Jau-Dignac-et-Loirac

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Jau-Dignac-et-Loirac
Jau-Dignac-et-Loirac
Le site du Phare de Richard vue du ciel.
Image illustrative de l’article Jau-Dignac-et-Loirac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Lesparre-Médoc
Canton Le Nord-Médoc
Intercommunalité CC Médoc Atlantique
Maire
Mandat
Gilles Coutreau
2014-2020
Code postal 33590
Code commune 33208
Démographie
Gentilé Jovisiens
Population
municipale
986 hab. (2016 en diminution de 4,92 % par rapport à 2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 24′ 32″ nord, 0° 57′ 24″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 14 m
Superficie 41,23 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.jau-dignac-loirac.com/

Jau-Dignac-et-Loirac est une commune du Sud-Ouest de la France, dans le département de la Gironde (région Nouvelle-Aquitaine).

La commune appartient à l'arrondissement de Lesparre-Médoc et au canton de Saint-Vivien-de-Médoc.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Jau-Dignac et Loirac est située dans le Sud-Ouest de la France. Plus précisément dans le Médoc (Gironde), bordant l'estuaire de la Gironde sur sa rive gauche, à environ 30 km au sud de la pointe de Grave, 15 km à l'est des plages de l'océan Atlantique et à 80 km au nord de Bordeaux dans le département de la Gironde et la région de la Nouvelle-Aquitaine(anciennement Région Aquitaine).

La commune s'étend sur 41,2 km² et compte 986 habitants depuis le dernier recensement de la population. Avec une densité de 23,9 habitants par km², Jau-Dignac-et-Loirac a connu une nette hausse de 13,9% de sa population par rapport à 1999.

Entouré par les communes de Valeyrac, Queyrac et Saint-Vivien-de-Médoc, Jau-Dignac-et-Loirac est situé à 6 km au nord-est de Queyrac la plus grande ville à proximité.

Situé à 13 mètres d'altitude, le Ruisseau des Douze Pieds est le principal cours d'eau qui traverse la commune de Jau-Dignac-et-Loirac.

La commune de Jau-Dignac-et-Loirac fait partie de la Communauté de communes Médoc Atlantique[1].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune comporte les villages de Jau, Dignac, Loirac et le Centre. La mairie, l'église et les commerces sont situés au Centre.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Jau-Dignac-et-Loirac
Saint-Vivien-de-Médoc estuaire de la Gironde
Vensac Jau-Dignac-et-Loirac
Queyrac Bégadan Valeyrac

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine des villages[modifier | modifier le code]

Dès le VIe siècle, le développement du Christianisme dans les villages entraîne la fondation de paroisses rurales, autour d’une église et d’un cimetière. C’est ainsi qu’ont été constituées les trois anciennes paroisses.

La plus ancienne est celle de Jau, dédiée à saint Pierre vers la fin du VIIe siècle. De cette paroisse matrice se séparent entre les VIIIe et Xe siècles deux autres paroisses, celle de Dignac dédiée à saint Pierre et celle de Loirac dédiée à saint Romain.

Au village de Goulée est érigée dans le courant du XIIIe siècle la Chapelle Saint-Siméon [2], sur l’emplacement d’un site archéologique dont l’occupation remonte à l’époque gallo-romaine.

En 1599, Henry IV, par un édit royal, confie au Flamand Bradley, l’assainissement systématique des marais du Bas-Médoc. Cependant c’est le Duc d’Epernon , Sieur de Lesparre et nouveau propriétaire en 1633 de la Sirie de Loirac qui, au cours du XVIIe siècle, avec le concours des Flamands Alsen, Gorie et Batten, donne un véritable essor aux travaux entrepris.

Création du village « Le Centre »[modifier | modifier le code]

Après la révolution, par décret de l'Assemblée Constituante du 14 octobre 1790[3], la structuration locale se réorganise, la commune se substitue aux paroisses.

Dès 1791, les trois anciennes paroisses sont alors réunies en une seule commune : «Jau-Dignac-et-Loirac», avec élection d'un maire commun. Si cette réunification se révèle bénéfique dans bien des domaines, il subsiste toutefois un esprit de «clocher».

Pendant ce temps, avec le concours (notamment financier) de l'Archevêque Donnet (qui deviendra Cardinal en 1852) et la connivence de la majorité des conseillers municipaux, les Loiracais outrepassent leur droit. Ils démolissent leur église et entreprennent la construction d'une église plus grande, au point de jonction des trois anciennes paroisses, avec l'arrière-pensée que celle-ci devienne l'église succursale, donc principale.

En 1844, cette église est achevée, mais le nouveau conseil municipal n'y autorise pas la pratique du culte. Toutes les autorités civiles et religieuses veulent en finir avec ces querelles de clocher d'autant qu'une partie de la population n'est pas hostile au projet de cette église centrale.

Sur proposition de l'Archevêque, le Ministère de l'Instruction Publique et des Cultes, décrète le 25 mars 1850, que l'église de Loirac, soit érigée en succursale, un vicaire est nommé et le culte y est autorisé. Par un nouveau décret du 21 juin 1852, les églises de Jau et de Dignac sont supprimées et le 3 janvier 1854, la Commission des Monuments Historiques en permet la démolition. Les cimetières des trois églises sont désaffectés mais conservés en place pour respecter le souhait des familles. Jau-Dignac-et-Loirac forme alors une seule commune avec une seule paroisse. Cette église centrale est placée sous l'invocation de saint Paulin de Nole. Le mobilier des anciennes églises y est transporté et les cloches des trois anciennes paroisses sont remontées dans le clocher. Ce clocher a servi de sommet d'un triangle pour l'établissement de la carte d'État-major en 1864 et ce sont les cloches de Jau-Dignac-et-Loirac qui ont sonné dans le Médoc la fin de la dernière guerre mondiale.

Phares de Richard[modifier | modifier le code]

Le Phare de Richard c’est en réalité deux phares.

Le Phare de Richard c’est en réalité deux phares.

Le premier, en pierre, a été construit en 1843, mis en service en 1845 et remplacé parce que trop petit (18 mètres) par une tour métallique dès 1871.

Cette tour métallique mesurait 31 mètres et a servi jusqu’en 1953, date à laquelle des bouées lumineuses situées directement sur le chenal de navigation l’ont remplacé.

En 1956, la phare métallique est détruit pour des raisons de sécurité avant la mise en vente du domaine.

En 1984 un groupe de jeunes du village décide de nettoyer les lieux envahis par la végétation. Le Maire de l’époque, soutient l’initiative et la commune rachète le phare.

Depuis sa rénovation, le site est géré et entretenu par les bénévoles de l’Association Communale du Phare de Richard.

Site archéologique de «La Chapelle »[modifier | modifier le code]

Le site archéologique de « La Chapelle Saint Siméon» se situe sur la commune de Jau-Dignac et Loirac, sur la rive gauche de l'estuaire de la Gironde et à environ 950m des berges du fleuve. Il apparaît sur un ancien îlot de l'estuaire : le « hameau de Goulée[4] ».

Les vestiges mis au jour attestent d'une occupation du site depuis l'antiquité.

Ce site archéologique a été découvert en 2000 à la suite de travaux agricoles. Durant l'été 2000, une opération de sauvetage permettant d'estimer le potentiel archéologique du terrain a été menée par une équipe de l'INRAP.[5]

Cette intervention, comprenant une série de sondages et tranchées, s'est réalisée sur une superficie de 6840 m2 environ. Un décapage de surface, mené aux alentours d'un sarcophage mis au jour à la découverte du site, a permis de reconnaître l'emprise d'un bâtiment funéraire. Par la suite, d'autres tranchées ont été ouvertes dans plusieurs directions afin de mesurer l'étendue du site.

En 2001, une campagne de fouille a permis de mettre au jour une surface de 300m2 correspondant à l'emprise d'une chapelle.

La fouille de ce site, prolongée de 2003 à 2005 sous forme de d'opération programmée triennale et de 2007 à 2009, fait l'objet d'un chantier école, permettant ainsi à de nombreux étudiants de venir chaque année acquérir des techniques de fouilles propres à l'archéologie et à l'anthropologie[6].


Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Jau-Dignac-et-Loirac Blason D’argent au phare constitué d’une bâtisse de gueules ouverte et ajourée d’acier au naturel, essorée d’or, et d’une tour aussi de gueules ajourée de sable, sommé d’une lanterne du champ mouvant du chef, aux buissons de sinople chargeant le bâtiment en pointe, le tout soutenu d’une crevette contournée de gueules posée en fasce, à la grappe de raisin de pourpre feuillée de sinople brochant en abîme, à la filière soudée aussi d’or[7].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune est en zone de revitalisation rurale

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Liste des maires[modifier | modifier le code]

La Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1791 1791 Rullo    
1791 1793 Liquard Jacques    
1793 1795 Martin Jean    
1795 1801 Richard Pierre    
1801 1808 Petit Pierre    
1808 1817 Bert Jean    
1817 1828 Dubosq Théodore    
1828 1830 Desgardière Comte    
1830 1863 Bebel Jean    
1863 1864 Laumont Charles    
1864 1870 Chevreau Jean    
1870 1871 Goudineau Jean    
1871 1876 Chevreau Jean    
1876 1876 Lacher François    
1876 1881 Goudineau Jean    
1881 1884 Chiche Léon    
1884 1904 Guarry Théophile    
1904 1904 Guiraud Ulysse    
1904 1906 Chevreau Ludovic    
1906 1919 Guiraud Ulysse    
1920 1926 Pillot Olivier    
1926 1935 Cazeau Janbier    
1935 1946 Landureau Charles    
1946 1953 Baron Robert    
1953 1955 Bertrand Albert    
1955 1971 Bergey Raymond    
1971 1983 Pintat Denyse    
1983 1995 Coutreau Pierre    
1995 2003 Sarrazin Jany    
2003 2008 Lafond Serge    
2008 2014 Cecchini Gino    
2014 En cours Coutreau Gilles    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9]. En 2016, la commune comptait 986 habitants[Note 1], en diminution de 4,92 % par rapport à 2011 (Gironde : +7,04 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5941 0681 3621 5191 6081 7071 7301 7871 798
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8051 7471 7301 7471 8251 8801 8791 8261 749
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5931 6331 5391 2751 2901 2111 2429461 050
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
9469098088038368669789941 010
2013 2016 - - - - - - -
1 009986-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Jovisiens[12].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Jau-Dignac-et-Loirac est de type océanique aquitain. Il se caractérise par des hivers doux et humides (gelées rares) et par des étés plutôt lumineux et secs dans l'ensemble[13]..

Le brouillard est peu fréquent (même si des bancs de brume sont rencontrés, même en été, près des zones marécageuses, humides notamment).

La neige est très rare.

Le risque orageux est modéré.

Le risque de phénomènes tourbillonnaires est élevé par rapport au reste du pays.

La fréquence des fortes chaleurs est normale (une dizaine de jours par an).

L'ensoleillement est plutôt important.

Économie[modifier | modifier le code]

En 2015, Jau-Dignac-et-Loirac compte 101 entreprises implantées sur son territoire, dont 41 entreprises de commerces et services soit 40,6%

La commune de Jau-Dignac-et-Loirac compte, en 2015, 25 entreprises de 1 à 9 salariés (soit 24,8%) et 1 entreprise de plus de 10 salariés (soit 1%).

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Zone viticole du Médoc.

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Épicerie générale
  • Salon de coiffure

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

Événements notables réguliers :

  • 3e week-end de juin : Fête du village ;
  • Juillet/Août : fête du phare de Richard, Marché Gourmand, Fête du Port de Richard et la Nuit des Carrelets.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Trois sentiers de petite randonnée[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Jacques Baurein, Variétés Bordeloises, t. 1, Bordeaux, , 2e éd. (1re éd. 1786) (lire en ligne) : article 2.VI, pages 252–254, article 2.VII, pages 254–255 et article 2.VIII, pages 255–257.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]