Saintongeais

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Saintongeais
Saintonjhais
Pays France
Région Charente (sauf l'est : Charente limousine, pays d'Horte, et sauf le nord-ouest : une partie du Ruffécois et bordure d'oïl du Confolentais), Charente-Maritime (sauf l'extrême nord : Ré, nord Aunis, Loulay, Aulnay), nord Gironde et environs de Monségur en Gironde, l'extrême ouest de la Dordogne, la portion du Lot-et-Garonne proche de Monségur.
Typologie SVO
Classification par famille

Le saintongeais est une langue romane qui fait partie de la famille des langues d’oïl, qui comprend également le français.

Le saintongeais (saintonjhais) est la langue vernaculaire parlée dans les anciennes provinces d'Aunis, Saintonge et Angoumois. On l’appelle aussi le charentais ou encore le patois charentais. Les locuteurs sont dits patoisants.

Associé au poitevin au sein d'un groupe poitevin-saintongeais, il a été reconnu Langue de France autonome entre 2007 et 2010, où il est de nouveau associé au poitevin, sous le libellé suivant : « poitevin-saintongeais, dans ses deux variétés : poitevin et saintongeais »[1]. Le saintongeais fait partie des vieux dialectes de France du Grand Ouest qui compte également les dialectes normand, gallo et angevin.

Le saintongeais a fortement influencé l’acadien et en conséquence, par “ricochet”, le cadien ; quant au québécois, il a été influencé par les parlers tels que le normand, le francien et le saintongeais[2].

Aire linguistique[modifier | modifier le code]

Carte représentant l'aire linguistique du Saintongeais dans les Charente et le Nord-Gironde
Aire linguistique du Saintongeais

L’aire du saintongeais[3] couvre la quasi-totalité du département de la Charente-Maritime (sauf l'extrême nord : île de Ré[4], nord de l'Aunis[5], régions de Loulay et d'Aulnay[6]), l'ouest et le centre du département de la Charente (sauf le Nord-ouest : Ruffécois[7], et bordure d'oïl du Confolentais : Le Bouchage et Pleuville en partie[8]), le nord du département de la Gironde avec son Pays Gabay (comprenant la totalité des cantons de Saint-Ciers-sur-Gironde, Blaye, Saint-Savin et Guîtres, la quasi-totalité du canton de Coutras, la moitié nord du canton de Lussac et l’extrémité nord des cantons de Bourg, Saint-André-de-Cubzac, Fronsac et Libourne)[9] et ses enclaves saintongeaises de la petite Gavacherie autour de Monségur dans l'Entre-deux-Mers[9](débordant sur le Lot-et-Garonne[9]) et autrefois du Verdon[10], et enfin l'extrême Ouest de la Dordogne aux alentours de La Roche-Chalais[10].

Classification[modifier | modifier le code]

Les langues d'oïl selon Pierre Bonnaud (1981).
Les langues d'oïl selon Henriette Walter (1988).
Les langues d'oïl selon Marie-Rose Simoni-Aurembou (2003).

Depuis 1831[11] le saintongeais est associé au poitevin au sein d'un groupe poitevin-saintongeais, association confirmée par les publications d'universitaires des universités de Liverpool[12], Angers[13], Poitiers[14],[15], Lyon[16], Nantes[17], Clermont-Ferrand [18], et Caen [19], ou de l'Institut national de la langue française de Nancy[20].

En amont de ces travaux d'universitaires (dont deux émanent de Charentais[12],[19], deux de Vendéens[13],[17] et deux de Haut-Poitevins)[14],[15], parmi les premiers à grouper parler poitevin et saintongeais en un même groupe linguistique, on trouve surtout des érudits saintongeais tant de Charente-Maritime[21] que de Charente[22].

Depuis 1905 [23] on donne le nom de poitevin-saintongeais à ce groupement du poitevin et du saintongeais.

Cependant, entre janvier 2007 et janvier 2010, à la suite d’une campagne d’un Collectif pour la défense de l’identité saintongeaise, le poitevin-saintongeais cesse d'apparaître dans la liste des langues d’oïl de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), au profit du saintongeais et du poitevin[24].

Il réapparaît néanmoins début 2010, sous le libellé poitevin-saintongeais [dans ses deux variétés : poitevin et saintongeais][25]. Ce regroupement a suscité des réactions hostiles d’un collectif pour la défense de l’identité saintongeaise[26], mais la DGLFLF n’a pas revu sa position.

Littérature revues et spectacles[modifier | modifier le code]

XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

On considère parfois, à tort, que les plus anciens témoignages d'écrits en saintongeais remontent au XIIIe siècle. Connus sous le nom de « Chroniques saintongeaises », ces écrits se divisent en « Turpin saintongeais » (dit aussi "Turpin interpolé" et "pseudo-Turpin" qui est une version saintongeaise de la "Chronique de Turpin") et « Tote l'istoire de France ». Or, ces écrits, mêlés de français sous l'influence des copistes (proportion d'ancien français plus grande plus la copie est récente[27]) sont un témoignage de la langue vulgaire de la Saintonge de l'époque, c'est-à-dire un parler de type occitan[27], et non en saintongeais d'oïl tel que nous le connaissons[28],[29]. La confusion vient du fait que dans les études relatives à ces textes anciens on a utilisé le mot "saintongeais" pour désigner l'ancien parler occitan de la Saintonge, pourtant bien différent du saintongeais actuel. Le Guide du Pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle, écrit au XIIe siècle, distingue bien l'ancien saintongeais comme la première langue romane en allant vers le sud[30].

Aucun autre écrit littéraire n'a été retrouvé jusqu'au XVIIIe siècle[31].

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Un recueil anonyme composé de trente-neuf pièces en vers, dont dix-huit en patois saintongeais, a été attribué à Jacques Besse, qui fut curé d’Annepont, près de Taillebourg en Charente-Maritime, jusqu’à sa mort en 1771[32],[33].

Le journal Annonces et affiches des provinces de Saintonge et d’Angoumois est fondé en 1786 par François Bourguignon dit Bourignon, puis renommé Journal de Saintonge et d’Angoumois. Il publie parmi d’autres articles des écrits en patois. Les auteurs sont Jean Vanderquand, curé de Gémozac, François-Alexis de Meschinet, son neveu, l’abbé Alexandre de Meschinet enseignant au petit séminaire de Montlieu.

L'abbé Augustin Rainguet crée au petit séminaire de Montlieu une véritable école et une graphie très simple. Les bulles papales sont traduites en saintongeais, des spectacles en patois sont montés, des chansons sont écrites dont la plus célèbre est celle de d’Alexandre de Meschinet, la Chanson de Robineau et son fils visitant le petit séminaire de Montlieu[34].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Burgaud des Marets, (Jarnac Paris ), écrit des pièces de théâtre dont la Maleisie, des fables en vers, et tous ses écrits sont empreints de malice saintongeaise.

Article détaillé : Burgaud des Marets.

Les dessins saintongeais de Barthélemy Gautier, (Pons, - ibid., ) marquent cette époque, une anthologie de ces dessins a été éditée en 1992.

Article détaillé : Barthélemy Gautier.
  • Les revues humoristiques sont nombreuses dont Fariboles saintongheaises créée en 1878, le Rigolo créé en 1882, les Gens d’cheu nous créé en 1895.
  • Pierre Jônain (Gémozac 1799-Royan 1884) écrit entre autres des pièces comiques est l’auteur du Dictionnaire du Patois saintongeais, imprimé à Royan, en 1879.
  • Arthur Éveillé (Saintes 1835- Chermignac 1900) publie en 1887 un Glossaire saintongeais : étude sur la signification, l’origine et l’historique des mots et des noms usités dans les deux Charentes. Le sérieux de ce document en fera une des principales sources de Georges Musset pour son propre glossaire.
  • Georges Musset (Thairé 1844-1928) historien dont les publications sur l'histoire locale sont nombreuses, linguiste, laisse un remarquable Glossaire des parlers et patois de l'Aunis et de la Saintonge.

Du début du XXe siècle à nos jours[modifier | modifier le code]

Le journal le Subiet (sifflet en charentais) est fondé en 1901, à Matha, par Octave Daviaud.

En 1902, le docteur Athanase Jean monte sa pièce la Mérine à Nastasie, toujours jouée.

Au au début du XXe siècle, le grand promoteur du parler charentais fut le barde saintongeais Goulebenéze, relayé par Odette Comandon, auteur de comédies et de contes, actrice et conteuse patoisante.

Article détaillé : Goulebenéze.
Article détaillé : Odette Comandon.

L’Académie de Saintonge se crée en 1957. Raymond Doussinet publie en 1958 Le Patois savoureux de Saintonge, puis en 1963 le Paysan Saintongeais dans ses bots, suivi des Travaux et Jeux en vieille Saintonge en 1967 et de La Grammaire saintongeaise en 1971.

Une association, la SEFCO (Société d'ethnologie et de folklore du centre-ouest), fait encore vivre la langue régionale à travers cette revue, le Subiet, et le subiochon.

La revue Xaintonge, créée en 1997, est publiée deux fois par an. Ses articles sont soit en saintongeais, soit en français[35]. En 2010, elle publie la fin de son Grand lexique du Patois charentais avec plus 30 000 mots et expressions et près de 1 000 photos.

Aujourd'hui, le saintongeais est surtout parlé par les anciens et on l’entend encore sur les foires[36]. Il est aussi utilisé par les jeunes générations comme signe de ralliement à la culture saintongeaise. On le trouve encore dans des spectacles, des revues, des émissions de radio. Certains mots issus du saintongeais sont encore utilisés dans la région. Des mots comme la since (serpillère) sont si répandus qu'ils peuvent être considérés à tort comme des mots de français.

Les spectacles restent très appréciés, que ce soit les compagnies théâtrales (Buzotiâs de Jhonzat, Soubrants de Saint-Simon de Pelouaille, Vestugheons de Chatignât, Durathieurs de Haute-Saintonge, Déjhouqués de l’île d’Oléron, les Branle-Mijhot...), les conteurs (le Grand Simounet, Peulouc, La Mounette des Chérentes, Nono Saut’ Palisse, Châgne dret, Céléstin Beurdassou, Francine Besson, Piqthiu, Pierre Péronneau, Charly Grenon, Albertine Pissedru, Birolut, et bien d'autres encore...), les danseurs (Batégails de Saintonge, les Ballerits de Saintonge, Gars d'au Pays-Bas) ou les rockeurs (Binuchards).

Le saintongeais est bien présent. Les écrits le concernant sont très prolifiques[37].

Depuis 2013, Tintin parle saintongeais dans L'Ilâte nègue, la traduction de L'Ile noire de Hergé ; et en 2015, c'est au tour du Capitaine Haddock de se lancer dans les désaventures avec Charboun apiloté

Article détaillé : Binuchards.

Prononciation[modifier | modifier le code]

  • Les digrammes jh et gh (devant e et i) se prononcent en saintongeais avec une forte expiration[38], [ʔ] (coup de glotte ou occlusive glottale n'existant pas en français contemporain, mais existant notamment en arabe, la hamza ء et dans une partie de l'Auvergne [39]; ce son se rapproche un peu du h anglais [h]). Par exemple : « monjhète » se prononce [mɔ̃ʔet], « parlanjhe » se prononce [parlɑ̃ʔ], "jh'avons manghé dau ghigourit", nous avons mangé du gigouri.
  • th note le son k mouillé, intermédiaire entre k et t [cjˀ] : exemple: thieu drôle.
  • L'h au début d'un mot est toujours muette: tu devris bâzi d'honte, grand-t-haïssab', tu devrais mourir de honte, grand vaurien.
  • Le groupe de sons « ien » est rendu par « eun » [œn] en saintongeais occidental et central; par exemple, « un cheun » pour « un chien », « un reun » pour « un rien ». En saintongeais oriental il est rendu par « ein » qui est l'ancienne forme saintongeaise (et poitevine) d'avant sa dénasalisation en « eun ». Ce que nous confirme Doussinet "A la fin du siècle dernier, le chien était le chein à Cognac"[40]. On retrouve encore « chein » en saintongeais moderne oriental (centre Charente)[41] et en saintongeais moderne sud oriental (nord-est Gironde)[41],[42].
  • [wa] peut se prononcer [e] : par exemple « droit » se dit dret.
  • Le r est légèrement roulé [r].
  • Le i est légèrement ouvert. Ex: « utile » se prononce [ytɪl].
  • Chez bon nombre de locuteurs, le e ouvert [ɛ] n'existe pas. Il est remplacé par le e fermé [e] dans toutes les positions, mais seulement en syllabe ouverte. Ainsi « lait » se prononce [le], « paisible » devient [pezɪb]. Par contre le ê ou è (en syllabe fermée) est légèrement exagéré et diphtongué; ainsi « crème » se prononce [kraɛ̯m], « Marennes » se prononce [maraɛ̯n].

Grammaire[modifier | modifier le code]

  • La tournure interrogative « est-ce que » + proposition assertive, majoritaire en français parlé, est pratiquement absente, au profit de l'inversion du sujet.
  • La conjugaison de nombreux verbes au présent se fait par l'adjonction du suffixe [ã] (ant) au radical à toutes les personnes.
  • La conjugaison de nombreux verbes au passé se fait en employant l'auxiliaire « avant » suivi du participe passé du verbe à toutes les personnes.
  • La référence grammaticale reste La grammaire saintongeaise de Raymond Doussinet (CF 1971 - Éditions Rupella)

Quelques mots ou expressions toujours utilisés[modifier | modifier le code]

  • Abeurnoncio, Brenouncio, ou encore Brenoncio, pour marquer refus, répugnance, ou tout simplement pour rythmer la conversation; cette exclamation populaire est issue du latin liturgique « abrenuntio tibi, Satanas » (je renonce à toi, Satan)[43].
  • Acabassé: meurtri, fatigué, épuisé physiquement ou moralement.
  • Acacher: enfoncer en appuyant très fort (par exemple: acache su' quette pédale: appuie plus fort sur la pédale, ou acacher le bouchon d'une bouteille.
  • Acertainer : affirmer
  • Achaler : accabler de chaleur
  • Achet: ver de terre (lombric); Burgaud des Marets a écrit des recueils de poésies restées célèbres: In p'tit pilot d'achet
  • Ajasse ou ajhasse ou "ageasse": pie (l'oiseau), ou femme jacassante.
  • Affaire : truc
  • Amuser ('s): s'attarder, flâner; à rapprocher de muser.
  • Après: être après: s'employer à un travail; être après tailler la vigne, ou faire la lessive, etc.; signifie également: être après quelqu'un, soit pour s'en venger, l'amener à la raison, ou encore être après ine fumelle (une femme, une fille) pour tenter de la séduire, la conquérir.
  • Asteur ! : Littéralement, À cette heure !, mais cette interjection a le sens que le locuteur veut. Comme le "tè" occitan. Asteur est un mot fondamental en charentais, et pourtant on le retrouve un peu partout en France, jusqu'en Belgique et au Canada même.
  • Arocher : arracher, enlever
  • Baignassout : touriste qui ne fréquente que la côte.
  • Baïne : trou d'eau ou flaque sur plage côte sableuse (mot d'origine gasconne).
  • Balerit : faucon crécerelle. Employé aussi pour désigner l'épervier (l'oiseau).
  • Barrer la porte, fermer à clé. vient des anciennes fermetures fermées avec une barre intérieure.
  • Battre : le temps des batteries, de battre "taper". Donner manuellement ou mécaniquement des chocs pour extraire le grain de son enveloppe après la moisson (le battage).
  • Beluger ou belujher : bouger, remuer sans cesse
  • Benèze ou beun'aise : heureux, bien-aise, le fait de se sentir bien (déformation de "bonne aise").
  • Bespagne : maïs (déformation de blé d'Espagne ?).
  • Beugner ou bugner : cogner
  • Beurgot : le frelon
  • Beurnocion! : Horreur! (exclamatif)
  • Beurouette : brouette
  • Binloin : Saintongeais qui a quitté la région mais qui y reste toujours très attaché; vocable inventé à partir de surnoms de patoisants
  • Bique : chèvre
  • Boisillé : désigne le saintongeais de l'intérieur des terres, par opposition au cul salé[44].
  • Borde: une arête de poisson; mais également une modeste métairie, et borderie, une borde encore plus discrète.
  • Bordoirer ou beurdouérer : étaler, salir
  • Bots : sabots
  • Boueux : éboueurs
  • Bouillard : pluie violente, abat d'eau
  • Bouiner : faire, "boutiquer" . Qui qu'tu bouines ? Qu'est-ce tu fais ? Qu'est-ce que tu "boutiques" ? S'adresse à quelqu'un de lent, qui traîne. Terme utilisé en gallo et en poitevin notamment.
  • Bouite: Synonyme de vers. Désigne les petits vers apparaissant pendant la décomposition
  • Bourre ou bourrier : (masc., poussière). Désigne plus particulièrement le tas de poussière lorsque l'on passe le balai.
  • Buffer : souffler, respirer fort, venter (occitan bufar).
  • Bughée : "Faire la bughée" : faire la lessive
  • Cagouille : l'escargot Petit-Gris. Les charentais sont souvent appelés cagouillards. L'escargot est emblématique de la Charente. De plus, la supposée lenteur des charentais, telle celle de l'escargot, est proverbiale.
  • Canet : Canard
  • Cassotte : récipient avec manche tubulaire pour servir de l'eau en la puisant dans un seau
  • Chat-foin : fouine
  • Chaline : se dit d'un temps orageux avec éclair de chaleur
  • Chapia : chapeau, variante chapè en saintongeais sud oriental (nord-est Gironde)[42]
  • Chéti ou chéty: du latin captivus, prisonnier de guerre, mais alors que le français chétif retient la misère physique, le charentais décrit par là le blagueur, la canaille, méchant, l'habile qui prend parfois des libertés avec la morale. D'où des formulations étonnantes comme te vla donc grand chéty
  • Cheun[41] : chien, variante Chein en saintongeais oriental (centre Charente)[41] et en saintongeais sud-oriental (nord-est Gironde)[41]
  • Chocolatine : pain au chocolat, mot français (sud-ouest).
  • Choper : attraper
  • Coluche : canard, cane (coluchon: jeune canard)
  • Contre-vent : contrevent (mot français), volet
  • Cougnat, le cougnat : Cognac, le cognac
  • Couniller : ne rien faire, tourner en rond, comme un lapin (occitan: conilh). Qu'est-ce que tu "counilles"? S'adresse à quelqu'un qui traîne, qui hésite.
  • Coutiâ[41] et Coutâ[41]: un couteau, variante coutè en saintongeais sud oriental (nord-est Gironde[42],[41] et sud Charente[41]) pouvant être diphtongué en coutèye en saintongeais sud oriental (nord-est Gironde)[41]
  • Crocheter : accrocher
  • Cul salé : terme de français régional désignant un habitant du littoral de la Saintonge (en référence aux marais salants)[44] ; en saintongeais, l'on parlera plus volontiers de Thiu salé
  • Dâil : une faux (occitan dalha(f)/dalh(m))
  • Débadigouler : dire, énoncer sans trop comprendre ce qu'on dit et/ou sans qu'on vous comprenne. "Débadigouler la grand messe" : dire la messe.
  • Débaucher : quitter le travail le soir (et embaucher pour commencer le travail le matin)
  • De même : de cette façon, comme ça, exemple: ça marchera bien de même; cela fonctionnera bien de cette façon
  • Douner : Donner
  • Le drôle et la drôlesse : le fils et la fille (mot que l'on retrouve en occitan : dròlle signifiant « enfant » dans cette langue). Par extension, un drôle ou une drôlesse sera un garçon ou une fillette, en général.
  • Ébouiller : écraser
  • Éguiade[45] et équiade [46] : préparation culinaire faite de moules rangées les unes contre les autres et cuites sous un feu, souvent d'aiguilles de pin.
  • Éloise : éclair — « Coum ine éloise » (« comme un éclair ») est la devise des sapeurs-pompiers de la Charente-Maritime.
  • Éloiser : (intraduisible car aussi bien éclairage par éclats qu'action rapide) O éloise, ça éloise : Des éclairs déchirent le ciel, il y a de l'orage. Éloiser est également utilisé en Charente dans le domaine du football pour dire : dégager et pour un véhicule qui démarre trop rapidement.
  • S'engouer : s'étrangler, avaler de travers
  • Embaucher : aller travailler — « j'embauche à huit heures et je débauche à cinq heures ».
  • Entrauper: s'entrauper faire un faux mouvement qui fait perdre l'équilibre
  • Fi : fils
  • Fillatre : le petit-fils
  • Frairie : fête foraine
  • Fréchin : odeur d'œuf (frais, mais trop longtemps exposé à l'air)
  • Friquet : écumoire.
  • Garouil : maïs.
  • Galer : une plante gale quand elle est envahissante comme la gale
  • Garrocher : Jeter
  • Gassouiller jouer avec l'eau d'une bassine ou d'une flaque, éclabousser. On dit aussi sagouiller ou cassouiller. Gassouille: flaque.
  • Gavagner : Gaspiller
  • Faire godaille : faire chabrot, c'est-à-dire mettre du vin (blanc ou rouge) dans le reste de bouillon de soupe, variante godale en saintongeais méridional (nord-ouest Gironde) et en saintongeais sud-oriental (nord-est Gironde)[41]
  • Goret : porc, cochon et gorette pour une truie (voir aussi une "treue"). L'emploi se doit d'être suivi de "sauf vout' raspect" sinon le mot est insultant.
  • Goule : visage, bouche (une fine goule : un gourmet), également français régional dans plusieurs dialectes
  • Goûnasse : Faible goût.
  • Goûnassier ou gougnafier : mauvais cuisinier, plus largement personne sans intérêt, un goujat.
  • Grâler : brûler, cramer, griller.
  • Grignou : clochard, personne sale ou à l'hygiène douteuse. Être habillé en grignou : mettre de vieux vêtements usés, pour aller ramasser les cagouilles, par exemple.
  • Grolle : corbeau (occitan graula)
  • Guedé : Rassasié
  • Gueunasse : diarrhée
  • Guetter : surveiller que quelqu'un ne le prenne pas. "Tu me guettes mes affaires ?"
  • Jhavasser: jacasser, d'où le surnom d'Odette Comandon
  • jhe, jh'  : je et nous. Variante je, j' en saintongeais sud-oriental (nord-est Gironde)[41]
  • Jhau ou gheo : coq
  • Jobrer : asperger, salir
  • Jhouque : perchoir à volaille.
  • Langrotte[41] et angrotte[41]: petit lézard gris familier, synonyme angroise en saintongeais oriental (centre Charente et sud Charente)[41]
  • Loche : Limace
  • Mardoux et mardouze : merdeux et merdeuse
  • Marienne : la sieste (de "méridienne" )
  • Mei : plus
  • Moué[47] et [47] : moi
  • Migeot, mijheot ou mijhet : Pain trempé dans du vin, sucré ou non, remplaçant la soupe l'été.
  • Millas : gâteau style polenta à base de farine ou semoule de maïs
  • Mitan : milieu, ex: "dans tieu mitan" = dans ce lieu, au milieu de cet endroit
  • Mongettes, monjhettes[48] ou mogettes : (également en Vendée), parfois prononcé « moyette » : Haricot blanc de type lingot ou soisson (« mogette piate », plate). Mogette en aiguille : haricot vert ou beurre. De l'occitan "mongeta" (haricot).
  • Monia : moineau
  • Mouiller : pleuvoir
  • O : il, elle, ça ; « o l'est » peut signifier « je suis », où donc? « tu es », « il/elle/c'est »
  • Ol'est : c'est :
    • Ol'est ben vrè : C'est très exact, c'est très vrai.
    • Ol'est beun : C'est bon
    • Ol'est moué, Olé toué: C'est moi, c'est toi.
    • Quétou qu'ol'est ? : Qu'est-ce que c'est ?
    • Qué qu'ol'est thieu ? Qu'est ce que c'est que ça ?
  • Nâtre : teigneux, méchant. Prononcer à peine le r. (Nâtreté = méchanceté sournoise)
  • Nègue : Noir, , ex: bolet tête de nègue
  • Neu : La nuit
  • Nigher : inonder, noyer
  • Osiâ[41] et "osâ"[41] : oiseau, variante osè en saintongeais sud oriental (nord-est Gironde))[42] pouvant être diphtongué en osaye en saintongeais sud oriental (nord-est Gironde)[41]
  • Oueille : Mouton
  • Palisse : une haie
  • Piâ[41] : La peau, variante en saintongeais sud oriental (nord-est Gironde)[41],[42]
  • Piarde : une houe (à main)
  • Pigougner : taquiner, harceler (pigougne: instrument pour attraper les crabes sous les rochers)
  • Pilot: tas de bois, de foin, parfois de fumier, ou tout simplement de... quelque chose
  • Piron : oison
  • Poche : sac papier d'abord et maintenant plastique. Poche est français
  • Pupup : la huppe (imitation de ses appels)
  • Que, quel : pour dire ce ou cette. Exemples: As-tu vu quel drôlesse !, Donne-moi que truc là-bas !
  • Queunia : œuf factice destiné aux poules pondeuses.
  • Querreux : recoin, alcôve, cours commune
  • Quichenotte : coiffe traditionnelle pour le travail aux champs. Si la légende fait de son nom une déformation de l'anglais Kiss not, il semble plus probable qu'elle trouve son origine dans le terme occitan Queissonoto (littéralement : « petite caisse »). Ce nom désigne également une coiffe traditionnelle du Limousin, la Caissonata[49]
  • Ranger : tenir, dans le sens « être suffisamment petit pour entrer dans un contenant » — « ça va jamais ranger son affaire ! » (« il n'arrivera pas à ranger son truc »)
  • Reun, Rien "y'a reun".
  • Rignocher : ricaner, rire bêtement
  • Saber: douloureuse résonance du manche d'un outil, "sa me sab' les mains".
  • Siau : seau
  • Since : serpillère
  • Sincer : passer la serpillière (laver par terre)
  • Souventes fois : Souvent
  • Subiet: du latin "sibilius", venu lui-même de "sibilare", et signifiant "coup de sifflet", puis sifflet tout court.
  • Tabaillo : fou, zinzin
  • Tantôt : l'après-midi, terme de français régional cf. angevin
  • Tartasser : bavarder inutilement (ex : tartasser toute la marienne darrière les umias, soit : bavarder pendant l'heure de la sieste derrière les ormeaux)
  • Teurtous : tout le monde - augmentatif de tous. (bonjhour à vo' z'aut' teurtous: bonjour à la compagnie
  • Toué[47] et [47] : toi
  • Tieu, Tiette : ce/cet, cette ex: "tieu cheun, tiette drolesse" = ce chien, cette jeune fille
  • Timbre : parallépipède en pierre calcaire taillé dans un seul bloc servant d'abreuvoir
  • Tourte : tourterelle
  • Treue : truie. Une " treue gourinière" : une truie pleine. Peut aussi être utilisé comme injure. Tout ce qui touche au cochon peut être une injure s'il n'est pas précisé "sauf votre respect" ou "avec le respect que je vous dois"....
  • Treuil : pressoir (dans de nombreux lieux-dits : Treuil-Arnaudeau, Treuil-Bernard…)
  • Trifougner : fouiller, tripoter
  • Tuer: éteindre, le feu, la bougie ou la lampe à pétrole en soufflant dessus.
  • Venelle: espace libre entre le lit et le mur, ou entre 2 lits: la v'nelle dau lit; c'est exactement la définition du mot ruelle, bien connu au XVIIe siècle. Le mot venelle qui signifie petite rue, est toujours en vigueur partout.
  • Ventrèche : poitrine de porc.
  • Véque : viens - Véque par qui... = viens par là...
  • Veye : verbe voir - veye-lo quequi (regarde-le celui-là)
  • Vezon: "avouer l'vezon" c'est avoir le cafard, le bourdon; "jh' seu vezé" se dit quand on est très fatigué.
  • Virounâ: vertige, tournis.
  • Z'a : l'a
  • Zirou (adjectif, souvent péjoratif) : (personne) très délicate, très sensible (par exemple à la saleté)
  • Zou : Ce, Ceci, Cela

Expressions[modifier | modifier le code]

  • o m'fait tort ou O fait tort : ça me fait bizarre («bizarre» est dans un sens négatif avec une sensation physique de mal aise comme la craie qui grince sur le tableau ou le toucher de certains matériaux...). Cette expression est répandue dans une grande partie du pays poitevin et vendéen également. On dit aussi par endroits O m'fait zir, mais sa signification est légèrement différente : voir une personne se casser un bras "fait tort", c'est-à-dire que la vue d'une situation désagréable vous "passe partout" - tandis que voir quelqu'un cracher dans votre verre vous "fait tort" également, mais provoque en plus un sentiment de colère qui "fait zir".
  • ol'est la poële qui se fout du chaudron : c'est l'hôpital qui se moque de la charité.
  • ol'est pas écartable : vous ne pouvez pas vous perdre.
  • d'après que : apparemment.
  • de rang : d'affilée, à la suite.
  • in froid de cheun : un froid de canard[50] (de chien).
  • être enfondu : être mouillé.
  • on est rendu : on est arrivé.
  • qu'est-ou qu'ol'est qu'cheu ? ou Quétou qu'ol'est ? : qu'est-ce que c'est ?
  • ne pas se moucher avec un dail : être un peu « mégalo ». A's'mouche pas avec un dail ! : elle est bien fière.
  • " Abeurnoncieau !" ( "ab renoncio", extrait du rituel baptismal : "Je renonce à Satan, etc.") : expression marquant l'horreur (modérée...) ou le dégoût.
  • " Ah ben couillon !" : marquant plutôt la surprise voire, l'admiration.
  • "Aille donc !" : c'est pas possible, c'est n'importe quoi !
  • " o fi' d'garce!" : exclamatif (une garce est une petite jeune fille, sans aucun caractère péjoratif, une belle garce est jolie, bien roulée).

Et les compliments à l'envers (en forme de litote) :

  • "l'a oublié d'et' sot" : il a oublié d'être sot : il est intelligent.

Controverse[modifier | modifier le code]

En mars 2007 une demande pour la reconnaissance du saintongeais en tant que langue de France été faite auprès de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (Ministère de la Culture et de la communication) par le Collectif pour la défense de l’identité saintongeaise.
La réponse de Xavier North, délégué général de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, datée du , fut la suivante : « Il me semble par conséquent légitime de faire droit à votre demande de reconnaissance, […]. Le saintongeais figurera donc dans la liste des langues de France utilisée par la DGLFLF, au même titre que le poitevin et les autres langues d’oïl[51]. »

Le président de Défense et promotion des langues d’oïl (association nationale fédérant les langues d’oïl dont le poitevin-saintongeais), fit part de son étonnement à la Délégation générale à la langue française et aux langues de France. Voilà la réponse donnée, le , par le même Xavier North : « Ma décision ne vaut bien entendu que pour la liste de langues diffusées par mes services (et qui n’a d’ailleurs pas de valeur juridique) : au sein des langues d’oïl, une virgule y prend la place d’un trait d’union. […] Il va de soi que l’appellation “poitevin-saintongeais” garde toute sa légitimité partout où elle est reçue : nous savons que la vitalité d’une langue ne se décrète pas, et que les noms qu’on lui donne sont de peu d’importance par rapport aux œuvres de l’esprit qui s’expriment en elle''[52]. »

Pour mieux cerner la position de la DGLFLF, reportons nous à son site internet, et consultons le document intitulé Méthodes d’apprentissage des langues de France. Dans le chapitre intitulé Langue(s) d’oïl, où le « s » entre parenthèses est déjà un premier symbole de la difficulté à nommer ces langues, nous trouvons tour à tour les chapitres suivants : 1/ Champenois, 2/ Gallo, 3/ Morvandiau, 4/ Normand, 5/ Picard, 6/ Poitevin et saintongeais. Nous constaterons déjà que l’ensemble « Poitevin et saintongeais » est mis sur le même plan que le Normand, ou le Picard. Voici l’analyse qu’on y trouve de la situation du « poitevin et saintongeais » : « ce parler d’oïl [on notera le singulier] couvre une région importante et est subdivisé en plusieurs dialectes intercompréhensibles. Il concerne de nombreux locuteurs. Il est lui aussi scindé entre plusieurs régions administratives, les Pays-de-la-Loire (département de Vendée), le Poitou-Charentes et l’Aquitaine (Nord de la Gironde)[53]. »

Pour certains on se trouve en présence d’une seule langue poitevine, aujourd'hui appelée à tort « poitevin et saintongeais » (ou poitevin-saintongeais), et qu'en son sein, il existe plusieurs petites nuances locales, et particulièrement un dialecte saintongeais. Pour d'autres, le saintongeais et le poitevin sont deux langues d'oïl différentes, ayant chacune donnée une littérature et les différences très marquées empêchant l'intercompréhension. Enfin pour d'autres encore, le saintongeais et le poitevin sont des langues proches, réunies au sein d'un ensemble linguistique d'entre Loire et Gironde, ensemble que certains qualifient de langue poitevine-saintongeaise ou poitevin-saintongeais.

Pour les locuteurs du saintongeais qui ont défendu la reconnaissance du saintongeais comme langue de France (regroupés dans le "Collectif pour la Défense de l’Identité Saintongeaise" et son journal Xaintonge), le poitevin-saintongeais est une invention d’universitaires poitevins pour les besoins de la création de la région Poitou-Charentes[54]. Pour eux le terme poitevin-saintongeais aurait été créé dans les années 1970 par des Charentais[55] et des Poitevins soucieux de donner une nouvelle impulsion à la langue poitevine (mais maintenant on sait que ce terme est bien antérieur, on le trouve dès 1905[56]). Le nouveau terme "poitevin-saintongeais" devait être le terme de l'union. Une langue dans laquelle les Saintongeais, pas plus que les Poitevins ne se reconnaissent. Toujours d'après eux, aucune œuvre littéraire dans cet idiome à part un dictionnaire et une grammaire.

Entre janvier 2007 et janvier 2010, le poitevin-saintongeais cesse d'apparaître dans la liste des langues de France, langues d'oïl, sur le site de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), service du ministère de la Culture. Le saintongeais et le poitevin sont donc des langues à part entière.

À noter qu'une publication plus récente de la DGLFLF, en 2009, utilise encore l'appellation poitevin-saintongeais[57]. Le parler saintongeais est langue de France autonome de puis le 27 janvier 2007(cf. lettre officielle du de la Direction Générale à la Langue Française et aux Langues de France signée de Monsieur Xavier NORTH). À ce titre, il est inscrit dans la constitution, article 75.1, au titre du patrimoine national depuis le .

Mais le poitevin-saintongeais réapparaît dans la liste des langues de France, langues d'oïl, début 2010, sur le site de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), service du ministère de la Culture, sous le libellé suivant : poitevin-saintongeais [dans ses deux variétés : poitevin et saintongeais][58].

Un collectif pour la défense de l'identité saintongeaise s'est remis en place aussitôt[26]. Aujourd'hui, c'est l'ensemble de la liste des langues de France, élaborée sans concertation avec les locuteurs de ces parlers qui est fortement contestée.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la DGLFLF Délégation générale à la langue française et aux langues de France, service du ministère de la CultureDGLF - Ministère de la Culture
  2. Au XXe siècle, c'est près de la moitié de la population acadienne qui a une souche poitevine et saintongeaise. Le français d'Acadie a conservé, malgré tout, une grande originalité par rapport au québécois en raison précisément de ses origines poitevines et saintongeaises. Au niveau phonétique, le nombre de traits dialectaux conservés est supérieur à celui du Québec, surtout dans les communautés de la vieille Acadie, en Nouvelle-Écosse et à l'île du Prince Édouard, et qu'en particulier le [jh] saintongeais s’y est maintenu jusqu'à nos jours.
  3. Pour une analyse plus précise voir Éric Nowak (2010). Histoire et géographie des parlers poitevins et saintongeais. Cressé: Éditions des Régionalismes. ISBN 978-2-84618-677-3.
  4. - Albert Dauzat (Les Patois, 1927, p. 142) parle de la limite : « entre les îles de Ré (parlers poitevins) et d’Oléron (parlers saintongeais du sud) » - Raymond Doussinet (Le Parler savoureux de Saintonge, 1958, p. 21) : « L’île de Ré se rattache plutôt au patois poitevin, l'île d’Oléron au patois charentais »
  5. Brigitte Horiot (Les parlers du Sud-Ouest, dans : Français de France et Français du Canada : Les parlers de l’Ouest de la France, du Québec et de l’Acadie, Centre d’Études Linguistiques Jacques Goudet, Université Lyon III, 1995, p. 226) parlant du secteur compris entre L’Ile-d’Elle, Courçon-d’Aunis, Péré, Saint-Marie-de-Ré et Les Portes-en-Ré, écrit : « On constate que cette partie nord du département de la Charente-Maritime, surtout l’île de Ré, a tendance à se rattacher à la Vendée et, plus généralement, au poitevin. »
  6. Raymond Doussinet (Le paysan charentais dans ses bots, 1963) dans la carte du « patois saintongeais » qu’il met en première page de son second ouvrage (1963) indique la mention « zone de transition » entre d’une part les localités de Tonnay-Boutonne et de Saint-Jean-d’Angély (à tendance saintongeaise) et d’autre part les localités de Surgères, de Loulay et d’Aulnay (à tendance poitevine)
  7. Paul Dyvorne (de Cozes en Charente-Maritime : Folklore saintongeais, 1935, p. 44) : « Dans le Confolentais, c’est le patois limousin que parlent les paysans ; à l’est d’Angoulême, c’est celui du Périgord ; à Ruffec, celui du Poitou. Dans l’Angoumois du sud, vers Cognac et Barbezieux, l’idiome saintongeais est seul en faveur». Brigitte Horiot (Les parlers du Sud-Ouest, dans : Français de France et Français du Canada : Les parlers de l’Ouest de la France, du Québec et de l’Acadie, Centre d’Études Linguistiques Jacques Goudet, Université Lyon III, 1995), qui rattache implicitement le Ruffécois au domaine poitevin lorsqu’elle remarque que la description lexicale du domaine de l’ALO (Atlas Linguistique de l’Ouest : Poitou, Aunis, Saintonge, Angoumois) montre qu’ « il est possible de retrouver une situation déjà observée au cours de l’étude phonétique : le département des Deux-Sèvres (mis à part le nord), le sud-est de la Vendée, le sud-ouest de la Vienne et le nord-ouest de la Charente [Ruffécois] ont tendance à former une aire originale dans l’ensemble de l’ALO». Et sur un sujet connexe : Léo Ganachaud (d'Ambérac en Charente : Lée Bitons chérentais : Ambérac, mon pays !, 1949) : « La région de Ruffec a plutôt les coutumes poitevines que charentaises, et là, pas de bons repas sans qu’au dessert arrive le tourteau fromageou. »
  8. Les écrits de Jean-François Migaud (originaire de Pleuville, commune de la bordure d'oïl du Confolentais), sont présentés, dans le journal Le Subiet dans les années 1980, comme étant en "poitevin méridional". On retrouve cette mention "poitevin méridional" par exemple dans ces deux œuvres de Jean-François Migaud : Que l’bon Dieu nous eûy’de !!! (dans Le Subiet de novembre-décembre 1985) ; Saint-Piarre et la Chabre (dans Le Subiet de novembre-décembre 1989).
  9. a, b et c Édouard Bourciez, Recueil des idiomes de la région gasconne, 1895. [Manuscrit]. Et : Freddy Bossy, Pour une approche linguistique des gavacheries, 1978.
  10. a et b Ch. de Tourtoulon et O. Bringuier, Étude sur la Limite de la langue d’oc et de la langue d’oïl, 1876. [Premier rapport à monsieur le ministre de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts]
  11. Coquebert de Mombret : Essai d'un travail sur la géographie de la langue française, dans Mélanges..., 1831 : « bien que les habitans de la Haute-Bretagne (auxquels les bretons bretonnants donnent le nom de Gallots) ne parlent pas un français bien pur, on ne peut mettre le leur au rang des patois proprement dits, puisque les expressions qui le caractérisent se retrouvent dans les auteurs du XVe et du XVIe siècle tels que Rabelais […]. Mais à quelques distance au-delà de la Loire commence le patois poitevin usité dans les départements de la Vendée, des Deux-Sèvres, et de la Vienne, et auquel succède, comme simple variété, le patois saintongeois en usage dans la partie orientale [erreur : il voulait évidemment écrire : occidentale] des deux départements de la Charente […]. À l’est du pays occupé par le patois poitevin se trouve le Berri qui n’a pas de patois particuliercopie numérisée sur Google Livres
  12. a et b André-Louis Terracher(né à Vindelle près d’Angoulême en Charente),La rencontre des langues entre Loire et Dordogne, dans : Le Centre-Ouest de la France, encyclopédie régionale illustrée  : « Il suffit de parcourir les cent premières cartes de l’Atlas linguistique de la France de MM. Gilliéron et Edmont pour s’apercevoir que les parlers du Centre-Ouest (Poitou, Aunis, Saintonge et Angoumois) gardent, aujourd’hui encore et à les prendre d’ensemble, une indéniable originalité. Comme toutes les originalités, elle s’affirme dans ce qu’ils ont en propre, dans ce qui ne se retrouve normalement ni au nord de la Loire (Touraine et Anjou), ni aux lisières occidentales du Massif Central (Limousin et Périgord), ni au sud de la Gironde et de la Dordogne (Gascogne), à savoir : des termes spéciaux (tels que brelière, anse de panier, ou borde, arête de poisson), des déplacements très particuliers d’accent (par exemple, dans les troisièmes personnes du pluriel des verbes : i devant, ils doivent ; il avant, ils ont), etc. Mais cette originalité est faite encore – et pour une part tout aussi importante sans doute – de l’accord qu’offrent alternativement ces parlers, soit avec ceux de l’ouest de la langue d’oïl (de la Manche à la Gironde règne le type j’allons, nous allons, tandis que le Limousin emploie n’ ou nous comme pronom sujet des premières personnes du pluriel, que le Midi n’exprime pas ; aller, avoine… s’y opposent à ana, civada… du sud et de l’est), - soit avec ceux de la langue d’oc (des Pyrénées à la Loire abeille contraste avec l’avette tourangeau et angevin et la mouche à miel du Berry et de l’Orléanais ; fisson, aiguillon de guêpe, vergne, aune, se disent aussi en Limousin et au Midi, mais ne dépassent guère la Loire au nord ; cf. encore les types français aile, tel, brebis… qui sont, dans les pays d’ « au-delà Loire », ale, tau, oueille…) »
  13. a et b A.-D. Poirier (professeur de philologie romane à l’université catholique d’Angers), Éléments d’unité : le parler, le folklore, l’art, dans La Revue du Bas-Poitou, 1941 : « Dans le Haut-Poitou, comme dans la Vendée, comme dans l’Aunis, la Saintonge et l’Angoumois, les mêmes termes, issus du dialecte, se retrouvent [...], avec la même physionomie, je pourrais dire, le même costume, en tout cas avec un air de proche parenté qu’un œil exercé saisit au passage. »
  14. a et b En 1960, dans sa thèse intitulée L’évolution phonétique des parlers du Poitou, où il évoque « la zone poitevino-saintongeaise », Jacques Pignon, linguiste poitevin professeur à l'université de Poitiers (natif de Latillé dans la Vienne), déclare : « Il est évident que l’évolution phonétique des parlers poitevins et celle des parlers saintongeais est à peu près parallèle. Ils constituent, à l’ouest du domaine gallo-roman, une aire originale où se rencontrent, d’une part, traits d’oc et traits d’oïl, de l’autre quelques développements particuliers, inconnus dans les provinces limitrophes situées au Nord et au Sud. ».
  15. a et b Liliane Jagueneau, linguiste poitevine (née à Ulcot près de Thouars en Deux-Sèvres) professeur de poitevin-saintongeais et d’occitan à l’université de Poitiers, dans Les Traits linguistiques du poitevin-saintongeais, dans : La langue poitevine-saintongeaise : identité et ouverture, écrivait en 1994 « Tout d’abord le poitevin-saintongeais correspond aux cinq départements de Poitou-Charentes-Vendée, auxquels s’ajoute une partie du nord de la Gironde, le pays gabaye. […] les points du domaine poitevin-saintongeais sont suffisamment proches dans l’analyse (distance linguistique faible) pour être considérés comme formant un ensemble cohérent. Il n’apparaît pas en effet de partition entre la Vendée et Poitou-Charentes, ni entre l’ensemble de la façade maritime et l’intérieur, ni entre le nord et le sud […]. […] il existe des différences entre le nord et le sud, mais elles sont moins nombreuses que les ressemblances. »
  16. Brigitte Horiot (linguiste spécialiste des parlers d’entre Loire et Gironde, CNRS et université Lyon-III) écrivait (dans Les Parlers du Sud-Ouest, dans : Français de France et Français du Canada : Les parlers de l’Ouest de la France, du Québec et de l’Acadie, Centre d’études linguistiques Jacques-Goudet, université Lyon-III, 1995, p. 228) en 1995 : «  La description linguistique du domaine de l’ALO [Atlas linguistique de l’Ouest : Poitou, Aunis, Saintonge, Angoumois] met en évidence l’existence entre Loire et Gironde d’un domaine linguistique important, forgé par sa situation géographique et par son histoire, et dont la particularité est d’être une marche entre le Nord et le Midi, entre les pays bretons et la région du Centre. »
  17. a et b Pierre Gauthier linguiste vendéen (de Saint-Vincent-sur-Jar), professeur honoraire de l’université de Nantes, (dans Langue et littérature : la langue régionale : Les parlers vendéens dans l’espace linguistique poitevin-saintongeais, dans : Vendée, Encyclopédie Bonneton : écrit avec Guy Perraudeau), 2003 : « Rappelons d’abord que la Vendée, avant d’être un département, formait sous l’Ancien Régime, ce que l’on appelait le Bas-Poitou et que pour comprendre ce que sont les parlers vendéens, leur origine, leur vie, leur devenir, il faut les situer dans un espace linguistique, culturel et historique plus vaste, celui délimité par la Loire et la Gironde d’une part, l’océan Atlantique et le Massif central d’autre part, où vivent encore dans les zones rurales des parlers locaux d’une cohérence suffisante pour constituer une langue minoritaire, le poitevin-saintongeais. »
  18. Pierre Bonnaud (professeur de géo-histoire à l'université de Clermont-Ferrand) « Esquisse géohistorique du Poitou médioroman », dans le chapitre intitulé La langue régionale (au singulier, et qu’il nomme d’ailleurs « poitevin-saintongeais »), 2006 : « Il est impossible de traiter séparément poitevin et saintongeais, mais ils sont à la fois solidaires et un peu distincts, tant dans leurs origines que dans leur évolution. La quasi-totalité des Charentes et le sud du Poitou ont eu parlé un langage voisin du limousin. De l’Aunis au Loudunais, il existait un langage voisin du Limousin, mais différent […]. Le poitevin […] a été relativement résistant […]. En Saintonge, la perturbation a été plus violente […]. Le saintongeais donne donc une impression à la fois plus méridionale (du fait de sa position ; il y a même un héritage gascon dans la Gavacherie du sud [enclave de Monségur] ) et plus francisée que le poitevin. En Poitou même c’est à l’Est (Seuil : couloir de passage ; Brandes aux sociétés paysannes moins compactes […] ) que la francisation est la plus importante, tandis que, toutes choses égales d’ailleurs, les “Plaines” [Niortais, Mellois…] aux sociétés plus stables ont conservé un profil dialectal plus original. » (N.B. : les passages entre parenthèses sont de l'auteur, les passages entre crochets sont des compléments explicatifs ajoutés ici.)
  19. a et b Jean Renaud (natif de l'ïle de Ré en Charente-Maritime, Le patois Rétais, éditions CPE, 2012 (ISBN 978-2-84503-940-7). "Le patois de l'île de Ré, davantage apparenté aux parlers d'Aunis et du Bas-Poitou qu'à ceux de la Saintonge, fait partie d'une aire linguistique qu'on a coutume d'appeler le poitevin-saintongeais et qui appartient au domaine d'oïl, sachant que la limite d'oc n'est pas loin."
  20. Jean-Paul Chauveau de l'Institut national de la langue française de Nancy, (dans Unité et diversité lexicales dans l’Ouest, dans : Français de France et Français du Canada : Les parlers de l’Ouest de la France, du Québec et de l’Acadie, Centre d’études linguistiques Jacques-Goudet, université Lyon-III, 1995, p. 81) écrivait en 1995 : « Plus ou moins parallèlement à la Loire se révèle dans le sud du Nantais et de l’Anjou une zone notable de discordances lexicales. Toute une série de types lexicaux, qui couvrent de façon compacte et cohérente l’Angoumois, la Saintonge, l’Aunis et le Poitou, brusquement cessent d’avoir cours. »
  21. Pierre Jônain (natif de Gémozac en Charente-Maritime), Dictionnaire du patois saintongeais, 1869
  22. Boucherie, Charentais natif de Challignac près de Barbezieux  « Fallot a désigné sous le nom de dialecte poitevin l’ancienne langue écrite des provinces du Sud-Ouest, comprises entre l’embouchure de la Loire et celle de la Gironde. Il serait plus exact de l’appeler dialecte saintongeais, parce que c’est à la Saintonge et spécialement à l’Aunis qu’appartiennent la plupart des documents authentiques qui nous l’ont conservé. Cependant, comme le Poitou était la plus importante des provinces du Sud-Ouest, et que la classification et la dénomination des dialectes de la langue d’oïl, telles que les a établies Fallot, ont été acceptées par les philologues, j’ai cru qu’il fallait me conformer à la tradition. Je comprends donc sous le nom de dialecte poitevin la langue écrite de l’ancien Poitou, de l’Aunis, de la Saintonge et de l’Angoumois. » Le dialecte poitevin au XIIIe siècle, 1873;
    Jérôme Bujeaud, folkloriste charentais (né à Angoulême) : « dans ce vaste et plantureux pays qui se nommait jadis l’Angoumois, l’Aunis, la Saintonge et le Bas-Poitou, vous signalerez peu de différences génériques de langage, mais seulement des diversités de prononciation qui ne seront jamais assez tranchées pour empêcher un paysan de l’une de ces provinces de comprendre les paysans des autres provinces, ses voisines », Chants et chansons populaires des provinces de l’Ouest, Poitou, Saintonge, Aunis et Angoumois, 1895.
  23. Mémoires et documents de la Société de l’École des chartes, 1955 : « comme en Poitevin-Saintongeais » : http://books.google.fr/books?cd=6&id=L_PVAAAAMAAJ&dq=poitevin-saintongeais+%C3%A9cole+des+chartes&q=poitevin-saintongeais.
  24. Voir la section Controverse de l’article poitevin-saintongeais.
  25. http://www.culture.gouv.fr:80/culture/dglf/lgfrance/lgfrance_presentation.htm DGLF - Ministère de la Culture]
  26. a et b Sud-Ouest Rififi autour du statut Patois saintongeais
  27. a et b Pignon Jacques, L’évolution phonétique des parlers du Poitou, Éditions D'Artrey, 1960.
  28. Éric Nowak, Patois et chansons de nos grands-pères charentais, CPE éditions, 2011, p. 58 (ISBN 978-2-84503-942-1)
  29. Christian Genet, Goulebenèze et les auteurs patoisants des deux Charentes, Geste éditions, 2015, p.66.
  30. Le Guide du pèlerin de Saint-Jacques de Compostelle : texte latin du XIIe siècle, 5e édition, Jeanne Vielliard
  31. Aguiaine, revue de la SEFCO - 1978
  32. SEFCO. Sept-Oct 1970 p. 349
  33. Le Manuscrit de Pons et l'apport du saintongeais aux parlers français du Canada. In Lavoie (Thomas) ed. français du Canada – français de France - 1996 p. 35 à 45
  34. Dictionnaire biographique des Charentais (Éditions Le Croît vif – 2005)
  35. Xaintonge
  36. Jean-Claude Lucazeau, les Saintongeais font de la résistance. Éditions Bordessoules
  37. Bibliographie du patois saintongeais, Jean-Michel Hermans, mise à jour 2010
  38. Le parler savoureux de Saintonge, Initiation au patois saintongeais, Raymond Doussinet, Éditions Rupella La Rochelle, 1958
  39. Pierre Bonnaud, Terres et langages, peuples et régions, Clermont-Ferrand, Auvernhà tarà d'oc,‎ , 1145 p.
  40. Raymond Doussinet, Les travaux et les jeux en vieille Saintonge, 1967.
  41. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s et t Geneviève Massignon, Brigitte Horiot, Atlas linguistique et ethnographique de l’Ouest : Poitou, Aunis, Saintonge, Angoumois, 3 volumes, 1971-1983. [Edité par le CNRS.].
  42. a, b, c, d et e Charles Urgel (1876-1947), Glossaire de langue gabache, Édition, introduction et notes par Liliane Jagueneau, préface d'Alain Viaut, postface d'Eric Nowak, Les Cahiers du Vitrezais / Maison des sciences de l'Homme d'Aquitaine, 2015.
  43. « Abrenuntiare » (par C. du Cange, 1678), dans du Cange, et al., Glossarium mediae et infimae latinitatis, éd. augm., Niort : L. Favre, 1883‑1887, t. 1, col. 029b. http://ducange.enc.sorbonne.fr/ABRENUNTIARE ABRENUNTIARE, A se renuntiando removere, renuere, postponere, despicere. Joan. de Janua. Abrenuntiare diabolo et pompis ejus, formula observata in Baptismo. Cum enim quis baptizandus ad Ecclesiam venit, priusquam immergatur, interrogatur a sacerdote, Utrum abrenuntiet diabolo et pompis ejus. Cui respondet, Abrenuntio. Ἀποτάσσομαι σοι, Σαθάνα, ϰαὶ τῆ πομπῆ σου, ϰαὶ τῃ λαθρείᾳ σου, apud Joan. Chrysost. ad Antioch. Homil. 21. Ejusdem formulæ meminere Cyprianus Epist. 7. Tertullian. de Corona Milit. Salvian. de gub. Dei 6. pag. 208. ed. Rittersh. Et alii, præter Scriptores de Ritibus Eccles. Capitul. 1. ann. 811. cap. 5 : Quid sit, quod unusquisque Christianus in Baptismo promittat, vel quibus Abrenunciet. Adde Capitul. 2. ejusdem ann. cap. 9. et Epist. gen. ad Episc. Regni, ej. anni. P. Carpentier, 1766. Abrenuntiare, Judic. ann. 1153. ex Chartul. eccl. Lingon. in Cod. reg. 5188. fol. 13. r° : Contra dux : .... Rectum mihi facere denegavit (episcopus) ; unde et hominio ejus Abrenuntiavi. Julian. epit. nov. cap. 34. § 121 : Nisi forte actor probationibus abrenuntians, ab initio sacramentum reo detulerit.
  44. a et b Revue Xaintonge : Le Patois, un conservatoire de vieux mots.
  45. Michel Nadreau, Le patois Oléronais (lire en ligne), le mot "éguiade" y est attesté sous cette forme phonétique sur l'île d'Oléron.
  46. Ulysse Dubois, Jacques Duguet, Jean-François Migaud, Michel Renaud, Glossaire des parlers populaires de Poitou, Aunis, Saintonge, Angoumois, SEFCO, tome 2 : 1993. Le mot "équiade" y est attesté sous cette forme phonétique en Charente-Maritime.
  47. a, b, c et d Raymond Doussinet, Grammaire saintongeaise, 1971.
  48. de monge, forme provençale de moine, est la moinette, la nonne, métaphore d'après la coiffe des religieuses in Le Parler savoureux de Saintonge, Raymond Doussinet
  49. in Charente-Maritime, encyclopédie Bonneton, page 104 : L'origine du mot Quichenotte
  50. Origine et signification de l'expression Un froid de canard en vidéo sur le site netprof.fr
  51. www.culture.gouv.fr/culture/dglf/lgfrance/lgfrance-presentation.htm
  52. http://www.arantele.org/bernancio/B91-p123.pdf
  53. http://www.dglf.culture.gouv.fr/lang-reg/methodes-apprentissage/Listes_d_ouvrages_d_apprentissage/Langues_d_oil.htm
  54. « Tapis rouge pour le patois », Sud Ouest,‎ (consulté le 22 janvier 2011)
  55. Voir le compte rendu d’un colloque tenu en octobre 1994 à Poitiers, dans le très officiel Hôtel de Région, en présence de son président Jean-Pierre Raffarin, et publié en novembre 1995 sous le titre de La langue poitevine-saintongeaise identité et ouverture. Une dizaine d’intervenants (dont aucun n’est Charentais, soit dit en passant !)
  56. Mémoires et documents de la Société de l’École des chartes : « comme en Poitevin-Saintongeais » : http://books.google.fr/books?cd=6&id=L_PVAAAAMAAJ&dq=poitevin-saintongeais+%C3%A9cole+des+chartes&q=poitevin-saintongeais, Phonétique historique du Français, volume 3, Pierre Fouché : « chai en poitevin-saintongeais : http://books.google.fr/books?id=XytcAAAAMAAJ&q=chai+en+poitevin-saintongeais&dq=chai+en+poitevin-saintongeais&cd=2, La Revue du Bas Poitou et des provinces de l’Ouest, 1905 : « notre parler poitevin-saintongeais » : http://books.google.fr/books?id=a_JLAAAAMAAJ&q=notre+parler+poitevin-saintongeais&dq=notre+parler+poitevin-saintongeais&cd=4
  57. Références 2009. Les langues de France
  58. L'extrait concerné de la liste en question étant le suivant : Langues régionales : alsacien, basque, breton, catalan, corse, flamand occidental, francique mosellan, francoprovençal, langues d’oïl (franc-comtois, wallon, champenois, picard, normand, gallo, poitevin-saintongeais [dans ses deux variétés : poitevin et saintongeais], lorrain, bourguignon-morvandiau), parlers d’oc ou occitan (gascon, languedocien, provençal, auvergnat, limousin, vivaro-alpin). Voir site de la DGLFLF : DGLF - Ministère de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]