Manderen

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Manderen
Manderen
Église Saint-Etienne.
Blason de Manderen
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Thionville
Canton Bouzonville
Intercommunalité Communauté de communes du Bouzonvillois et des Trois-Frontières
Maire
Mandat
Régis Dorbach
2014-2020
Code postal 57480
Code commune 57439
Démographie
Gentilé Manderenois
Population
municipale
429 hab. (2014)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 27′ 03″ nord, 6° 26′ 13″ est
Altitude Min. 216 m
Max. 416 m
Superficie 8,92 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.manderen.fr/

Manderen est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est. Et fait partie du pays de Sierck.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le nord du département, à une trentaine de kilomètres au nord-est de Thionville. Elle est frontalière avec la Sarre allemande et à quelques kilomètres du Luxembourg.

Les communes limitrophes sont Merschweiller au nord, Perl (Sarre) au nord-est, Launstroff à l'est, Ritzing au sud, Kirschnaumen au sud-ouest, Kirsch-lès-Sierck à l'ouest.

L'autoroute allemande A8 tangente la limite nord-est de la commune.

Manderen, vue du chemin qui mène vers le château.

Écarts et Lieux-dits[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Manderen[modifier | modifier le code]

  • Mandera (Xe siècle), Monder (1594), Mondern (1625), Mameren (1741)[1], Manderen (1793)[2].
  • En allemand : Mandern (1871-1918 & 1940-44). En francique lorrain : Manneren, Manern et Maner.
  • Durant le XIXe siècle, Manderen était également connu au niveau postal sous l'alias de Mannerrn ou Manneren[3].

Tunting[modifier | modifier le code]

  • Thuntingen (1235), Tuntingen (1572), Tintingen (1594), Tinting (1681), Tettingen (XVIIIe siècle), Tenting (1741), Tenting ou Tentingen (1779), Tenting (1793), Tinting (1801), Tenting-Mensberg (XIXe siècle)[2].
  • En allemand : Tintingen[1], Tüntingen (1940-44). En francique lorrain : Tënténgen et Tënténg.

Sobriquets[modifier | modifier le code]

Sobriquets anciens désignant les habitants de la commune:

  • Di Mannerer Pannelecker (les lécheurs de poêles de Manderen).
  • Di Tënténger Dëppegiisser (les étameurs de Tunting).

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie relevait d'abord des ducs de Lorraine, puis devint fief luxembourgeois sous Jean l'Aveugle en 1346.

Avant la Révolution française, Manderen était enclavé dans la Lorraine, près de la frontière de l'électorat de Trèves et appartenait aux Pays-Bas autrichiens comme dépendance du Luxembourg. Lorsque la France conquit les provinces autrichiennes et les réunit à son territoire en les divisant en départements, Manderen fut classé dans le département des Forêts. Lorsque ce département fut divisé en arrondissements et en cantons, ce village appartint au canton de Remich, dans l'arrondissement de Luxembourg, en vertu de l'arrêté consulaire du 15 ventôse an X[4].

Après la séparation des départements des Forêts et de la Sarre, Manderen se trouva enclavé dans le département de la Moselle, à une très faible distance de la ligne frontière établie par les traités de 1814 et de 1815. Le cours de la Moselle, à sa sortie de France, ayant formé la limite entre le nouveau royaume des Pays-Bas et le Grand-Duché du Bas-Rhin attribué à la Prusse, et Manderen se trouvant sur la rive droite du côté des possessions prussiennes, le cabinet de Berlin crut avoir des droits sur ce village et ne le céda définitivement à la France que par la Convention de limites du 23 octobre 1829[4].

Une ordonnance royale du 7 octobre 1830 fit de Manderen le chef-lieu d'une commune en lui donnant pour annexes les lieux de Tenting (Tunting) et Mensberg[4].
Mensberg fut annexe de Tunting de 1790 à 1830[1]. Ce qui explique le nom de Tenting-Mensberg qui fut porté par cette ancienne commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Manderen Blason De sable au lion d'argent ; au franc-canton du même à la croix de gueules[5].
Détails

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 1974 mars 1995 Lucien Mellinger    
mars 1995 mars 2008 Roland Nidercorn    
mars 2008   Régis Dorbach    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1806. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2015, la commune comptait 426 habitants[Note 1], en augmentation de 1,19 % par rapport à 2010 (Moselle : -0,06 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1806 1836 1841 1861 1866 1871 1875 1880 1885
385819865703712687697600600
1890 1895 1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936
570522473466502463456462449
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
388376371368358355376383403
2007 2012 2015 - - - - - -
406423426------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Malbrouck.
Chapelle Saint-Nicolas à Tunting.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Etienne, remplace une église existant en 1618 ; la nef et le chœur auraient été reconstruits vers 1776 ; la tour clocher est datée 1894 ; autel à retable 1725, Vierge à l'Enfant XVe siècle
  • Chapelle Saint-Nicolas à Tunting, reconstruite sur l'emplacement d'une précédente après 1817 ; porte d'entrée 2e moitié XXe siècle

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Edouard Marc Kayser (lb), Manderen, ancienne enclave luxembourgeoise en Lorraine, et le château de Meinsberg, in récré (revue culturelle de l'APESS / Association des professeurs de l'enseignement secondaire et supérieur, Luxembourg), no 8, 1992, pp. 213-229 (ill., bibliogr.).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  2. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Administration générale des postes, Dictionnaire des postes aux lettres, contenant, dans un ordre alphabétique général, les noms des villes, communes et principaux lieux habités de la France, Paris, Imprimerie Royale, 1845.
  4. a, b et c Le Territoire du département de la Moselle. Histoire et statistique - Louis Emmanuel de CHASTELLUX (1860)
  5. http://www.genealogie-lorraine.fr/blasons/index.php?dept=57&blason=MANDEREN
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.