National Basketball Association

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National Basketball Association
Description de l'image NBA Logo.svg.
Généralités
Sport Basket-ballVoir et modifier les données sur Wikidata
Création 1946
Organisateur(s) NBA
Éditions 68
Catégorie Ligue majeure
Périodicité Annuelle
Nations Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
Participants 30 franchises
Statut des participants Professionnel
Site web officiel
Palmarès
Tenant du titre Drapeau : États-Unis Warriors de Golden State (5)
Plus titré(s) Drapeau : États-Unis Celtics de Boston (17)
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pour la compétition en cours voir :
Saison NBA 2016-2017

La National Basketball Association (ou NBA) est la principale ligue de basket-ball au monde. Créée le 6 juin 1946 sous le nom de BAA (Basketball Association of America), la ligue est renommée NBA en 1949 après sa fusion avec la NBL (National Basketball League)[1]. Elle est l'une des quatre ligues professionnelles majeures du sport américain, aux côtés de la NFL (football américain), de la MLB (baseball) et de la NHL (hockey sur glace). Le siège de la NBA est situé dans l'Olympic Tower au 645, de la 5e Avenue à New York[2]. En 2015, les joueurs de la NBA sont les sportifs les mieux payés au monde[3].

Après des débuts dans l'après-guerre, la NBA voit sa popularité s'accroître dans les années 1960, marquées par la concurrence entre deux équipes dominantes : les Lakers et les Celtics. La ligue jouit peu à peu d'une notoriété internationale, en accueillant des joueurs non-Américains et en bénéficiant de la popularité de joueurs stars comme Larry Bird, Magic Johnson, et surtout Michael Jordan, considéré comme l'un des plus grands sportifs de tous les temps. La NBA est actuellement considérée comme le championnat de basket-ball le plus prestigieux au monde en termes de niveau de jeu, d'affluences et d'audiences, disposant même de sa propre chaîne de télévision (NBA TV). Elle a également créé deux ligues affiliées : la WNBA (basket-ball féminin) et la NBA G-League (ligue mineure).

Le championnat comprend 30 franchises, réparties en deux Conférences (Est et Ouest), incluant chacune trois divisions. Au terme d'une saison régulière débutant en octobre et comprenant 82 matchs, les huit meilleures équipes de chaque conférence s'affrontent en séries éliminatoires (playoffs). Les Finales voient s'opposer la meilleure équipe de la Conférence Est contre celle de la Conférence Ouest. L'équipe qui parvient à remporter quatre matchs en premier est nommée championne NBA. Les Celtics de Boston et les Lakers de Los Angeles dominent le palmarès avec dix-sept et seize titres, suivis par les Bulls de Chicago, les Spurs de San Antonio et les Warriors de Golden State.

Histoire[modifier | modifier le code]

Création et débuts[modifier | modifier le code]

Le logo de la BAA (Basketball Association of America), dont la fusion avec la NBL en 1949 donne naissance à la NBA.

La National Basketball League, fondée en 1898 et dissoute en 1904, est le précurseur des nombreuses ligues professionnelles créées aux États-Unis et dans le reste du monde tout au long du siècle. Hormis la Eastern Basket Ball League, fondée en 1909, les principales ligues professionnelles sont créées au début des années 1920 : la Metropolitan Basketball League (1921) et l'American Basketball League (1925).

La Basketball Association of America (BAA) est fondée le à l'hôtel Commodore, à New York par les propriétaires des arènes de sport du Nord-Est et du Midwest des États-Unis. Maurice Podoloff est nommé président. Le premier match disputé en BAA oppose le 1er novembre 1946 les Huskies de Toronto aux Knicks de New York[4].

Elle n'est pas la première ligue de basket-ball créée aux États-Unis. En effet, il existe déjà la American Basketball League (ABL) ainsi que la National Basketball League (NBL), mais la BAA est la première ligue à faire jouer ses équipes dans de grandes salles situées dans des villes importantes. Durant les premières années, la qualité du jeu de la BAA est équivalente à celles des autres ligues, ou du club indépendant des Globetrotters de Harlem. Par exemple, les Bullets de Baltimore, finaliste de l'ABL en 1947, sont inclus dans la BAA et gagnent le titre en 1948. En 1949, ce sont les champions NBL de 1948, les Lakers de Minneapolis, qui s'imposent en BAA.

Le , la BAA accepte de fusionner avec la NBL, devenant ainsi la National Basketball Association (NBA). La saison 1949-1950 peut donc être considérée comme la première saison de l'histoire de la NBA en tant que telle. La ligue compte alors 17 franchises situées dans une série de villes, petites ou grandes, certaines jouant dans de grandes salles, d'autres dans des gymnases. En 1950, la NBA décide de réduire le nombre d'équipes, le ramenant à 11. Continuant ce processus, la ligue atteint en 1955 le record de seulement 8 franchises. Ces huit franchises sont toujours membres de la NBA en 2016 (les Knickerbockers, les Celtics, les Warriors, les Lakers, les Royals/Kings, les Hawks et les Nationals/76ers). Tandis que la NBA se resserre, les franchises installées dans de petites villes s'installent dans de plus grandes métropoles. Les Hawks quittent Tri Cities (aujourd'hui appelé Quad Cities) et s'installent à Milwaukee, puis à Saint Louis. Les Royals vont de Rochester à Cincinnati et les Pistons de Fort Wayne à Détroit.

Le premier logo de la NBA

Même si le japonais-américain Wataru Misaka est le premier à briser la barrière de la couleur NBA en 1947-1948 (du temps de la BAA)[5], alors qu'il joue pour les Knicks de New York, 1950 est considérée comme l'année de l'intégration en NBA, quand Chuck Cooper rejoint les Celtics de Boston, Nat « Sweetwater » Clifton les Knicks de New York et Earl Lloyd les Capitols de Washington. Aujourd'hui, plus de cinquante ans après, la NBA voit se mêler un grand nombre d'ethnies et de cultures. Les Afro-Américains sont largement majoritaires (80 %).

Dès les années 1950 apparaissent les premières stars du basketball, dont le pivot George Mikan et le meneur Bob Cousy. Les Lakers de Minneapolis sont les premiers à construire une dynastie. Emmenés par George Mikan, ils remportent cinq titres de champions en six saisons (1949, 1950, 1952, 1953 et 1954).

Pour encourager à tirer et dynamiser le jeu, la règle des 24 secondes est instaurée en 1954[6] : si une équipe n'a pas tenté de tir alors qu'elle a la balle depuis 24 secondes, le jeu est arrêté et la balle rendue à l'adversaire.

Domination des Celtics et développement de la ligue[modifier | modifier le code]

En 1956, le pivot rookie Bill Russell rejoint les Celtics de Boston, qui possèdent déjà l'arrière Bob Cousy et l'entraîneur Red Auerbach, et emmène l'équipe vers l'incroyable performance de 11 titres en 13 saisons (en 1957, de 1959 à 1966, en 1968 et 1969).

Les années 1960 voient éclore plusieurs joueurs aujourd'hui légendaires : l'arrière des Lakers Jerry West ; le meneur Oscar Robertson ; le pivot des Celtics Bill Russell, onze fois champion NBA et qui révolutionna la manière de pratiquer la défense[7] ; et Wilt Chamberlain, qui détient encore aujourd'hui de nombreux records de statistiques[8]. Le , il inscrit 100 points lors d'un match entre les Warriors de Philadelphie et les Knicks de New York[8].

Pendant ce temps, les franchises continuent à se déplacer vers des villes plus grandes : les Lakers quittent Minneapolis et s'installent à Los Angeles, les Warriors de Philadelphie déménagent à San Francisco et les Nationals de Syracuse à Philadelphie. De nouvelles équipes sont intégrées.

En 1967, l'American Basketball Association (ABA) est lancée pour tenter de rivaliser avec la NBA, qui connaît un pic de popularité[9]. Celle-ci suscite l'intérêt du public en proposant un nouveau style de jeu et des règles différentes. La balle est tricolore (rouge, blanc, bleu), le jeu est plus agressif et spectaculaire, et le tir à trois points est créé[9]. Julius Erving est alors le joueur le plus célèbre de cette ligue, grâce à un style aérien où le saut et le jeu au-dessus du panier sont aussi importants que le tir.

En 1969, la NBA s'empare du meilleur joueur universitaire du moment, Kareem Abdul-Jabbar (connu alors sous le nom de Lew Alcindor), qui, avec Oscar Robertson, emmènera les Bucks de Milwaukee au titre dès sa deuxième saison, et plus tard remportera cinq titres avec les Lakers de Los Angeles. Cependant, le meilleur marqueur de la NBA, Rick Barry, décide d'aller jouer en ABA, ainsi que quatre arbitres vétérans (Norm Drucker, Earl Strom, John Vanak et Joe Gushue). La ABA réussit aussi à attirer quelques stars majeures, comme Julius Erving, en partie parce que les équipes ont le droit d'engager des undergraduates (étudiants de premier cycle).

Les faibles recettes et le succès déclinant de la ligue la contraignent toutefois à être absorbée par la NBA : ses quatre meilleures équipes (les Nets de New York, les Nuggets de Denver, les Pacers de l'Indiana et les Spurs de San Antonio) y sont incorporées, et certains éléments sont conservés, comme le tir à trois points[9]. La NBA compte alors 22 franchises. Après 1970, la NBA est sans conteste la ligue de basketball la plus importante, tant en termes de popularité que de budget ou de niveau de jeu[10].

Années 1980-1990 : une popularité grandissante[modifier | modifier le code]

La NBA gagne en visibilité et est diffusée dans un nombre croissant de pays, dont la France à partir de 1985[11].

La ligue adopte en 1979 la ligne des trois points, qui était une innovation de l'ABA, et de son commissaire George Mikan. Cette même année, Larry Bird et Magic Johnson arrivent en NBA, respectivement aux Celtics de Boston et aux Lakers de Los Angeles. Ils amorcent une période où l'intérêt porté à la ligue aux États-Unis et dans le monde est croissant[12]. Bird remporte trois titres avec Boston, Johnson cinq avec Los Angeles. Ils dominent la décennie et contribuent fortement à l'accroissement de la popularité de la ligue[13].

Michael Jordan débarque en 1984 aux Bulls de Chicago, fournissant aux fans de plus en plus nombreux une star plus populaire que jamais. Son tir au buzzer (« The Shot ») réalisé le 7 mai 1989 en fait le joueur le plus célèbre de la ligue[14]. Le Heat de Miami et les Hornets de Charlotte intègrent la NBA en 1988, rejoints en 1989 par le Magic d'Orlando et les Timberwolves du Minnesota. La ligue compte alors 27 équipes. Durant les années 1990, Jordan remporte 6 titres (de 1991 à 1993 et de 1996 à 1998).

À partir des années 1990, quelques équipes parviennent à remettre en cause la domination des Lakers de Los Angeles et des Celtics de Boston sur le basketball américain, comme les Bulls de Chicago emmenés par Jordan (six titres entre 1991 et 1998) et les Spurs de San Antonio (cinq titres de 1999 à 2014). De nouvelles stars font leur apparition : David Robinson, Gary Payton, Jason Kidd, Steve Nash, Dirk Nowitzki, Tim Duncan, Kobe Bryant ou encore Shaquille O'Neal, connu pour son physique impressionnant et ses facéties sur le terrain. 

Michael Jordan, joueur emblématique de la NBA, effectuant un dunk

Les années 1990 sont aussi le théâtre d'une grande ouverture de la NBA. La fameuse Dream Team[15] des JO 1992, la première à rassembler les plus grandes stars du gotha NBA, inclut Michael Jordan, Larry Bird, Magic Johnson, Charles Barkley et beaucoup d'autres.

En 1995, la NBA connait sa première expansion à l'étranger, en l'occurrence au Canada, avec la création des franchises des Raptors de Toronto et des Grizzlies de Vancouver. Durant la saison 2001, les Grizzlies déménagent à Memphis, les Raptors devenant la seule équipe de la ligue à être située en dehors du territoire des États-Unis. La dernière franchise créée est celle des Bobcats de Charlotte[16], en 2004, ce qui porte actuellement le nombre d'équipes en NBA à 30.

De plus en plus de bons joueurs viennent également de l'étranger. À l'origine, la plupart de ces joueurs, comme le NBA Most Valuable Player 1994 Hakeem Olajuwon (Nigeria), jouaient d'abord en NCAA pour se perfectionner. Mais les joueurs étrangers commencent à quitter leur club pour entrer directement en NBA, comme le Rookie of the Year 2002 et meilleur joueur des Championnat du Monde 2006 Pau Gasol (Espagne), comme le 1er choix de la draft 2002 Yao Ming (Chine), comme le MVP du Championnat du Monde 2002 et de l'Euro 2005 Dirk Nowitzki (Allemagne), ou encore comme le meilleur joueur du tournoi des JO 2004 Manu_Ginóbili (Argentine). Aujourd'hui, les jeunes joueurs du monde anglophone évoluent en NCAA avant de se présenter à la draft (les meilleurs exemples le MVP 2005 et 2006 Steve_Nash (Canada) et le 1er choix de la draft 2006 Andrew_Bogut (Australie), tandis que la plupart des autres joueurs étrangers arrivent en NBA directement depuis leur club professionnel.

En 1996, la NBA créé la Women's National Basketball Association (WNBA) et en 2001 une ligue mineure, la National Basketball Development League, aujourd'hui appelée NBA Gatorade League (ou G-League).

Le logo du cinquantenaire en 1997

En 1998, les propriétaires de la NBA commencent une grève qui dure 191 jours[17], et se termine le . La saison 1998-1999 est donc ramenée de 82 matches par équipe à 50, tous joués lors des premiers mois de 1999.

Depuis les années 2000[modifier | modifier le code]

En 2001, Jerry Colangelo et le comité des règles NBA suppriment la règle de la défense illégale et autorisent de facto les défenses élaborées, rapprochant ainsi la NBA du jeu FIBA. Ces changements avaient pour but de limiter l’utilisation de l’isolation, avec des attaques figées autour d’un seul scoreur qui faisaient baisser le nombre de possessions et appauvrissaient la variété du spectacle proposé. Pour éviter qu'avec une défense de zone pure un grand pivot ne bloque les pénétrations, la NBA instaure simultanément la règle des trois secondes en défense, qui interdit à un défenseur de rester plus de trois secondes dans la raquette s’il ne défend activement sur personne. Le pick and roll est devenu la base des attaques NBA exigeant plus de mobilité des intérieurs. Cet enrichissement du jeu a entraîné un retour à la hausse du nombre de possessions par rencontre[18].

Lors de la saison 2004-2005, la NBA adopte un nouveau format d'organisation de la compétition. Chaque Conférence (Est et Ouest) est désormais divisée en trois divisions de cinq équipes chacune: Atlantic, Central et Southeast dans la Conférence Est ; Northwest, Pacific et Southwest dans la Conférence Ouest.

Le , un nouveau ballon officiel est présenté pour la saison 2006-2007. C'est le premier changement de ballon depuis 35 ans et seulement le deuxième en 60 saisons. Conçu par Spalding, le nouveau ballon offre un design retravaillé et est constitué d'un matériau synthétique qui, selon Spalding, permet une meilleure adhérence et une meilleure prise en main que le ballon précédent. Cependant, les joueurs se plaignent vite, affirmant que le ballon sec est collant, et glissant une fois mouillé[19]. Le , David Stern annonce le retour à l'ancien ballon en cuir à partir du . Le commissaire finit par céder aux plaintes des joueurs qui se plaignent de coupures aux doigts dues aux microfibres qui composent le ballon.

Le , la NBA annonce que les Suns de Phoenix et les Nuggets de Denver disputeront un match en extérieur le au Indian Wells Tennis Garden[20]. Ce sera le premier match joué en extérieur dans l'ère moderne de la NBA.

Le , la franchise des SuperSonics de Seattle est officiellement relocalisée à Oklahoma City à compter de la saison 2008-2009[21] et deviennent le Thunder d'Oklahoma City. Il existait une équipe NBA dans la ville de Seattle depuis 41 ans. Cependant, le nom et les couleurs appartiennent toujours à la ville de Seattle, laissant penser qu'un retour d'une franchise NBA serait possible dans le futur. Oklahoma City avait déjà accueilli les Hornets de la Nouvelle-Orléans lors de la saison 2005-2006 à la suite de l'ouragan Katrina.

Au début de la saison 2011-2012, la NBA connaît le quatrième arrêt de travail de son histoire. Le lock-out est décrété le portant sur des divergences entre les propriétaires et les joueurs sur le partage des revenus et la structure du plafond salarial. Les six premières semaines de la saison régulière sont annulées. Un accord est trouvé à travers la ratification d'une nouvelle convention le . La saison régulière débute alors le et est raccourcie à 66 matchs.

Le les Nets du New Jersey déménagent à Brooklyn et deviennent les Nets de Brooklyn revenant dans la ville représentée par la première équipe qui a rejoint la NBA en 1976 en provenance de l'American Basketball Association. Les Nets joueront leurs matchs au Barclays Center[22],[23],.

Le , Tom Benson, nouveau propriétaire des Hornets de la Nouvelle-Orléans annonce que les Hornets vont changer de nom pour les Pélicans de la Nouvelle-Orléans au début de la saison 2013-2014[24] pour qu'il soit plus local. Ce changement est officialisé le , lorsque les Hornets déclarent le changement de nom et dévoilent les logos et les couleurs bleu, or et rouge du club[25]. Le changement devient effectif le [26].

La saison 2013-2014 verra pour la première fois la publicité autorisée sur les maillots de NBA. Selon David Stern, cette publicité devrait rapporter cent millions de dollars[27]. Le 31 janvier 2014, David Stern prend sa retraite après 30 ans à la tête de la NBA[28].

La NBA rassemble 30 franchises et est devenue l'une des plus grandes ligues sportives au monde. La saison régulière 2014-2015 établit un nouveau record de spectateurs avec un cumul de 21,9 millions de spectateurs (+2,4% par rapport à l'année précédente) avec une affluence moyenne de 17 826 spectateurs par match surpassant le précédent record de 17 757 spectateurs lors de la saison 2006-2007[29].

Le personnel de la ligue[modifier | modifier le code]

Direction de la ligue[modifier | modifier le code]

Liste des présidents et commissaires (commissioners selon l'expression anglaise) de la NBA :

La direction de la ligue prend diverses décisions, tenant notamment aux règles du jeu en vigueur dans le championnat. En février 2016, la NBA décide de l'élaboration future d'une règlementation du hack-a-player, devant l'explosion de l'utilisation de cette pratique[30]. Elle a également mis en place un système de sanctions financières et sportives : un joueur effectuant du trash-talking peut théoriquement se voir sanctionné par la ligue[31].

Franchises actuelles[modifier | modifier le code]

La BAA originale compte 11 équipes pour la saison 1946-1947. Après de nombreuses extensions, réductions et déménagements, la NBA a aujourd'hui 30 franchises dans ses rangs (29 aux États-Unis et une au Canada). Les Celtics de Boston sont la franchise la plus titrée, avec 17 trophées à leur actif. Viennent ensuite les Lakers de Los Angeles avec 16 titres (11 à Los Angeles et 5 à Minneapolis) et les Bulls de Chicago avec 6 titres (tous remportés sur une période de 8 ans durant les années 1990). Les Warriors de Golden State sont l'actuel tenant du titre de champion NBA. Depuis la saison 2004-2005, la ligue est divisée en deux conférences, chacune contenant trois divisions de cinq équipes[32].

National Basketball Association
Conférence Ouest Conférence Est
NORD-OUEST PACIFIQUE SUD-OUEST ATLANTIQUE CENTRALE SUD-EST
Nuggets de Denver Warriors de Golden State Mavericks de Dallas Celtics de Boston Bulls de Chicago Hawks d'Atlanta
Timberwolves du Minnesota Clippers de Los Angeles Rockets de Houston Nets de Brooklyn Cavaliers de Cleveland Hornets de Charlotte
Thunder d'Oklahoma City Lakers de Los Angeles Grizzlies de Memphis Knicks de New York Pistons de Détroit Heat de Miami
Trail Blazers de Portland Suns de Phoenix Pelicans de La Nouvelle-Orléans 76ers de Philadelphie Pacers de l'Indiana Magic d'Orlando
Jazz de l'Utah Kings de Sacramento Spurs de San Antonio Raptors de Toronto Bucks de Milwaukee Wizards de Washington

Anciennes franchises[modifier | modifier le code]

Joueurs[modifier | modifier le code]

Durant la saison régulière, chaque équipe a sous contrat 12 joueurs au minimum et 15 joueurs au maximum (roster). Ce chiffre peut être dépassé pendant l'intersaison, mais doit être ramené à 15 pour le premier jour de la saison régulière. 12 joueurs au maximum peuvent figurer sur la feuille de match, les autres étant placés sur la liste inactive.

La liste inactive a été créé lors de la saison 2005-2006. Auparavant les joueurs étaient placés sur une liste des blessés, qu'ils le soient réellement ou non. Les joueurs inscrits sur cette liste ne pouvaient pas figurer sur une feuille de match pour une durée minimum de cinq rencontres.

Le syndicat des joueurs de NBA les représente pour négocier la convention collective et divers avantages pour les joueurs actifs ou retraités[33].

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Alors que le nombre de joueurs qui ne sont pas de nationalité américaine augmente depuis les années 1990, les entraîneurs sont restés essentiellement américains, seuls quelques entraîneurs binationaux comme David Blatt, Mike D'Antoni, Jay Triano ou Kurt Rambis, – tous natifs des États-Unis, ont pu devenir entraîneurs. Quelques franchises pionnières font confiance à des adjoints européens avec Ettore Messina (Spurs), Igor Kokoškov (Jazz), Vitaly Potapenko (Cavs), Neven Spahija (Hawks) et Darko Rajaković (Thunder). San Antonio est ouverte de longue date à une diversité d'origine et de genre, puisqu'elle fut la première à engager une femme, Becky Hammon[34].

Déroulement de la saison[modifier | modifier le code]

Pré-saison[modifier | modifier le code]

Les Bucks de Milwaukee face aux Bobcats de Charlotte lors d'un match de saison régulière.

Après la trêve estivale, les équipes se regroupent pour les camps d'entraînement (training camps), qui débutent à la fin septembre. Ces camps permettent aux entraîneurs d'évaluer leurs joueurs (en particulier les rookies), de préparer la saison régulière et d'observer les autres équipes afin de recenser leurs forces et faiblesses.

L'entraîneur doit ensuite composer l'effectif de saison régulière en retenant douze joueurs dits « actifs » et trois joueurs supplémentaires (« inactifs »). Les équipes disposent de la possibilité de transférer leurs joueurs dotés d'une expérience professionnelle de moins de deux ans dans une franchise de la NBA G-League. Une série de matches de pré-saison se déroule dans la foulée, afin de mettre en place les systèmes de jeu. Ces matches se déroulent fréquemment dans des villes n'accueillant pas de franchise NBA, aux États-Unis mais aussi à l'étranger. Chaque année, quelques équipes viennent défier les principales équipes européennes : en octobre 2016, le Thunder d'Oklahoma City a ainsi affronté le FC Barcelone et le Real Madrid[35].

Saison régulière[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saison régulière.

La saison régulière débute la dernière semaine d'octobre et se termine vers la fin du mois d'avril. Une cérémonie, qui marque le coup d'envoi de la saison, a lieu fin octobre avec la remise des bagues de champion à l'équipe ayant remporté le titre la saison précédente. La saison régulière débute alors, au début du mois de novembre, par une soirée d'ouverture (opening night) où la ligue programme généralement des matchs opposant des équipes médiatisées[36].

Durant la saison, chaque équipe dispute 82 matchs : 41 à domicile et 41 à l'extérieur. Les adversaires affrontés dépendent de la division dans laquelle l'équipe se trouve. En effet, chaque équipe doit disputer quatre rencontres contre les équipes de sa division (soit 16 matchs), trois ou quatre rencontres contre chaque équipe des autres divisions de la même conférence (36 matchs), et deux contre chaque équipe de l'autre conférence (30 matchs)[32]. Avec la Ligue nationale de hockey, la NBA est la seule ligue professionnelle américaine où toutes les équipes sont amenées à se rencontrer au moins une fois par saison. Afin de permettre une meilleure récupération des joueurs et d'éviter les blessures dues à la fatigue, la ligue a organisé le calendrier de manière à limiter les enchaînements de deux rencontres en deux jours (« Back-to-back »)[36].

La NBA a également pour particularité de programmer des matchs le soir de Noël (« Christmas games »), et ce, depuis la saison 1947-1948[37] - bien que les rencontres ne furent diffusées à la télévision qu'à partir de 1983[38]. En raison de l'importance des audiences en ce jour férié, la NBA organise généralement des rencontres à fort enjeu entre des équipes très médiatisées. Kobe Bryant et Shaquille O'Neal détiennent ainsi le record de participations à un match le soir de Noël, avec onze participations chacun[37]. Bernard King détient quant à lui le record de points inscrits avec 60 points, lors d'un match contre les Nets le 24 décembre 1984[37].

Pour départager les équipes différents critères sont appliqués[39].

Les différentes distinctions individuelles sont enfin décernées, puis les playoffs commencent dans la foulée pour se terminer vers la mi-juin par les Finales NBA.

All-Star Week-end[modifier | modifier le code]

Au mois de février, la saison s'interrompt pour un week-end, le temps du NBA All-Star Week-end, qui est un événement réunissant les meilleurs joueurs de la saison en cours et l'occasion de privilégier le spectacle. Le moment phare de ce week-end est évidemment le All-Star Game, qui voit s'affronter les meilleurs joueurs de la Conférence Est et de la Conférence Ouest. Le cinq majeur est choisi par vote des fans à travers le monde entier (qui peuvent voter sur Internet), tandis que les sept réservistes sont sélectionnés par les entraîneurs de la ligue. Ces équipes sont dirigées par les entraîneurs des équipes ayant le meilleur pourcentage de victoires dans chaque conférence quelques jours avant le All-Star Weekend. Un même entraîneur ne peut exercer cette fonction deux années consécutives.

Quelques jours après ce All-Star Weekend, aux alentours du 20 février traditionnellement, les clubs se voient imposer l'interdiction d'effectuer tout transfert de joueurs, et ce jusqu'au début du mois de juillet. Des joueurs sans contrat peuvent cependant encore être engagés jusqu'au début des playoffs.

Une fois les playoffs passés, le recrutement redevient possible progressivement, avec, en premier lieu, la draft, qui a lieu deux semaines après les finales.

Playoffs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Playoffs NBA.

À la fin de la saison régulière, à partir du mois d'avril, les 16 meilleures équipes (8 par Conférence) s'affrontent en playoffs. Dans chaque Conférence, les quatre premières places étaient attribuées (jusqu'à la saison 2015-2016) aux trois vainqueurs de division et à l'équipe ayant obtenu le plus de victoires en saison régulière sans être vainqueur de sa division. Les 4 autres équipes sont qualifiées en fonction du nombre de victoires obtenues en saison régulière. À partir de la saison 2015-2016, la place d'une équipe dans sa Conférence dépend entièrement de son bilan.

Le premier tour des playoffs ne porte pas de nom particulier, le deuxième tour des play-offs est appelé demi-finale de conférence et le troisième tour, finale de conférence. La série finale désignant le champion NBA et qui voit s'affronter les champions des Conférences Est et Ouest se nomme Finales NBA.

Au premier tour, l'équipe classée numéro 1 affronte l'équipe classée numéro 8, la numéro 2 la 7, la 3 la 6 et la 4 la 5. En demi-finale de conférence, l'équipe vainqueur du match entre la numéro 1 et la numéro 8 rencontre l'équipe vainqueur du match entre la numéro 4 et la numéro 5 et l'équipe vainqueur du match entre la numéro 2 et la numéro 7 rencontre l'équipe vainqueur du match entre la numéro 3 et la numéro 6. Les vainqueurs des demi-finales de conférence s'affrontent en finale de conférence. Les deux équipes ayant remporté la finale de leur conférence respective (Est et Ouest) sont nommées championnes de conférence et se rencontrent ensuite pour une série déterminant le champion NBA.

Chaque série de playoffs se déroule au meilleur des 7 matchs, la première équipe à 4 victoires passant au tour suivant. Ainsi, 2 matchs sont joués à domicile, suivis de 2 matchs à l'extérieur (+ 1 match à domicile, 1 match à l'extérieur et le dernier match à domicile, si nécessaire (format 2-2-1-1-1). Dans chaque série, l'avantage du terrain est attribué à l'équipe ayant le plus de victoires quel que soit son classement à l'issue de la saison régulière.

Chaque équipe doit annoncer l'effectif qu'elle a retenu pour les playoffs avant que ceux-ci ne démarrent et il ne peut plus être modifié avant que le champion soit connu, sauf blessures de joueurs.

Finales NBA[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Finales NBA.

Les Finales NBA concluent les playoffs, par l'affrontement entre le champion de la Conférence Est et le champion de la Conférence Ouest au mois de juin. Le vainqueur des Finales est désigné champion NBA. Cette série se joue dans le format « 2-2-1-1-1 », l'avantage du terrain étant donné à l'équipe ayant le meilleur bilan en saison régulière. Les champions reçoivent le trophée Larry O'Brien.

Draft[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Draft de la NBA.

La draft est un événement annuel organisé par la NBA au mois de juin, à l'issue de la saison. Les 30 équipes se réunissent à New York sous la houlette du commissaire de la NBA et choisissent chacune deux joueurs lors de deux tours de sélection parmi des joueurs issus de l'université ou de l'étranger. C'est le principal point d'entrée des joueurs dans la ligue.

Free agency[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Agent libre (sport professionnel).

Pour éviter la suprématie des équipes les plus riches (à l'image des Celtics de Boston et de leurs 8 titres consécutifs dans les années 1960), la ligue a instauré un plafond salarial qui empêche les équipes de dépasser une masse salariale fixée par la NBA.

Le système est très complexe et comprend de nombreuses exceptions :

  • Une fois que l'équipe a dépassé le plafond salarial, elle n'a le droit de faire signer que des agents libres au minimum salarial et les rookies qu'elle a sélectionnés lors de la draft ;
  • Chaque équipe dispose également du Low Level Exception (LLE) et du Mid Level Exception (MLE), mettant à disposition respectivement 1M $ et 5M $ afin de faire signer un ou plusieurs joueurs sans tenir compte de la masse salariale ;
  • La Larry Bird exception permet à une équipe de prolonger le contrat d'un joueur sans tenir compte de la contrainte du plafond salarial. Cette exception a été instaurée lors de la reconduction de Larry Bird aux Celtics de Boston.

De plus, les contrats des joueurs sont protégés : si un joueur est licencié avant la fin de son contrat, il touchera le montant restant de son salaire (contrairement, par exemple, à la NFL), et sa masse salariale continuera alors de peser sur l'équipe jusqu'à la fin de son contrat.

Les équipes sont contraintes de respecter une masse salariale minimale. Il existe au-delà du salary cap un autre plafond sur la masse salariale, beaucoup plus contraignant : si la masse salariale du club dépasse 61,7 millions de dollars, la somme au-delà de ce palier sera taxée à 100 % (pour un dollar versé, le club paie un dollar de taxe). Cette taxe est appelée la Luxury tax.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Champions NBA[modifier | modifier le code]

Le trophée Larry O'Brien.

L'équipe qui remporte la première quatre matchs lors des Finales NBA est désignée championne, et remporte le trophée Larry O'Brien. Les Celtics de Boston dominent le classement des équipes championnes, avec dix-sept titres ; ceux-ci ont toutefois été remportés en majorité dans les années 1950 et 1960, où la ligue comptait moins de franchises. Cette même équipe détient le record de victoires consécutives, avec huit titres obtenus entre 1958 et 1966.

Avec seize titres, les Lakers de Los Angeles sont la deuxième équipe la plus titrée. Rivaux historiques des Celtics de Boston, qu'ils affrontent à douze reprises en finales, les Lakers sont la seule équipe à avoir remporté au moins un titre dans chaque décennie, à l'exception des années 1960 et des années 2010. Troisièmes au classement, les Bulls de Chicago ont remporté six titres en autant de participations aux finales.

En tout, dix-huit des trente franchises actuelles ont remporté un titre de champion. Le Heat de Miami est l'équipe de création la plus récente à avoir remporté un titre, n'étant entrée dans la ligue qu'en 1988. La seule franchise championne à avoir aujourd'hui disparu est les Bullets de Baltimore, vainqueurs de la deuxième saison de la BAA.

Nombre de titres Franchise
17 titres Celtics de Boston
16 titres Lakers de Los Angeles (dont 5 en tant que Lakers de Minneapolis)
6 titres Bulls de Chicago
5 titres Spurs de San AntonioWarriors de Golden State (dont 2 en tant que Warriors de Philadelphie)
3 titres Pistons de Détroit76ers de Philadelphie (dont 1 en tant que Nationals de Syracuse) • Heat de Miami
2 titres Rockets de HoustonKnicks de New York
1 titre Hawks d'Atlanta (en tant que Hawks de Saint-Louis) • Cavaliers de ClevelandMavericks de DallasBucks de MilwaukeeTrail Blazers de PortlandKings de Sacramento (en tant que Royals de Rochester) • Thunder d'Oklahoma City (en tant que Supersonics de Seattle) • Wizards de Washington (en tant que Bullets de Washington) • Bullets de Baltimore (disparu en 1954)

Le nombre entre parenthèses indique le total des titres. Entre 1946 et 1949, la ligue se nommait encore BAA.

Champion BAA :

Champion NBA :

Entraîneurs champions NBA[modifier | modifier le code]

L'entraîneur le plus titré de l'histoire est Phil Jackson, couronné à onze reprises, devant Red Auerbach, neuf fois champion, puis John Kundla, Pat Riley et Gregg Popovich, vainqueurs à cinq reprises. Par ailleurs, seuls trois entraîneurs ont été champions avec deux équipes différentes : Phil Jackson avec les Bulls de Chicago et les Lakers de Los Angeles, Pat Riley avec les Lakers de Los Angeles et le Heat de Miami et Alex Hannum avec les Hawks de Saint-Louis et les 76ers de Philadelphie.

Le nombre entre parenthèses indique le total des titres

Trophées individuels[modifier | modifier le code]

Most valuable player (MVP)[modifier | modifier le code]

Le trophée du MVP est aussi nommé trophée Maurice Podoloff, en honneur au premier président de la NBA de 1946 à 1963. Le vote se fait par un panel de journalistes et récompense le joueur qui a le plus contribué au succès de son équipe : en plus de la performance individuelle, les résultats de l'équipe sont pris en compte par les journalistes dans l'attribution du trophée. Kareem Abdul-Jabbar a reçu le trophée six fois.

Le trophée du MVP des Finales NBA porte depuis 2009 le nom de Bill Russell, le mythique pivot des Celtics de Boston des années 1960, champion NBA à onze reprises[40]. Le trophée est décerné par un panel composé de membres des médias, qui désignent le lauréat à la fin de la dernière rencontre. Depuis les Finales NBA 2008, les fans votant sur NBA.com constituent le 10e membre du panel. Michael Jordan a obtenu cette récompense à six reprises en six participations aux Finales NBA.

Entraîneurs et dirigeants[modifier | modifier le code]

Le trophée Red Auerbach (en hommage à l'entraîneur de la dynastie des Celtics de Boston qui a remporté huit titres d'affilée) d'entraîneur NBA de l'année récompense le meilleur entraîneur de la saison. En général, n’est pas récompensé l’entraîneur qui a obtenu le meilleur bilan de la saison régulière, mais celui qui a obtenu les meilleurs résultats par rapport aux ressources qu’il avait à disposition. Doc Rivers a ainsi été nommé entraîneur de l’année en 1999-2000 alors que son équipe n’a même pas participé aux play-offs. Néanmoins, le bilan de 41 victoires pour 41 défaites a surpassé toutes les attentes d’une équipe qui, sur le papier, semblait condamnée à la dernière place de la ligue. Don Nelson et Pat Riley ont reçu le trophée trois fois chacun.

Le trophée de NBA Executive of the Year est remis au meilleur « General Manager » de la ligue. Contrairement aux autres trophées attribués par la NBA, ce trophée est décerné par le Sporting News, mais est reconnu officiellement par la ligue. Ce sont les General Manager des 30 équipes de la ligue qui élisent le lauréat. Ce trophée existe depuis la saison 1972-1973.

Meilleur défenseur de l’année[modifier | modifier le code]

Article détaillé : NBA Defensive Player of the Year.

Le titre de meilleur défenseur de l'année (Defensive Player of the Year) récompense le meilleur défenseur de la saison régulière. Les catégories statistiques les plus influentes pour ce titre sont les interceptions, les contres et les rebonds défensifs. La remise du titre se fait à travers un vote de 125 journalistes de la presse et de la télévision nord-américaine. Chaque journaliste nomme 3 joueurs : le premier recevant 5 points, le second 3 points et le troisième 1 point.

Le trophée a été attribué un nombre record de 4 fois à Dikembe Mutombo et Ben Wallace.

Sixième homme de l’année[modifier | modifier le code]

Article détaillé : NBA Sixth Man of the Year.

Le trophée de sixième homme de l'année (Sixth Man Award) est destiné au meilleur joueur ayant joué moins de 50 % de ses matchs dans le cinq de départ.

Kevin McHale, Ricky Pierce et Detlef Schrempf ont remporté ce trophée à deux reprises chacun.

Jamal Crawford a remporté ce trophée à trois reprises (2010, 2014 et 2016). Il est le premier joueur à soulever ce trophée à trois reprises.

Joueur ayant le plus progressé (MIP)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : NBA Most Improved Player.

Le titre de joueur ayant le plus progressé (Most Improved Player) récompense le joueur ayant le plus progressé par rapport à l’année précédente, sur la base de ses statistiques individuelles. L’élection se fait à travers un vote de 123 journalistes de la presse et de la télévision nord-américaine. Chaque journaliste nomme 3 joueurs : le premier recevant 5 points, le second 3 points et le troisième 1 point.

Rookie de l’année[modifier | modifier le code]

Article détaillé : NBA Rookie of the Year.

Le trophée de rookie de l’année est remis au meilleur joueur disputant sa première saison en NBA. Il fut remis pour la première fois à la fin de la saison 1952-1953. Le vainqueur reçoit le trophée Eddie Gottlieb.

Fair-play[modifier | modifier le code]

Le trophée de NBA Sportsmanship est décerné au joueur qui « représente le mieux les valeurs sportives sur le terrain, le comportement éthique, le fair-play et l'intégrité ». L'élection se fait à la suite de la désignation par chaque équipe NBA de l'un de ses joueurs, puis un joueur de chaque division est nommé par le panel des vainqueurs de ce trophée. L'ensemble des joueurs NBA participent ensuite au vote pour désigner le lauréat. Celui-ci reçoit alors le trophée Joe Dumars. Il est attribué depuis la saison 1995-1996.

Le trophée J. Walter Kennedy Citizenship est décerné au joueur ou à l'entraîneur NBA pour « services exceptionnels rendus et dévouement à la communauté » et est présenté par la Professionnal Basketball Writers Association. Ce trophée porte le nom de l'ancien commissaire de la NBA Walter Kennedy. Il est remis depuis la saison 1974-1975.

Le trophée Twyman-Stokes Teammate of the Year est décerné au « coéquipier idéal » qui illustre « un jeu altruiste, un leadership sur et en dehors du terrain, un mentor et un modèle pour d'autres joueurs et l’implication et le dévouement pour son équipe[41] ». Cette récompense porte les noms de Jack Twyman et de Maurice Stokes. Elle est remise depuis la saison 2012-2013.

Équipes-types[modifier | modifier le code]

Équipe-type[modifier | modifier le code]

Article détaillé : All-NBA Team.

À la fin de chaque saison, trois équipes-types sont constituées[42] (All-NBA First Team, All-NBA Second Team, All-NBA Third Team). Un joueur reçoit 5 points pour un vote dans la première équipe, 3 points pour un vote dans la deuxième équipe et 1 point pour un vote dans la troisième équipe. Chaque équipe doit être constituée de deux arrières, deux ailiers et un pivot. Les joueurs ayant obtenu le plus de suffrages à leur poste respectif (les deux premiers pour les arrières et les ailiers, le premier pour le poste de pivot) sont élus dans la première équipe, puis les suivants dans la deuxième équipe et les cinq suivants dans la troisième équipe. Les équipes-types ont été élues depuis la saison inaugurale de la NBA en 1946-1947 ; la All-NBA Third Team étant désignée depuis la saison 1988-1989. Le panel de votants est constitué par 129 journalistes de l'agence Associated Press.

Kareem Abdul-Jabbar détient le plus grand nombre de sélections en All-NBA Team avec 15 apparitions. Karl Malone est le joueur ayant obtenu le plus grand nombre de sélections dans la All-NBA First Team avec 11 sélections.

Équipe-type défensive[modifier | modifier le code]

Article détaillé : NBA All-Defensive Team.

L'équipe-type défensive (NBA All-Defensive Team)[43] est une distinction annuelle attribuée aux meilleurs joueurs défensifs de la NBA durant la saison régulière. Cette distinction existe depuis la saison 1968-1969. Le vote est effectué par les 30 entraîneurs de la NBA, ceux-ci ne pouvant pas voter pour les joueurs de leur propre équipe. Dix joueurs sont distingués, composant une NBA All-Defensive First Team et une NBA All-Defensive Second Team. Les joueurs reçoivent 2 points pour un vote dans la première équipe-type et 1 point dans la seconde équipe-type. Les cinq joueurs obtenant le plus de suffrages composent la première équipe-type défensive et les cinq suivants composent la seconde équipe. S'il y a égalité, l'équipe peut éventuellement comprendre 6 joueurs, comme cela a pu se passer lors de la saison 2005-2006 avec Jason Kidd et Kobe Bryant. Il n'y a pas de respect exigé quant au poste des joueurs.

Tim Duncan détient le record du plus grand nombre de sélections dans les NBA All-Defensive Team avec 13 sélections, suivi de Kobe Bryant et Kevin Garnett avec 12 sélections et de Kareem Abdul-Jabbar avec 11 sélections. Michael Jordan, Gary Payton, Kobe Bryant et Kevin Garnett détiennent, eux, le record de sélections dans la NBA All-Defensive First Team avec 9 apparitions chacun.

Équipe-type rookie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : NBA All-Rookie Team.

L'équipe-type rookie (NBA All-Rookie Team)[44] est une distinction annuelle attribué depuis la saison 1962-1963. Jusqu'à la saison 1987-1988, il n'y avait qu'une seule équipe nommée, puis deux équipes le sont depuis la saison 1988-1989 (All-Rookie First Team et All-Rookie Second Team). Ces équipes sont composées des meilleurs joueurs effectuant leur première saison en NBA.

Couverture médiatique[modifier | modifier le code]

Les médias officiels de la NBA[modifier | modifier le code]

  • NBA.com est le portail internet de la ligue, il fait partie des sites les plus visités au monde, et est, avec Eurobasket.com le plus visité en ce qui concerne le basket-ball. C'est au travers de ce portail que les fans du monde entier peuvent, depuis 2003, voter pour élire les joueurs participants au All-Star Game. Il est décliné en plusieurs langues avec des portails par pays, axés essentiellement sur les joueurs nationaux et leur actualité, s'adaptant ainsi à l'arrivée massive des joueurs internationaux dans les franchises de la ligue. Il est regroupé avec les portails de la Women's National Basketball Association (wnba.com) et de la NBA Gatorade League (gleague.com).
  • En 1999, la chaîne NBA TV est créée. Elle consacre ses programmes au basket-ball et diffuse des rencontres de la NBA en direct, des grandes rencontres du passé, des informations quotidiennes sur le basket-ball, la vie des équipes NBA tout au long de la saison, des reportages sur les joueurs, leurs vies hors des parquets, des talks-shows. La chaîne diffuse également des matches WNBA et des rencontres d'Euroligue. Les programmes sont produits par NBA Entertainement depuis Secaucus, New Jersey. Elle diffuse ses programmes dans près de 40 pays dans le monde. Une version française de NBA TV, dénommée NBA + a été diffusée pendant quelques années avant l'arrêt de ses programmes le .
  • La NBA et la société de radio par satellite Sirius ont signé un accord de partenariat en 2005 pour créer NBA Radio. Cette station diffuse, 24 heures sur 24, près de 1000 matches en direct chaque année, des magazines, des grandes rencontres du passé.

Réseaux sociaux[modifier | modifier le code]

La NBA annonce en février être le premier championnat professionnel nord-américain à avoir dépassé le milliard d’abonnés en cumulant les suivis de la ligue, de ses franchises et des joueurs sur Facebook, Twitter, Instagram, Tencent et Sina (Chine)[45].

Diffusion en France[modifier | modifier le code]

En France, Canal+ diffuse la NBA depuis la saison 1984-1985 avec la diffusion de matches de la saison régulière, des playoffs, du All-Star Game et de l'intégralité des Finales NBA. La chaîne Sport + a diffusé les programmes de NBA TV International la nuit en version originale avec un match en direct, les meilleures rencontres du passé, des émissions comme NBA Action jusqu'au 1er décembre 2008. Orange sport en a acquis les droits à compter du avec la diffusion des magazines NBA Action et NBA 360 et de quatre matches par semaine. Le , beIN Sport devient le diffuseur exclusif de la NBA en France pour une durée de quatre ans[46], avec la diffusion d'au moins 6 matchs en direct la nuit et 6 autres affiches en direct, en différé ou en résumé, ainsi que la diffusion d'un magazine quotidien NBA Extra.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. (en) « NBA Directory », sur NBA.com (consulté le 6 octobre 2016)
  3. (en) Cork Gaines, « The NBA is the highest-paying sports league in the world », Business Insider,‎ (lire en ligne)
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  5. (en) http://www.nba.com/features/global_misaka_010417.html
  6. « NBA Rules History », NBA, (consulté le 28 mai 2016)
  7. Jonathan Demay, « Bill Russell, le père de la défense », sur BasketUSA.com, (consulté le 23 février 2015)
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  10. Arceri et Bianchini 2004, p. 47
  11. « Canal+ perd la NBA : « Un très gros coup dur », selon George Eddy », sur Le Parisien, (consulté le 12 février 2015)
  12. La rivalité Celtics-Lakers
  13. (en) « Michael Jordan », sur le site officiel de la NBA (consulté le 6 novembre 2014)
  14. Fabrice Auclert, « Il y a 25 ans, Michael Jordan réussissait « The Shot » », sur Basket USA, (consulté le 19 mars 2016)
  15. http://www.sportsmarkette.com/La-Dream-Team.html
  16. Une 30e équipe en NBA
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  18. Dimitri Kucharczyk, « D’une défense individuelle à une défense collective, la NBA a fait sa mue », basketusa.com, (consulté le 2 avril 2017)
  19. La guerre des ballons
  20. Le match Suns-Nuggets se jouera en plein air
  21. Les Sonics déménagent à Oklahoma City Article lepoint.fr
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  27. Christophe, « La NBA autorise la pub sur les maillots », sur basket-infos.com, (consulté le 8 février 2013)
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  41. (en) « NBA To Unveil Twyman–Stokes Teammate Of Year Award, Announce Winner Sunday », sur hangtime.blogs.nba.com, NBA,
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  44. (en) Liste des équipes-types rookie (NBA All-Rookie Team) sur nba.com
  45. Fabrice Auclert, « Facebook, Twitter, Instagram… La NBA franchit le cap du milliard d’abonnés », basketusa.com, (consulté le 13 février 2016).
  46. « La NBA sur beINsport », sur En pleine lucarne, (consulté le 27 avril 2013)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Statistiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]