Frauke Petry

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Frauke Petry
Illustration.
Frauke Petry en 2015.
Fonctions
Députée au Bundestag
En fonction depuis le
(1 an, 10 mois et 27 jours)
Élection 24 septembre 2017
Législature 19e
Députée au Landtag de Saxe
En fonction depuis
(5 ans)
Biographie
Nom de naissance Frauke Marquardt
Lieu de naissance Dresde, RDA
Nationalité Allemande
Parti politique AfD (2013-2017)
Parti bleu (depuis 2017)
Conjoint Marcus Pretzell
Profession chimiste
entrepreneure
Distinctions Médaille de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne (2012)
Religion Église évangélique

Frauke Petry [ˈfʁaʊkə ˈpeːtʁiː][1], née Marquardt le à Dresde, est une chimiste, entrepreneuse et femme politique allemande. Elle est de 2015 à 2017 la porte-parole de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) mais, prônant une ligne plus modérée, elle quitte le parti après les élections fédérales de 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Frauke Petry, fille d’une chimiste et d’un ingénieur, nait et grandit en Allemagne de l'Est. Son père quitte la RDA lors d'une visite privée en Allemagne de l'Ouest. Accompagnée de sa mère, Frauke Petry rejoint son père en 1989 après la chute du mur de Berlin.

Après avoir obtenu l'Abitur à Bergkamen en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, elle étudie la chimie au Royaume-Uni[2] et à Göttingen en Basse-Saxe (ouest de l’Allemagne). Elle retourne en Saxe en 2007 et y fonde puis dirige l’entreprise PURinvent System[3].

Le 4 juillet 2015, elle est élue porte-parole du parti eurosceptique AfD[4], par 60 % des voix. Figure de proue de l’aile nationale conservatrice, elle succède ainsi à son fondateur, Bernd Lucke[5], débordé par la base militante et renversé lors du congrès de 2015[6]. Elle préside la fédération de la Saxe de l'AfD[7].

Dans le cadre de la crise migratoire en Europe, elle oriente la ligne de son parti vers une position anti-immigration et anti-islam[8]. Elle plaide pour un rapprochement de son parti avec le Front national[9].

En vue des élections fédérales de 2017, elle renonce à revendiquer la tête de liste électorale de sa formation en pleine montée en puissance de l'aile identitaire de l'AfD[7]. Dans une motion qui n'est pas soumise au vote des militants, elle défend une ligne modérée, mais elle semble isolée au sein du parti[8],[10],[7]. À l'issue des élections fédérales de 2017, elle est élue au Bundestag, mais, malgré le bon score réalisé par l'AfD, refuse de siéger au sein du groupe de son parti, entendant ainsi protester contre sa « radicalisation »[11]. Elle annonce sa démission de l'AfD et envisage de créer un parti concurrent, plus modéré[12].

Le , elle se voit retirer son immunité de député au parlement de Saxe, et devrait faire l'objet de poursuites judiciaires pour parjure. Elle est accusée d'avoir menti à propos du financement de la campagne de son parti, lors des élections régionales du 31 août 2014, alors qu'elle était sous serment.

Le , peu après son élection au Bundestag, elle annonce son départ du parti[13],[14].

Le , elle annonce la création du Parti bleu en prévision des prochaines législatives et des élections de 2019 dans la Saxe[15].

Vie privée[modifier | modifier le code]

De 1991 à 2015, elle est mariée avec un pasteur protestant, Sven Petry, avec qui elle a quatre enfants[16],[17].

Son mariage avec le président de l'AfD de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Marcus Pretzell, est rendu public le 22 décembre 2016[7],[18]. Ils ont un fils l'année suivante[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en haut allemand standardisé retranscrite selon la norme API.
  2. (en) THE NEW STAR OF GERMANY’S FAR RIGHT, Thomas Meaney, newyorker.com, 30 septembre 2016
  3. (de) Page principale de l'entreprise PURinvent System.
  4. (de) Page principale du partie AfD. alternativefuer.de. Récupéré le 6 juillet 2015.
  5. « Le parti eurosceptique allemand AfD met la barre à droite », lesechos.fr, récupéré le 6 juillet 2015.
  6. Nicolas Barotte, « Frauke Perty, dure parmi les durs », Le Figaro Magazine, semaine du 21 avril 2017, page 28.
  7. a b c et d Thomas Schnee, « En Allemagne, l’AfD est menacée d’implosion », sur Mediapart, (consulté le 21 avril 2017).
  8. a et b Thomas Wieder, « Allemagne : Frauke Petry, présidente contestée du parti d’extrême droite AfD », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  9. Olivier Faye, « Marine Le Pen exulte et réclame un « Frexit » », sur lemonde.fr, (consulté le 9 novembre 2016).
  10. Thomas Wieder, « Allemagne : au congrès du parti d’extrême-droite AfD, une présidente isolée parmi les siens », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  11. Voir sur bfmtv.com.
  12. Thomas Schnee, « Merkel se heurte aux contraintes d'une «coalition Jamaïque », sur Mediapart, (consulté le 27 septembre 2017).
  13. Thomas Wieder, « Allemagne : marginalisée par les plus radicaux, Frauke Petry quitte l’AfD, le parti d’extrême droite », sur Le Monde.fr, (ISSN 1950-6244, consulté le 20 octobre 2017).
  14. Jérémy Felkowski, « Frauke Petry, doux visage de l’extrême adroite allemande », sur Le Zéphyr, (consulté le 8 mars 2019)
  15. « Allemagne : l'ex-cheffe du parti d'extrême droite Frauke Petry fonde "Le Parti bleu" », sur Europe 1 (consulté le 20 octobre 2017).
  16. (de) Anne Hähnig, « Herr Petry predigt Liebe », Die Zeit, nos 48/2015,‎ (lire en ligne).
    (de) « Auch die Namen und das Alter der vier gemeinsamen Kinder kann man in Artikeln nachlesen. », qu'on peut traduire par :
    (fr) « On peut aussi lire dans la presse les noms et les âges des quatre enfants qu'ils ont eu ensemble. »
  17. (de), Anne Hähnig, « Herr Petry predigt Liebe », Die Zeit, 26 novembre 2015.
    (de) « Im Oktober 2015 ließ Frauke Petry eine Mail an alle AfD-Mitglieder verschicken: "Nach über 14 Jahren Ehe werden mein Mann und ich zukünftig getrennte Wege gehen." », qu'on peut traduire par :
    (fr) « En octobre 2015, Frauke Petry a envoyé un courriel à tous les membres de l'AfD : “Après 14 années de mariage, mon mari et moi allons suivre des chemins séparés à l'avenir.” »
  18. Hamburg Germany, « Hochzeit kurz vor Weihnachten : Frauke Petry und Marcus Pretzell haben geheiratet - Panorama », sur Spiegel Online (consulté le 22 décembre 2016).
  19. Catherine Gouëset, « Extrême droite en Allemagne : guerre des chefs entre "durs" et "réalistes" », lexpress.fr, 20 avril 2017.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]