Parti socialiste unifié d'Allemagne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Parti socialiste unifié et Parti communiste en Allemagne.
Parti socialiste unifié
(de) Sozialistische Einheitspartei Deutschlands
Image illustrative de l'article Parti socialiste unifié d'Allemagne
Logo officiel
Présentation
Secrétaire général Wilhelm Pieck & Otto Grotewohl (1946-1950)
Walter Ulbricht (1950-1971)
Erich Honecker (1971-1989)
Egon Krenz (1989)
Fondation (fusion du SPD et du KPD)
Disparition (devient le PDS)
Journal Neues Deutschland
Organisation de jeunesse Jeunesse libre allemande
Idéologie Communisme, Marxisme-léninisme
Affiliation internationale Kominform (1946-1956)
Coalition Front national de la République démocratique allemande
Adhérents 2 260 979 (1989)[1]
Couleurs Rouge

Le Parti socialiste unifié d’Allemagne (en allemand : Sozialistische Einheitspartei Deutschlands, SED) était le parti communiste au pouvoir sous la République démocratique allemande (RDA).

Historique[modifier | modifier le code]

Une affiche du SED de 1950.

En avril 1946, les Soviétiques obligent les membres du Parti social-démocrate (SPD) et du Parti communiste (KPD) en activité dans leur zone d'occupation à fusionner au sein d'un seul et unique parti marxiste-léniniste (dans les zones occidentales d'occupation, les instances de ces mêmes partis en activité n'étaient donc pas concernées par cette fusion) : le SED est alors fondé, son organisation étant calquée sur celle du Parti communiste de l'Union soviétique[2],[3], la propagande montre cette fusion comme une fusion volontaire. Le communiste Wilhelm Pieck et le social-démocrate Otto Grotewohl en furent conjointement les premiers leaders. Malgré une épuration assez poussée, notamment dans l'administration, l'historien Jan Foitzik affirme qu'en 1954, le parti aurait compté 27% d'anciens militants du parti nazi[4]. Cela peut s'expliquer par le fait qu'ils soient tous deux des partis de masse (8,5 millions d'adhérents au NSDAP en 1945; 2,3 millions pour le SED en 1989). Par ailleurs, les anciens adhérents du parti nazi qui n'avaient pas été impliqués dans la politique de répression du régime, se sont plutôt retrouvés dans la petite formation nationale-démocratique du NDPD.[réf. nécessaire]

Le SED forme également la principale organisation du Front national de la République démocratique allemande (anciennement Bloc antifasciste puis Front national de l'Allemagne démocratique), entité regroupant tous les partis politiques et organisations de masse du pays.

Le SED perd progressivement le pouvoir en RDA entre la chute du mur de Berlin en novembre 1989 et les élections législatives de mars 1990 qui donnent la victoire à la CDU. La prédominance du SED sur les autres partis, inscrite dans la constitution de 1968, est caduque à partir du (le 3 décembre suivant, l’ensemble du Comité central démissionne).

Après la disparition de la RDA, le SED est renommé Parti du socialisme démocratique (PDS) en 1990, et entame une nouvelle ère sous l'impulsion de l'avocat Gregor Gysi, poursuivant ses activités après la Réunification allemande en se positionnant à gauche du SPD. Les communistes « orthodoxes » refusant cette évolution réformatrice reconstituent pour leur part un nouveau KPD, auquel adhère notamment l'ancien dirigeant de la RDA, Erich Honecker : cette formation n'obtient que 0.1% des voix lors des premières et dernières élections libres est-allemandes, et demeure ensuite groupusculaire.

Lors des élections fédérales allemandes de 2005, le PDS forme une alliance avec l’Alternative électorale travail et justice sociale (WASG) d'Oskar Lafontaine, originaire d’Allemagne de l'Ouest, et prend alors le nom Linkspartei (« le Parti de la gauche »). Il fusionne avec la WASG en 2007 pour former le nouveau parti Die Linke (« La Gauche »).

Liste des dirigeants[modifier | modifier le code]

Le premier secrétaire (1953-1976) ou secrétaire général (1950-1953 et 1976-1989) du comité central du SED était le véritable détenteur du pouvoir en RDA :

Personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Dirk Jurich, Staatssozialismus und gesellschaftliche Differenzierung: eine empirische Studie, p.31. LIT Verlag Münster, 2006, ISBN 3825898938
  2. Heinrich August Winkler, Histoire de l’Allemagne, XIXe- XXe siècle. Le long chemin vers l’Occident, Fayard, (ISBN 2213624437), p. 571
  3. L’histoire de l’Allemagne contemporaine, tome 2, Gilbert Badia (dir.), Messidor - Éditions sociales, 1987
  4. « Des nazis chez les communistes de la RDA », sur Europe 1,‎ (consulté le 2 décembre 2014).

Articles connexes[modifier | modifier le code]