Blaye

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Blaye
Vue sur la ville depuis la Citadelle.
Vue sur la ville depuis la Citadelle.
Blason de Blaye
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Gironde
(sous-préfecture)
Arrondissement Blaye
(chef-lieu)
Canton L'Estuaire
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Blaye
(siège)
Maire
Mandat
Denis Baldès
2014-2020
Code postal 33390
Code commune 33058
Démographie
Gentilé Blayais
Population
municipale
4 730 hab. (2013)
Densité 737 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 07′ 43″ Nord 0° 39′ 40″ Ouest / 45.1286, -0.6611
Altitude Min. 0 m – Max. 41 m
Superficie 6,42 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de Blaye

Blaye (prononcer [blaj] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. Ses habitants sont appelés les Blayais.

Durant des siècles, Blaye fut un point de passage particulièrement commode pour qui venait du nord et se rendait à Bordeaux ou plus au sud, vers l'Espagne et le Portugal[1]. Fortifié depuis l'antiquité, ce site d'une importance stratégique régionale avérée n'a été modernisé qu'à la fin du XVIIe siècle, sous l'égide de Vauban. C'est en effet en 1685 que le commissaire général des fortifications de Louis XIV proposera la construction d'un véritable verrou sur la Gironde pour "se rendre maître de la rivière" et tenir Bordeaux en respect "s'il lui arrivait de faire la bête"[2]. C'est alors que sera construite la citadelle de Blaye qui constitue l'élément majeur du dispositif de contrôle de l'estuaire. Dominant le paysage urbain, cet imposant édifice est classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2008[3], dans le cadre du réseau des sites majeurs de Vauban[4].

Capitale du Blayais, la ville est également réputée pour ses vignobles s'étendant sur près de 6 000 hectares[5].

Géographie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géographie de la Gironde.

Localisation[modifier | modifier le code]

Article connexe : Blayais.
Carte représentant l'aire linguistique du Saintongeais dans les Charentes et le Nord-Gironde
Aire linguistique du Saintongeais

La commune de Blaye se situe dans la partie septentrionale du département de la Gironde, sur la rive droite de l'estuaire de la Gironde. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[6], au cœur de l'arc atlantique, elle est partie intégrante du Grand Sud-Ouest français. Blaye dépendait de la province de Guyenne sous l'ancien régime; elle devient ultérieurement l'une des cinq sous-préfectures du département de la Gironde, lui-même subdivision administrative de la région Aquitaine.

La ville de Blaye est la principale agglomération de ce que l'on appelle le Pays Gabaye, la région où l'on parle ce que localement on nomme le « gabaye », une variante du saintongeais lui-même variété du poitevin-saintongeais[7],[8],[9],[10],[11],[12], [13], avancée de la langue d'oïl dans l'aire linguistique gasco-occitane.

La commune est intégrée depuis 2001 au « Pays de Haute-Gironde » nouvellement créé et regroupant quelque soixante communes autour de l'agglomération de Blaye.

La commune de Blaye est limitée au nord par la commune de Saint-Genès-de-Blaye et au sud par la commune de Plassac. À l'est, son territoire est limitrophe des communes de Saint-Martin-Lacaussade et de Cars, tandis que dans sa partie occidentale, par delà l'estuaire de la Gironde, elle est mitoyenne des communes de Cussac-Fort-Médoc et de Lamarque.

Rose des vents Cussac-Fort-Médoc,
Estuaire de la Gironde
Saint-Genès-de-Blaye Saint-Martin-Lacaussade Rose des vents
Cussac-Fort-Médoc,
Lamarque,
Estuaire de la Gironde
N Saint-Martin-Lacaussade,
Cars,
Frédignac
O    Blaye    E
S
Lamarque,
Estuaire de la Gironde
Plassac,
Port autonome
Plassac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'île Nouvelle se situe au large de Blaye.
Au second plan, les côtes du Médoc

Avec une superficie de 642 hectares, le territoire communal est relativement peu étendu. Celui-ci se compose principalement de terres basses et marécageuses situées en bordure de l'estuaire, face à l'île Nouvelle et à sa voisine, l'île Paté.

La ville elle-même est bâtie en bordure de l'estuaire, au pied d'une éminence ayant accueilli au fil des siècles plusieurs édifices défensifs, dont le château des Rudel et la citadelle, érigée au XVIIe siècle par Vauban.

La partie orientale du territoire forme un ensemble plus vallonné, caractérisé par des coteaux argilo-calcaires propices à la culture de la vigne. De fait, une large part du territoire communal est recouvert de vignobles produisant des crus réputés. Viennent ensuite les zones de pacages, tandis que quelques arpents de forêt subsistent dans la partie méridionale de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Gironde.

Le climat prévalant en Gironde est de type océanique aquitain. Il se caractérise par des hivers doux et des étés chauds, tandis que les précipitations sont relativement fréquentes, particulièrement durant la période hivernale. En moyenne, les précipitations atteignent 100 mm au mois de janvier et sont inférieures de moitié au mois de juillet.

Les températures moyennes relevées à Bordeaux sont de 6,4 °C en janvier et de 20,9 °C en août, avec une moyenne annuelle de 13,3 °C.

Les événements climatiques les plus marquants ont été l'hiver 1956, exceptionnel pour sa rigueur, la tempête Martin de décembre 1999 et la tempête Klaus de janvier 2009, toutes deux responsables de dégâts importants dans la commune.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Blaye 1992 923 4 31 69
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75
Nuvola apps kweather.png  Relevés Bordeaux-Mérignac
Mois Jan Fév Mar Avr Mai Jun Jul Aoû Sep Oct Nov Déc
Temp. max. moy. (°C) 9 11 14 16 19 23 26 26 23 18 13 10
Temp. min. moy. (°C) 2 3 4 6 10 13 15 15 12 9 5 3
Moyenne (°C) 6 7 9 11 15 18 21 21 18 14 9 7
Précipitations moy. (mm) 76 64 66 66 71 66 53 58 71 86 89 86
Source : The Weather Channel Météo France

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Les infrastructures routières existantes permettent une bonne desserte de la ville, notamment à partir de l'autoroute A10, dont l'accès se situe à moins de 20 km, qui permet de relier rapidement Bordeaux, mais ouvre également un accès vers Paris.

Sur le plan local, Blaye est accessible principalement par la D137, reliant la commune aux villes de Mirambeau et Saintes, dans le département de la Charente-Maritime, mais également à la préfecture départementale, Bordeaux, distante d'une cinquantaine de kilomètres.

Une route touristique, la D669, longe l'estuaire de la Gironde à travers les vignobles jusqu'à la ville de Bourg-sur-Gironde, autre cité touristique du nord du département.

Voie maritime[modifier | modifier le code]

Un bac assure la liaison avec le port de Lamarque.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Il existe deux lignes de bus permettant de se rendre de Blaye à Bordeaux ou de rejoindre les autres communes de Bordeaux Métropole, telle la ligne 201 depuis le parking tramway de Lormont-Buttinière jusqu'à l'office de tourisme de Blaye. Par ailleurs, la ville fait partie du réseau Transgironde[14] qui irrigue l'ensemble du département.

Piste cyclable[modifier | modifier le code]

La piste cyclable de la Haute-Gironde relie Blaye à Étauliers sur 13 km. Elle traverse le vignoble blayais[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Le parc immobilier de la commune est constitué de 2 236 logements, dont 86,5 % sont des résidences principales (moyenne nationale 83 %) et 3,3 % des résidences secondaires (moyenne nationale 10,1 %). 10,2 % des logements sont vacants[16].

Le taux de personnes propriétaires de leur logement est sensiblement inférieur aux chiffres nationaux, soit 33,1 % contre 55,3 % dans le reste de l'Hexagone. Le taux de personnes locataires est donc proportionnellement élevé, représentant 61,1 % (moyenne nationale 39,8 %).Le pourcentage de personnes logées gratuitement est également supérieur à la norme et concerne 5,8 % de la population.

Le prix moyen de l'immobilier est de 3 197 € m2 (vente) et 12,22 €/m2⋅/mois (location)

Les maisons individuelles représentent la majorité des logements de la commune, soit 75,5 % (moyenne nationale : 55,3 %) ; viennent ensuite les appartements (19 %) et logements alternatifs -foyers et maisons de retraite- (5,5 %).
33,9 % des logements sont constitués de 5 pièces ou plus (moyenne nationale : 31,5 %); suivent les 4 pièces (30,8 %), les 3 pièces (20 %), les 2 pièces (10,2 %) et les studios (5,1 %)[16]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

La municipalité s'est engagée dans une refonte de la politique d'urbanisation de la ville avec l'étude d'un PLU et d'une ZPPAUP[17].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Blavia, que des historiens du XIXe siècle rapprochaient du latin Belli Via (route des guerres), a sans doute une origine gauloise ; on peut le rapprocher du verbe « déblayer », ce qui suggère que dès ses origines Blaye a une vocation portuaire. La toponymie actuelle, en fonction des plus anciennes graphies Blavia, attestée dès le Ier siècle suggère le nom d'un homme gallo-romain, Blavius, forme latinisée du celte blavos (jaune)[18].

Le nom de la ville est Bllaye en saintongeais et Blaia en occitan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines de la cité[modifier | modifier le code]

César, dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, cite un oppidum gaulois appartenant à la cité des Santons, qu'il nomme Blavia Santorum. Il semble très probable qu'il s'agisse là de la ville actuelle de Blaye, située sur un promontoire rocheux qui domine la Gironde. Dès le Ier siècle de notre ère, les Romains s'installent sur ce site et en font une place fortifiée. La ville fut évangélisé au IVe siècle par saint Romain, prêtre venu d'Afrique du Nord né vers 335[19].

Le fief du comte Roland le Preux[modifier | modifier le code]

Vestiges de la basilique Saint-Romain de Blaye

En 625, un premier château est construit par les Mérovingiens, qui font de Blaye par intermittence une résidence royale. Le seigneur de Blaye le plus fameux, dans les siècles qui suivront, sera le comte Roland le preux, neveu de Charlemagne, dont la chanson éponyme nous apprend qu'il est enterré à Blaye, dans la basilique Saint-Romain.

En 848, la ville est pillée par le chef viking Hasting qui remonte ensuite la Garonne[20].

Une ville de troubadours[modifier | modifier le code]

Durant le Moyen Âge, la seigneurie de Blaye est confiée à une famille, les Rudel, dont le représentant le plus fameux est Jaufré Rudel, troubadour à qui son amour pour la princesse de Tripoli inspira des poèmes célèbres. Edmond Rostand fit de lui le héros de son drame La Princesse lointaine[21]. Blaye est alors une des plus fameuses étapes sur la route de Compostelle : il n'existe pas en effet de pont sur la Garonne, et le seul moyen de rejoindre Bordeaux et d'entrer en Gascogne est de passer la Gironde en bateau. Le passage d'un grand nombre de pèlerins est à l'origine du développement de l'hôpital qui se trouve encore aujourd'hui sur la route de Saintes.

Durant la guerre de Cent Ans, Blaye, clé militaire de la défense de l'Aquitaine, est plusieurs fois prise et reprise par les belligérants.

De par son adhésion, en 1379, à l'alliance bordelaise de défense contre les troupes françaises, la ville fortifiée de Blaye fut qualifiée de filleule de Bordeaux[22] ; cette alliance favorisa de nombreux échanges commerciaux avec la capitale girondine.

Elle finit par être définitivement conquise par les Français en 1452, après un siège mené par les troupes levées par le futur Louis XI. La prise de Blaye ouvre la porte de l'Aquitaine aux troupes françaises, victorieuses l'année suivante à Castillon.

En mai 1472, par ses lettres patentes, Louis XI confirma les privilèges de la ville, à la suite de la mort du duc de Guyenne, son frère[23].

S’ensuit une période de paix, durant laquelle la prospérité revient grâce à l'activité portuaire et au négoce du vin. Cette paix est néanmoins entrecoupée par des épisodes violents, comme la révolte des Pitauds : en 1541, la gabelle est imposée à la Saintonge et à l’Angoumois. Ces provinces ne payaient cet impôt sur le sel. La révolte éclate près d’Angoulême, et Blaye est prise par les révoltés pendant l’été[24]. Blaye et sa région sont à nouveau ravagées au XVIe siècle par les guerres de religions.

Article détaillé : Bataille de Blaye.

Le XVIIe siècle voit le retour de la paix. Le gouvernorat en est confié au duc de Saint-Simon, favori de Louis XIII. Son fils, l'auteur des célèbres Mémoires, exerce cette fonction à sa suite, mais il la délègue à des lieutenants de roi, parfois issu de sa propre famille, et ne séjourne que deux fois à Blaye.

La clef de la Gironde[modifier | modifier le code]

Blaye vue de la citadelle

Au XVIIe siècle toujours, Vauban y supervisera la reconstruction de la célèbre citadelle, visitée chaque année par 500 000 visiteurs. Ces travaux ont nécessité la destruction de la ville haute médiévale. Par ailleurs, une partie de la ville basse ainsi que la basilique Saint-Romain ont été rasées afin de permettre l'édification d'un glacis défensif entre la citadelle et la ville.

Le triptyque constitué par la citadelle de Blaye, le Fort Médoc et le Fort Paté, forme le verrou de l'estuaire destiné à contrôler la navigation sur le fleuve[25].

Les guerres du Premier Empire seront l'occasion, dans les dernières semaines du règne de Napoléon, de l'unique siège supporté par la citadelle de Vauban. Le siège sera levé lors de l'abdication de l'Empereur. Commence alors pour Blaye et le Blayais une nouvelle ère de prospérité ; la ville est particulièrement marquée par les travaux engagés par le sous-préfet Haussmann, futur préfet de Paris de Napoléon III. L'essor de la vigne s'accompagne de la construction de nombreuses demeures dans la région. Il est interrompu dans les dernières années du XIXe siècle par la crise du phylloxéra.

Déclin et renaissance[modifier | modifier le code]

Blaye a perdu progressivement sa vocation de porte de l'Aquitaine depuis la mise en service, en 1822 à Bordeaux, du premier pont sur le cours supérieur de la Garonne, le Pont de pierre et la construction massive de lignes de chemins de fer. Le premier train reliant Bordeaux à Blaye circule à partir de 1873[26] et l'activité portuaire liée au commerce fluvial commence alors à décroître, jusqu'à disparaître totalement aux lendemains de la seconde guerre mondiale.

Le commerce maritime continuant, Blaye devient alors l'un des 7 terminaux spécialisés du port autonome de Bordeaux à partir de la fin des années 70[27]. Le 20 août 1997 un silo de céréales explosait, faisant 11 morts. Ce drame amena les autorités à renforcer les normes de sécurité dans les silos à grain[28].

Aujourd'hui, la ville, qui abrite toujours des activités industrielles, s'est reconvertie dans le tourisme, grâce à son patrimoine historique récemment classé par l'UNESCO, mais aussi par sa situation au cœur de vignobles réputés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Blaye est le chef-lieu du canton de Blaye et elle est le siège d'une des cinq sous-préfectures du conseil général de la Gironde, la préfecture se situant à Bordeaux. Le sous-préfet se nomme Christophe Lotigié. Le canton fait partie de la onzième circonscription de la Gironde avec les cantons de Bourg, Coutras, Guîtres, Saint-André-de-Cubzac, Saint-Ciers-sur-Gironde et celui de Saint-Savin. Blaye est le siège de la communauté de communes du canton de Blaye, appelée communément CCB et elle est aussi le siège du Pays de la Haute Gironde[29].

Blaye abrite plusieurs administrations et services publics sur son territoire : un bureau de poste, une bibliothèque, une compagnie et une brigade de gendarmerie, une police municipale, une trésorerie, un centre des Finances publiques, un centre hospitalier ainsi qu'une caserne de sapeurs-pompiers.

Outre ces services, la ville de Blaye dispose d'un centre de sécurité sociale, d'une agence Pôle emploi, d'une délégation de la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux, d'une DDE. Elle abrite aussi la Maison départementale de la Solidarité et de l'Insertion (MDSI) et d'une mission locale d'insertion.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La ville a été gérée de 1989 à 2008 par Bernard Madrelle, ancien député et frère du président (PS) du conseil général de la Gironde jusqu'en 2015, Philippe Madrelle. Pour cette raison, le Blayais était parfois surnommé de façon humoristique la « Madrellie ».

Lors des élections municipales et cantonales de 2008, seuls deux candidats s'affrontent. Bernard Madrelle pour la liste socialiste qui se représente pour la quatrième fois et Denis Baldès, ancien membre du PCF et membre de la majorité municipale précédente avant qu'il ne la quitte. Ce dernier présente une liste qui fédère tous types de sensibilités, communiste, centriste, UMP ainsi que plusieurs sympathisants socialistes dont certains adhèrent aujourd'hui au Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon. À l'issue d'une campagne animée, c'est finalement Denis Baldès qui est élu avec 68,15 % contre 31,85 % pour Bernard Madrelle.

Pour les élections municipales de 2014, Denis Baldès (DVG) obtient pour son deuxième mandat 61,97% contre 38,03% pour Vincent Liminiana (PS). 452 votes séparent les candidats avec un chiffre record de 1322 abstentionnistes sur 3289 inscrits.

S'agissant des élections cantonales, en 2008 Xavier Loriaud est élu conseiller général avec 53,66 % contre 46,34 % pour Vincent Liminiana. Aux élections de mars 2015, Xavier Loriaud est réélu pour un deuxième mandat.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de vingt-sept membres, dont le maire et huit adjoints. Le conseil se réunit mensuellement, sauf en périodes de vacances estivales ; la municipalité compte par ailleurs huit commissions. Un conseil municipal des enfants a été mis en place peu de temps après l'élection du socialiste Bernard Madrelle dès 1989[30].

Voici le partage du conseil municipal de Blaye :

Groupe Président Effectif Statut
SE - PG -PCF - DVG - MoDem - UMP Denis Baldès 23 majorité
PS- DVG Vincent Liminiana 4 opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Blaye.

Depuis 1945, cinq maires se sont succédé :

Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1953 Georges Milh   Sénateur
1953 1965 Bernard Delord   Industriel
1965 1989 Gérard Grasilier RPR Médecin
1989 2008 Bernard Madrelle PS Professeur - député et conseiller général
2008 en cours Denis Baldès DVG Technicien EDF- Président de la communauté de communes du canton de Blaye

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Blaye fait partie de la juridiction d'instance de Libourne (depuis la fermeture du tribunal d'instance de Blaye dans le cadre de la réforme judiciaire), et de grande instance ainsi que de commerce de Bordeaux.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La municipalité s'est engagée dans une politique de sensibilisation à la propreté de la voirie sur l'ensemble du territoire communal avec trois campagnes d'affichage[31]. En outre, des journées de nettoyage de la ville par les habitants sont organisées par la mairie et des distributeurs de sachets dits « Toutounet »[32] ont été mis en place dans divers lieux comme au jardin public afin de sensibiliser les propriétaires de chiens d'enlever leurs déjections canines.

Par ailleurs, des lampadaires à feux LED ont été installés (ou sont en cours d'installation) à l'instar de l'avenue Haussmann, afin de réduire la consommation et d'apporter des équipements écologiques à Blaye.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 14 avril 2010, Blaye est jumelée avec[33] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de 1793 à 2008[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 4 730 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 715 3 580 3 428 4 013 3 855 3 801 4 174 4 410 4 659
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 302 4 972 4 761 4 478 4 522 4 512 4 340 5 015 4 799
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 775 4 890 4 741 4 274 4 240 4 054 3 768 3 788 4 047
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
4 291 4 355 4 051 4 559 4 286 4 666 4 687 4 959 4 722
2013 - - - - - - - -
4 730 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2004[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population à Blaye fut toujours relativement stable, atteignant une seule fois la barre des 5 000 habitants en 1891. Depuis 1990, la population tend malgré tout à augmenter continuellement. Cette augmentation est en partie due aux nombreux projets de constructions de résidences et de logements sociaux lors des mandats de Bernard Madrelle, qui a débuté en 1989 jusqu'en 2008, telle la construction des pavillons de la résidence Vauban, Millésime, Château-Noël etc.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges de la commune de Blaye en 1999[36] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
Avant 1904
0,3 
8,5 
1905-1924
14,7 
11,3 
1925–1939
12,8 
17,7 
1940-1954
15,9 
22,3 
1955-1969
20,2 
20,5 
1970-1984
19,7 
19,4 
1985-1999
16,4 
Pyramide des âges de la Gironde en 1999[37] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
Avant 1904
0,3 
5,9 
1905-1924
9,7 
12,6 
1925–1939
13,8 
19,4 
1940-1954
18,7 
22,2 
1955-1969
21,4 
22,1 
1970-1984
20,5 
17,7 
1985-1999
15,5 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Blaye est située dans l'académie de Bordeaux.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La ville administre deux écoles maternelles (école Lucien-Grosperrin[38], école Pierre-Bergeon[39]) et deux écoles élémentaires communales (école André-Vallaeys[40], école Pierre-Malbeteau[41]).

Le département gère un collège (le collège Sébastien-Vauban[42]) et la région Aquitaine deux lycées : le lycée général et technologique Jaufré-Rudel, considéré comme le lycée le plus sportif de l'Académie de Bordeaux[43] et le lycée professionnel de l'Estuaire[44].

Blaye dispose également de deux établissements privés : école[45] et collège[46] Jeanne-d'Arc - Saint-Romain.

La majeure partie des collégiens et lycéens viennent principalement des canton de Blaye, Bourg, Saint-Ciers-sur-Gironde et Saint-Savin.

Le lycée Jaufré-Rudel accueille en son sein une Maison des lycéens[47] (MDL), qui est une association autonome dirigée exclusivement par des élèves, dont le but est de dynamiser la vie lycéenne à travers des sorties, des soirées, des projets culturels etc. Pour l'année scolaire 2010/2011, plus de 60 % des élèves étaient adhérents.

La ville accueille également :

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le festival de théâtre de Blaye et de l'estuaire en août[48].
  • Le jumping international de Blaye regroupant les meilleurs cavaliers français dans les fossés de la citadelle en juillet.
  • Le festival Musiques en citadelle en juin.
  • Livres en citadelle, salon du livre et rencontres d'auteurs en décembre.
  • Blaye'n Broc en mai.
  • La foire de la Sainte Catherine le 25 novembre.
  • Le Printemps des Vins de Blaye courant avril, attirant chaque année en moyenne 12 000 visiteurs, deuxième manifestation de ce genre dans la région derrière « Bordeaux fête le vin »[49].
  • Le Marathon de Blaye Côtes de Bordeaux au mois de mai.
  • Le salon du Livre ancien en mai.
  • Taste Blaye, courant juillet.
  • Week-end Country mi-août.
  • Les Journées Européennes du Patrimoine où est mise, de diverses manières, en attrait la Citadelle.
  • Le festival Côtes et Cuivres en Citadelle, qui est un festival de musique, se déroule tous les deux ans. Il invite des célébrités musicales de la région.
  • L'ensemble vocal baroque Sagittarius, connu internationalement est situé au Couvent des Minimes de Blaye[50].

Santé[modifier | modifier le code]

La ville abrite un centre hospitalier où l'on peut retrouver les services médicaux de base : chirurgie, gynécologie/obstétrique, médecine interne, cardiologie. Le centre hospitalier Saint-Nicolas de Haute Gironde est situé dans la rue de l'Hôpital[51]. Une antenne SMUR est rattachée au service des urgences de l'hôpital. Le plateau technique (blocs opératoires, endoscopie, épreuves d'effort, urgences, imagerie médicale (scanner, radiologie capteur plan, echographie, mammographie), héliport) de l'hôpital est de conception récente.

Plusieurs cabinets médicaux, dentistes, infirmières, pharmacies, dermatologues, allergologues, kinésithérapies, psychologues sont implantés dans la commune, qui accueille également trois maisons de retraite :

L'EHPAD Les Jardins d'Iroise de Blaye (56 résidents, un service de portage de repas à domicile et une activite de service à la personne (bricolage et jardinage), situés au centre ville dans l'ancienne maison Corbineau.

Le Foyer du combattant (92 résidents, habilité à l'aide sociale) situé au château Saugeron.

L'EHPAD Paul-Ardouin (rattachée au centre hospitalier) situé entre le quartier Sainte Luce et la gendarmerie

La ville est aussi équipée d'une RPA, la résidence compostelle gérée par le CIAS de la CCB

Sports[modifier | modifier le code]

Plusieurs associations sportives sont implantées sur la commune. Elles sont de nature très diverses, allant des sports traditionnels que sont le football (stade blayais Football) ou le rugby (Stade blayais rugby Haute-Gironde) jusqu'à la pétanque et à la danse, en passant par le volley-ball, le tennis (Tennis club de Blaye) ou le judo (Stade blayais judo). On peut également y trouver un club d'escrime (citadelle Vauban).

Équipements

Médias[modifier | modifier le code]

  • Deux magazines d'information sont consacrés à l'actualité locale et aux principaux événements organisés dans la commune : Blaye Info et Blaye le Mag. L'opposition propose quant à elle un journal d'informations complémentaires à celui de la majorité dans le but d'informer les Blayais d'une manière différente sous le nom d'Alternatives pour Blaye. Outre cette presse municipale, le siège de l'hebdomadaire « Haute-Gironde » est situé à Blaye et la presse régionale est aussi représentée par le quotidien « Sud Ouest » et le bimestriel « l'Estuarien ».
  • Côté radio, Blaye est desservie par « France Bleu Gironde », « Wit FM » ou « Black Box », radio locale de rap. La plupart des grandes radios nationales et régionales peuvent être écoutées à Blaye.
  • À la télévision, la Gironde plus généralement dispose de TV7 Bordeaux et bien sûr des éditions locales de France 3 comme « France 3 Bordeaux-Métropole » et « France 3 Aquitaine ».

Cultes[modifier | modifier le code]

Le seul véritable lieu de culte en activité à Blaye est l'église catholique Saint-Romain entourée d'une belle place, entièrement rénovée courant 2009. L'église Sainte-Luce, désaffectée, est en cours de réhabilitation. À noter aussi le couvent des Minimes à l'intérieur de la citadelle et la chapelle de l'hôpital (dont l'autel provenant du couvent des minimes est inscrit à l'inventaire des monuments historique) encore affectée au culte mais non accessible actuellement.

Le cimetière communal est situé à proximité du centre hospitalier, rue de l'Hôpital.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2006, le revenu fiscal médian par ménage était de 15 265 €, ce qui plaçait Blaye au 19 184e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole[52].

D'une manière globale, la population communale dispose de revenus moins élevés que la moyenne nationale : les revenus moyens y sont de 13 377 € / an et par ménage contre 15 027 € / an et par ménage au niveau national[53] [Quand ?].

Emploi[modifier | modifier le code]

La zone portuaire de Blaye

L'économie de la commune est marquée par les activités portuaires, le négoce des produits vinicoles et le tourisme. La centrale nucléaire du Blayais, située à Braud-et-Saint-Louis a également un impact économique sur la commune.

La ville possède une zone portuaire formant l'un des six terminaux du grand port maritime de Bordeaux. Longtemps spécialisée dans le trafic des produits pétroliers, elle cesse cette activité après la fermeture du dépôt Total en 1978, se recentrant sur le stockage de céréales et de produits chimiques. Des travaux de rénovation des infrastructures sont menés en 1993, permettant ainsi de retrouver des tirants d'eau de 9,5 mètres au lieu de 7,5 mètres.
Cependant, la modernisation entamée à cette époque ne permet pas d'éviter le drame de 1997, qui voit l'explosion de silos céréaliers, provoquant la mort de onze personnes. Depuis lors, le trafic du terminal de Blaye oscille entre 300 000 et 400 000 tonnes.

L'autre activité majeure de la commune a trait au commerce du vin, lequel bénéficie d'une AOC.
Une « maison du vin » implantée à Blaye se charge de la promotion des productions locales du Blayais, dites « Les cinq côtes de Bordeaux ». Celles-ci se composent des Premières Côtes de Blaye, des Côtes de Bourg, des Premières Côtes de Bordeaux, des Côtes de Francs et des Côtes de Castillon.
Blaye regroupe environ 800 viticulteurs répartis à parts à peu près égales entre Cave coopérative et caves particulières[54].

La citadelle, classée patrimoine mondial de l'UNESCO

Enfin, le tourisme est une autre activité prépondérante de la commune. Le classement de la citadelle au patrimoine mondial de l'UNESCO et la présence de nombreuses caves sur le territoire de la commune explique une fréquentation annuelle de 200 000 personnes[55].

Du fait de la faible superficie de la commune, les différentes zones d'activité (Z.A.) et la zone commerciale débordent sur les communes avoisinantes. Ainsi, la Z.A. de Labarre est en grande partie située sur la commune de Saint-Martin-Lacaussade, tout comme la Z.A. de Bois-Redon.
Le centre commercial Gruppe regroupe plusieurs enseignes commerciales, un hypermarché et un établissement de fast-food. Il se situe en sortie d'agglomération et déborde largement sur la commune de Cars.

314 entreprises sont réparties sur le territoire communal. 95 d'entre elles sont des entreprises de service, d'aide aux entreprises ou aux particuliers (30,3 %), 90 sont spécialisées dans le commerce (28,7 %) et 69 sont tournées vers l'éducation, la santé ou l'action sociale (22 %).
Avec 136 millions d'euros de chiffre d'affaires, l'entreprise SIM est la principale entreprise de la ville, suivie par la SELI, dont le chiffre d'affaires était de 17 millions d'euros en 2004.
Cette même année, 29 nouvelles créations d'entreprises étaient recensées dans la commune[56].

La commune dispose d'une délégation de la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux.

La viticulture, secteur d'activité majeur en Blayais

En 1999, le taux de chômage était cependant supérieur à la moyenne nationale, atteignant 17,9 % de la population active, contre 12,9 % dans le reste de l'hexagone.
Le taux d'activité des personnes situées dans la tranche d'âge des 20-59 ans était quant à lui supérieur aux chiffres nationaux avec 83 %, contre une moyenne nationale de 82,2 %. Les actifs représentaient 2044 personnes, soit 43,8 % de la population. Ceux-ci étaient suivis par les étudiants et enfants scolarisés (23,1 %), les retraités (18,3 %) et par les personnes sans activité professionnelle (14,8 %). Parmi les actifs, les catégories socio-professionnelles les mieux représentées sont les employés (34,2 %), les professions intermédiaires (26,7 %) et les ouvriers (21,6 %). Cadres et professions intellectuelles représentent 11,8 % de la population active, un chiffre proche de la moyenne nationale (12,1 %). Artisans et chefs d'entreprises représentent quant à eux 4,7 % des actifs, suivis des agriculteurs (1 %)[57].

Voitures[modifier | modifier le code]

50,5 % des ménages de la commune possèdent une voiture, chiffre de peu supérieur à la moyenne nationale (48,8 %), tandis que 27,1 % en possèdent au moins deux et que 22,4 % en sont dépourvus[58].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La citadelle de Blaye

Récemment inscrite au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, la citadelle de Blaye est un des éléments majeurs du paysage urbain. Ce complexe militaire de 38 hectares doit son existence à la volonté du roi Louis XIV d'établir un solide « verrou » sur l'estuaire de la Gironde afin d'en contrôler la navigation en ayant la possibilité de l'interrompre à volonté. Imaginée par Vauban en octobre 1685, édifiée sous la direction de l'architecte militaire François Ferry entre 1686 et 1689, elle est la principale composante principale du triptyque qu'elle constitue avec le fort Paté, sur l'île du même nom et le Fort Médoc, sur la rive gauche du fleuve.

Article principal : Citadelle de Blaye.
Le château fort des Rudel

La position stratégique de la ville de Blaye explique l'établissement d'un château fort dès le début du Moyen Âge : celui-ci est l'une des résidences du jeune roi d'Aquitaine Caribert II au VIIe siècle. Cet édifice est remplacé par un nouvel édifice à l'aube du XIIe siècle sous l'impulsion du nouveau maître de la ville, le seigneur Wulgrin Rudel. Ce château médiéval, plusieurs fois remanié au cours des siècles est finalement intégré à la citadelle par Vauban afin de servir de logis au gouverneur militaire de la place. Connu sous le nom de château des Rudel, il est toujours visible de nos jours, quoique fortement endommagé. Sa structure originelle, triangulaire, comprend six tours : la tour des Rondes, la tour de Diane, la tour de la Cloche, la tour des Archives, la tour de la Porte et le donjon. Trois corps de logis encadrent une cour centrale abritant un puits. Le château bénéficie de travaux de restauration d'urgence depuis 2005.

L'établissement de la citadelle bouleverse en profondeur la trame urbaine héritée du Moyen Âge, dont ne subsistent, en dehors du château, que quelques éléments de fortifications incorporés à la place forte : ainsi de la porte de Liverneuf (XIIe siècle) ou de la tour de l'Éguillette (XVe siècle). De fait, la ville est purement et simplement rasée et reconstruite quelques centaines de mètres plus loin. Ces transformations radicales n'épargnent pas même l'antique basilique Saint-Romain, jadis lieu de pèlerinage et nécropole des rois d'Aquitaine, dont la tradition rapporte qu'elle fut également le lieu d'inhumation du comte Roland de Blaye, neveu de Charlemagne. Sacrifiée afin d'établir un glacis défensif autour de la citadelle, ses ruines ont été mises au jour dans les années 1960.

Le couvent des Minimes (XVIIe siècle) connaît quant à lui un sort plus heureux et est incorporé à la citadelle afin de servir de lieu de culte aux soldats de la garnison, l'autel du couvent a été déplacé dans la chapelle de l'hôpital de Blaye.

La ville nouvelle est dotée d'une nouvelle église, laquelle est consacrée à saint Romain. De style néo-classique, elle est précédée d'une façade ornée de pilastres surmontée d'un fronton triangulaire. L'église Saint-Romain accueille plusieurs œuvres d'art, dont une chaire en acajou et des grandes orgues inscrites à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

L'église Sainte-Luce, de dimensions plus modestes, doit sa fondation à une donation effectuée par le duc de Saint-Simon en 1660. Elle reste longtemps le siège de la confrérie des tailleurs, avant d'être désaffectée dans le courant du XXe siècle.

Plusieurs hôtels particuliers sont construits au XVIIe siècle, dont la maison de Saint-Simon, dotée d'un fronton monumental et de pilastres ioniques. Plusieurs demeures bourgeoises sont établies au siècle suivant, dont l'actuel hôtel de la sous-préfecture où les maisons de la rue Saint-Sauveur, dotées de frises sculptées.

Le XIXe siècle voit la création de la prison, aujourd'hui désaffectée, et du palais de justice, dont la première pierre est posée en 1841. En 1895 sont inaugurés la « fontaine du Saugeron », ornée de sculptures romantiques et couronnée d'une statue de bronze, et le kiosque à musique qui lui est attenant. Ces deux ornements s'élèvent face à l'hôtel de ville, de style néo-classique, reconstruit après un incendie en 1835.

L'hôtel des Postes, établi sur la place de la victoire, est érigé en 1903 sur des plans de l'architecte Aurélien Nadaud. Il remplace l'ancienne abbaye Saint-Sauveur, détruite en 1896. À proximité se dresse le monument aux morts, lequel se distingue par ses emprunts à l'ordre ionique.

Enfin, la ville de Blaye conserve un élément de mobilier urbain datant du début du XXe siècle : les vespasiennes de la place Maxime-Chasseloup, surmontées de motifs décoratifs formant deux cloches emboîtées et percées de quatre chiens assis.

De nombreuses propriétés viticoles (que l'on nomme château) sont situées sur l'ensemble du canton.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • La ville dispose de la bibliothèque municipale Joël-Coutura, cours de la République.
  • Le cinéma Le Monteil-- , situé à proximité de l'école de musique a ouvert le 21 décembre 1913. La dernière séance dans ce cinéma a eu lieu le 15 décembre 2013[59].
  • Le cinéma Le Zoetrope, nouveau cinéma qui est inauguré le 20 décembre 2013[60]. Il possède deux salles de 290 et 120 places.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

  • Outre son vin, qu'il est possible de déguster dans les nombreuses propriétés viticoles et/ou à la maison des vins de Blaye, la ville est connue pour ses « pralisnes » qui ont été inventées en 1649 par le cuisinier du Maréchal de Plessis-Praslin, ambassadeur de Louis XIII, d'où le terme « pralisne », à ne pas confondre avec la praline ! Celle-ci est dégustable dans la pâtisserie J.Brégier, cours de la République[62].

Vivre à Blaye[modifier | modifier le code]

  • La ville dispose d'une crèche, avenue Haussmann qui s'appelle « Les P'tits Mousses de l'Estuaire ».
  • Un Point Rencontre Initiative Jeunesse (PRIJ) est réservé aux jeunes de 12 à 25 ans, à côté du gymnase Titou-Vallaeys et devant le collège Sébastien-Vauban. Un point cybercafé est disponible à l'intérieur de l'établissement[63].
  • L'office de tourisme du canton de Blaye[64] est situé aux allées Marines, à proximité de l'embarcation du bac qui fait la liaison Blaye-Lamarque, petite commune du Médoc.
  • La déchèterie du canton est située sur la commune de Saint-Paul, à deux kilomètres de Blaye.
  • La ville de Blaye a été récompensée à la première place en 2009 aux « Trophées de la Communication » dans la catégorie « Ville de 2000 à 5000 habitants » pour son site Internet. Elle est arrivée en troisième position pour sa communication globale[65].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason fr ville Blaye (Gironde).svg

Blasonnement : D'azur à la porte de gueules coulissée de sable, fortifiée de deux tours, le tout d'argent maçonné aussi de sable, surmonté d'une fleur de lys d'or et posé sur une rivière ondée aussi d'argent mouvant de la pointe

La devise historique de la commune est : « Aquitaniæ stella clavisque » (Étoile et clef de l'Aquitaine). L'actuelle devise municipale est le slogan repris de l'équipe de Denis Baldès (DVG), élu en mars 2008. Celui-ci se nomme « Bienvenue à Blaye ! »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire de la ville de Blaye écrit par l'abbé Émile Bellemer aux éditions Lorisse-Le livre d'histoire[66].
  • Blaye Bourg-sur-Mer, Histoire militaire rédigé par Léo Drouyn aux éditions Pyrémonde[67].
  • La Légende de Jaufré Rudel prince de Blaye de F. l'Hérisson et A. Jeanroy aux éditions Pyrémonde[68].
  • Petite histoire de Blaye écrit en trois tomes par Émile Bellemer aux éditions Pyrémonde[69],[70],[71].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les véritables raisons qui ont motivé la construction de la citadelle de Blaye. », sur www.vieuxblaye.fr (consulté le 20 septembre 2015)
  2. Lettre de Vauban à Jean-Baptiste Colbert, marquis de Seignelay, secrétaire d'État à la marine en date du 5 novembre 1685, en accompagnement du mémoire par lequel il décrit la nature des travaux à réaliser à Blaye pour "maintenir l'autorité du Roy en vigueur".
  3. http://whc.unesco.org/fr/list/1283
  4. http://www.sites-vauban.org/rubrique.php3?id_rubrique=7
  5. http://www.tourisme-blaye.com/index.php?option=com_content&view=article&id=8:vignobles&catid=1&Itemid=15
  6. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  7. André-Louis Terracher, Université de Liverpool puis de Strasbourg, La rencontre des langues entre Loire et Dordogne, dans : Le Centre-Ouest de la France, encyclopédie régionale illustrée, 1926 : « Il suffit de parcourir les cent premières cartes de l’Atlas linguistique de la France de MM. Gilliéron et Edmont pour s’apercevoir que les parlers du Centre-Ouest (Poitou, Aunis, Saintonge et Angoumois) gardent, aujourd’hui encore et à les prendre d’ensemble, une indéniable originalité. »
  8. Jacques Pignon, Université de Poitiers, L’évolution phonétique des parlers du Poitou, 1960 : « Il est évident que l’évolution phonétique des parlers poitevins et celle des parlers saintongeais est à peu près parallèle. Ils constituent, à l’ouest du domaine gallo-roman, une aire originale où se rencontrent, d’une part, traits d’oc et traits d’oïl, de l’autre quelques développements particuliers, inconnus dans les provinces limitrophes situées au Nord et au Sud. ».
  9. Liliane Jagueneau, Univdersité de Poitiers, Les Traits linguistiques du poitevin-saintongeais, dans : La langue poitevine-saintongeaise : identité et ouverture, 1994 : « les points du domaine poitevin-saintongeais sont suffisamment proches dans l’analyse (distance linguistique faible) pour être considérés comme formant un ensemble cohérent. »
  10. Brigitte Horiot, CNRS et université Lyon-III, Les Parlers du Sud-Ouest, dans : Français de France et Français du Canada : Les parlers de l’Ouest de la France, du Québec et de l’Acadie, 1995 : «  La description linguistique du domaine de l’ALO met en évidence l’existence entre Loire et Gironde d’un domaine linguistique important, forgé par sa situation géographique et par son histoire, et dont la particularité est d’être une marche entre le Nord et le Midi, entre les pays bretons et la région du Centre. »
  11. Pierre Bonnaud, université de Clermont-Ferrand, La langue régionale, dans « Esquisse géohistorique du Poitou médioroman », 2006 : « Il est impossible de traiter séparément poitevin et saintongeais, mais ils sont à la fois solidaires et un peu distincts, tant dans leurs origines que dans leur évolution.. »
  12. Hans Goebl, université de Salzburg, Regards dialectométriques sur les données de l'Atlas linguistique de la France (ALF): relations quantitatives et structures de profondeur, in: Estudis Romànics XXV, 2003, pages 59-121. Lire en ligne: : Dans cette étude le poitevin-saintongeais apparaît comme une unité aussi bien au niveau de l'analyse supradialectale (carte 20) que de l'analyse dialectale (carte 22).
  13. Le poitevin-saintongeais réapparaît dans la liste des langues de France, langues d'oïl, début 2010, sur le site de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), service du Ministère de la Culture, sous le libellé suivant : "poitevin-saintongeais [dans ses deux variétés : poitevin et saintongeais]". Voir site de la DGLFLF : DGLF - Ministère de la Culture
  14. http://www.blaye.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=163:veir-blaye-gironde&catid=90:transports&Itemid=295
  15. http://www.tourisme-gironde.fr/sy_piste-cyclable_blaye-etauliers.aspx
  16. a et b Immobilier à Blaye
  17. http://www.blaye.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=153:zimbabwe-braces-for-general-strike&catid=85:urbanisme&Itemid=284
  18. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1707.
  19. Paulette Birolleau-Brissac, Histoire de Blaye, Éditions de la Société des amis du vieux Blaye, 1968, p.14
  20. Michel Dillange, Les comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine : 778-1204, Mougon, Geste éd., coll. « Histoire », , 303 p., ill., couv. ill. en coul. ; 24 cm (ISBN 2-910919-09-9, ISSN 1269-9454, notice BnF no FRBNF35804152), p. 56
  21. Texte en ligne : http://www.accademiajr.it/bibvirt/rostand.html
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  24. Suzanne Citron, Le mythe national : l’histoire de France en question, Paris : coédition Les Éditions ouvrières/Édition et documentation internationale, 1991. ISBN 2-85139-100-3, ISBN 2-7082-2875-7, p. 229
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  70. http://boutique.geneanet.org/catalog/product_info.php?products_id=104760
  71. http://boutique.geneanet.org/catalog/product_info.php?products_id=92946