Étauliers

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Étauliers
Mairie d'Étauliers.
Mairie d'Étauliers.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Blaye
Canton L'Estuaire
Intercommunalité Communauté de communes de l'Estuaire
Maire
Mandat
Bernard Lavie-Cambot
2014-2020
Code postal 33820
Code commune 33159
Démographie
Gentilé Étaulois
Population
municipale
1 465 hab. (2014)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 13′ 29″ nord, 0° 34′ 21″ ouest
Altitude Min. 1 m – Max. 23 m
Superficie 12,98 km2
Localisation

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Liens
Site web etauliers.fr

Étauliers est une commune du Sud-Ouest de la France, dans le département de la Gironde en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Étauliers est situé dans le Blayais sur l'ancienne route nationale 137 à 60 kilomètres de Bordeaux, à 60 km de Saintes, à 60 km de Royan et à 15 km de Blaye. Par l’autoroute A10, Bordeaux est à 35 minutes. L’embranchement de l’autoroute se trouve à 3 minutes du centre du bourg.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Étauliers
Braud-et-Saint-Louis Saint-Aubin-de-Blaye
Anglade Étauliers Reignac
Eyrans Cartelègue

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Étauliers se trouve à quelques kilomètres du plus grand estuaire d’Europe, l’estuaire de la Gironde.

Plusieurs ruisseaux traversent la commune : les Martinettes, le Coindrias, la Livenne).

Flore et faune[modifier | modifier le code]

Le village s’ouvre sur le marais à l'ouest. Caractéristique de la Haute Gironde, on y trouve toutes sortes d’oiseaux, des canards, des hérons cendrés, des cigognes, des aigrettes, des faisans, etc.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Comme les trois communes françaises qui portent le nom d'Etaule(s) (Charente-Maritime, Côte-d'Or, Yonne), ce nom doit venir du latin "stabulum" qui désigne un gîte, un lieu où l'on s'arrête pour dormir et particulièrement pour les animaux : écurie, étable, bergerie. Cette étymologie est d'autant plus vraisemblable que la localité jalonne le parcours d'une grande route ancienne (voir Histoire) et y a rempli le rôle de gîte d'étape, de relais de poste.

Au XVIe siècle, elle est connue sous le nom de Sainte Marie Magdeleine d'Estaules.

Histoire[modifier | modifier le code]

Rapport de Claire Bertelot, institutrice de l’école d’Étauliers, à Ferdinand Buisson, inspecteur général de l’Instruction publique, sur ses activités en 1914-1918. 25 juin 1918. Archives nationales de France.

Station située sur la route du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, ville d’histoire, elle doit sa prospérité à sa situation géographique.

L'antique voie romaine, qui relie Saintes à Blaye, est utilisée durant quatorze siècles. Au XIIe et XIIIe siècle, elle est empruntée par les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Un hôpital, situé près de la route, tenu par des religieux, est destiné au repos des voyageurs.

La route nationale 137 était connue sous le nom de "route royale" (route impériale sous l'Empire) et date du règne de Charles VIII (1483-1498). Sa création entraîne la mise en place d'hôtels, d'auberges et de services de diligences qui s'établissent au bord de la route. Le nom Étauliers est cité en 1730. La voie ferrée, à présent supprimée, date de 1888.

En 1814, lors de l'invasion du sud-ouest de la France par les troupes coalisées détachées de l'armée du duc de Wellington (lequel opère en direction de Toulouse) les abords de la commune sont le théâtre d'un bref accrochage. Le 6 avril, la division de Lord Dalhousie qui a franchi la Dordogne afin d'assiéger Blaye toujours tenue par une garnison fidèle au régimé impérial, se heurte devant Etauliers à la petite armée des généraux L'Huillier de Hoff et Desbaraux. Après un affrontement qualifié de sérieux et auquel participe le marquis de La Rochejaquelein comme aide de camp du général anglais, 2500 coalisés mettent en déroute les Français au nombre d'environ 2000, pour l'essentiel des conscrits inexpérimentés de la classe 1815 assemblés à la hâte. Ces derniers laissent 300 prisonniers et deux canons sur le terrain. Les pertes coalisées sont évaluées à une vingtaine d'hommes[1],[2],[3],[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1983 Yves Poissant    
1983 1985 Charles Duplaa PS  
1985 1989 Guillaume Victor    
1989 1999 Jeanine Duplaa PS  
1999 en cours Bernard Lavie Cambot PS Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 465 habitants, en diminution de -15,37 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
434 337 430 570 644 696 687 731 766
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
828 822 840 817 794 905 925 956 923
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
973 974 923 870 911 933 871 775 837
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
853 816 760 1 513 1 294 1 394 1 437 1 499 1 465
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale reconstruite en 1853, de style néo-gothique, d'une grande pureté. Elle est consacrée le 22 juillet 1857 et est dédiée à sainte Marie-Madeleine. Le tympan de la façade, richement orné, abrite Dieu le père entouré des symboles des quatre évangélistes : un lion, un aigle, un taureau et un jeune homme. Des draperies en pierre masquent de fausses portes. De nombreux vitraux, signés Dagrand, éclairent l'intérieur de l'édifice. Parmi les saints représentés sur ces vitraux, figure saint Romain, prêtre et apôtre du Blayais.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Ier, Richelieu, ducs, comtes, passèrent et s’arrêtèrent à Étauliers dans de nombreuses auberges et l’on s’y arrêtait d’autant plus volontiers que les pâtés y étaient renommés et figurent en bonne place au XVIIe siècle sur les fiches du voyageur, ancêtre du guide Michelin.
  • Le 3 août 1808, Napoléon, l'impératrice Joséphine et leur suite font un court arrêt à Étauliers à leur retour de Bayonne. Une autre halte de l'empereur a lieu le 29 octobre 1808 alors qu'il se rend en Espagne. Ils sont hébergés à l'hôtel Dezage. Lors de sa transformation en mairie, on laisse subsister en 1903-1904 une cheminée de style Renaissance qui se trouve encore dans la salle du conseil municipal. On la montre aux visiteurs comme ayant fait partie de la chambre de Napoléon 1er .

Jumelages[modifier | modifier le code]

Depuis janvier 2012, la commune d'Étauliers est jumelée avec Plougrescant, localité bretonne des Côtes-d'Armor[9].

Manifestations[modifier | modifier le code]

Fête de l'asperge[modifier | modifier le code]

L'asperge étauloise est connue par les gastronomes. Fraîchement cueillie, elle dispense ses bienfaits sans compter. Très riche en vitamines et très peu calorique, elle réconcilie gourmandise et bien-être. L’asperge est encore un des rares légumes qui se cueille à la main et une à une, et nécessite à la fois soleil et humidité pour arriver sur la table, fraîche et délicieuse.

Celle du Blayais est blanche et elle ravit les amateurs en entrée ou en accompagnement d’une viande ou d’un poisson. Comme les produits du terroir dignes de ce nom, elle est synonyme de fraîcheur, de qualité, de goût et de tendresse. La Communauté des communes de Saint-Ciers-sur-Gironde, en collaboration avec la commune d’Étauliers et le comité de jumelage, organise depuis 2000 la fête de l’asperge du Blayais le dernier week-end d'avril. De nombreux stands exposent les asperges du Blayais et les produits du terroir. La coopérative d’Étauliers et les producteurs vendent leur récolte cueillie le matin même. Cette fête attire jusqu'à 10 000 à 12 000 visiteurs chaque année.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pigeard (A), Dictionnaire des batailles de Napoléon, Tallandier
  2. The Dispatches of Field Marshal the Duke of Wellington, volume 11, Londres, 1838
  3. De Bauchamp (A), Histoire de la campagne de 1814 et de la restauration de la monarchie française, t2, Paris, 1815
  4. Mémoires de la Marquise de La Rochejaquelein, p157
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Quotidien régional Sud Ouest, « Jumelage avec la Bretagne », (consulté le 8 mai 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]