Bourg (Gironde)

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Bourg
La citadelle et la Dordogne.
La citadelle et la Dordogne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Blaye
Canton L'Estuaire
Intercommunalité Communauté de communes du Cubzaguais
Maire
Mandat
Pierre Joly
2014-2020
Code postal 33710
Code commune 33067
Démographie
Gentilé Bourquais
Population
municipale
2 203 hab. (2014en diminution de -1.17 % par rapport à 2009)
Densité 209 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 27″ nord, 0° 33′ 22″ ouest
Altitude Min. 1 m – Max. 81 m
Superficie 10,54 km2
Localisation

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Bourg
Liens
Site web www.bourg-gironde.net/

Bourg est une commune du Sud-Ouest de la France, dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Le nom officiel de la commune est bien Bourg, mais elle est souvent appelée Bourg-sur-Gironde[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bordeaux située en Haute Gironde et sur la Dordogne, au niveau de sa confluence avec la Garonne au début de l'estuaire de la Gironde, elle est traversée par le Moron.

La principale voie de communication routière qui traverse la ville est l'ancienne route nationale 669, devenue route départementale 669, entre Blaye et Saint-André-de-Cubzac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bourg
Samonac Lansac
Saint-Seurin-de-Bourg Bourg Tauriac
Ambès Prignac-et-Marcamps

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune vient du substantif latin burgus qui désigne une fortification, une tour fortifiée ou une redoute.

La forme Bourg-sur-Gironde vient du fait qu'autrefois le bec d'Ambès étant plus court, c'était la Gironde et non la Dordogne qui baignait le pied de la falaise sur laquelle est construit le bourg[2].

Le nom de la commune est Borg en gascon.

Histoire[modifier | modifier le code]

S'il est une cité girondine dont le passé historique fut mouvementé, c'est bien Bourg, la coquette cité que baigne la Dordogne, près de son confluent avec la Garonne.

Bourg a été créée au quatrième siècle par la famille des Paulin. Tout d'abord centre commercial très important, elle devient par la suite une ville fortifiée. Au début du Ve siècle, les Wisigoths envahissent l'Aquitaine, et s'établissent très fortement à Bourg. C'est l'ère des grandes invasions : au cours des quatre siècles suivants, cette région est ravagée successivement par les Francs Mérovingiens, les Gascons, les Sarrazins, les Francs Carolingiens et les Normands.

Durant la guerre de Cent Ans, Blaye, clé militaire de la défense de l'Aquitaine en sa qualité de dernier bastion fortifié en aval du port de Bordeaux, est plusieurs fois prise et reprise par les belligérants.
De par son adhésion, en 1379, à l'alliance bordelaise de défense contre les troupes françaises, la ville fortifiée de Bourg fut qualifiée de filleule de Bordeaux[3] ; cette alliance favorisa de nombreux échanges commerciaux avec la capitale girondine.
La ville haute a par la suite accueilli Charles VII (après que Bertrand IV de Montferrand, seigneur de Langoiran se soit rendu à Dunois), Charles IX et François Ier. Louis XIV y a également résidé pendant la Fronde du 27 août au 2 octobre 1650.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Bourg a absorbé Lalibarde (217 habitants en 1800) avant 1806[4].

D'anciennes carrières de pierre situées dans la falaise, sous le château de la citadelle, sont transformées en cuves à pétrole en 1939[5]. Sept cuves de 44 à 65 mètres de long sont creusées, sur une hauteur de 11 mètres sous plafond et 8,50 mètres de large[6]. En juin 1940, l'armée allemande en prend possession. Elle y stockera des produits pétroliers livrés par des cargos italiens jusqu'en 1944. Un pétrolier italien, le Clizia[7], sera sabordé par la Kriegsmarine en août 1944. Son épave gît encore dans la Dordogne[8].

Aujourd'hui, Bourg est une ravissante cité bâtie sur un piton rocheux, on y trouve des remparts, le château de la Citadelle, un lavoir, des ruelles étroites et pittoresques qui dévalent vers le port ... La richesse patrimoniale et architecturale de cette cité lui vaut le classement en « Village ancien ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1959 Henri Géraud   Notaire
1959 1989 Henri Groulier Gaulliste Médecin
1989 2008 Guy Maingot UDF Dentiste
2008 2014 Denis Levraud DVG Viticulteur
2014 en cours Pierre Joly DVD Retraité de l'EDF
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Salers, département du Cantal (France)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Bourquais[9] et la contrée autour de la ville est appelée le Bourgeais.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 203 habitants, en diminution de -1,17 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 200 2 704 2 534 2 233 2 306 2 466 2 564 2 666 2 694
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 687 2 781 2 810 2 735 2 864 2 771 2 734 2 780 2 890
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 832 2 688 2 555 2 470 2 334 2 306 2 182 2 057 2 199
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
2 518 2 560 2 318 2 107 2 158 2 115 2 209 2 141 2 203
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,4 % au niveau national et 47,9 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante, pour 50,3 % d’hommes et 49,7 % de femmes :

Pyramide des âges à Bourg en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90 ans ou +
1,6 
8,9 
75 à 89 ans
13,9 
13,1 
60 à 74 ans
12,9 
20,0 
45 à 59 ans
20,3 
21,0 
30 à 44 ans
20,0 
16,8 
15 à 29 ans
17,0 
19,3 
0 à 14 ans
14,3 
Pyramide des âges du département de la Gironde en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
6,1 
75 à 89 ans
9,4 
12,3 
60 à 74 ans
13,1 
20,7 
45 à 59 ans
20,4 
21,5 
30 à 44 ans
20,6 
20,4 
15 à 29 ans
19,1 
18,5 
0 à 14 ans
16,2 

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Lieux de tournage du téléfilm Monsieur Léon.
  • Chaque année, début septembre, une fête nommée « Les Médiévales Troque-sel » est organisée, dans la pure tradition de l'histoire de la ville, qui au Moyen Âge était un lieu d'échange commercial, notamment pour le sel, qui à l'époque était le seul moyen de conservation des aliments. Ce même sel faisait l'objet d'un impôt spécial, la gabelle.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune doit, en bonne partie, sa renommée à son vignoble qui produit un vin d'appellation d'origine contrôlée, le côtes-de-bourg sur quelque 3 920 hectares de surface plantée sur environ 550 exploitations, pour une production annuelle d'à peu près 220 000 hectolitres de vin rouge et 1 200 hectolitres de vin blanc.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ce village agréable abrite de nombreux trésors tels que le ravissant château de la Citadelle abritant en ses jardins le musée « Au temps des calèches ». Découvrez également le lavoir couvert de 1828, le paisible port, la surprenante villa mauresque ou encore les nombreuses maisons du XVIIIe siècle construites avec nos pierres du Bourgeais et parées de mascarons ou balcons en fer forgé.

La commune de Bourg compte un site classé monument historique :

  • l'enclos et la crypte de l'ancienne église de La Libarde[16],

et cinq bâtiments ou sites inscrits :

  • l'ancien Hôtel de Ville, aussi nommé Hôtel de la Jurade, du XVIIIe siècle[17] qui abrite aujourd'hui l'Office de Tourisme ;
  • une maison du XVIIIe siècle, place de la Libération[18] ;
  • les restes de la porte de Blaye, ayant appartenu à l'enceinte fortifiée[19] ;
  • la porte du Port, reste de l'enceinte fortifiée[20] ;
  • les ruines gallo-romaines situées au lieu-dit les Gogues[21].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries surmontant la porte de la Mer. Eau forte de Léo Drouyn

La seule trace héraldique subsistant de la période anglaise de Bourg surmonte la face extérieure de la porte de la Mer, encore dite du Port. Léo Drouyn décrit ainsi cet écusson :

« à deux mètres environ au-dessus de l'arcade extérieure, on a incrusté un écusson dont la position inclinée est fort rare dans nos contrées. Il est surmonté d'un casque de face, et il a pour tenants deux oiseaux, dont celui de droite est un coq ; la tête de l'autre est si fruste, qu'on n'en peut voir sa forme ; mais je crois que c'est un autre coq[22]. »

Ces armoiries sont attribuées à l'un des Andron, seigneurs de Lansac, qui tiennent le château de Bourg pour le roi d'Angleterre jusqu'au XVe siècle[23].

En 1453, le roi Charles VII autorise la ville à porter les armes de France en plein[24].

Armes

Les armes de Bourg se blasonnaient ainsi : D'azur à trois fleurs de lis d'or 2 et 1[25].

Utilisées sous l'ancien régime (sceau de la mairie en 1599[24], blason de l'Armorial général de France[26]), elles sont à nouveau utilisées sous la IIIe république (cachet de 1872[27], armoiries peintes à la clef de voûte d'un bâtiment public[28]), mais leur représentation évolue ensuite, pouvant se blasonner : D'azur aux trois fleurs de lis d'or, à la filière d'argent.

Armes

Les armes de Bourg sont blasonnées ainsi aujourd'hui :

D'azur à trois fleurs de lys d'or, à la bordure d'argent

Les armoiries (armes et ornements extérieurs) sont les suivantes :

Armes de France pleines d’azur à 3 fleurs de lis d’or. Deux sont en chef et une en pointe. En cimier : un ange. L’écu a une bordure d’argent, il est supporté par deux branches de laurier liées en pointe par un ruban[29].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Panneaux routiers d'entrée du village en 2013
  2. Guide vert, Côte de l'Atlantique, Michelin, (ISBN 2-06-003-332-2), p. 63
  3. (fr1835) Gabriel de Lurbe et Jean Darnalt, Chronique Bourdeloise, Bordeaux, Simon Millanges, , 65 p. (lire en ligne), p. 33
  4. « Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui », sur site de l'École des hautes études en sciences sociales (consulté le 6 août 2010)
  5. Les cuves à pétrole sur le site Visites en Aquitaine.
  6. Les « cathédrales » de Bourg-sur-Gironde sur Sud Ouest.fr.
  7. Le Clizia (it) sur Wikipedia italophone.
  8. Images de l'épave sur Flickr.com.
  9. Nom des habitants de Bourg sur habitants.fr, consulté le 12 décembre 2011.
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. « Évolution et structure de la population à Bourg en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population de la Gironde en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  16. « Notice MH de l'église de La Libarde », notice no PA00083482, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Notice MH de l'hôtel de Ville », notice no PA00083483, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Notice MH de la maison , place de la Libération », notice no PA00083484, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Notice MH de la porte de Blaye », notice no PA00083485, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Notice MH de la porte du Port », notice no PA00083486, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Notice MH des ruines gallo-romaines », notice no PA00083487, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Léo Drouyn, La Guienne militaire, tome I, p.76
  23. Tant par Drouyn, que Maufras ou Daleau, d'après Pierre Boyries, Bourg et le Bourgeais, histoire d'une identité, Burgus édition, 1988, (ISBN 2-9503249-0-8), p. 49.
  24. a et b Maufras, Emile (18..-19..), Histoire de Bourg-sur-Gironde depuis sa fondation jusqu'en 1789, Bordeaux, Impr. Nouv. Demachy, , 291 p. (lire en ligne) (2e éd., Bordeaux, 1904, p. 74).
  25. Charles d'Hozier, Armorial général de France, dressé, en vertu de l'édit de 1696, XVII Guyenne, p. 585 (lire en ligne sur le site Gallica-BNF).
  26. Charles-René d'Hozier, Armorial général de France, Vol.13 : Guyenne (852 pages), dressé en vertu de l'édit de 1696, p. 633, (lire en ligne sur le site Gallica-BNF).
  27. André Coffyn et alii, Aux origines de l'archéologie en Gironde François Daleau (1845-1927), coédité par le Conseil Général de la Gironde et la Société archéologique de Bordeaux, 1990, p. 90.
  28. Photographie des armoiries de la clef de voûte dans Wikimedia Commons.
  29. D'après le site officiel de la commune