Lamarque (Gironde)

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Lamarque
La Gironde.
La Gironde.
Blason de Lamarque
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Lesparre-Médoc[1]
Canton Le Sud-Médoc
Intercommunalité Communauté de communes Médoc Estuaire
Maire
Mandat
Dominique Saint-Martin
2014-2020
Code postal 33460
Code commune 33220
Démographie
Population
municipale
1 271 hab. (2014)
Densité 143 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 05′ 49″ nord, 0° 43′ 00″ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 19 m
Superficie 8,91 km2
Localisation

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Lamarque

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Lamarque
Liens
Site web www.lamarque-gironde.fr

Lamarque est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

L'embarcadère du bac de Blaye.

Commune du Médoc située dans l'aire urbaine de Bordeaux sur la rive gauche de l'estuaire de la Gironde, face à Blaye avec qui elle est reliée par un bac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lamarque
Cussac-Fort-Médoc Blaye
Listrac-Médoc Lamarque Plassac
Moulis-en-Médoc Arcins

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du germanique Marka, « frontière », traduit en latin médiéval en marca ou marchala, frontière entre deux peuples gaulois.


Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Lamarque vient du mot médiéval marche, signifiant frontière ; le mot marche s'est ensuite transformé en marque.

L'histoire de Lamarque est fortement liée à celle de son château.

La seigneurie de Lamarque existe au moins depuis le XIIIe siècle. On peut penser que la construction du château est à mettre en relation avec la présence de la rivière. Il devait servir à empêcher les navires ennemis ou pirates de remonter la Gironde, au même titre que le château de Castillon, sur la commune de Saint-Christoly-de-Médoc.

Au fil des siècles, la seigneurie de Lamarque a appartenu aux sires de Castillon, au duc Glocester et à la famille de Candale pendant la guerre de cent ans. En 1591, elle est aux mains du maréchal de Matignon, gourverneur de Guyane, puis elle passe successivement au duc d'Épernon, aux Foix-Candale, et à la famille de Brassier. Le château est vendu comme bien national pendant la Révolution, et après avoir appartenu à divers propriétaires, il est acheté par le comte de Fumel en 1841.

En 1901, Élisabeth de Fumel épouse le marquis d'Évry dont les descendants possèdent toujours le château. La fille d'Élisabeth de Fumel, Marie-Louise Brunet d'vry fonde avec son mari le préfet Gromand, la société Gromand d'~Évry qui exploite aujourd'hui le domaine viticole.

Le château est situé en bordure d'un marais desséché, parcouru par une jalle qui se jette dans la Gironde près du port. Il se compose de deux parties : le château lui-même construit sur ce qui restait d'une forteresse du XIe siècle et une vaste basse cour au nord, à l'intérieur d'une enceinte fortifiée. Le tout était entouré autrefois de fossés, dont il ne reste que de faibles traces à l'ouest.

L'essentiel date du XIVe siècle et a été construit par Pons de Castillon. Il est alors doté d'un donjon circulaire à l'extérieur, octogonal à l'intérieur. Accolée au donjon, une tour abrite une chapelle double. La chapelle basse se compose d'une nef unique et d'une abside romane du XIIe siècle, les voûtes ont été refaites au XVIIIe siècle. La chapelle haute donne sur le premier étage et présente à peu près le même aspect que la chapelle basse.

Le château a été remanié au XVIIIe siècle par le duc d'Éprenon qui agrandit les fenêtres, fit poser des balcons et voûter les salles basses. Il construisit la tour carrée aménagée en escalier d'honneur. Au XIXe siècle, d'autres modifications lui ont donné son aspect actuel.

Moyens de communication, liaisons maritimes et ferroviaires[modifier | modifier le code]

Commune estuarienne, Lamarque bénéficie de sa position sur les bords de la Gironde, mais en même temps, la rivière est un handicap pour les relations entre les deux rives.

Si, à la différence de Pauillac ou de Saint-Estèphe, le port n'a pas connu une grande activité maritime, il a en revanche assuré un certain trafic entre Blaye, les îles et la rive médocaine. De temps immémorial, des gabarres ou des yoles font transiter les marchandises (bois et vin du Médoc, céréales des Charentes) et les passagers qui se rendent aux foires de Blaye pour la Sainte-Catherine (25 novembre) et de Lamarque pour la Saint-Barthélemy, patron de la paroisse (le 24 août). Le trafic bien que faible faisait vivre des bouviers. Des pêcheurs alimentaient aussi le marché local de leurs prises.

En 1878, alors que la voie ferrée Bordeaux-Le Verdon vient d'être achevée, le conseil général, considérant que cette voie n'a aucun accès à la Gironde, émet le vœu qu'un enbranchement ferroviaire de 4,9 km partant de la gare de Moulis relie la Gironde à un point situé entre le fort Médoc et le port de Lamarque. La compagnie du Médoc qui serait chargée de la construction et de l'exploitation de cette ligne, aurait à établir une communication permanente par bateau à vapeur avec la gare de chemin de fer de l'État établi au port de Blaye.

Pourquoi une telle ligne ? D'abord pour des raisons économiques : développer le commerce entre les deux rives. Ensuite pour des raisons stratégiques en reliant le fort Médoc avec les forts Blaye, Paté et pointe de Grave. Il s'agit aussi d'attirer en Médoc une clientèle potentielle tant pour le vin que pour les stations balnéaires qui viennent de se créer et de permettre aux Médocains de gagner la France du nord sans avoir à passer par Bordeaux.

En 1889, les travaux d'infrastructures sont terminés. On a construit trois maisons de gardes aux principaux passages à niveau, une halte à la limite des communes de Cussac et de Lamarque, la gare maritime en bordure de la Gironde et le débarcadère. Reste à poser les rails.

En 1896, la situation est bloquée pour des raisons administratives : l'administration ne donne pas l'autorisation d'utiliser le débarcadère parce que la voie ferrée n'est pas achevée et la voie ferrée n'est pas achevée parce qu'on ne peut pas utiliser le débarcadère. De plus un rapport d'un ingénieur des Ponts et Chaussées indique que « si la ligne est restée inachevée, cela tient à ce que tout le monde doute qu'elle puisse avoir un trafic quelconque... »

Le projet de la liaison par bac[modifier | modifier le code]

Il existait un service régulier entre Bordeaux, Blaye et Pauillac assuré par la Compagnie Bordeaux Océan, réservé aux seuls passagers. Elle consent à faire escale à Lamarque en 1902 à titre d'essai, jusqu'en 1915, date à laquelle l'escale est supprimée.

En 1912, pour développer l'économie du Médoc, Benjamin Renouil, maire de Cussac, lance l'idée de mettre en place un bac à vapeur entre Blaye et Lamarque et propose de terminer la voie ferrée Lamarque-Moulis. En 1913, le conseil général adopte le projet d'un bac à vapeur et à roue mais la guerre qui éclate en 1914 interrompt sa mise en œuvre.

En 1915, un marin blayais accepte de faire un service régulier chaque jour entre Blaye et Pauillac avec escale à Saint-Julien et Lamarque, à l'exclusion des charettes ou voitures, ce qui limite les possibilités d'échange.

Il faut attendre 1926 pour qu'un véritable débat s'ouvre au conseil général et 1932 pour que le projet définitif soit adopté. L'exploitation en est confiée à un entrepreneur privé qui reçoit chaque année une subvention du conseil général. En contrepartie, il doit respecter un cahier des charges très précis.

La première traversée du bac baptisé « les deux rives » a lieu le jeudi 15 mars 1934. Il aura fallu plus de 40 ans pour que se réalise la liaison trans-Gironde.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lamarque Blason D’azur au chevron d’or[2].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Larmarque.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Dominique Saint-Martin DVG Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 271 habitants, en augmentation de 10,14 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
755 653 716 763 795 802 840 873 912
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
940 886 948 1 000 1 107 1 158 1 052 1 108 1 127
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 092 1 105 922 712 731 664 627 614 614
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
636 742 771 810 893 954 1 077 1 154 1 271
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Statue à l'entrée du château de Lamarque.

Le château de Lamarque est un château fort dont les soubassements, une partie des défenses et la chapelle datent des XIe et XIIe siècles. Autour de la forteresse primitive, Pons de Castillon construisit, au XIVe siècle, le château tel qu’on le voit aujourd’hui avec donjon, tour de défense, poterne, chemin de ronde et murs crénelés. Le duc de Glocester et Henri V y séjournèrent pendant le temps où l’Aquitaine releva de la couronne d’Angleterre. Lorsque cette province revint au roi de France en 1453, le château de Lamarque fut la résidence de plusieurs gouverneurs de Guyenne et notamment du maréchal de Matignon. Au XVIIe siècle, le Duc d’Epernon y apporta quelques transformations du goût de son époque, monsieur de Brassier en fut le dernier propriétaire avant la Révolution. Une fois les troubles de la révolution passés, le château de Lamarque va développer son activité viticole. De sa fonction militaire, le château de Lamarque, se transforma en château viticole.

L'Église Saint-Seurin date du XIXe siècle. Son clocher est couronné d'un dôme, accessible par un escalier remarquable, qui offre un point de vue panoramique exceptionnel sur le Médoc.

Le port de Lamarque permet d'établir la liaison avec la commune de Blaye, sur l'autre rive de la Gironde.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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