Brigitte Zypries

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Brigitte Zypries
Brigitte Zypries, en septembre 2014.
Brigitte Zypries, en septembre 2014.
Fonctions
Ministre fédérale allemande de l'Économie et de l'Énergie
En fonction depuis le
(5 mois et 24 jours)
Chancelier Angela Merkel
Gouvernement Merkel III
Prédécesseur Sigmar Gabriel
Ministre fédérale de la Justice

(7 ans et 6 jours)
Chancelier Gerhard Schröder
Angela Merkel
Gouvernement Schröder II
Merkel I
Prédécesseur Herta Däubler-Gmelin
Successeur Sabine Leutheusser-
Schnarrenberger
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Cassel (RFA)
Nationalité Allemande
Parti politique SPD
Diplômé de Université de Giessen
Profession Juriste
Fonctionnaire

Brigitte Zypries
Ministres fédéraux de la Justice d'Allemagne

Brigitte Zypries, née le à Kassel, est une femme politique allemande, membre du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) et actuellement ministre fédérale de l'Économie et de l'Énergie.

Vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Après avoir passé son Abitur, en 1972, elle entreprend des études supérieures de droit à l'université Justus-Liebig de Gießen, où elle fait la connaissance de Frank-Walter Steinmeier. Au cours de son cursus, qu'elle achève en 1978 par l'obtention de son premier diplôme juridique d'État, elle participe, aux côtés de Steinmeier, à la rédaction de la revue trimestrielle de gauche Demokratie und Recht, alors sous la surveillance de l'office de protection de la Constitution de Hesse.

Stagiaire au tribunal du district de Giessen entre 1978 et 1980, elle décroche cette même année son second diplôme juridique d'État.

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1985, elle devient associée de recherche à l'université de Giessen et secrétaire à la chancellerie régionale de Hesse, dont le ministre-président était le social-démocrate Holger Börner. Au bout de trois ans, elle est recrutée comme associée de recherche au premier sénat du Tribunal constitutionnel fédéral, à Karlsruhe.

Elle y reste jusqu'en 1991, puis entre à la chancellerie de Basse-Saxe, sous la direction du ministre-président social-démocrate Gerhard Schröder, afin d'y occuper le poste de chef de la division du droit constitutionnel. Elle se voit promue directrice de département en 1995.

Vie politique[modifier | modifier le code]

Les débuts : secrétaire d'État[modifier | modifier le code]

Adhérente du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) depuis 1991, elle est nommée secrétaire d'État au ministère des Femmes de Basse-Saxe en 1997. L'année suivante, à la suite de l'arrivée au pouvoir d'une coalition rouge-verte au niveau fédéral, elle est choisie comme secrétaire d'État administrative du ministère fédéral de l'Intérieur. C'est à ce titre qu'elle a présidé, à partir de 1999, la commission des secrétaires d'État pour la gestion du programme fédéral de modernisation de l'administration.

Ministre fédérale de la Justice[modifier | modifier le code]

Le , Brigitte Zypries est nommée ministre fédéral de la Justice d'Allemagne dans la seconde alliance SPD/Verts du chancelier Gerhard Schröder. Elle est reconduite trois ans plus tard, le , dans la grande coalition de la chrétienne-démocrate Angela Merkel, après avoir été élue députée fédérale de Hesse dans la circonscription de Darmstadt avec 44,8 % des voix. Elle y retrouve Frank-Walter Steinmeier, désormais ministre fédéral des Affaires étrangères.

Une rumeur a couru en selon laquelle la ministre comptait se faire nommer au Tribunal constitutionnel fédéral en 2008, avant d'en prendre la présidence en 2010[1]. À la suite du retour de la rumeur en , elle a formellement démenti toute volonté de rejoindre la juridiction constitutionnelle[2]. En , elle critique le choix de Karl-Theodor zu Guttenberg, ministre fédéral de l'Économie, d'avoir fait appel à un cabinet privé pour rédiger un projet de loi, en dénonçant un « gaspillage de l'argent public »[3].

Membre du Bundestag, 2009 à 2013[modifier | modifier le code]

Réélue au Bundestag avec tout juste 35 % des voix aux élections législatives fédérales du 27 septembre 2009, elle quitte le cabinet un mois plus tard, Merkel ayant formé une coalition avec les libéraux. Elle entre alors à la commission parlementaire de la Culture et des Médias, tout en occupant le poste de juriste du groupe SPD.

Secrétaire d'État et ministre d'Économie[modifier | modifier le code]

Après les élections fédérales de 2013 et la formation d'une grande coalition, elle est nommée secrétaire d'État au ministère de l'Économie et de l'Énergie. Elle est la première ancienne ministre qui a acceptée cette position mineure[4]. Dans un remaniement au 27 janvier 2017, elle est nommée ministre de l'Économie et de l'Énergie, en remplacent Sigmar Gabriel, nommé ministre des Affaires étrangères. Elle est la première femme à occuper cette position[5].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle est célibataire et n'a aucun enfant.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Karlsruhe : Zypries au Tribunal constitutionnel ? sur le site de Focus
  2. (de) Zypries ne sera pas présidente à Karlsruhe sur le site de TAZ
  3. (fr) Polémique en Allemagne : un projet de loi confié à un cabinet privé sur le site du Point
  4. (de) Roland Pichler, « Wenig Zeit, große Aufgaben », sur badische-zeitung.de, (consulté le 27 janvier 2017).
  5. (de) Heike Jahberg, « "Ich bin jetzt die Hausherrin" », sur tagesspiegel.de, (consulté le 27 janvier 2017).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]