Saint-Martin-Lacaussade

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Saint-Martin-Lacaussade
Saint-Martin-Lacaussade
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Blaye
Intercommunalité Communauté de communes de Blaye
Maire
Mandat
Julien Bedis
2020-2026
Code postal 33390
Code commune 33441
Démographie
Gentilé Saint-Martinois
Population
municipale
1 150 hab. (2018 en augmentation de 4,26 % par rapport à 2013)
Densité 292 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 53″ nord, 0° 38′ 29″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 39 m
Superficie 3,94 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Blaye
(banlieue)
Aire d'attraction Blaye
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de l'Estuaire
Législatives Onzième circonscription
Localisation
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Saint-Martin-Lacaussade est une commune du Sud-Ouest de la France, dans le département de la Gironde (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants se nomment les Saint-Martinois et Saint-Martinoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune viticole située dans le Blayais au nord-est de Blaye.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Martin-Lacaussade
Saint-Genès-de-Blaye Saint-Seurin-de-Cursac
Blaye Saint-Martin-Lacaussade Saint-Paul
Cars

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 13 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 6,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 876 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Pauillac-Sud », sur la commune de Pauillac, mise en service en 1986[8] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[9],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 14 °C et la hauteur de précipitations de 821,1 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Bordeaux-Mérignac », sur la commune de Mérignac, mise en service en 1920 et à 34 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 13,3 °C pour la période 1971-2000[12], à 13,8 °C pour 1981-2010[13], puis à 14,2 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-Lacaussade est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[15],[16],[17]. Elle appartient à l'unité urbaine de Blaye, une agglomération intra-départementale regroupant 9 communes[18] et 11 440 habitants en 2018, dont elle est une commune de la banlieue[19],[20].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Blaye, dont elle est une commune du pôle principal[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 13 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[21],[22].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (89,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (66,8 %), zones urbanisées (20,9 %), prairies (8,3 %), zones agricoles hétérogènes (4 %)[23].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune (la chaussée, en occitan) évoque l'ancienne voie romaine le long de laquelle l'église a été construite[24].

Depuis les repeuplements postérieurs à la guerre de Cent Ans, le Blayais comme la Saintonge, auparavant en langue d'oc, sont passés dans le domaine du parler d'oïl, et le dialecte est le saintongeais.

Histoire[modifier | modifier le code]

La D937, ancienne route nationale 137

L'ancienne voie romaine de Bordeaux à Saintes par Blaye traverse la commune.

Placée sous la protection du grand évêque de Tours, Saint-Martin-Lacaussade se développe grâce à sa situation sur un axe de passage très ancien, tracé déjà à l’époque gallo-romaine.La découverte, vers 1929, d’un lot de monnaies romaines et d’un site du haut Empire encore occupé au IVe siècle, au lieu-dit Les Lauriers, prouve le peuplement ancien du lieu[25].

D'après la légende, Martin de Tours s’arrête dans le village à l'occasion d'un déplacement pour évangéliser la région et les habitants le prennent dès lors comme saint patron. Situé sur une voie romaine, le village est pendant des siècles une halte possible sur cet axe de communication important. Jusqu'en 1789, la commanderie templière d'Arsins, appartenant par la suite aux hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, possède des biens sur la commune. Une chapelle leur appartenant, aujourd'hui disparue, est signalée à la Cassidouce.

Au XIXe siècle, quatre édifices d'époques différentes prennent le nom de château, désignant alors des exploitations viticoles. Il s'agit de Charron, Labarre, Miquelon et Dejean. Les deux premiers, les plus importants, sont d'anciennes maisons nobles[26].

Aujourd'hui, avec le développement de la zone commerçante, la viticulture n’est plus la principale activité de la commune. Saint-Martin-Lacaussade n’en est pas moins une importante productrice des Premières Côtes de Blaye.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1966 1971 André Clerc    
1971 2008 Jacques Narbonne DVD  
2008 2020 Bernard Margueritte DVD  
2020 En cours Julien Bedis    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[28].

En 2018, la commune comptait 1 150 habitants[Note 6], en augmentation de 4,26 % par rapport à 2013 (Gironde : +6,4 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
744724774721790724719815829
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
800831867840810795786808892
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
855835752671643620588545596
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
568588595791798856986992999
2013 2018 - - - - - - -
1 1031 150-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Martin-Lacaussade fait partie du réseau « Blaye Bourg Terres d’Estuaire » regroupant depuis 2018 les Offices de Tourisme de Blaye, Bourg Cubzaguais, Saint-Ciers-sur-Gironde et Saint-Savin.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école Yves-Coppens est située dos à la mairie. Cette école primaire dont la direction et les classes inférieures sont à Cars, comporte ici trois classes : CE2, CM1 et CM2. Elle contient une cantine.

Culture[modifier | modifier le code]

La Maison du Terroir

Il y a une bibliothèque, également appelé Maison du Terroir qui se situe entre la mairie et l'école. Une fois par semaine s'y déroule un atelier informatique pour tous niveaux de connaissance.

La bibliothèque départementale de prêt (BDP) prête régulièrement de nombreux ouvrages. Des livres sont achetés chaque année en plus des dons en livres des habitants.

On peut également trouver un groupe de théâtre : les Tréteaux de l'enfance, ainsi que des ateliers pour toutes tranches d'âge. Cet atelier de théâtre se déroule à la salle Jacques-Narbonne qui est la salle des fêtes de la commune.

Sports[modifier | modifier le code]

Il y a du tir à l'arc et de l'aïkido.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé des habitants
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  8. « Station Météo-France Pauillac-Sud - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Saint-Martin-Lacaussade et Pauillac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Pauillac-Sud - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Saint-Martin-Lacaussade et Mérignac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Bordeaux-Mérignac - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Bordeaux-Mérignac - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Bordeaux-Mérignac - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Unité urbaine 2020 de Blaye », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  19. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  20. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  21. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  22. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  23. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  24. a et b « Église Saint-Martin », notice no PA00083780, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. Johel Coutura, Blaye, porte de Bordeaux, .
  26. Birolleau-Brissac, Histoire de Blaye, .
  27. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  28. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.