Abbaye de Flône

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Ancienne abbaye de Flône
Image illustrative de l'article Abbaye de Flône
Colombier et église Saint-Matthieu
Présentation
Culte Catholique
Type Prieuré en 1075
Abbaye de chanoines en 1189
Rattachement Chanoines réguliers de saint Augustin
Début de la construction 1075
Fin des travaux 1796 (suppression de l'abbaye)
Protection Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine classé (1933, église abbatiale, no 61003-CLT-0004-01)
Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine exceptionnel (2013, L'orgue, buffet et instrument, no 61003-PEX-0003-02)
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Province Drapeau de la province de Liège Province de Liège
Ville Amay (section Flône)
Coordonnées 50° 33′ 29″ N 5° 20′ 10″ E / 50.5581741, 5.336136850° 33′ 29″ Nord 5° 20′ 10″ Est / 50.5581741, 5.3361368

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Ancienne abbaye de Flône

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(Voir situation sur carte : Belgique)
Ancienne abbaye de Flône

L’Abbaye de Flône, sise sur les bords de Meuse, à Flône (dans la commune d’Amay en Belgique) était une abbaye augustinienne, fondée en 1075 au rang de prieuré. Elle cessa d’exister comme abbaye en 1796, lorsque ses biens furent confisqués et vendus publiquement par le pouvoir révolutionnaire français.

Origine et fondation[modifier | modifier le code]

Vers 1075, trois frères laïcs désirant se retirer du monde et vivre comme religieux s’installent sur des terres données par l’évêque de Liège, Henri de Verdun, au lieu dit Flône, là où le ruisseau se jette dans la Meuse. Il semble bien que l’évêque souhaitait voir y fonder une halte pour les voyageurs suivant la chaussée romaine de Tongres-Amay-Arlon. Travaillant de leurs mains, les trois frères canalisent la Flône en y bâtissant plusieurs moulins, construisent un gîte pour voyageurs et un oratoire dédié à Saint Matthieu.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tour d'angle

Vers 1189, le prieuré devient abbaye de chanoines et s’affilie à l’ordre des chanoines de Saint-Augustin. Ils desservent les paroisses des environs.

La brasserie est construite en 1550 sous l’abbatiat de Philippe d’Orjo (1145-1555), dont l’impressionnante pierre tombale est conservée dans l’église. Remaniée aux XVIIe et XVIIIe siècles, la brasserie est la partie la plus ancienne de l’ensemble des bâtiments.

Les sérieux troubles qui accompagnent les guerres de religion ont également des conséquences à Flône : en 1568, l’abbaye est pillée et dévastée par les troupes calvinistes du prince d’Orange.

La renaissance vient au XVIIe siècle. Le moulin, le porche et le splendide colombier (partie nord de la double cour) sont construits par Thomas de Vinalmont (1608-1623). Sous les abbatiats de Guillaume de Hemricourt (1636-1670) et son neveu (qui lui succède) Dieudonné de Hemricourt (1670-1692) s’édifie le reste des bâtiments : église, couvent et tour d’angle. Cette dernière, bien visible de la Meuse et de la route qui longe le fleuve est devenue l’image emblématique de l’ancienne abbaye. Les constructions forment un ensemble autour d’une double cour, au centre de laquelle se trouve l’église Saint-Mathieu.

Au XVIIIe siècle, Jean-Jérôme de Schroots (1725-1742) ajoute la maison de la dîme (pour la réception des taxes et redevances) à gauche de l’église, et son successeur Charles Delvaux de Fenffe (1742-1778) reconstruit le palais abbatial, à droite du portail d’entrée.

L'abbaye acquiert un vaste domaine et les droits qui s'y rattachent. Elle possède les droits sur les bois et sur la pêche en Meuse et sur l'exploitation du sous-sol.

Elle possède diverses fermes : à la Kérité (sur les hauteurs de Flône), à Richemont (sur les hauteurs d'Amay) et, sur la rive droite de la Meuse, à Hermalle-sous-Huy, la ferme dite « de Hottine » et la « Maison de la Héna » où sont consignés en pénitence certains moines.

En 1796, l’abbaye est supprimée par le pouvoir révolutionnaire français ; ses biens sont confisqués et vendus. Ils passent aux mains de particuliers.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

L'ancienne abbaye de Flône montre toujours d'amples constructions en Renaissance mosane du XVIIe siècle surveillées par une église possédant un riche mobilier [1] : maître-autel, stalles, chaire de vérité, banc de communion, fonts baptismaux, etc.

L'ancienne église abbatiale, maintenant église paroissiale de Flône, contient en effet de nombreux trésors d’art et d’architecture :

Une tour de 1658, de forme octogonale, en briques avec bandeaux de pierre, dépasse à peine le faîte du sanctuaire et son déambulatoire[1]. L'ensemble, bien préservé, subsiste presque intégralement. La demeure abbatiale de 1764, à trois ailes, existe toujours[1]. On peut découvrir aussi le perron monumental de l'ancienne abbaye, avec ses ferroneries artistiques, son portail Louis XIV, sa fontaine, ses édifices mêlant briques et pierres[1].

Institut d'enseignement[modifier | modifier le code]

En 1921, les Dames de l’instruction chrétienne acquièrent l’ensemble des bâtiments et en font leur maison principale. L’abbaye devient alors l'Institut de l’instruction chrétienne. Un internat pour jeunes filles est ouvert. Au fil des années l’institut s’ouvre à la mixité. Des élèves externes sont admis. Des annexes sont construites, et une passerelle fermée au-dessus de la chaussée romaine permet de joindre le « château Goffart » qui date de 1905 ; un hall de sport complète l'ensemble.

En décembre 2007, un incendie se produit dans la tour d'angle provoquant des dégâts aux boiseries.

En 2008, l’école primaire compte plus de 400 élèves et plus de 800 élèves suivent les cours au niveau secondaire.
La même année, les violentes pluies du début juillet provoquent inondations et même éboulement de terres et rochers le long de la chaussée romaine sans compromettre pour autant la rentrée scolaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Joseph Delmelle, Abbayes et béguinages de Belgique, Rossel Édition, Bruxelles, 1973, p. 78.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]