Phare de la Coubre

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Phare de la Coubre
Phare de la Coubre.JPG

Le phare de la Coubre

Coordonnées
Pays
Localisation
Construction
Hauteur
64 m
Élévation
64 m
Portée
Feux
Feu blanc 2 éclats, 10 s
Optique
Lentille tournante 4 panneaux 1/4, focale 50 cm
Lanterne
Lampe HMI 250 W
Automatisation
2000
Gardienné
oui
Visiteurs
oui
Statut patrimonial
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Le phare de la Coubre est un phare situé en France sur la commune de La Tremblade dans le département de la Charente-Maritime, en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Plus haut phare de la côte charentaise, il fait l'objet d'une protection au titre des monuments historiques, et un écomusée y retrace la vie des phares dans l'estuaire de la Gironde.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation du phare de la Coubre.

Le phare de la Coubre est bâti sur la pointe de la Coubre, à la limite des communes des Mathes et de La Tremblade, dans le département de la Charente-Maritime, en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Royan à l'embouchure de l'estuaire de la Gironde, et à proximité de la baie de Bonne Anse.

La pointe de la Coubre et le banc de la Coubre marquent la limite entre, au sud, les eaux de l'estuaire de la Gironde, plus calmes, et, au nord, l'océan Atlantique à proprement parler, qui fait déferler de puissantes vagues sur la Côte Sauvage, exposée plein ouest. En raison de puissants courants et de lames de fond, la baignade peut y être dangereuse.

Haut de 64 mètres en surplomb de la baie de Bonne Anse (océan Atlantique), le phare de la Coubre éclaire et sécurise l'accès à l'estuaire de la Gironde par la grande passe de l'Ouest, en facilitant le contournement des secteurs du banc de la Coubre et du banc de la Mauvaise, sur lesquels gisent de nombreuses épaves. C'est, avec 300 marches, le phare le plus élevé de la côte charentaise[1].

De bien sinistre réputation, le banc de la Mauvaise, situé au large de la Côte Sauvage, est fortement déconseillé à la navigation de plaisance, du fait de la présence de hauts-fonds variables dépassant le zéro hydrographique et d'épaves, de déferlantes, de forts remous, et de courants contraires[2]. En transit depuis l'estuaire vers le nord, il est préférable de contourner ces zones au large du Matelier Nord.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ancien phare, au début du XXe siècle, vu de la plage (il fut détruit en 1907).

Plusieurs édifices, temporaires, sont mis en service durant le XIXe siècle dès 1830, mais ils sont tous détruits par l'océan. Un décret impérial, du , ordonne la mise en place d'un phare, à l'embouchure Nord de la Gironde, en raison des nombreux naufrages.

Il faut attendre 1895 pour qu'une tour en pierre de 57 mètres de hauteur soit érigée, mais l'édifice s'écroule, en mai 1907, sous l’effet de l’érosion marine. Le phare de la Coubre, dont la construction est décidée dès octobre 1904, est mis en service en 1905. Prudemment construit à 1 800 mètres du rivage, la rapide évolution des fonds et des bancs de sable dans l'estuaire[3] le rapproche cependant dangereusement de la mer, de laquelle il n'est plus éloigné, en 2010, que de 150 mètres, à marée haute[4]. De plus, le phare est en mauvais état et présente de nombreuses fissures et infiltrations.

Il est agrémenté depuis la célébration de son centenaire, en 2005, d'un écomusée qui retrace la vie des phares dans l'estuaire de la Gironde.

Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [5].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le phare de la Coubre bénéficie, en raison de sa hauteur et de sa lampe, d'une portée exceptionnelle de 28 milles marins. Il joue en effet un rôle fondamental pour le trafic maritime dans l'estuaire. En outre, le phare de la Coubre se distingue des autres par la présence d'une « barbette », un feu secondaire rouge aux deux tiers de sa hauteur, au niveau du changement de couleur de la tour.

Le phare est automatisé et gardienné, il est possible de le visiter, et de bénéficier d'une vue exceptionnelle sur la forêt de la Coubre, Bonne Anse, et l'estuaire de la Gironde. L'intérieur est carrelé d'opaline bleue.

L'écomusée du phare de la Coubre[modifier | modifier le code]

Au pied du phare de la Coubre, qui a célébré son centenaire en 2005, un écomusée sur l'histoire des phares de l'estuaire de la Gironde a été réalisé[6].

L'inauguration de l'écomusée du centenaire du phare de la Coubre a eu lieu en juillet 2005. Il est composé de différentes salles dont l'une retrace l'histoire des phares à partir de l'année 1699, année où le phare de la Coubre était construit en bois de chêne. Des gravures de naufrages tirées des œuvres de Jules Verne y sont présentées en mémoire du célèbre romancier décédé l'année de la construction du phare de la Coubre.

Dans une autre salle d'exposition permanente sont entassés divers objets de la vie maritime, patinés par le temps, comme les feux de bouée, un appareil servant à mesurer l'épaisseur de la brume, des lentilles de phares et des mécanismes de toutes sortes.

La muséographie de cet écomusée est particulièrement recherchée, avec un éclairage bleuté pour recréer les conditions d'ambiance des phares, et est complétée par des panneaux chronologiques, de nombreuses photographies et des plans anciens.

Dehors, les abords du phare de la Coubre ont également été très soignés avec l'aménagement d'un petit jardin de gardien de phare où, malgré les embruns salés de l'océan tout proche, poussent du céleri, des laitues, des scaroles, des poireaux et des aubergines. Ce jardin potager conçu par un paysagiste à l'occasion du centenaire est situé tout près de la base même du phare où de gros carreaux rouges et blancs y ont été peints pour la circonstance.

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Tourisme[modifier | modifier le code]

Le phare de la Coubre accueille chaque année d'avril à octobre des visiteurs qui viennent profiter du panorama exceptionnel ou simplement pour prendre la pose à côté de ce géant de béton et de lumière qui fait face à la mer depuis plus de 110 ans. En 2015, plus de 42 000 personnes[réf. nécessaire] ont gravi les 300 marches pour admirer la vue mais aussi pour visiter l'écomusée et sa collection d'objets maritimes.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Univers de l'Estuaire, phare de la Coubre », sur estuaire-gironde.fr
  2. Cartes marines 7425 et 7426 éditées par le SHOM
  3. Royan - l’Océan Atlantique en furie !, Article très complet et documenté sur le phénomène d'ensablement de la pointe de la Coubre et de Bonne Anse, sur le site ZigZag Francophonie.
  4. « Le voisin de la Coubre menacé par l'érosion », Sud Ouest du 23 août 2010.
  5. « Notice no PA17000095 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. Phare et Écomusée de la Coubre

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Les phares et balises

Les Musées

Repères géographiques

Tourisme et loisirs

Liens externes[modifier | modifier le code]