Saint-Paul (Gironde)

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Saint-Paul
Saint-Paul (Gironde)
Nouvelle mairie qui se trouve à la place de l'ancien presbytère
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Blaye
Intercommunalité Communauté de communes de Blaye
Maire
Mandat
Jean-Pierre Duez
2020-2026
Code postal 33390
Code commune 33458
Démographie
Gentilé Saint-Paulais
Population
municipale
977 hab. (2019 en augmentation de 3,72 % par rapport à 2013)
Densité 90 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 56″ nord, 0° 36′ 14″ ouest
Altitude Min. 17 m
Max. 46 m
Superficie 10,87 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Blaye
(banlieue)
Aire d'attraction Blaye
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de l'Estuaire
Législatives Onzième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.mairie-st-paul.com/

Saint-Paul est une commune du Sud-Ouest de la France, dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Blayais, au nord-est du canton de Blaye sur la rive droite de l'estuaire de la Gironde. Elle appartient, selon le zonage de 2020, à l'unité urbaine de Blaye[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le bourg est traversé par la route départementale D137, ancienne route nationale 137 « Bordeaux -Saint-Malo ».

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 13,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 6,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 863 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,3 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Savin », sur la commune de Saint-Savin, mise en service en 1993[8] et qui se trouve à 12 km à vol d'oiseau[9],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 13,9 °C et la hauteur de précipitations de 834,2 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Bordeaux-Mérignac », sur la commune de Mérignac, mise en service en 1920 et à 34 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 13,3 °C pour la période 1971-2000[12], à 13,8 °C pour 1981-2010[13], puis à 14,2 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Paul est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[15],[16],[17]. Elle appartient à l'unité urbaine de Blaye, une agglomération intra-départementale regroupant 9 communes[18] et 11 493 habitants en 2019, dont elle est une commune de la banlieue[19],[20].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Blaye, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 13 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[21],[22].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (96,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (63,1 %), zones agricoles hétérogènes (27,4 %), zones urbanisées (5,9 %), forêts (3,5 %)[23].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les habitants en sont les Saint-Paulais[24]

Histoire[modifier | modifier le code]

L’implantation de l’homme sur le territoire de Saint-Paul est précoce. En effet, des outils primitifs préhistoriques sont trouvés sur le site. Par ailleurs, les tombeaux en pierre et les fragments d’armes, qui peuvent correspondre à un cimetière mérovingien, signalés par E. Féret avant 1893, définissent le peuplement du Haut Moyen Âge sur la commune. Il semble que des châteaux en bois de l’époque féodale soient édifiés sur des mottes artificielles. Les vestiges du château de Lamothe, dans le bourg, sont probablement élevés sur une de ces mottes anciennes.

Au XIIe siècle, l’église est confirmée comme possession de l’abbaye Saint-Romain-de-Blaye par une bulle du pape Innocent II. Aussi, la paroisse est-elle évoquée un siècle plus tard sous le nom de Sanctus Paulus in Blaesio. Elle est de nouveau mentionnée en 1604, car devant les désordres de préséance, l’archevêque édicte un ordre concernant le pain béni qui doit être porté à l’entrée de l’église, à l’issue de la grand-messe.

Par ailleurs, Saint-Paul conserve de nombreuses habitations très intéressantes, comme Cazeau, bâtie vers 1787, sur les ruines d’une maison forte, mais encore Lagrange, La Magdelaine, la maison Janty, La Rivalerie, la maison Boissonnot et le presbytère. Toutes, en effet, témoignent du riche passé de Saint-Paul. D’ailleurs, Meneau, maison noble du XVIIe siècle, figure sur d’anciens titres sous le nom de Motte Saint-Paul[25].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Jean Luc Buetas SE  
mars 2008 En cours
(au 6 décembre 2014)
Jean-Pierre Duez   Retraité Fonction publique

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[27].

En 2019, la commune comptait 977 habitants[Note 7], en augmentation de 3,72 % par rapport à 2013 (Gironde : +7,85 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9909109279801 0201 0741 0451 0021 037
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0571 0721 1081 0971 0401 013954945932
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9781 001957916857817810718731
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
807750704777831859884869939
2014 2019 - - - - - - -
933977-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population se compose de 50,9 % de femmes et 49,1 % d’hommes. 386 habitants sont actifs occupés et 61 sont chômeurs ce qui fixe le taux de chômage à 13,6 % de la population active.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'activité économique est essentiellement tournée vers la viticulture, vignoble de Blaye. 32 déclarants agricoles produisent du vin classé en « Côtes de Blaye, Appellation Blaye et Premières Côtes de Blaye ».

Commerces[modifier | modifier le code]

L'épicerie du centre-bourg dispose d'un point-poste et d'un dépôt de pain et presse[30].

Tourisme[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Paul fait partie du réseau « Blaye Bourg Terres d’Estuaire » regroupant depuis 2018 les Offices de Tourisme de Blaye, Bourg Cubzaguais, Saint-Ciers-sur-Gironde et Saint-Savin.

Quelques gîtes ruraux et chambres d'hôtes sont aussi sur la commune[30].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède une école primaire accueillant une centaine d'élèves de la maternelle au CM2.

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

La salle des fêtes a été restructurée en 2002. Il y a aussi un court de tennis, une aire multi-sports, une bibliothèque municipale[30].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Eutrope, construite en 1901, est de style néo-roman. Elle est dédiée à saint Eutrope, évêque de Saintes martyrisé, et but de pèlerinages au Moyen Âge. Le presbytère date du XVIIe siècle[30].

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Boissonnot (1752-?), député du tiers état aux Etats-Généraux de 1789 pour la sénéchaussée de Bordeaux, né à Saint-Paul

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Paul (Gironde) Blason
D'or à la croix en filet de gueules cantonnée au premier de trois tonneaux au naturel cerclés d'argent, couchés en bande et ordonnés en chevron couché, au deuxième d'une grue de sable tenant sa vigilance d'argent, au troisième de la tour couverte du lieu au naturel, au quatrième d'une grappe de raisin de pourpre tigée et vrillée de sable.
Détails
Officiel, présent sur le site internet de la commune[31].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Insee, Unité urbaine 2020 de Blaye
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  8. « Station Météo-France Saint-Savin - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Saint-Paul et Saint-Savin », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Saint-Savin - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Saint-Paul et Mérignac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Bordeaux-Mérignac - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Bordeaux-Mérignac - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Bordeaux-Mérignac - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Unité urbaine 2020 de Blaye », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  19. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  20. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  21. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  22. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  23. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  24. Nom des habitants de Saint-Paul sur habitants.fr, consulté le 11 septembre 2012.
  25. Maurice Jadouin, Saint-Paul-en-Blayais et ses environs depuis les origines., .
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  30. a b c et d Site de la commune
  31. Site de la mairie.