Angela Merkel

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Angela Merkel
Angela Merkel en mars 2016.
Angela Merkel en mars 2016.
Fonctions
Chancelière fédérale allemande
En fonction depuis le
(10 ans 5 mois et 7 jours)
Président fédéral Horst Köhler
Jens Böhrnsen (intérim)
Christian Wulff
Horst Seehofer (intérim)
Joachim Gauck
Gouvernement Merkel I, II, III
Législature 16e, 17e, 18e
Coalition CDU/CSU-SPD (2005-2009)
CDU/CSU-FDP (2009-2013)
CDU/CSU-SPD (2013-)
Prédécesseur Gerhard Schröder
Présidente fédérale de
l'Union chrétienne-démocrate
En fonction depuis le
(16 ans et 19 jours)
Élection
Réélection





Prédécesseur Wolfgang Schäuble
Secrétaire générale de
l'Union chrétienne-démocrate

(1 an 5 mois et 3 jours)
Président Wolfgang Schäuble
Prédécesseur Peter Hintze
Successeur Ruprecht Polenz (en)
Ministre fédéral de l'Environnement, de la Protection de la Nature et de
la Sécurité nucléaire

(3 ans 11 mois et 10 jours)
Chancelier Helmut Kohl
Gouvernement Kohl V
Prédécesseur Klaus Töpfer
Successeur Jürgen Trittin
Ministre fédéral des Femmes et
de la Jeunesse

(3 ans 9 mois et 30 jours)
Chancelier Helmut Kohl
Gouvernement Kohl IV
Prédécesseur Ursula Lehr
Successeur Claudia Nolte
Vice-présidente fédérale
de l'Union chrétienne-démocrate

(8 ans et 12 jours)
Président Helmut Kohl
Biographie
Nom de naissance Angela Dorothea Kasner
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Hambourg (RFA)
Nationalité Allemande
Parti politique CDU
Conjoint Ulrich Merkel (1977-1982)
Joachim Sauer (depuis 1998)
Diplômée de Université de Leipzig
Profession Physicienne
Religion Protestantisme
Résidence Kanzleramt, Berlin

Signature de Angela Merkel

Angela Merkel
Chanceliers fédéraux d'Allemagne

Angela Dorothea Merkel (API : /ˈaŋɡela (aussi: aŋˈɡeːla) doʀoˈteːa ˈmɛʁkl̩/), née Kasner, le à Hambourg, est une femme d'État allemande, chancelière fédérale depuis 2005.

Physicienne de formation, membre de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), elle assume la charge de ministre fédéral des Femmes et de la Jeunesse au sein du cabinet Kohl IV, de 1991 à 1994, avant de se voir confier, le ministère fédéral de l'Environnement, de la Protection de la Nature et de la Sécurité nucléaire du cabinet Kohl V, jusqu'en 1998. Angela Merkel devient, en 2000, la première femme présidente de la CDU.

Le , après la victoire relative de la droite aux élections fédérales, elle est élue chancelière de la République fédérale d'Allemagne par les membres du Bundestag, prenant la tête d'une « grande coalition » alliant la CDU et le Parti social-démocrate (SPD). Elle est reconduite dans ses fonctions à la suite des élections de 2009, et forme un gouvernement de coalition CDU-FDP. Son parti remporte les élections de 2013, ce qui lui permet d'être réélue pour un troisième mandat et de former un nouveau gouvernement de coalition CDU-SPD. À partir de 2015, lors de la crise migratoire en Europe, elle connaît une chute de popularité et doit faire face à des critiques de dirigeants d'autres États européens et de son propre camp politique en raison de sa politique d'ouverture des frontières.

Elle a été désignée femme la plus puissante du monde par le magazine Forbes à neuf reprises depuis 2006. Elle est aussi largement perçue comme la personnalité politique la plus importante et la plus puissante de l'Union européenne[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales (1954–1960)[modifier | modifier le code]

Angela Merkel est la fille de Horst Kasner (1926–2011), pasteur, et de Herlind Jentzsch (née en 1928), professeur d'anglais et de latin[2]. Elle a un frère et une sœur, Marcus et Irena. Son père avait étudié la théologie à Heidelberg et à Hambourg ; sa mère a enseigné le latin et l'anglais.

À l'automne 1954, la famille quitte Hambourg pour la République démocratique allemande (RDA), car le premier poste de pasteur de Horst Kasner se situe à Quitzow, un petit village près de Perleberg dépendant de l'Église évangélique régionale. En 1957, Horst Kasner part pour Templin dans le Brandebourg pour se consacrer à la fondation d'un centre pastoral de formation continue. La même année naît Marcus, le frère d'Angela, puis, sept ans plus tard, sa sœur Irene voit le jour. Enfant, Angela ne va pas à la crèche car sa mère Herlind, qui n'a pas réussi à intégrer le système scolaire de la RDA, est femme au foyer.

La religion étant considérée comme le « premier ennemi » de l'État socialiste et du fait de la profession d'Horst Kasner, la famille est d'abord étroitement surveillée. Cependant, devenu proche du régime, il est surnommé « Kasner le Rouge » et jouit de certains privilèges, dont une voiture de fonction et une ligne téléphonique. Le père est ainsi autorisé à se rendre plusieurs fois en Allemagne de l'Ouest et en ramène des livres interdits en RDA. Chose atypique, la jeune Angela porte des jeans importés, chose rare en Allemagne de l'Est et regarde dès sa jeunesse des émissions politiques captées de l'Ouest[2].

Scolarité et études (1961–1978)[modifier | modifier le code]

Angela suit sa scolarité à l'école polytechnique de Templin (une école-collège-lycée de la RDA) à partir de 1961. Ses enseignants la décrivent comme une élève réservée et bien intégrée. Elle obtient d'excellents résultats scolaires, notamment en mathématiques et en langues étrangères (elle parle aujourd'hui couramment l'anglais[3] et un peu le russe[4]). Jeune fille, elle participe en 1969 à la Jugendweihe (une célébration du passage de l'âge jeune à l'âge adulte célébrée vers l'âge de 14 ans, particulièrement promue en RDA, notamment pour lutter contre l'influence de l'Église, chose assez mal perçue pour les fidèles mais qu'Angela Kasner effectue pour être intégrée socialement[5]). Elle passe sa confirmation en 1967[6] en l'Ėglise évangélique de Templin. Pendant son enfance et sa jeunesse, elle est membre de l'organisation des pionniers Ernst Thälmann (un mouvement de jeunesse officiel pour les enfants entre 6 et 14 ans en RDA) puis de la Jeunesse libre allemande (autre mouvement de jeunesse officiel pour adolescents entre 14 et 25 ans en RDA).

Angela Merkel obtient en 1973 son baccalauréat (Abitur) au lycée de Templin (Erweiterte Oberschule Templin) avec la note maximale de 1 (note qui dans le système allemand signifie sehr gut, soit « très bien »[7]). Elle risque cependant d'être refusée à l'université pour avoir lu un poème contestataire de Christian Morgenstern, écrivain considéré comme « bourgeois » par le régime, au lieu d'effectuer un exposé à la gloire du Vietcong comme prévu, puis d'avoir chanté avec ses camarades L'Internationale en anglais ; cet incident la convainquit de garder ensuite ses opinions pour elle durant ses études[8]. Angela Kasner souhaite au départ devenir professeur en langue russe et en physique, mais cela lui est impossible en RDA en raison de son appartenance religieuse. Au terme de sa scolarité, elle choisit de suivre des études de physique à l'université Karl-Marx de Leipzig qu'elle poursuivra jusqu'en 1978. En juin 1978, elle passe avec succès son examen de fin d'études universitaires (Diplomarbeit) en physique (intitulé : « Influence de la corrélation spatiale sur la vitesse de réaction dans les réactions élémentaires bimoléculaires en milieu dense ») noté « très bien » par le jury. Son travail de thèse est un apport au thème de recherche « Physique statistique et chimique des processus de recherche sur isotopes et rayonnements » dans le projet chimie physique et statistique de l'Institut central de recherche sur les isotopes et les rayonnements de l'Académie des sciences.

Chercheuse à l'Académie des sciences de la RDA (1978–1989)[modifier | modifier le code]

Après ses études, elle part pour Berlin avec son époux. Elle est admise comme collaboratrice à l'Institut central de chimie-physique de l'Académie des sciences de Berlin-Est. Sous la direction de Lutz Zülicke, elle prépare sa thèse de doctorat (intitulée « Étude du mécanisme des réactions de décomposition avec rupture de la liaison simple et le calcul de leurs constantes de vitesse sur la base de la chimie quantique et des méthodes statistiques ») en chimie quantique, qu'elle soutient en 1986. Elle obtient la mention « très bien » (magna cum laude). Pour pouvoir obtenir le grade universitaire de Docteur en Sciences de la nature (Dr rer. nat. : Doctor rerum naturalium), il était obligatoire en RDA de joindre à la thèse de doctorat un travail écrit prouvant que les connaissances en marxisme-léninisme du postulant avaient été approfondies durant ses études. Elle rédige un texte intitulé : Qu'est-ce que le mode de vie socialiste ? qui reçoit la mention « correct » (rite). Durant cette période, elle n'est pas membre du SED ni d'aucun autre parti affilié, et elle ne montre pas non plus d'activité dans l'opposition civile ou religieuse. Pour la journaliste spécialiste de l'Allemagne Odile Benyahia-Kouider, elle a choisi des études scientifiques « pour limiter les contentieux idéologiques avec le régime »[9].

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 1977, Angela Merkel épouse le physicien Ulrich Merkel. Ils habitent alors dans un appartement à Berlin-Est. Après son divorce en 1982[6], elle décide de conserver le nom de Merkel. Elle se remarie le avec le professeur de chimie Joachim Sauer. Elle n'a pas d'enfant[10],[11]. Le couple réside au numéro 6 du Kupfergraben[12] (52° 31′ 13″ N 13° 23′ 43″ E / 52.520249, 13.3952361 ; le canal qui borde l'ouest de l'île aux Musées), face au musée de Pergame, à Berlin.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

D'une ascension fulgurante aux responsabilités ministérielles (1989–1998)[modifier | modifier le code]

Lothar de Maizière et Angela Merkel, en août 1990.

Comme la plupart des élèves de la RDA, Angela Merkel participe à la Jeunesse libre allemande ([Freie Deutsche Jugend). Elle déclarera en 2010 qu'elle y a adhéré car la FDJ offrait la possibilité de s'investir dans des activités de loisirs pour la jeunesse[13]. Par la suite, elle devient secrétaire du département pour l'agitation et la propagande à l'Académie des sciences[réf. nécessaire]. Angela Merkel ne collabore au mouvement Demokratischer Aufbruch que fin décembre 1989. Auparavant, elle n'appartenait à aucun des mouvements d'opposition, même si, en 1978, elle avait refusé une offre pour travailler au ministère de la Sécurité d'État (la Stasi). Dans son dossier de la Stasi, police politique de la RDA, sont mentionnées ses positions contre la RDA et le communisme (« diversions politico-idéologiques »), et son appui au syndicat polonais Solidarność[8]. Son biographe, Gerd Langguth, indique[9] que beaucoup de ses amis et de ses connaissances des années 1970 et 1980 ont montré leur irritation lorsqu'elle a finalement rejoint la CDU, alors que certains d'entre eux s'attendaient à voir en elle des conceptions plus proches de celles des Verts. En décembre 1989, cependant, la question de l'orientation politique future de Demokratischer Aufbruch n'est nullement tranchée. Angela Merkel travaille au siège, à Berlin-Est, où elle élabore les tracts et a une fonction proche de celle d'attachée de presse.

Au début de l'année 1990, les politiciens d'Allemagne de l'Ouest participent à la première élection démocratique de la Chambre du peuple, qui a lieu le 18 mars 1990. En tant que secrétaire général de la CDU, Volker Rühe crée le 5 février 1990 l'Alliance électorale pour l'Allemagne (Wahlbündnis Allianz für Deutschland). Demokratischer Aufbruch, mouvement citoyen qui vient d'être fondé, occupe alors une position clé : Helmut Kohl, président de la CDU et chancelier fédéral, ne veut pas limiter le bloc qu'il entend constituer à la CDU de l'Allemagne de l'Est et à la DSU, proche de la CSU bavaroise. En février 1990, Angela Merkel est autorisée par l'Académie des sciences à entrer dans la compétition électorale pour le bureau politique de Demokratischer Aufbruch. Quelques jours avant l'élection, la collaboration de son président Wolfgang Schnur avec la Stasi est établie. Il incombe alors à Angela Merkel de diriger la conférence de presse au cours de laquelle les dirigeants expriment leur consternation au sujet de ce qu'ils viennent d'apprendre.

Après la dernière élection à la Chambre du peuple de la RDA, en 1990, Angela Merkel devient porte-parole adjointe du dernier gouvernement de la RDA, dirigé par Lothar de Maizière. En août, du fait de la fusion de DA avec la CDU, elle devient membre de la formation chrétienne-démocrate de RDA. En décembre, elle est élue en mandat direct au Bundestag, dans la circonscription 267. Dans le cabinet Kohl IV, elle est nommée ministre fédéral des Femmes et de la Jeunesse. Elle est ensuite élue présidente de la CDU du Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale de à . Après la réunification, sa mère milite au SPD et son frère chez les Verts[9]. Le , elle succède à Klaus Töpfer au ministère fédéral de l'Environnement, de la Protection de la nature et de la Sécurité nucléaire. À la tête de ce ministère, elle organise à Berlin, en 1995, la première conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques[14]. Elle dénonce également les manifestations gênant les transports des conteneurs de matière radioactive Castor. Les demandes de démission provenant de l'opposition, en particulier des Verts, n'auront pas de conséquences sur sa position. Après la défaite électorale de 1998, elle cède son poste au vert Jürgen Trittin.

Première femme dirigeante de la CDU (depuis 1998)[modifier | modifier le code]

Secrétaire générale[modifier | modifier le code]

Angela Merkel, alors présidente de la CDU, en février 2005.

Moins de deux semaines plus tard, le , Wolfgang Schäuble propose sa candidature au poste de secrétaire général de la CDU lors du congrès fédéral de Bonn. Elle recueille 874 voix favorables contre 68, soit une écrasante majorité de 92,8 % des suffrages exprimés. Si le parti a déjà compté plusieurs vice-présidentes, y compris Angela Merkel elle-même, c'est la première fois qu'une femme atteint un tel niveau de responsabilité dans l'appareil chrétien-démocrate.

Présidence[modifier | modifier le code]

Le 10 avril 2000, au congrès d'Essen, Angela Merkel est élue pour la succession de Wolfgang Schäuble à la présidence de la CDU avec près de 96 % des voix. Durant l’affaire du financement du parti dans laquelle Helmut Kohl est compromis, Angela Merkel se détourne de celui-ci. Elle exige du parti qu'il entame un nouveau départ sans Helmut Kohl. Le , alors chef du parti, elle écarte toutefois l'option d'une plainte contre Helmut Kohl, contre-productive pour l'image du parti. Au congrès de Düsseldorf, le , elle est réélue avec le résultat le plus bas qui ait été obtenu dans un vote pour ce poste dans le parti : 88,4 %. Son pouvoir est confirmé, après avoir dû laisser sa place pour la candidature à l'élection à la Chancellerie de 2002 à Edmund Stoiber (CSU), le ministre-président du Land de Bavière, lorsqu'elle est élue présidente du groupe parlementaire CDU/CSU au Bundestag, pour la succession de Friedrich Merz, avec 93,7 % des voix. Elle devient ainsi chef de l'opposition.

Au printemps 2003, Merkel s'oppose à la prise de position de son parti, sur la question de la troisième guerre du Golfe. Elle a en effet déclaré qu'il était irresponsable d'exclure « la force militaire en tant que dernier moyen catégorique. Elle est et restera un dernier moyen dans tout conflit, donc dans celui-là aussi ». Pour soutenir l'attitude des États-Unis, elle y prévoit un voyage qu'elle annule en raison des élections anticipées de 2005. En février 2004, elle effectue un séjour de trois jours en Turquie, afin de promouvoir le modèle de « partenariat privilégié » en tant qu'alternative à l'intégration complète à l'Union européenne. Merkel se prononce en faveur de l'élection de l'économiste Horst Köhler à la présidence fédérale au début de l'année 2004, à la suite d'une alliance CDU/CSU/FDP. Köhler est élu par l'Assemblée fédérale le 23 mai 2004 au château de Bellevue dès le premier tour de scrutin.

Durant sa présidence, elle intensifie les relations avec les autres partis de la droite européenne. Après les élections européennes de 2004, elle profite du poids de la CDU dans le Parti populaire européen (PPE) pour participer au choix du futur président de la Commission européenne. C'est une innovation car habituellement, c'était uniquement une prérogative des chefs de gouvernement en exercice. Ainsi, Gerhard Schröder et Jacques Chirac s'étaient mis d'accord sur le choix du Belge Guy Verhofstadt mais Angela Merkel réussit finalement à imposer le Portugais José Manuel Barroso, constituant pour elle une première grande victoire politique à l'échelle de l'Union européenne[15].

Le , elle est élue pour un huitième mandat à la tête de la CDU, avec 96,72 % des suffrages[16].

Chancellerie fédérale[modifier | modifier le code]

Premier mandat (2005–2009)[modifier | modifier le code]

Merkel reçoit Jaap de Hoop Scheffer, en 2006.
Angela Merkel, en 2008.

Angela Merkel est candidate à la chancellerie pour les élections au Bundestag du 18 septembre 2005. L'union CDU/CSU qu'elle conduit obtient 35,2 % des suffrages, devant le SPD à 34,2 %, mais loin derrière l'objectif de majorité absolue des sièges qu'elle s'était fixée. Angela Merkel est elle-même élue dans la circonscription no 15 de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale par 41,3 % des suffrages exprimés. Le 20 septembre, lors de la première réunion du groupe parlementaire de l'Union depuis le scrutin, elle est réélue présidente du groupe par 98,6 % des voix (219 voix sur 222). Cependant, la presse allemande affirme que Merkel est sous pression, et ce en raison du refus de Gerhard Schröder qu'elle devienne chancelière fédérale dans la grande coalition. Au Bundestag, le SPD dispose en effet de 222 sièges, seulement quatre de moins que le groupe CDU/CSU.

Le , après cinq semaines de difficiles négociations, le SPD et la CDU/CSU concluent un accord par lequel Angela Merkel est chancelière fédérale. Elle présente son gouvernement de coalition le 12 novembre, et est élue par le Bundestag le 22 novembre avec 397 voix sur 611 parlementaires, 202 contre et 12 abstentions. Angela Merkel est la première femme chancelière d'Allemagne ; à cinquante-et-un ans, elle est aussi la plus jeune personnalité politique de l'histoire allemande à occuper ce poste. Elle a obtenu le plus grand nombre de voix au Bundestag de toutes les élections à la Chancellerie, bien que Kurt Georg Kiesinger et surtout la grande coalition de 1966 aient constitué des majorités parlementaires plus larges. La grande coalition de 2005 représente 73 % des sièges, soit 443.

Selon le programme politique proposé lors de l'élection de 2005, Angela Merkel souhaite intensifier le cours des réformes engagées par Gerhard Schröder, en particulier dans le domaine du marché du travail. Quelques réformes de la coalition rouge-verte vont toutefois être annulées, comme la mesure Ich-AG qui subventionnait l'installation à son compte de personnes au chômage, mesure qui avait été violemment critiquée. Angela Merkel veut permettre l'embauche de travailleurs en dehors du cadre des conventions collectives. Avant même l'élection de 2005, elle a exprimé son intention de ne pas appliquer toutes les réformes fiscales radicales proposées par le professeur Paul Kirchhof. Cependant, elle propose une simplification du système fiscal, et une réduction des dépenses publiques. Par exemple, elle souhaite supprimer les réductions fiscales au travail de nuit et à la propriété privée. La CDU avait jusqu'à maintenant toujours refusé une telle mesure, quand la coalition rouge-verte était au pouvoir. Angela Merkel est également en faveur d'une prolongation de la période précédant l'arrêt de la production d'énergie nucléaire, mais elle s'oppose toutefois à la relance des programmes nucléaires civils. Sur le plan international, elle s'oppose à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, préférant un partenariat privilégié[17]. Merkel était également opposée à ce que le Kosovo devienne un État indépendant de la Serbie.

Angela Merkel effectue sa première visite diplomatique en France le , au lendemain de son investiture officielle, pour y rencontrer le président de la République Jacques Chirac et le Premier ministre Dominique de Villepin. Dans son discours, Jacques Chirac insiste sur l'importance de l'axe franco-allemand au sein de l'Union européenne. Angela Merkel accorde une importance particulière à ce premier voyage, afin de souligner son attachement à l'amitié avec la France, alors qu'elle songe à raffermir les liens de l'Allemagne avec l'Europe centrale et l'Europe de l'Ouest. Après son entretien avec Jacques Chirac, elle rencontre les dirigeants européens à Bruxelles, ainsi que le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer. Le 28 novembre, elle reçoit son premier invité, le président de la Namibie (ancienne colonie allemande), Hifikepunye Pohamba, qui visite Berlin pendant cinq jours. Dans son discours du 30 novembre, elle annonce son objectif de développer l'économie allemande et de réduire le chômage.

Dans le cadre d'une visite en Asie en août 2007, Angela Merkel se rend pour la seconde fois en Chine et pour la première fois au Japon. Le , à Pékin, la chancelière rencontre son homologue Wen Jiabao. À cette occasion, elle appelle la Chine à renforcer les relations commerciales sino-germaniques, mais aussi à respecter les règles du jeu international dans la lutte contre le réchauffement climatique. Le même jour, elle rencontre également le président Hu Jintao, et déclare après cette entrevue : « J'ai parlé des droits de l'Homme avec les dirigeants chinois. J'ai spécialement insisté sur le fait qu'avec les prochains Jeux olympiques, le monde regarderait la Chine de près[18]. ». Le 23 septembre 2007, elle reçoit le 14e Dalaï Lama en exil depuis 1959 ; elle est la première à le recevoir officiellement à la Chancellerie[19],[20]. En 2006, Angela Merkel devient la neuvième récipiendaire du Vision pour l'Europe Award[réf. nécessaire]. En avril 2007, elle signe en tant que présidente du Conseil de l'Union européenne l'accord visant à établir le Conseil économique transatlantique[21]. En 2008, elle reçoit le Prix International Charlemagne.

Deuxième mandat (2009–2013)[modifier | modifier le code]

Le président de la République française, Nicolas Sarkozy, et la chancelière fédérale Angela Merkel, le , à Munich.
Angela Merkel, en .

Durant son premier mandat, Angela Merkel jouit d'une cote de popularité de plus de 60 % d'opinions positives, un score sans précédent dans l'histoire allemande et unique pour un chef de gouvernement européen en fonction[22]. Le , la CDU/CSU remporte les élections législatives, avec 33,8 % des voix et 239 sièges. Le SPD, conduit par Frank-Walter Steinmeier, n'obtient que 23,0 % des voix et 146 élus, soit le pire score du parti depuis la création de la République fédérale. La « grande coalition » prend donc fin et cède la place à une « coalition noire-jaune » entre la CDU/CSU et les libéraux du FDP (14,6 % des voix)[23]. Angela Merkel est alors la première chancelière depuis Konrad Adenauer à avoir dirigé au moins deux coalitions différentes. Le président fédéral, Horst Köhler, démissionne le , un an après avoir été réélu, à la suite d'une polémique à propos d'une de ses déclarations sur la présence de l'armée allemande en Afghanistan. Le candidat de la coalition noire-jaune à l'élection présidentielle anticipée du 30 juin, Christian Wulff, ministre-président de Basse-Saxe, n'est élu qu'au troisième tour de scrutin, alors que le centre droit disposait d'une confortable majorité. Cette élection difficile face à Joachim Gauck est considérée comme un désaveu pour la chancelière. Fin 2010, des débats tels que le prolongement de la durée de fonctionnement des centrales nucléaires[24], ou encore l'immigration[25] divisent le Cabinet Merkel et la majorité. En , alors que le débat sur l'intégration des musulmans bat son plein depuis la sortie de l'ouvrage polémique de Thilo Sarrazin, elle déclare que « le modèle multiculturel allemand [Multikulti] a totalement échoué », reconnaissant toutefois l'importance de l'immigration pour l'économie allemande[26].

Le , Barack Obama, le président des États-Unis, lui décerne la médaille présidentielle de la Liberté, la plus haute décoration civile américaine, qui est attribuée « à des individus ayant contribué à la sécurité ou aux intérêts nationaux des États-Unis ». La cérémonie a lieu le [27]. Le magazine américain Forbes la place en tête de sa liste des femmes les plus puissantes du monde chaque année de 2006 à 2009 et de 2011 à 2015[28],[29] ; en 2010, elle est classée 4e. Par Forbes, elle est désignée deuxième personne la plus puissante du monde en 2012, derrière Barack Obama[30].

En , le président fédéral, Christian Wulff, démissionne. La chancelière prend la décision d'engager des pourparlers avec l'opposition de centre-gauche pour désigner un candidat de consensus à l'élection présidentielle anticipée. Le SPD, qui refuse l'éventuelle candidature d'une personnalité politiquement marquée, propose de nouveau la candidature de l'ancien pasteur est-allemand, ex-commissaire des Archives de la Stasi et militant des droits de l'Homme, Joachim Gauck, qui reçoit également le soutien des Verts, puis du FDP. La chancelière se range finalement derrière la candidature de celui qui, très populaire, s'est attiré le surnom de « président des cœurs » et qu'elle qualifie alors de « grand professeur de démocratie ». Le 18 mars, il est élu président fédéral par 88,5 % des suffrages exprimés lors de la session de l'Assemblée fédérale. Elle fait savoir, en , qu'elle compte être candidate à sa propre succession aux élections fédérales prévues en 2013[31]. Réélue présidente fédérale de la CDU pour la septième fois le , par 97,9 % des suffrages, sa cote de popularité atteint alors un niveau record de 81 % d'opinions favorables et les enquêtes d'opinion indiquent que les Allemands sont satisfaits de sa gestion de la crise en zone euro[32]. Souvent qualifiée de travailleuse, de rassurante et de pondérée, voire de discrète par nature[33],[34],[35], Angela Merkel reste très populaire auprès des Allemands, et cela de manière assez constante et inédite dans le pays pour un chef de gouvernement[36], alors même que son programme, son parti ou le travail des gouvernements successifs furent plus diversement appréciés[37].

À l'issue des deux premiers mandats d'Angela Merkel, l'Allemagne sort renforcée des deux crises économiques récemment traversées : la crise financière de 2009 et la crise de la zone euro, distançant ses partenaires européens. Le politologue Gero Neugebauer, de l'université libre de Berlin, note que « la chancelière a instauré le Kurzarbeit (un mécanisme de chômage partiel cofinancé par l'État fédéral), qui a permis d'éviter les vagues de licenciement massives, préservant l'emploi et permettant aux entreprises de redémarrer plus fort lorsque la tempête était passée. Le résultat est une économique florissante », tout en relevant que « les inégalités se sont creusées sous Merkel. Les disparités entre les plus riches et les plus pauvres sont plus profondes. Et bien que le niveau de l'emploi atteigne des records (le taux de chômage est au plus bas parmi les pays européens à 7,1 %), le noyau dur de chômage de longue durée ne se réduit pas »[38].

Troisième mandat (depuis 2013)[modifier | modifier le code]

Angela Merkel s'exprimant devant le Bundestag, le .
Angela Merkel, prononçant un discours dénonçant l'antisémitisme ()[39].

Lors des élections fédérales du 22 septembre 2013, à l'issue d'une campagne polarisée sur sa personnalité, la CDU/CSU remporte 41,5 % des suffrages, ce qui constitue son meilleur score depuis 1994. Avec 311 députés sur 631, elle rate la majorité absolue de seulement cinq sièges, mais ne peut compter sur le Parti libéral-démocrate (FDP) pour se maintenir au pouvoir, dans la mesure où les libéraux n'ont pas réussi à franchir les 5 % nécessaires pour siéger au Bundestag. Angela Merkel ouvre alors des discussions exploratoires avec le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD), qui a vu son score stagner avec 25,7 % des voix et 192 députés, et l'Alliance 90 / Les Verts, qui réalise une contre-performance en obtenant 8,4 % des suffrages exprimés et 63 sièges au Bundestag. Finalement, le 17 octobre, près d'un mois après le scrutin, chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates annoncent l'ouverture de négociations pour former une grande coalition[40]. Un accord est conclu le 27 novembre, prévoyant l'instauration d'un salaire minimum fédéral de 8,50 euros de l'heure d'ici à la fin de la législature, la possibilité de partir à la retraite à 63 ans pour les salariés ayant cotisé 45 ans, des investissements dans les infrastructures et un refus d'une quelconque hausse de la fiscalité[41]. Les militants sociaux-démocrates, appelés à se prononcer sur l'accord, une première en Allemagne, l'approuvent massivement, 76 % des votants se déclarant en sa faveur[42]. Sa coalition dispose alors d'une majorité de 504 sièges.

Elle est élue pour un troisième mandat de chancelière fédérale le 17 décembre, par 462 voix pour, 150 contre et 9 abstentions[43]. C'est la quatrième titulaire du poste de chancelier fédéral à entamer un troisième mandat, après Konrad Adenauer, Helmut Schmidt et Helmut Kohl, seulement la troisième à le faire après avoir enchaîné deux mandats complets consécutifs. Par ailleurs, c'est la première fois qu'un chancelier fédéral changeant de coalition gouvernementale, forme une coalition avec laquelle il a déjà gouverné. Dans son troisième cabinet, elle conserve des poids lourds de la CDU, comme Wolfgang Schäuble aux Finances et Ursula von der Leyen qui passe à la Défense, retrouve des anciens ministres sociaux-démocrates de son premier cabinet, Sigmar Gabriel à l'Économie et Frank-Walter Steinmeier aux Affaires étrangères, et accueille plusieurs représentants de la nouvelle génération, comme Manuela Schwesig à la Famille et Alexander Dobrindt aux Transports.

Elle incarne peu à peu l'hégémonie allemande sur l'Europe, même si ce rôle de leader est caractérisé par certains spécialistes comme une « hégémonie à contrecœur »[44],[45],[46]. Elle joue un rôle extérieur très actif dans la Guerre est-ukrainienne signant le 12 février 2015 à Minsk, avec François Hollande, Petro Porochenko et Vladimir Poutine, un nouvel accord de cessez-le-feu prévoyant l'arrêt des combats et la reconnaissance par Kiev d'un statut particulier au Donbass.

Elle tient également un rôle déterminant dans la résolution de la de crise de la dette publique grecque se montrant sévère avec la Grèce et brandissant la menace d'une sortie du pays de la zone euro, pour obtenir du gouvernement grec d'accepter de nouvelles et sévères mesures d'austérité[47], ce qui vaut à l'Allemagne d'abimer son image européenne à l'étranger[48]. En 2015, elle est choisie par le Time Magazine comme « personnalité de l'année ».

En 2015, confrontée à la question de la crise migratoire en Europe, elle affirme que l'Allemagne doit être un pays d'accueil et prend le parti des réfugiés en opposition aux manifestations contre l'installation de migrants[49]. Elle annonce néanmoins souhaiter promouvoir un accord sur une répartition « contraignante » des migrants dans les différents pays de l'Union européenne, proposition qui butte sur le refus de quatre pays d'Europe centrale et du Danemark[50]. Devant l'afflux des migrants, cette politique est sévèrement critiquée par ses partenaires politiques de la CSU[51]. Le 13 septembre 2015, son gouvernement prend la décision de rétablir les contrôles à sa frontière avec l'Autriche[52], qu'il avait fait fermer provisoirement pour contenir l'arrivée de nouveaux migrants. La ville de Munich, principal point d'accueil, est saturée, et les autorités réquisitionnent des trains pour répartir les immigrés au niveau fédéral. Alors que l'inquiètude des Allemands augmente, sa côte de popularité de la chancelière connaît une baisse importante[53].

Devant répondre dès les premiers jours de 2016 aux protestations publiques engendrées par une vague d'une ampleur jusqu'ici inconnue d'agressions sexuelles lors du Nouvel An commises par des immigrants ou des réfugiés, Angela Merkel est contrainte d'annoncer un durcissement de sa politique d'accueil[54]. Une grande partie de la presse internationale s'exprime alors de manière sceptique ou critique vis-à-vis de sa politique migratoire, The Sunday Times invoquant la « naïvité » de la chancelière[55] et un éditorial du New York Times l'enjoignant de démissionner[56]. Marquée par les événements du Nouvel An, pour la première fois en janvier 2016, une majorité (56 %) de sondés pense que la politique de Merkel est « plutôt mauvaise »[57]. En avril 2016, c'est l'ancien chancelier Helmut Kohl qui exprime son désaccord avec la politique d'ouverture des frontières de Merkel et son soutien envers la politique opposée menée par Viktor Orbán[58],[59],[60].

En mars 2016, les élections locales sont marquées par la forte poussée du parti anti-migrants l'Alternative pour l'Allemagne (AFD), qui obtient jusqu'à 24 % en Saxe-Anhalt, tandis que la CDU enregistre des pertes significatives[61]. Après l'autorisation du gouvernement fédéral de laisser le pouvoir judiciaire faire suivre une plainte du président turc, Recep Tayyip Erdoğan, contre le satiriste Jan Böhmermann, la satisfaction des personnes interrogées vis-à-vis du travail de la chancelière tombe au plus bas de la législature avec 45 %[62]. À la fin du mois d', elle accepte les conditions du président turc pour obtenir le droit des Turcs à circuler dans l'UE sans visa et pour relancer les négociations d'adhésion de son pays ; le président du Conseil européen, Donald Tusk, présent à ses côtés, salue la Turquie pour son traitement des réfugiés alors que plusieurs ONG le contestent[63].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Publications scientifiques[modifier | modifier le code]

  • « Berechnung von Hochdruck-Geschwindigkeitskonstanten für Zerfalls- und Rekombinationsreaktionen einfacher Kohlenwasserstoffmoleküle und -radikale » (« Calcul des constantes de vitesse en haute pression dans les réactions de séparation et de recombinaison des radicaux et des molécules simples d'hydrocarbures »), Angela Merkel, Ilka Böger, Hans Joachim Spangenberg, Lutz Zülicke, dans Zeitschrift für Physikalische Chemie, 1982, 263 (3), p. 449-460
  • « Berechnung von Geschwindigkeitskonstanten für den C-H-Bindungsbruch im Methylradikal » (« Calcul des constantes de vitesse pour la cassure des couples carbone-hydrogène dans les méthyles »), Angela Merkel, Lutz Zülicke, dans Zeitschrift für Physikalische Chemie, 1985, 266 (2), p. 353-361
  • « Nonempirical parameter estimate for the statistical adiabatic theory of unimolecular fragmentation carbon-hydrogen bond breaking in methyl », Angela Merkel, Lutz Zülicke, dans Molecular Physics, 1987, 60(6), p. 1379-1393
  • « Evaluation of the rate constant for the SN2 reaction fluoromethane + hydride: methane + fluoride in the gas phase », Angela Merkel, Zdenek Havlas, Rudolf Zahradník, dans Journal of American Chemical Society, 1988, 110(25), p. 8355-8359

Écrits politiques[modifier | modifier le code]

  • Der Preis des Überlebens. Gedanken und Gespräche über zukünftige Aufgaben der Umweltpolitik (« Le Coût de la survie. Pensées et discussions quant aux devoirs futurs en matière de politique environnementale ») (pas de publication en français). Stuttgart 1997 (ISBN 3-421-05113-5)
  • Europa und die deutsche Einheit. Zehn Jahre Wiedervereinigung: Bilanz und Ausblick (« L'Europe et l'unité allemande. Dix ans après la réunification : Bilan et perspectives ») (pas de publication en français) Freiburg i.B. 2000 (ISBN 3-451-20140-2)
  • À ma façon : entretiens avec Hugo Müller-Vogg (titre original : Mein Weg), traduit de l'allemand par Véronique Médard, Paris, L'Archipel, 2006 (ISBN 2-84187-800-7)

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Forbes - The World's Most Powerful People, consulté le 16 décembre 2014
  2. a et b Odile Benyahia-Kouider, L’Allemagne paiera, éditions Fayard, 2013, page 41.
  3. (fr) « Angela Merkel, femme politique allemande », sur Evene.fr (consulté le 20 décembre 2013).
  4. (ru) « Ангела Меркель, Биография », sur peoples.ru (consulté le 2 décembre 2010).
  5. Odile Benyahia-Kouider, L’Allemagne paiera, éditions Fayard, 2013, page 43.
  6. a et b (de) « Biographie », sur Haus der Geschichte (consulté le 2 décembre 2010).
  7. (fr) « l'usage : les notes d’écoles », sur www.arte.tv/fr,‎ (consulté le 7 septembre 2008).
  8. a et b Odile Benyahia-Kouider, L’Allemagne paiera, éditions Fayard, 2013, page 44.
  9. a, b et c Odile Benyahia-Kouider, L’Allemagne paiera, éditions Fayard, 2013, page 37.
  10. http://www.lefigaro.fr/international/2013/04/02/01003-20130402ARTFIG00130-angela-merkel-en-vacances-sans-chichis.php
  11. http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20141218.OBS8284/10-choses-a-savoir-sur-angela-merkel.html
  12. « Hier wohnt die Kanzlerin » dans le magazine Stern du 22 décembre 2005.
  13. (de) « Article sur la vie en RDA d'Angela Merkel », sur www.focus.de (consulté le 2 décembre 2010).
  14. Odile Benyahia-Kouider, L’Allemagne paiera, éditions Fayard, 2013, page 45.
  15. Odile Benyahia-Kouider, L’Allemagne paiera, éditions Fayard, 2013, page 47.
  16. « Angela Merkel réélue pour la 8e fois à la tête de la CDU », sur france24.com,‎ (consulté le 10 décembre 2014)
  17. (fr) « En visite à Ankara, Merkel s'oppose à l'adhésion entière de la Turquie à l'UE », sur France24,‎ (consulté le 4 juin 2014).
  18. (fr) « La chancelière allemande enjoint la Chine de "respecter les règles du jeu" », sur Yahoo! (consulté le 12 décembre 2013).
  19. « Tibet : le Dalaï Lama sera reçu à la Chancellerie fédérale d'Allemagne à Berlin », sur agoravox.fr,‎
  20. Nathalie Wendt, « Merkel reçoit le Dalaï Lama », sur www.rfi.fr,‎
  21. (fr) « Création d’un Conseil économique transatlantique », Radio France internationale,‎ .
  22. (fr) « Allemagne - La popularité d’Angela Merkel à l’épreuve des urnes aujourd’hui », sur L'Alsace-Le Pays,‎ (consulté le 27 septembre 2009).
  23. (fr) « Merkel, réélue, s'allie avec les libéraux », sur France 2,‎ (consulté le 28 septembre 2009).
  24. (fr) « En Allemagne, le prolongement descentrales nucléaires divise la coalition », sur Le Monde,‎ (consulté le 10 décembre 2010).
  25. (fr) « Le débat sur l'immigration divise le gouvernement Merkel », sur L'Express (consulté le 10 décembre 2013).
  26. (fr) « Selon Merkel, le modèle multiculturel en Allemagne a totalement échoué », sur Le Monde,‎ (consulté le 10 octobre 2010).
  27. Obama et Merkel affichent leur bonne entente malgré des divergences, Le Parisien.fr, 7 juin 2011
  28. (fr) « Angela Merkel garde sa couronne de femme la plus puissante de la planète », dépêche AFP, 20 août 2009
  29. « Angela Merkel reste la femme la plus puissante du monde, selon Forbes », Europe 1,‎ (consulté le 31 mai 2015)
  30. (en) « The second most powerful person in the world also happens to be the most powerful woman: Angela Merkel, the chancellor of Germany », sur Forbes (consulté le 4 juin 2014)
  31. (fr) « Angela Merkel candidate en 2013 », sur Le Figaro,‎ (consulté le 9 juillet 2011).
  32. (fr) « Rexcord de popularité pour Merkel avec 81% d'opinions favorables », sur Le Monde (consulté le 9 novembre 2013).
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  35. (fr) Nathalie Versieux, « Angela Merkel, tête d’affiche électorale », sur liberation.fr,‎ .
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  47. Le Grexit, un "échec de la politique" d'Angela Merkel, lepoint.fr, 8 juillet 2015.
  48. Nathalie Versieux, « Angela Merkel face au dépit populaire », liberation.fr,‎ (consulté le 15 juillet 2015).
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  50. Réfugiés : quatre pays de l'Est refusent officiellement les quotas voulus par l’Union européenne, lavoixdunord.fr, 11/09/2015.
  51. En Bavière, la CSU se désolidarise d’Angela Merkel, lemonde.fr, 12.09.2015.
  52. Migrants : Berlin rétablit sa frontière avec l'Autriche, lefigaro.fr, 13/09/2015.
  53. Crise des migrants : 51% des Allemands inquiets, la cote de Merkel de la en chute libre, boursorama.com, 2 octobre 2015.
  54. (en) Now migrant gang assault women at Munich nightclub: Merkel forced to act as thousands protest on streets, dailymail.co.uk, 9 janvier 2016.
  55. Internationale Presse zu Köln: "Es war immer klar, dass Merkel naiv war", huffingtonpost.de, 11 janvier 2016.
  56. Germany on the brink, nytimes.com, 9 janvier 2016.
  57. (de) Erstmals Mehrheit gegen Flüchtlingspolitik von Angela Merkel, tagesspiegel.de, 15 janvier 2016.
  58. (de) Kohl gegen Merkel, zeit.de, 16 avril 2016
  59. (en)Helmut Kohl: Europe can't be home to millions of refugees, dw.com, 16 avril 2016
  60. (de)Für Merkels Flüchtlingspolitik findet Kohl deutliche Worte, welt.de, 16 avril 2016
  61. http://www.lesechos.fr/monde/europe/021763285678-merkel-fragilisee-apres-le-succes-electoral-du-parti-populiste-afd-1206575.php
  62. (de)Merkels Beliebtheit sinkt nach Böhmermann-Entscheidung, zeit.de, 17 avril 2016
  63. « Réfugiés: Angela Merkel se couche-t-elle devant la Turquie ? », sur BFM TV.com,‎
  64. [url=http://www.iccrindia.net/jnawardlist.html]
  65. « Russell among 15 Presidential Medal of Freedom honorees », NBA,‎ (consulté le 18 avril 2011)
  66. The medal is presented to people who have made an especially meritorious contribution to the security or national interests of the United States, world peace, or cultural or other significant public or private endeavors
  67. « Executive Order 11085 », Wikisource (consulté le 1er avril 2011) : « The Medal may be awarded by the President as provided in this order to any person who has made an especially meritorious contribution to (1), the security or national interests of the United States, or (2) world peace, or (3) cultural or other significant public or private endeavors. »

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

En allemand
  • Stefan Kornelius, Angela Merkel : Die Kanzlerin und ihre Welt, Hambourg, Hoffmann und Campe,‎ (ISBN 978-3-455-50291-6).
En français
  • Florence Autret, Angela Merkel : une Allemande (presque) comme les autres, Paris, Tallandier, coll. « Biographie »,‎ , 315 p. (ISBN 979-10-210-0097-1).
  • Odile Benyahia-Kouider, L'Allemagne paiera : voyage au pays d'Angela, Paris, Fayard, coll. « Documents »,‎ , 268 p. (ISBN 978-2-213-67760-6).
  • Baudouin Bollaert, Angela Merkel : portrait, Monaco, éd. du Rocher, coll. « Documents »,‎ , 303 p. (ISBN 2-268-06029-2).
  • Angela Merkel et Hugo Müller-Vogg (trad. Véronique Médard), À ma façon : entretiens avec Hugo Müller-Vogg, Paris, Archipel,‎ , 255 p. (ISBN 2-84187-800-7).
  • Jean-Paul Picaper, Angela Merkel : la femme la plus puissante du monde, Paris, J.-C. Gawsewitch éditeur, coll. « Coup de gueule »,‎ , 381 p. (ISBN 978-2-35013-234-1).
  • Jean-Paul Picaper, Angela Merkel, une chancelière à Berlin : la première femme à gouverner l'Allemagne, Paris, J.-C. Gawsewitch éditeur,‎ , 285 p. (ISBN 2-35013-046-0).
  • Volker Resing (trad. Antoine Doriath), Angela Merkel : une femme de conviction, Paris, Empreinte temps présent,‎ , 205 p. (ISBN 978-2-35614-031-9).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]