Saint-Ciers-sur-Gironde

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Saint-Ciers-sur-Gironde
Saint-Ciers-sur-Gironde
L'église Saint-Paulin, dans le centre-ville de Saint-Ciers-sur-Gironde
Blason de Saint-Ciers-sur-Gironde
Blason
Saint-Ciers-sur-Gironde
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Blaye
Intercommunalité Communauté de communes de l'Estuaire
Maire
Mandat
Pierre Caritan
2020-2026
Code postal 33820
Code commune 33389
Démographie
Gentilé Saint-Cyriens
Population
municipale
3 010 hab. (2018 en diminution de 2,4 % par rapport à 2013)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 17′ 30″ nord, 0° 36′ 33″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 57 m
Superficie 38,34 km2
Type Commune rurale et littorale
Unité urbaine Saint-Ciers-sur-Gironde
(ville isolée)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de l'Estuaire
Législatives Onzième circonscription
Localisation
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Saint-Ciers-sur-Gironde
Liens
Site web http://www.saintciers.fr

Saint-Ciers-sur-Gironde [sɛ̃ sje syʁ ʒiʁɔ̃d] est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont les Saint-Cyriens.

Entre coteaux et prairies humides, forêts et vignobles, cette petite cité campée sur la rive droite de l'estuaire de la Gironde est une des « portes d'entrée » des Charentes toutes proches. Chef-lieu de canton actif, centre viticole et pôle commercial rayonnant sur une partie du Blayais, elle joue un rôle de relais entre les petits centres urbains des environs (Blaye, Mirambeau, Jonzac, Saint-Savin…) et la grande métropole régionale qu'est Bordeaux, qui exerce une influence majeure, notamment d'un point de vue économique.

Concentrant de nombreuses entreprises, riche d'un tissu commercial diversifié, en particulier en centre-ville, Saint-Ciers-sur-Gironde jouit également d'une position privilégiée, au cœur des marais du Vitrezais, du terroir viticole du Blayais — plus d'une dizaine d'exploitations sont implantées dans la commune — et à peu de distance des stations balnéaires de la Côte de Beauté, qui expliquent le développement croissant du secteur du tourisme dans cette partie de la Haute-Gironde. Sa qualité de chef-lieu de canton vaut par ailleurs à la ville d'être dotée d'infrastructures adaptées dans les domaines de l'éducation (écoles, collège Jean-Monnet), du sport, de la culture (médiathèque, musées) et de la santé.

Saint-Ciers-sur-Gironde appartient à la communauté de communes de l'Estuaire. D'un point de vue culturel, la ville est une des composantes du Pays Gabay, de langue et de traditions saintongeaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Saint-Ciers-sur-Gironde est une petite commune de Gironde, située sur l'estuaire de la Gironde à environ 60 kilomètres au nord de Bordeaux. Accès par l'autoroute française A10 sortie 38. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[1], au cœur de l'arc atlantique, elle est partie intégrante du Grand Sud-Ouest français.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes de Saint-Yzans-de-Médoc, Saint-Seurin-de-Cadourne et Saint-Estèphe sont sur la rive gauche de l'estuaire de la Gironde[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 13,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 7,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 887 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Mirambeau », sur la commune de Mirambeau, mise en service en 1961[9] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[10],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13,4 °C et la hauteur de précipitations de 955,1 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Bordeaux-Mérignac », sur la commune de Mérignac, mise en service en 1920 et à 50 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 13,3 °C pour la période 1971-2000[13], à 13,8 °C pour 1981-2010[14], puis à 14,2 °C pour 1991-2020[15].

Données météorologiques à Bordeaux[modifier | modifier le code]

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,8 3,4 4,6 6,6 10,3 13 15,1 15,2 12,5 9,5 5,5 3,8 8,5
Température moyenne (°C) 6,4 7,6 9,6 11,6 15,4 18,3 20,8 20,9 18,1 14,2 9,4 7,3 13,3
Température maximale moyenne (°C) 10 11,7 14,5 16,5 20,5 23,5 26,4 26,6 23,7 18,8 13,4 10,7 18,1
Record de froid (°C) −16,4 −15,2 −9,9 −5,3 −1,8 2,5 4,8 1,5 −1,8 −5,3 −12,3 −13,4 −16,4
Record de chaleur (°C) 20,2 26,2 29,8 31,1 35,4 38,5 39,2 41,9 37,6 32,2 25,1 22,5 41,9
Précipitations (mm) 92 82,6 70 80 83,9 63,8 54,5 59,5 90,3 94,1 106,9 106,7 984,1
Source : Le climat à Bordeaux (en °C et mm, moyennes mensuelles 1971/2000 et records depuis 1880)[16]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Ciers-sur-Gironde est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[17],[18],[19]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Ciers-sur-Gironde, une unité urbaine monocommunale[20] de 3 010 habitants en 2018, constituant une ville isolée[21],[22]. La commune est en outre hors attraction des villes[23],[24].

La commune, bordée par l'estuaire de la Gironde, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[25]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[26],[27].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (67,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (29,5 %), eaux maritimes (23,8 %), zones agricoles hétérogènes (13,9 %), prairies (12,3 %), cultures permanentes (8,8 %), zones urbanisées (4,2 %), zones humides intérieures (4,2 %), zones humides côtières (2,5 %), forêts (0,8 %)[28].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Ciers-sur-Gironde (Gironde).svg

Les armes de Saint-Ciers-sur-Gironde se blasonnent ainsi : «D'azur au chevron d'or haussé en pointe, accompagné de trois coquilles d'argent. ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant de s'appeler Saint-Ciers-sur-Gironde, cette commune s'appelait Saint-Ciers-la-Lande (Saint-Ciers-la-Forêt). Elle a changé de nom le .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De 1789 à 1799, en vertu de la loi du , les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune âgés d'au moins 25 ans, contribuables payant une contribution au moins égale à trois journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt équivalent au moins à dix journées de travail.

L'hôtel de ville de Saint-Ciers, construit en 1862 sur les plans de l'architecte Manizan

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII () revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après les lois organiques 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus au suffrage censitaire pour six ans.

Du à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour cinq ans à partir de 1855. Après 1871, les maires sont de nouveau élus, sauf dans les chefs-lieux (de départements, d'arrondissements ou de cantons).

Ce n'est que le , qu'une loi sur l’organisation municipale (encore en vigueur) est votée, et qui régit le principe de l'élection du maire et des adjoints par le conseil municipal, quelle que soit l'importance de la commune (sauf pour Paris). La loi du fixe le mandat à quatre ans, durée portée le à six ans[29].

La commune ayant moins de 3 500 habitants l'élection des conseillers municipaux est au scrutin majoritaire[30] plurinominal à deux tours, avec panachage :

  • au premier tour, des candidats sont élus s'ils ont obtenu la majorité absolue et le vote d'au moins le quart des électeurs inscrits[31] ;
  • au second tour, la majorité relative suffit. Les listes ne sont pas obligatoires. Les suffrages sont comptabilisés individuellement, et le panachage est autorisé.

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 23 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[32]).

Lors du scrutin de 2008 Anne-Marie Plisson est élue conseillère municipale au premier tour et est nommée maire de la commune à l'issue du second tour. Le taux de participation a été de 76,91 % au premier tour et de 64,38 % au second[33].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1983 Maurice Fouchier    
1983 1989 Paul Crotte PS Conseiller général du canton de Saint-Ciers-sur-Gironde (1979-1985)
1989 2008 Daniel Picotin UDF Avocat - Député (1993-1997) - Conseiller régional (1993-2010)
Conseiller général du canton de Saint-Ciers-sur-Gironde (1985-1998)
mars 2008 2014 Anne-Marie Plisson PS Institutrice retraitée
mars 2014 mai 2020 Valérie Ducout DVD Cadre - conseillère départementale depuis 2015 (canton de l'Estuaire)
mai 2020 En cours Pierre Caritan   Ébéniste

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2020, le Conseil national de villes et villages fleuris a attribué deux fleurs à la commune[34].

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Saint-Ciers-sur-Gironde en 2009[35]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 9,46 % 0,00 % 7,03 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 21,40 % 0,00 % 9,00 % 3,17 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 68,03 % 0,00 % 18,17 % 9,31 %
Taxe professionnelle (TP) 9,90 % 0,00 % 9,87 % 3,54 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[36]).

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[38].

En 2018, la commune comptait 3 010 habitants[Note 5], en diminution de 2,4 % par rapport à 2013 (Gironde : +6,4 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1802 4002 1672 4602 7072 6032 8252 9392 840
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 8852 8892 8802 8042 8892 8532 9262 8402 700
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 7242 9102 8942 5562 5422 5642 4102 4132 463
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 3222 1562 0112 9172 9063 0953 0913 0973 059
2017 2018 - - - - - - -
3 0123 010-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Saint-Ciers-sur-Gironde est au 2919e rang des villes les plus peuplées de France.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Paulin-et-Saint-Cyr[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Paulin-et-Saint-Cyr est située en centre-ville. Construite au XIXe siècle, elle remplace une église romane jugée trop vétuste pour répondre correctement aux besoins du culte, et finalement détruite au début des années 1850.

L'église Saint-Paulin-et-Saint-Cyr est caractéristique du style néo-gothique.

Seul témoignage de l'ancienne église, la façade, de style roman saintongeais, est du XIIe siècle (quelques modifications y ont été apportées au XIVe siècle). Divisée en trois registres horizontaux, elle se compose d'un unique portail à cinq voussures, surmonté d'une arcature et d'un fronton. Un plan de la ville dans sa configuration d'avant 1850, conservé au musée des vieux métiers et d'histoire, montre que l'ancienne église était un édifice à trois vaisseaux, et était à l'origine entourée par le cimetière paroissial.

L'église actuelle est de style néo-gothique, un parti couramment utilisé en Gironde à cette époque, pendant laquelle de nombreux édifices sont « modernisés » sous l'impulsion du cardinal Donnet — ce qui, en pratique, s'apparentait souvent à une reconstruction presque totale. Œuvre de l'architecte Gustave Allaux, sa première pierre est posée en 1854, et, deux ans plus tard, les travaux sont considérés comme achevés[41]. Elle se compose d'une nef flanquée de deux bas-côtés, l'ensemble étant couvert de croisées d'ogives. Les murs gouttereaux, rythmés par des contreforts, sont percés de grandes baies ogivales ou d'oculi polylobés, qui assurent un bon éclairage du sanctuaire. Le clocher, très élancé, est couvert d'une flèche en pierre, cantonnée de quatre pinacles ajourés.

L'intérieur est couvert de fresques aux tons bleus et or. Celles de la chapelle de la Vierge ont été restaurées au début des années 2000 par les peintres Françoise Martin-Dareths et Benoît Lumeau d'Hauterives[41]. Parmi les éléments de mobilier remarquables figurent une huile sur toile représentant le martyre de saint Cyr et une chaire en bois de chêne ouvragé, datant de 1903.

Logis de La Cassine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Terres d'oiseaux[modifier | modifier le code]

Le héron pourpré est une des nombreuses espèces fréquentant le site.

Terres d'oiseaux est un sanctuaire ornithologique de 120 hectares situé à proximité du port des Callonges, au sud de la commune (presque intégralement sur la commune de Braud-et-Saint-Louis). Établi au cœur des prairies humides qui bordent l'estuaire de la Gironde, sur une des plus importantes voies de migration de France, il est fréquenté par plusieurs centaines d'oiseaux : aigrettes garzette, hérons pourprés, milans noirs, martins-pêcheurs, tadornes de belon, busards des roseaux viennent y nicher, y hiverner ou s'y reproduire.

Plusieurs sentiers ont été aménagés à travers les marais, agrémentés de panneaux explicatifs, de plates-formes d'observation et de plusieurs abris mis en place de façon à pouvoir regarder les oiseaux en toute quiétude. Les visiteurs passent successivement d'un écosystème à un autre : prairies humides, lacs, roselières ou encore bords d'estuaire, chacun abritant des espèces d'oiseaux spécifiques. Si une tour d'observation de dix mètres de haut est en accès libre, à proximité du parking, l'accès au reste du site est payant. La maison de « La Métairie » est la « porte d'entrée » du parc : on y trouve la billetterie, mais aussi un salon de thé et une boutique de souvenirs. Le site compte également un restaurant gastronomique, « Le Marainaud »[42].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Le mur du cimetière a été rénové pendant l'été 2003 par des jeunes volontaires internationaux de l'association Concordia.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Langue saintongeaise[modifier | modifier le code]

Carte représentant l'aire linguistique du Saintongeais dans les Charentes et le Nord-Gironde
Aire linguistique du Saintongeais

La commune est située en pays Gabay, dans l'aire linguistique du saintongeais, dialecte associé au poitevin au sein du poitevin-saintongeais faisant partie de la famille des langues d’oïl, qui comprend également le français, l’angevin le picard.

Le saintongeais (saintonjhais) est la langue vernaculaire parlée dans les anciennes provinces d'Aunis, Saintonge et Angoumois, mais aussi dans le nord-est de la Guyenne. On l’appelle localement le gabay. Les locuteurs sont dits patoisants. Le saintongeais a fortement influencé l’acadien et en conséquence, par ricochet, le cadien ; quant au québécois, il a été influencé par les parlers tels que le normand, le francien et le saintongeais.

La langue saintongeaise présente de nombreux traits communs avec des langues telles que le cadien ou l'acadien, ce qui s'explique par les origines saintongeaises d'une partie des émigrants vers la Nouvelle-France au XVIIe siècle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  2. a et b Carte IGN sous Géoportail
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
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  12. « Orthodromie entre Saint-Ciers-sur-Gironde et Mérignac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station météorologique de Bordeaux-Mérignac - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Bordeaux-Mérignac - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Bordeaux-Mérignac - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Météo stats »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  17. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  19. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  20. « Unité urbaine 2020 de Saint-Ciers-sur-Gironde », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
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  22. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
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