Coutras

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Coutras
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Coutras
Blason
Coutras
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Libourne
Canton Le Nord-Libournais
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Libournais
Maire
Mandat
Jérôme Cosnard
2014-2020
Code postal 33230
Code commune 33138
Démographie
Gentilé Coutrasiens ou Coutrillons
Population
municipale
8 410 hab. (2014)
Densité 250 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 30″ nord, 0° 07′ 38″ ouest
Altitude Min. 4 m – Max. 74 m
Superficie 33,69 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gironde

Voir sur la carte administrative de la Gironde
City locator 14.svg
Coutras

Géolocalisation sur la carte : Gironde

Voir sur la carte topographique de la Gironde
City locator 14.svg
Coutras

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Coutras

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Coutras
Liens
Site web www.mairie-coutras33.fr

Coutras (graphie identique en saintongeais, mais en gascon, langage voisin, on écrit Cotràs) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Coutrassiens ou Coutrillons[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La Dronne à Coutras.

Commune située au confluent de l'Isle et de la Dronne en Pays Gabay. Accès par l'autoroute A89 sortie sortie 11 Coutras et par la route nationale 674, ainsi que par la SNCF en gare de Coutras.

La gare SNCF de Coutras est située sur les lignes TER Bordeaux-Coutras, Bordeaux-Angoulême, Bordeaux-Périgueux, Bordeaux-Limoges ainsi que sur la ligne Intercités Bordeaux-Ussel (ex Bordeaux-Lyon puis Bordeaux-Clermont Ferrand jusqu'à la fermeture du tronçon Laqueuille-Ussel).

Le climat est typique de la Gironde avec, en moyenne, 750 mm de précipitations annuelles[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Coutras est limitrophe de neuf autres communes.

Communes limitrophes de Coutras
Lagorce Les Peintures Le Fieu
Guîtres Coutras Porchères
Sablons AbzacSaint-Médard-de-Guizières Camps-sur-l'Isle

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes antiques sont Corterate et Corteratis (IVe siècle). Le toponyme s'analyse comme une formation *Corte-rate basée sur le gaulois rate, « forteresse »[3]. Le premier terme est vraisemblablement le latin vulgaire cortem, « ferme, domaine » (que l'on retrouve dans Corte)[4],[5] ce qui en fait une formation pléonastique, de sens général de « lieu fortifié ». Bénédicte Boyrie-Fénié est en accord avec ses prédécesseurs et précise que le nom actuel prolonge l'ablatif Corteratis[6] qui explique le -s final.

Le même auteur cite des formes du XIVe siècle : Cortrac, Corterac ; ce sont probablement des hypercorrections (extensions d'une règle au-delà de son champ d'application), intéressantes par ce qu'elles indiquent sur les usages graphiques de l'époque, la forme orale ayant été mal interprétée. Cette forme orale de l'époque est difficile à reconstituer, puisqu'elle peut être *Cort(e)rat ou bien *Cort(e)rats, la deuxième hypothèse étant plus en accord avec la forme écrite moderne. Dans le premier cas, a pu jouer l'analogie avec des noms en -ac, comme Fronsac, prononcé peut-être déjà Fronsat ; dans le second, le s, qu'il s'explique par l'héritage de l'ablatif latin ou par un pluriel, a pu être compris à l'image des nombreux noms en -ac devenus -ats (adaptation phonétique normale -cs > -ts), en étant utilisés comme collectifs : le nom de la paroisse accompagné de s désigne d'abord les habitants, puis il est pris pour son nom véritable [7].

Histoire[modifier | modifier le code]

De multiples découvertes de silex, taillés ou polis, témoignent d'une implantation humaine préhistorique sur tout le territoire cantonal. Coutras, au confluent des rivières, doit aussi son développement à sa position stratégique au carrefour de chemins ancestraux : les routes d'Angoulême et de Périgueux à Bordeaux.

Peutinger fait figurer Corterate dans sa table du IIe siècle, rattachée par une voie romaine secondaire à Brossac qui conserve, encore de nos jours, quelques traces des constructions gallo-romaines d'un serae (relais à chevaux).
Coutras viendrait du gaulois Corterat qui signifie « petite forteresse » (Corte = petite, courte et Rate = forteresse). Son nom latin était Corteratis.

Les premiers seigneurs de Coutras s'établirent sur la Motte-de-Mont, dominant le confluent des rivières et contrôlant les passages à gué du réseau routier. La seigneurie dépendait de la vicomté de Fronsac, créée en 769 par Charlemagne et intégrée au comté d'Angoulême avant d'être rattachée à celui du Périgord au IXe siècle. Le plus ancien seigneur connu est Étienne de Mont, qui donna par une charte l'église de Coutras à l'abbaye de Guîtres au début du XIe siècle.

En 1555, le comté de Fronsac devint un marquisat et la seigneurie de Coutras, où siégeait un sénéchal, fut élevée au rang de comté qui, pendant les guerres de Religion, formait un important centre de protestantisme.

Article détaillé : Bataille de Coutras.

Le 20 octobre 1587, Coutras fut le lieu d'une bataille entre les protestants d'Henri de Navarre (futur Henri IV, dont Antoine de Chandieu fut le maître de camp) et les Catholiques d'Anne de Joyeuse. Le duc de Joyeuse fut battu et tué d'un coup de pistolet. 2 000 catholiques périrent également, dont le jeune frère d'Anne, Claude de Joyeuse, seigneur de Saint-Sauveur.

Un château médiéval, démoli par Odet de Foix (1485-1528), alors vicomte de Fronsac, aurait précédé celui Renaissance que le Maréchal Duc de Richelieu démantèle en 1737. À cette époque, la seigneurie comprenait les paroisses d'Abzac, Chamadelle, Coutras, le Chalaure, Le Fieu, Les Églisottes, Les Peintures, Porchères, Saint-Antoine, Saint-Christophe-de-Double, Bayas, et Lagorce.

Le , le roi Louis XIV et la cour de France couchent dans la ville.

À la Révolution, la nouvelle organisation territoriale désigne Coutras comme chef-lieu d'un canton regroupant les paroisses de la seigneurie, sauf Bayas et Lagorce, accru des trois paroisses au sud de l'Isle.

En 1988, la COGEMA étudie l'exploitation d'un gisement potentiel de 20 000 tonnes d'uranium[8],[9], soit 0,5 % du total mondial, mais le site s'avère à l'époque non rentable.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Coutras se blasonnent ainsi :

De gueules au puits Henri IV d'argent[10].

  • Le puits rappelle le lien privilégié de la ville avec le roi qui y défit les troupes royales.

Devise[modifier | modifier le code]

Nodos virtute resolvo

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1830 1845 Pierre Lalanne   Médecin, conseiller d'arrondissement[11]
.... .... Ernest Lalanne
(fils du précédent)
Républicain Médecin, conseiller général (1867-1880)
Député (1876-1884)
1925 1941 Justin Luquot SFIO Député (1932-1942)
- - Jean-Elien Jambon SFIO puis PS Conseiller général (1945-1994)
mars 1983 2008 Jean-Louis Boscq DVD  
mars 2008 avril 2014 Marie-Claire Arnaud PS  
avril 2014 en cours Jérôme Cosnard SE Chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 8 410 habitants, en augmentation de 5,47 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 000 3 060 3 050 2 821 3 144 3 172 3 302 3 200 3 371
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 532 3 883 3 789 3 685 3 944 4 008 5 092 4 231 3 903
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 062 4 406 4 807 4 924 5 078 5 211 5 281 5 540 5 668
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
5 948 5 830 6 040 6 351 6 689 7 003 7 441 8 045 8 410
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population à Coutras est en perpétuelle augmentation du fait notamment de la proximité de l'agglomération bordelaise (30 minutes en train, une heure en voiture), beaucoup de rurbains y résident et font le trajet chaque jour (migrations pendulaires).


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,1 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 15,6 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 23,7 %) ;
  • 53,1 % de femmes (0 à 14 ans = 17 %, 15 à 29 ans = 13,9 %, 30 à 44 ans = 19,7 %, 45 à 59 ans = 20,1 %, plus de 60 ans = 29,4 %).
Pyramide des âges à Coutras en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90 ans ou +
2,1 
8,6 
75 à 89 ans
12,2 
14,3 
60 à 74 ans
15,1 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,7 
30 à 44 ans
19,7 
15,6 
15 à 29 ans
13,9 
19,0 
0 à 14 ans
17,0 
Pyramide des âges du département de la Gironde en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
6,1 
75 à 89 ans
9,4 
12,3 
60 à 74 ans
13,1 
20,7 
45 à 59 ans
20,4 
21,5 
30 à 44 ans
20,6 
20,4 
15 à 29 ans
19,1 
18,5 
0 à 14 ans
16,2 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune entretient des accords de coopération[20] avec :


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants de Coutras sur habitants.fr, consulté le 18 décembre 2011.
  2. Source : Wolfram Alpha
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6).
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne), n° 3085.
  5. Jacques Astor, Dictionnaire des noms de famille et des noms de lieux du midi de la France, Millau, Éditions du Beffroi, , 1293 p. (ISBN 2-908123-59-2, notice BnF no FRBNF39034098).
  6. Bénédicte Boyrie-Fénié, Institut occitan, Dictionnaire toponymique des communes de Gironde, Pau, Éditions Cairn, , 402 p. (ISBN 978-2-35068-012-5).
  7. Miquèu Audoièr, Ua solucion unica a un problèma doble : lo grop -ts, revue País Gascons n° 269, novembre-décembre 2013
  8. http://sigminesfrance.brgm.fr/telechargement/substances/U.pdf
  9. http://sigminesfrance.brgm.fr/fiche_gite.asp?id=FRA-00161
  10. GASO - Banque du blason - 33138
  11. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203766q/f534.image
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. « Évolution et structure de la population à Coutras en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  17. « Résultats du recensement de la population de la Gironde en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  18. « Classement du puits Henri IV », notice no PA00083528, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 18 décembre 2011.
  19. « Inscription de l'église Saint-Jean-Baptiste », notice no PA00083527, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 18 décembre 2011.
  20. « Jumelage(s) de Coutras », sur l'atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures du Ministère des Affaires étrangères (consulté le 19 janvier 2013)