4 Longchamps 30,69 1.511 49 82005B
5 Longvilly 32,46 1.487 46 82003E
6 Noville 42,35 2.305 54 82003D
7 Villers-la-Bonne-Eau 23,69 520 22 82003C
8 Wardin 43,66 2.712 62 82003B

Villages et hameaux

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Démographie

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Évolution démographique avant la fusion de 1977

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  • Source: DGS, 1831 à 1970=recensements population, 1976= habitants au 31 décembre

Évolution démographique de la commune fusionnée (1977-2024)

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En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante:

Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

  • Source: DGS, de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1er janvier[5]

Évolution démographique de la commune après la fusion avec Bertogne (2 décembre 2024)

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En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes du 2 décembre 2024, on peut dresser l'évolution suivante:

Bastogne est située sur la ligne de crête qui sépare les bassins versants du Rhin et de la Meuse. Cette ligne constitue une des voies utilisées dès la préhistoire par les populations non encore sédentarisées et reprise plus tard par les Romains. Elle est en effet située à un endroit stratégique à la croisée de trois chaussées antiques : Reims - Cologne (qui suit la ligne de crête autour de la ville), Metz (Arlon) Tongres et Bavay - Trèves (qui se croisaient en fait entre Bastogne et Senonchamps, à l'ouest de la ville).

On retrouve aux alentours de Bastogne des traces qui remontent aux époques celte (territoire des Trévires) et romaine (territoire de Gaule Belgique) comme le tumulus Miltombe près de Bizory. Mais ce n'est qu'en l'an 634 (période Franque) qu'un premier document écrit est attesté (jusqu'à présent). Ce document parle d'un don fait par le diacre Grimon, diacre austrasien de Verdun en Argonne, à l'abbaye Saint-Maximin de Trèves, qui le transmit à l'Abbaye de Prüm[3].

La porte de Trêves, vestige des anciennes murailles médiévales.

Au IXe siècle, L'empire Carolingien a été divisé entre les trois petits fils de Charlemagne. Bastogne fait partie de la Lotharingie dont la succession attise la convoitise des deux autres héritiers. Les textes sont imprécis et les médiévistes Léon Vanderkindere et Paul Bonenfant rattachent la ville tantôt au comté d'Ardenne, tantôt à un comté de Bastogne qui pourrait en être l'une des subdivisions[6].

Une maison forte est érigée hors des murs durant cette période, au nord de ce qui deviendront les remparts quelques siècles plus tard. Cernée de 6 tours et entourée d'un fossé (probablement sec), elle est la demeure et la résidence de fonction des maires héréditaires et on y a frappé monnaie. C'est là que Charles le Chauve fait frapper le denier à la légende Hin fisco Bastonia vers 870.

La ville accueille plusieurs communautés religieuses :

Avant 1332, la paveye (la rue principale) séparait deux entités dépendant de juridictions distinctes : au nord, les beaux quartiers du Sablon relevaient du chapitre impérial d'Aix-la-Chapelle (et donc du Saint Empire Germanique) alors qu'au sud s'étendaient le populaire quartier du vivier, autour de la rivière Wiltz, dépendait du comté d'Ardenne méridionale, dit « de Bastogne », héritier de la Seigneurie de Chantraine. De cette spécificité reste la double dénomination de la rue selon le côté concerné.

Comme Ciney, située de l'autre côté du massif ardennais, la ville est réputée pour ses foires aux grains et aux bestiaux où affluent des marchands des régions environnantes durant tout le Moyen Âge. En 1332, le comte de Luxembourg promeut Bastogne au statut de ville, pour peu que celle-ci se dote de remparts. La muraille de 6 à 7 m de haut et 2 m d'épaisseur, comportant deux portes (dont étonnamment aucune ne livre un accès direct vers la maison forte) et environ 15 tours, sera démantelée en 1668 à la suite des guerres de Louis XIV. Il en subsiste aujourd'hui la porte basse, dite porte de Trèves, quelques fondations visibles notamment rue de la porte haute, ainsi que le tracés des rues qui suivaient ces remparts, notamment celle qui en porte le nom (rue des remparts) et les rues Delperdange, des jardins, du vieux Moulin, de Beaumont et Lamborelle.

Au XVIe siècle, François Guichardin dit de Bastogne qu'elle est le « Paris en Ardenne » grâce à la renommée de ses foires aux bétails et aux grains sur la place du Carré[7]. Elle partage d'ailleurs les mêmes couleurs que la ville lumière dans ses armoiries et son drapeau.

Période française et luxembourgeoise

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Durant la période française de l'histoire de Belgique, le duché de Luxembourg, qui faisait jusqu'alors partie des Pays-Bas autrichiens, est annexé à la Première République française après la seconde annexion française des États de Belgique en 1795. Il est remplacé par le département des Forêts dans lequel Bastogne est le chef-lieu du canton éponyme. Le , un incendie ravage une partie de la localité, dont le premier hôtel de ville construit sous le régime autrichien. Le , Napoléon Ier signe un acte autorisant l’évêque de Metz (diocèse dont la région dépendait) à faire construire « pour lui et ses successeurs » un séminaire à Bastogne[8].

Après la fin du Premier Empire français, le congrès de Vienne crée le grand-duché de Luxembourg, dont fait partie Bastogne. Il octroie ce territoire à titre privé et héréditaire à Guillaume Ier d'Orange-Nassau, qui n'est autre que le nouveau souverain du royaume uni des Pays-Bas. Cela provoque une situation d'union personnelle entre les deux territoires qui conduit Guillaume à administrer le Luxembourg comme la XIXe province de son royaume, la soumettant à la loi fondamentale du royaume uni des Pays-Bas.

C'est lors de la période luxembourgeoise qu'est créé l'arrondissement administratif de Bastogne en 1823 ainsi que la nationale 4, inaugurée en 1827 et qui relie désormais directement Bastogne à Bruxelles via Marche-en-Famenne au nord et à Luxembourg-ville via Arlon, au sud.

Période belge

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Événements liés à la révolution belge

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Le drapeau d'Honneur de 1830 (à droite) et le drapeau américain, exposés dans la salle du conseil communal de Bastogne.

L'autoritarisme de Guillaume Ier conduit à une large coalition favorable à sa destitution voire à une indépendance des Pays-Bas méridionaux. Lorsque la révolution belge éclate par les émeutes d'août 1830 à Bruxelles, les élites grand-ducales suivent ce mouvement et participent aux événements de l'insurrection de 1830 dans les Pays-Bas méridionaux. Le , François d'Hoffschmidt rapporte à Bastogne le premier drapeau « noir-jaune-rouge », calqué sur celui de la révolution brabançonne, par la diligence venue de Bruxelles. Celui-ci est hissé en haut du clocher de l'église Saint-Pierre de Bastogne par une troupe d'insurgés menée par le commandant de la maréchaussée grand-ducale locale, Charles Mathelin[9]. Le , une garde bourgeoise est constituée afin de prémunir la ville des troubles liée à l'afflux massif d'ouvriers sans emploi, renvoyés de la construction du tunnel de Bernistap, ouvrage du projet de canal Meuse et Moselle, arrêté à la suite des troubles[10]. Le Pierre-Urbain Brincourt et le brigadier de gendarmerie Kempen sèment la révolte parmi un détachement de militaires des forces armées du royaume uni des Pays-Bas qui loge au gîte étape de Bastogne. L'officier « hollandais » est arrêté et les armes des soldats sont distribuées à la garde bourgeoise bastognarde[11]. Le gouverneur du Luxembourg, Jean-Georges Willmar, écrit alors au bourgmestre Thomas en lui intimant de remettre de l'ordre dans sa commune. Ce-dernier fait retirer le drapeau brabançon du clocher de l'église le et dissout la garde bourgeoise le [12]. Mais Charles Mathelin ne l'entend pas de cette oreille et fonde une nouvelle garde bourgeoise composée de 371 personnes le , date du début des Journées de Septembre. Il se met ensuite en route accompagné de François d'Hoffschmidt et d'autres bastognards, se joignant aux volontaires de la révolution belge qui participent aux Quatre Jours de Bruxelles. Après la victoire du , la garde bourgeoise de Bastogne exige le départ des fonctionnaires locaux jugés trop orangistes.

Le , Philipe Tosquinet recrute une douzaine d'autres habitants et s'en va rejoindre le corps franc luxembourgeois qui s'engage dans la guerre belgo-néerlandaise lors de laquelle ils s'illustrent tout particulièrement dans la campagne d'Anvers[13]. Quelques jours plus tard, le , le gouvernement provisoire proclame unilatéralement l'indépendance de la Belgique et, le , il annexe le Grand-Duché, créant la neuvième province belge : la province de Luxembourg. C'est à cette date que Bastogne devient officiellement belge. L'arrondissement administratif de Bastogne perdra toutefois plusieurs entités, rétrocédées à Guillaume Ier lors de la scission du Grand-duché de Luxembourg par le traité des XXIV articles du . La délimitation finale de la frontière entre la Belgique et le Luxembourg a lieu le lors de la signature du traité de Maastricht : la Belgique perd les territoires de langues germaniques du Luxembourg, à l'exception du Pays d'Arlon.

Pour sa participation à la révolution belge, Bastogne est l'une des cent communes récipiendaires de l'un des drapeaux d'Honneur de 1830, décernés par le premier roi des belges, Léopold Ier, le , et toujours visible actuellement dans la salle du conseil de l'hôtel de ville.

XIXe siècle

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La gare de Bastogne-Sud à l'aube du XXe siècle.
L'ancien dépôt de tramways de la SNCV, place de la gare.

En 1836, la Grand Rue voit se construire l'Institut des Soeurs de Notre-Dame, toujours debout aujourd'hui. En 1844, la ville se dote d'un corps de sapeurs-pompiers[14]. Le , le train arrive à Bastogne lorsque la Grande compagnie du Luxembourg inaugure la première gare de Bastogne sur la ligne 163 qui la relie à Libramont au sud et à Gouvy au nord. La gare de Bastogne-Nord est, quant à elle, inaugurée le par les chemins de fer de l'État belge et permet de connecter la ville au Grand-duché de Luxembourg via la ligne 164, puis la ligne luxembourgeoise 1b, qui la relie à Wiltz.

En 1892 a lieu la première édition de la course cycliste Liège-Bastogne-Liège. En 1906, la SNCV met en service deux lignes de tramways dans la ville : la ligne 516/1 qui la relie à Marche-en-Famenne et la ligne 516/2 qui va jusqu'à Martelange.

Première Guerre mondiale

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La « place du Carré » (devenue place McAuliffe) au début du XXe siècle.

Dès le début de la Première Guerre mondiale des combats ont lieu autour de Bastogne : le , vers h du matin, une escarmouche a lieu dans les environs de Bourcy, à 500 mètres de la halte de Bizory, entre une trentaine de soldats du 22e régiment de dragons de l'armée française et des Uhlans de la Deutsches Heer, faisant de nombreux morts. En souvenir de cet épisode, les Allemands, qui occupent la Belgique, érigent un monument à leurs morts dans le cimetière de Bastogne le [15]. Non loin de là se trouve aujourd'hui la tombe d'un soldat russe inconnu parmi quinze autres tombes de soldats tombés dans la région lors de la Première Guerre mondiale dont un « carré d'honneur » dédié aux soldats français[16].

Seconde Guerre mondiale

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Le mémorial du Mardasson, rue de Clervaux.
L'antépénultième borne de la « voie de la Liberté », place McAuliffe.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale se déclenche, l'Allemagne envahit la Belgique en 1940. Dans les environs de Bastogne, des Chasseurs ardennais résistent aux troupes allemandes venues du Grand Duché de Luxembourg lors de violents combats. Cela provoque l’exode massif de la population, principalement vers la France. À Bastogne, il ne reste qu'entre 300 et 400 habitants sur plus de 5 000 avant l’arrivée des Allemands[17].

Après quatre années d'occupation, la ville est finalement libérée par l'armée américaine le . On note quelques accidents à la suite d'un lâcher de bombes incendiaires par un avion en perdition ainsi que quelques escarmouches aux abords de la ville où les Allemands perdent 4 SS, tandis que les Américains perdent trois des leurs[18]. Cependant, quelques mois plus tard, la commune se retrouve au centre de la bataille des Ardennes quand l'armée allemande revient lors de l'« Offensive Von Rundstedt » lancée le [19]. Dès le , des réfugiés luxembourgeois arrivent de de Longvilly et le siège de Bastogne débute le , lorsque la ville et les soldats américains qui s'y trouvent sont encerclés par la 5. Panzerarmee du général Hasso von Manteuffel. Le , le général américain Anthony McAuliffe, commandant de la 101e division aéroportée, est réveillé en sursaut quand on lui annonce qu'il est invité à se rendre aux Allemands. Sa réponse abrupte « Nuts » (littéralement : « des noix » mais en argot américain : « Mes couilles ! ») à cet ultimatum décide du siège de Bastogne. Le 23, le ciel s'est dégagé, permettant à l'aviation de ravitailler les troupes. Néanmoins, le 25, l'avancée allemande atteint sa pointe maximum. Les Alliés vont mettre tout en œuvre pour reprendre le dessus. La 3e armée, sous les ordres du général Patton, contre-attaque sur le flanc sud-est et pénètre dans Bastogne le 26. L'aviation alliée parvient à empêcher le ravitaillement en carburant des blindés allemands. Début janvier, c'est l'arrivée au nord de la 1re armée du général Hodges. Enfin, le , le saillant de l'armée allemande dans l'Ardenne belge est résorbé, alors qu'il s'était étendu jusqu'à quelques kilomètres de la Meuse. La ville est en ruines à la suite des bombardements de la Luftwaffe[20].

Le mémorial du Mardasson, inauguré en 1950, commémore ces événements. On trouve également une large collection d'objets liés à la Seconde Guerre mondiale au Bastogne War Museum. En souvenir du siège, la place du Carré, place principale de la ville, est renommée « place McAuliffe ». On peut y voir un buste du général Anthony McAuliffe, un char Sherman, ainsi que l'antépénultième borne de la « voie de la Liberté ».

Époque moderne

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Le , les deux lignes de tramways de la SNCV qui desservaient Bastogne sont fermées : à savoir la ligne 516/1 qui la reliait à Marche-en-Famenne et la ligne 516/2 qui la reliait à Martelange.

En 1964, la Maison Forte, ancienne résidence des maires héréditaires, puis propriété de la famille Mathelin, est détruite et remplacée par l'Institut Communal d'Enseignement Technique. Le , le roi Baudouin inaugure l'hôtel de ville actuel, dans la Grand Rue. Le , à l'occasion de la fusion des communes de Belgique, Bastogne fusionne avec Flamierge, Longvilly, Villers-la-Bonne-Eau et Wardin.

En 1990, l'autoroute A26 (portion de la route européenne 25) est inaugurée, reliant Bastogne à Liège au nord et à l'échangeur de Neufchâteau, au sud, qui la connecte à l'autoroute A4 (portion de la route européenne 411) et permet le désengorgement de la route nationale 4. Quelques années plus tard, le trafic ferroviaire de passagers est arrêté en 1993 sur la ligne 163, qui est déferrée dès 1998, marquant la fin de la desserte de Bastogne par le train.

Le est créé l'Institut provincial de formation de la province de Luxembourg, adossé à la nouvelle caserne des pompiers de la zone de secours Luxembourg, sur le zoning industriel « Bastogne 1 »[21].

Le , Bastogne fusionne avec Bertogne et devient la la plus grande commune de Belgique avec une superficie de 263,7 km2 mais une population d'un peu moins de 21 000 habitants.

Héraldique

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La ville possède des armoiries.
Blasonnement : Parti de gueules et d’azur, et brochant sur la partition, la Sainte Vierge avec l’enfant Jésus de carnation, vêtus d’or et ceints d’une couronne à trois fleurons du même, la Vierge tenant de sa dextre un sceptre fleurdelisé aussi d’or.
Source du blasonnement : Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia, .



Politique et administration

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Fusion avec Bertogne

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Le , les bourgmestres de Bastogne (Benoit Lutgen) et de Bertogne (Christian Glaude) annoncent par surprise la fusion des deux communes lors d'une conférence de presse[22]. La principale raison est financière : la région wallonne ayant voté un décret organisant la fusion de communes sur base volontaire, offrant une reprise de dettes des entités avec un montant de 500 euros maximum par habitant avec un plafond de 20 millions d'euros par entité fusionnée[23]. Le tout à condition que le dossier soit rentré avant le . L'accord de principe fut adopté le [24] et la décision finale fut votée au conseil communal de Bastogne le , sans attendre la consultation populaire demandée par l'opposition de Bertogne, qui s'étonne de la fusion si rapide d'une ville de 16 000 habitants avec une commune rurale de 3 500 habitants[25]. La population de Bertogne ayant, en effet, signé une pétition de 1 623 signatures, ce qui représente plus de la moitié des habitants majeurs de la commune, réclamant une consultation populaire à ce sujet[26]. Entre-temps, le , le bourgmestre de Bertogne, Christian Glaude, annonça sa démission[27]. Le poste fut repris par Jean-Marc Franco, favorable au projet.

La fusion est réalisée le [28]. Elle crée la plus grande commune de Belgique avec une superficie de 264,69 km2, détrônant Tournai et ses 215,34 km2. En ce qui concerne la population, la nouvelle entité approche les 21 000 habitants, devenant la deuxième commune la plus peuplée de la province de Luxembourg, derrière Arlon (30 000 habitants) et dépassant Aubange (17 000 habitants) et Marche-en-Famenne (17 500 habitants).

Conseil et collège communal 2024-2030

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Ci-dessous, le tableau des résultats des élections communales de 2024[29].

Parti Voix (2024) Voix (2018) % (2024) % (2018) +/- Sièges +/- Collège
RESPECT 655 - 5,36% - en stagnation 0.0 %
0  /  27
en stagnation 0.0 Non
ENSEMBLE 3891 - 31,83 % - en stagnation 0.0 %
9  /  27
en augmentation 9.0 Non
LDB 7677 6529 62,81% 64,00% en diminution 1.19%
18  /  27
en augmentation 1.0 Oui
PP - 157 - 1,54% en stagnation 0.0 %
0  /  27
en stagnation 0.0 Non
CITOYENS + - 3272 - 32,07% en stagnation 0.0 %
0  /  27
en diminution 8.0 Non
ALTERNATIVE(S) - 244 - 2,39% en stagnation 0.0 %
0  /  27
en stagnation 0.0 Non
Total 12 223 10 202 100 % 100 % 27
Collège communal[30]
Bourgmestre Benoît Lutgen Les Engagés - Liste du Bourgmestre
1er Échevin Philippe Collignon Indépendant - Liste du Bourgmestre
2e Échevin Jean-Marc Franco Les Engagés - Liste du Bourgmestre
3e Échevine Françoise Georges Les Engagés - Liste du Bourgmestre
4e Échevin Jean-Pol Besseling Les Engagés - Liste du Bourgmestre
5e Échevine Margot Kech Liste du Bourgmestre
Président du CPAS Jean-Michel Gaspart Les Engagés - Liste du Bourgmestre

Liste des bourgmestres successifs

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Titulaires de la fonction de bourgmestre de BastogneVoir et modifier les données sur Wikidata
PortraitIdentitéPériodeDuréeÉtiquette
DébutFin
Louis OlivierLouis Olivier
( - )
11 ans Mouvement réformateur
Pas de portrait sous licence libre disponible pour Guy Lutgen.Guy Lutgen
( - )
24 ans Les Engagés
Philippe Collard, 9 mai 2015.Philippe Collard
(né le )
11 ans Mouvement réformateur
Benoît Lutgen, 12 janvier 2007.Benoît Lutgen
(né le )
En cours13 ans Les Engagés

Un pacte d'amitié a été conclu avec la commune de Tulette en France le . Bastogne est jumelée à Périers en Normandie.

Sécurité et secours

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La ville fait partie de la zone de police Centre Ardenne pour les services de police, ainsi que de la zone de secours Luxembourg pour les services de pompiers. Elle abrite d'ailleurs l'école provinciale de formation des sapeurs-pompiers. Elle disposera de nouveaux locaux adaptés dans la nouvelle caserne des pompiers de Bastogne qui a ouvert en 2017.

Le numéro d'appel unique pour ces services est le 112.

Patrimoine et culture

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Patrimoine architectural

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  • La chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Conduite, érigée en 1634[31], devant laquelle se trouve la coupole d'un char américain de la Seconde Guerre mondiale ;
  • Autres :
    • Le Petit Séminaire, faisant aujourd'hui partie de l'INDSé (Institut Notre-Dame Séminaire de Bastogne). Fondé en 1807 par Monseigneur Jauffret, l'évêque de Metz ;
    • La Grand Rue, qui a ceci de particulier que l'un et l'autre côté de la même rue portent un nom différent : rue du Sablon et rue du Vivier (si l'on se trouve Place McAuliffe et que l'on regarde la Grand Rue en direction de l'église Saint-Pierre, la « rue » du Sablon est à gauche et la « rue » du Vivier à droite) ;
    • L'ancien couvent des frères franciscains ;
    • Le monument aux morts de la Première Guerre mondiale, inauguré dans les années 1920, et qui se trouve aujourd'hui, du moins une partie du monument original – le bas-relief – contre le flanc de l'église Saint-Pierre ;
    • Le monument dit « L'Ardennaise », conçu par le sculpteur V. Demanet et l'architecte J. Theys, et commémorant les deux guerres mondiales ; il est constitué d'une stèle portant l'inscription « Passant, Souviens-toi que des Bastognards… » suivie des noms de victimes de guerre, et d'une statue représentant une vieille Ardennaise endeuillée ; ce monument sera déplacé depuis son érection et se trouve aujourd'hui au carrefour de la rue Pierre Thomas et de la rue Gustave Delperdange, près des musées d'histoire ;
    • Le Sherman, trônant sur la place McAuliffe, à côté de la borne terminale de la voie de la Liberté et du buste du général McAuliffe ;
    • Le monument dédié au général Patton.
Le Piconrue - Musée de la Grande Ardenne.
  • La foire aux noix a lieu chaque année en décembre. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, elle n'a rien à voir avec la fameuse réponse nuts (« noix » en français) du général Anthony McAuliffe pendant le siège de Bastogne. C'est une tradition bien plus ancienne qui remonte à plus de cent-cinquante ans. À l'époque, la foire aux noix était une foire où se louaient les domestiques. La tradition voulait que ces derniers, une fois réengagés, nouent autour de leur cou un mouchoir rouge à pois blancs pour montrer qu'ils n'étaient plus à louer et, à cette occasion, ils offraient des noix aux jeunes filles. Le hasard a voulu que le fameux nuts du général McAuliffe tombe le , à l'époque où traditionnellement Bastogne fêtait la foire aux noix. Après la guerre, le folklore et l'histoire militaire ont trouvé leur place dans cette manifestation où, aujourd'hui, les représentants de la ville lancent des noix aux habitants depuis le balcon de l'hôtel de ville.
  • Il existe un Kot Bastogne à Louvain-la-Neuve.

Références à la ville

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Littérature et Bande dessinée
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  • La trame principale du roman de Claude Raucy intitulé Un air de tsigane se déroule en partie à Bastogne, aux environs de l'actuel RaVel.
  • La ville et ses environs durant la Bataille des Ardennes sont utilisés comme décor pour la série de bande dessinée Airborne 44 de Philippe Jarbinet parue chez Casterman en cours de parution depuis 2009[32].
  • Bastogne est le titre d'une bande dessinée de Pierre Lepage et Willy Vassaux parue aux éditions du Lombard en 1984[33].
Jeux vidéo
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  • Bastogne est le nom d'un duché présent dans l'univers médiéval-fantastique de la franchise Warhammer. Il fait partie du Royaume de Bretonnie, dont l'identité visuelle et culturelle mêle des stéréotypes liés à la chevalerie française du Moyen Âge ainsi qu'aux légendes arthuriennes anglaises.
  • Bastogne est citée dans la chanson du groupe Sabaton dans le titre Screaming Eagles qui retrace l'encerclement de la ville à l'hiver 1944.

Bastogne est le nom commercial d'un biscuit à la cannelle et au sucre candi (proche du Spéculoos) fabriqué à l'origine en Alsace et fabriqué aujourd'hui industriellement par LU depuis le rachat. Aucune explication claire n'existe pour expliquer ce choix de nom pour ce biscuit[34].

Enseignement

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Galerie de photographies

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Voies de communication

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OpenStreetMap

La ville est à la croisée de deux voies de communication importantes de la province de Luxembourg : l’A26/E25 (Gênes-Berne-Luxembourg-Maastricht-Rotterdam) et la route nationale 4 (Bruxelles-Namur-Luxembourg).

Autrefois, la ville était également desservie par le chemin de fer : la ligne 163 (Libramont-Bastogne-Gouvy) et la ligne 164 (Bastogne-Wiltz).

La ville est également un nœud du réseau des bus des TEC, notamment avec les différentes liaisons express qui la connecte à des villes importantes:

• La ligne express E78 la reliant à Marche-en-Famenne en 50 minutes et à Namur en h 30, parcourant la N4.

• La ligne express E69 la reliant à Arlon en 40 min et à Liège en h 20 (elle est la continuité de l’historique ligne 1011 (Athus-Arlon-Bastogne-Houffalize- Liège).

• La ligne express E67 qui la relie à Luxembourg en h 30.

Sports et vie associative

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Bastogne, Circuit des Ardennes 1906. Voitures au stand.

Clubs et disciplines

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Vie associative

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Personnalités

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Notes et références

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  1. Jean Germain, Guide des gentilés : les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne).
  2. Jean Germain, Les Noms officiels des communes de Wallonie, de Bruxelles-Capitale et de la Communauté germanophone : Évolution et fixation orthographique des toponymes majeures de 1795 à nos jours avec indication de la prononciation française (API), de la forme régionale wallonne et du gentilé, Louvain-Paris, Peeters, coll. « Mémoires de la Commission royale de toponymie et de dialectologie. Section wallonne » (no 27), , 410 p. (ISBN 978-9-042944-01-5), p. 52.
  3. a et b Jean-Jacques Jespers, Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, Lannoo Uitgeverij, , 649 p. (ISBN 978-2-87386-409-5, présentation en ligne).
  4. a et b https://statbel.fgov.be/fr/open-data/population-par-secteur-statistique-10
  5. a et b https://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK
  6. Michel Margue, « Pouvoirs et espaces comtaux. Le cas des comtés ardennais (Xe – XIIIe siècle) », Revue belge de Philologie et d'Histoire, vol. 89, no 2,‎ , p. 507-532 (lire en ligne, consulté le ).
  7. « Circuit historique », sur Bastogne.be
  8. « Le séminaire de Bastogne a 200 ans. », sur Ardenne Web
  9. Lefèvre 1980, p. 48-49.
  10. Lefèvre 1980, p. 50.
  11. Lefèvre 1980, p. 52.
  12. Lefèvre 1980, p. 53.
  13. Louis Leconte, Le 2e bataillon de tirailleurs ou les volontaires luxembourgeois de Claisse., t. 62, coll. « Annales de l'Institut archéologique du Luxembourg », (lire en ligne), p. 163
  14. Pierre-Henry Cenné, « Les pompiers bastognards fêtent leurs 180 ans », L'Avenir du Luxembourg,‎ (lire en ligne, consulté le )
  15. « Bastogne – 7 Janv. 1916 ; inauguration du monument allemand », sur 1914-18.be
  16. « Bastogne », sur belgium.mid.ru, ambassade de la fédération de Russie au royaume de Belgique
  17. « Bastogne 1940 à 1945, la Croix-Rouge était active », sur Maison de la Croix-Rouge du pays de Bastogne
  18. La rédaction, « Bastogne fête sa première libération, celle de septembre 1944 », TVLux,‎ (lire en ligne, consulté le )
  19. « La contre-offensive du maréchal von Rundstedt », sur Histoire des Belges
  20. « Bastogne, ville phare de la bataille des Ardennes », sur Land of memory
  21. « Voici la nouvelle caserne des pompiers de Bastogne. », sur La Meuse.
  22. « Conférence de presse annonçant la fusion entre Bastogne et Bertogne. », sur TVLux.be
  23. « Fusion et supracommunalité : de nouveaux moyens de collaboration pour les communes », sur Wallonie.be
  24. « La fusion des communes de Bastogne et Bertogne approuvée par les deux conseils communaux », sur rtbf.be
  25. « Fusion votée à Bastogne. Les deux franges de la minorité s'abstiennent, pour des raisons différentes. », sur TVLux.be
  26. « Fusion de Bertogne : un habitant sur deux veut être consulté! », sur TVLux.be
  27. « Surprise à Bertogne : le bourgmestre Christian Glaude va démissionner ! », sur L'Avenir du Luxembourg.
  28. « La fusion de Bastogne et de Bertogne définitivement approuvée par le Parlement wallon », sur RTBF (consulté le )
  29. « Commune de Bastogne », sur elections2024.wallonie.be, (consulté le )
  30. « Bastogne en fiche: coordonnées, bourgmestre, coalition et superficie », sur www.uvcw.be (consulté le )
  31. « Chapelle Notre-Dame de Bonne Conduite », sur le site de l'IRPA.
  32. « Airborne 44 », sur bdgest.com (consulté le )
  33. « La Bataille des Ardennes - Nuts », sur bdgest.com (consulté le )
  34. « entremets Café liégeois-Bastogne-Café liégeois », sur lesoir.be, Le Soir (quotidien), (consulté le )
  35. « Des Legend Boucles plus… Bastogne que jamais ! », sur Legend Boucles

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • Auguste Neÿen, Histoire de la ville de Bastogne, depuis son origine celtique jusqu'à nos jours, Arlon, Everling-Luxembourg, Buck, , 473 p.
  • Louis Lefèbvre, Bastogne, cité militaire du XVIIe siècle, Arlon, Fasbender, , 107 p.
  • Paul Fécherolle, Contribution à l'histoire de Bastogne : Bastogne dans le temps, s.l.n.d., , 147 p.
  • Louis Lefèvre, Les luxembourgeois de 1830, Arlon, G. Everling sprl, coll. « Le vieil Arlon », , 166 p.
  • Louis Lefèbvre, Histoire de Bastogne, t. 1, Arlon, Institut archéologique du Luxembourg, , 405 p.
  • Robert Fergloute, Le patrimoine de Bastogne, Agence wallonne du patrimoine, coll. « Carnets du patrimoine » (no 80), , 36 p. (ISBN 978-2-87522-036-3)
  • Laeticia Demoulin, L'église Saint-Pierre de Bastogne, Agence wallonne du patrimoine, coll. « Carnets du patrimoine » (no 159), , 60 p. (ISBN 978-2-39038-030-6)

Liens externes

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