Philippe Madrelle

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Philippe Madrelle
Image illustrative de l'article Philippe Madrelle
Fonctions
Sénateur de la Gironde
En fonction depuis le
(36 ans, 8 mois et 26 jours)
Élection
Réélection

21 septembre 2008
28 septembre 2014
Président du Conseil général de la Gironde

(26 ans et 6 mois)
Prédécesseur Jacques Valade
Successeur Jean-Luc Gleyze

(9 ans et 3 jours)
Prédécesseur Raymond Brun
Maire de Carbon-Blanc

(25 ans et 3 jours)
Successeur Franck Maurras
Conseiller général de la Gironde
Élu dans le canton de Carbon-Blanc

(47 ans et 17 jours)
Prédécesseur René Cassagne
Président du Conseil régional d'Aquitaine
Prédécesseur André Labarrère
Successeur Jacques Chaban-Delmas
Député de la 4e circonscription de la Gironde

(11 ans, 10 mois et 14 jours)
Prédécesseur René Cassagne
Successeur Pierre Garmendia
Biographie
Date de naissance (80 ans)
Lieu de naissance Saint-Seurin-de-Cursac (Gironde)
Parti politique PS
Profession Professeur d'anglais

Philippe Madrelle est un homme politique français, membre du parti socialiste, né le à Saint-Seurin-de-Cursac (Gironde).

Professeur de formation, il est sénateur de la Gironde depuis le 28 septembre 1980 et président du Conseil général de la Gironde de 1988 à .

Origines et jeunesse[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'Andrée et de Jacques Madrelle. Sa sœur aînée Nicole est née en 1935 et son frère cadet Bernard en 1944.

Son père, maire de la commune de Saint-Seurin-de-Cursac et militant de la SFIO lui insuffle le goût de la politique et du sport. Son frère Bernard Madrelle a été maire de Blaye et député. Son fils, Nicolas Madrelle est conseiller régional.

Après l'école primaire de Saint-Seurin-de-Cursac, Philippe Madrelle est pensionnaire au collège et au lycée de Blaye. Après son baccalauréat, il fait ses premiers pas d'enseignant à Cartelègue et Saint-Loubès. Il complète sa formation initiale pour devenir professeur des collèges. Il enseigne l'anglais à Ambarès-et-Lagrave où il s'est installé.

Militant au parti socialiste, il obtient son premier mandat en 1965, en devenant conseiller municipal d'Ambarès-et-Lagrave. Il est député suppléant de René Cassagne à partir de la même année.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Député de la Gironde (1968 - 1980)[modifier | modifier le code]

En 1968, à la mort de René Cassagne, il devient député de la quatrième circonscription de la Gironde et conseiller général du canton de Carbon-Blanc après une élection partielle. Résidant à Carbon-Blanc, il est élu conseiller municipal en 1971 et réélu député en en 1973. Adjoint à la mairie de Carbon-Blanc, il est élu maire à la suite de la démission d'André Vignaud-Anglade en 1976, et réélu l'année suivante, à la tête d'une liste d'union de la gauche.

Philippe Madrelle est réélu député de la Gironde en 1978 et deux ans plus tard, en 1980, il est tête de liste socialiste aux sénatoriales en Gironde. Il est élu sénateur, mandat qu'il conserve sans interruption jusqu'à aujourd'hui. Pierre Garmendia lui succède comme député, après une élection partielle.

Sénateur de la Gironde (1980 -)[modifier | modifier le code]

Il a été élu sénateur de la Gironde le 28 septembre 1980, réélu le 24 septembre 1989, le 27 septembre 1998, le 21 septembre 2008 et le 28 septembre 2014.

Président du conseil général de la Gironde (1976 - 1985)[modifier | modifier le code]

En mars 1976, il est réélu conseiller général de Carbon-Blanc, et devient président de l'institution départementale en succédant à Raymond Brun, à la tête du conseil général depuis 1951.

Avant 1981, le conseil général, malgré son assemblée élue, dépend de la responsabilité directe du préfet, qui en exécute le budget. Pour autant, Philippe Madrelle prend une initiative particulière en créant le Fonds départemental d'aide à l'équipement des communes (FDAEC) en 1977. La Gironde, le Lot, et la Nièvre sont alors les seuls départements à disposer de ce fonds. Dans un souci d'aménagement du territoire, ce fonds est attribué à chaque conseiller général qui, sur son canton, le redistribue aux communes selon leurs projets.

Président du conseil régional d'Aquitaine (1981 - 1985 )[modifier | modifier le code]

Après l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République en mai 1981, il soutient très activement l'application des lois de décentralisation de 1982 et 1983.

Il est élu président de la région Aquitaine par ses pairs en 1981, et contribue à poser les bases d'une région décentralisée avec une équipe jeune réunie dans son cabinet : Alain Anziani, Alain Rousset, Gilles Savary...

En 1985, la droite ravit sept départements à la gauche, dont la Gironde. Jacques Valade devient président du conseil général pendant trois ans.

Dans le mouvement d'alternance nationale, la région Aquitaine bascule à droite en 1986. Jacques Chaban-Delmas en devient le président. Philippe Madrelle est néanmoins élu conseiller régional lors de la première élection au suffrage universel en 1986 ; siège qu'il conserve jusqu'en 1989.

Président du conseil général de la Gironde (1988 - 2015)[modifier | modifier le code]

Au printemps 1988, après trois ans passés dans l'opposition, il est de nouveau élu président du conseil général de la Gironde. Il lance les contrats de développement social urbain (CDSU) et rural (CDSR) qui viennent soutenir les communes dans l'accompagnement de leurs quartiers sensibles, et des zones rurales fragilisées.

En 1993, à la suite du décès du sénateur Marc Boeuf, la gauche perd sa courte majorité au conseil général. Philippe Madrelle reste président, mais choisit la cohabitation, inédite au département, six mois avant les nouvelles élections cantonales de 1994 que les socialistes remportent avec un avantage de trois sièges.

Philippe Madrelle s'emploie dès lors à conforter la majorité départementale. Dans la foulée des législatives anticipées de 1997, qui voient la gauche remporter 9 circonscriptions sur 11, le conseil général conforte l'avance de la gauche et du parti socialiste aux élections cantonales de 1998 avec onze sièges. Après un léger recul aux élections cantonales de 2001, la majorité est renforcée en 2004, 2008, et 2011. En 2014, le conseil général de la Gironde compte 50 conseillers généraux de gauche (47 socialistes, 3 communistes) et 13 du centre et de droite.

Il ne se représente pas aux élections départementales de mars 2015[1].

Anciens mandats[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]