Olaf Scholz

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Olaf Scholz
Illustration.
Olaf Scholz en .
Fonctions
Chancelier fédéral d'Allemagne
En fonction depuis le
(8 mois et 1 jour)
Élection
Président fédéral Frank-Walter Steinmeier
Gouvernement Scholz
Législature 20e
Coalition SPD-Grüne-FDP
Prédécesseur Angela Merkel
Vice-chancelier d'Allemagne
Ministre fédéral des Finances

(3 ans, 8 mois et 24 jours)
Chancelier Angela Merkel
Gouvernement Merkel IV
Prédécesseur Sigmar Gabriel (vice-chancelier)
Peter Altmaier (intérim, Finances)
Wolfgang Schäuble (Finances)
Successeur Robert Habeck (vice-chancelier)
Christian Lindner (Finances)
Président fédéral du Parti social-démocrate d'Allemagne
(intérim)

(2 mois et 9 jours)
Prédécesseur Martin Schulz
Successeur Andrea Nahles
Premier bourgmestre de Hambourg

(7 ans et 6 jours)
Gouvernement Scholz I et II
Législature 20e et 21e
Coalition SPD (2011-15)
SPD-Grünen (2015-18)
Prédécesseur Christoph Ahlhaus
Successeur Katharina Fegebank (de) (intérim)
Peter Tschentscher
Ministre fédéral du Travail et des Affaires sociales

(1 an, 11 mois et 6 jours)
Chancelier Angela Merkel
Gouvernement Merkel I
Prédécesseur Franz Müntefering
Successeur Franz Josef Jung
Secrétaire général du groupe SPD au Bundestag

(2 ans, 1 mois et 13 jours)
Président Peter Struck
Législature 16e
Prédécesseur Wilhelm Schmidt (de)
Successeur Thomas Oppermann
Secrétaire général du Parti social-démocrate d'Allemagne

(1 an, 5 mois et 1 jour)
Président Gerhard Schröder
Prédécesseur Franz Müntefering
Successeur Klaus Uwe Benneter (de)
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Osnabrück, Basse-Saxe (RFA)
Nationalité Ouest-allemande (1958-1990)
Allemande (depuis 1990)
Parti politique SPD
Conjoint Britta Ernst
Diplômé de Université de Hambourg
Profession Avocat

Signature de Olaf Scholz

Olaf Scholz Olaf Scholz
Chanceliers fédéraux d'Allemagne
Vice-chanceliers d'Allemagne
Ministres fédéraux des Finances d'Allemagne
Premiers bourgmestres de Hambourg
Ministres fédéraux du Travail d'Allemagne

Olaf Scholz (/ˈoːlaf ʃɔlts/[a] Écouter), né le à Osnabrück (RFA), est un homme d'État allemand, membre du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD). Il est chancelier fédéral depuis le .

Avocat formé à Hambourg, il est vice-président fédéral des Jeunesses du SPD dans les années 1980. Lors des élections fédérales de 1998, il est élu pour la première fois au Bundestag.

En 2001, il renonce à son mandat de député fédéral pour devenir sénateur à l'Intérieur du gouvernement de Hambourg, mais retrouve son mandat de député dès les élections de 2002. À la suite de ce scrutin, Gerhard Schröder en fait son secrétaire général au SPD, une fonction qu'il conserve pendant deux ans.

Il devient secrétaire général du groupe SPD au Bundestag après les élections fédérales de 2005, puis ministre fédéral du Travail en 2007. Le scrutin parlementaire de 2009 l'ayant renvoyé dans l'opposition, il est élu vice-président du groupe parlementaire, puis du parti.

Chef de file social-démocrate aux élections de 2011 à Hambourg, il remporte une solide majorité absolue au Bürgerschaft. Il est reconduit comme premier bourgmestre en 2015, après avoir formé une coalition rouge-verte. En 2018, il renonce à diriger l'exécutif hambourgeois afin de devenir vice-chancelier et ministre fédéral des Finances de la grande coalition d'Angela Merkel.

Il échoue en 2019 à être élu co-président fédéral du SPD, le binôme qu'il forme avec Klara Geywitz étant battu au second tour par le duo constitué de Norbert Walter-Borjans et Saskia Esken. L’année suivante, la direction du parti l'investit à l'unanimité candidat à la chancellerie dans la perspective des élections fédérales de 2021, à l'issue desquelles le SPD arrive en tête. Olaf Scholz prend ensuite la tête d'une coalition « en feu tricolore » avec Les Verts et le Parti libéral-démocrate.

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Olaf Scholz naît dans le Land de Basse-Saxe, mais sa famille déménage à Hambourg, dans le quartier d'Altona, pendant son enfance. Ses parents sont de gauche libérale.

Il effectue ses études dans le quartier de Rahlstedt, où il passe son Abitur. Il accomplit ensuite son service civil, puis étudie le droit à l'université de Hambourg.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Olaf Scholz est marié depuis avec Britta Ernst, ministre de l'Éducation du Schleswig-Holstein entre 2014 et et depuis 2018 ministre de l'Éducation du Brandebourg. Ils résident à Potsdam depuis 2018.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts et ascension[modifier | modifier le code]

Olaf Scholz s'inscrit au Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) en 1975. Selon L'Express, dans sa jeunesse, il se situe à l'extrême gauche de l'échiquier politique. Il prône le « dépassement de l'économie capitaliste » et s'oppose au pragmatisme revendiqué alors par Helmut Schmidt, chancelier issu du SPD[1].

En 1982, il est nommé vice-président fédéral de la Communauté de travail des jeunes socialistes au sein du SPD (Jusos). L'Express le décrit comme alors « bien plus proche des communistes de la RDA que des responsables ouest-allemands ». Il dénonce l'installation de missiles nucléaires américains de moyenne portée sur le sol de la RFA et appelle le gouvernement allemand à sortir de l'Otan[1]. Il s'installe trois ans plus tard comme avocat spécialisé en droit du travail et fonde à Hambourg le cabinet « Zimmermann, Scholz et associés ».

Olaf Scholz en 1984.

Il devient vice-président de l'Union internationale de la jeunesse socialiste (IUSY) en 1987, abandonnant ses fonctions aux Jusos l'année d'après. Il quitte la direction de la IUSY en 1989, pour prendre en 1990 la tête de l'association centrale des coopératives de consommateurs (ZDK).

Député fédéral et sénateur de Hambourg[modifier | modifier le code]

Il est désigné en 1994 président de la section SPD du quartier d'Altona, puis se voit investi quatre ans plus tard candidat dans la 13e circonscription fédérale, qui recouvre ce même quartier, pour les élections du . Il y remporte 64 928 voix, soit 48,1 % des suffrages exprimés et se fait donc élire député fédéral au Bundestag, à l'âge de 40 ans[2].

Il renonce en 2000 à exercer la présidence de la section d'Altona et prend alors la suite de Jörg Kuhbier en tant que président du SPD de Hambourg.

Le , à la suite de la démission de Hartmuth Wrocklage, il est nommé sénateur à l'Intérieur de Hambourg par le premier bourgmestre social-démocrate Ortwin Runde. Il ne se présente pas aux élections régionales du suivant, qui consacrent la défaite du SPD.

Il est cependant candidat aux élections fédérales du , dans la 20e circonscription, qui correspond à Altona. Il obtient un résultat de 67 167 voix, soit 49,4 % des suffrages exprimés, étant ainsi réélu au Bundestag[3].

Secrétaire général du Parti social-démocrate[modifier | modifier le code]

À l'occasion du congrès fédéral extraordinaire du SPD, convoqué à Berlin le , il est élu secrétaire général du parti, sur proposition et sous l'autorité du chancelier fédéral Gerhard Schröder, avec 91,3 % des voix des délégués.

Proche de la tendance conservatrice de son parti, il défend l’Agenda 2010, un ensemble de réformes adoptées par le gouvernement visant à libéraliser le marché du travail et les assurances sociales. Ces réformes ont cependant été fortement controversées au sein du SPD, provoquant le déclin électoral de celui-ci et une chute du nombre d'adhérents[4].

Il est reconduit à ce poste au cours du 31e congrès fédéral, réuni à Bochum en 2003, avec un score bien plus faible de 52,6 %. Lorsque Schröder démissionne le au profit de Franz Müntefering, Scholz le suit et quitte ses fonctions. Il abandonne également la présidence du SPD de Hambourg.

Cadre du groupe parlementaire et ministre fédéral[modifier | modifier le code]

À nouveau candidat au cours des élections fédérales anticipées du 18 septembre 2005, il est facilement réélu puisqu'il totalise 61 936 suffrages, soit 45,9 % des exprimés[5]. À l'ouverture de la législature, le suivant, il devient secrétaire général du groupe SPD au Bundestag, qui entre alors dans une « grande coalition » avec les chrétiens-démocrates d'Angela Merkel, sous la présidence de Peter Struck.

Le , à la suite de la démission de Franz Müntefering pour raisons personnelles, Olaf Scholz est nommé à 49 ans ministre fédéral du Travail et des Affaires sociales. Il ne reçoit cependant pas le titre de vice-chancelier que son prédécesseur portait, celui-ci revenant en effet au ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier. Cinq jours plus tard, le député fédéral et ancien ministre de la Science de Basse-Saxe Thomas Oppermann prend sa suite au sein de la direction du groupe parlementaire.

Figure de l'opposition à Angela Merkel[modifier | modifier le code]

Aux élections du , il conserve son siège au scrutin majoritaire, mais avec seulement 46 522 voix, soit 36 % des suffrages exprimés. Il quitte le gouvernement le , Merkel ayant constitué une « coalition noire-jaune » avec les libéraux. Aussitôt il prend un poste de vice-président du groupe parlementaire, désormais dirigé par Frank-Walter Steinmeier.

Peu après, à l'occasion du 34e congrès fédéral du SPD, organisé en novembre à Dresde, il est élu vice-président fédéral, sous la direction du nouveau président fédéral Sigmar Gabriel. Il reprend, en plus, la présidence du parti à Hambourg.

Premier bourgmestre de Hambourg[modifier | modifier le code]

Du fait de la rupture de la « coalition noire-verte » dirigée par le chrétien-démocrate Christoph Ahlhaus à Hambourg en , des élections régionales anticipées sont convoquées pour le . Olaf Scholz est alors investi chef de file et tête de liste du SPD, grâce aux voix favorables de 335 délégués sur les 343 ayant pris part au vote du congrès régional extraordinaire le [6].

Le jour du scrutin, les sociaux-démocrates remportent 48,4 % des suffrages exprimés et 62 députés sur 121 au Bürgerschaft. Ces chiffres constituent leur meilleur résultat depuis . C'est en outre la première fois depuis 2006 qu'une formation remporte une majorité absolue en sièges au cours d'une élection parlementaire régionale.

En conséquence, le suivant, Olaf Scholz est investi premier bourgmestre de Hambourg par 62 voix sur 118, mettant fin à onze années de pouvoir de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU)[7]. Il forme aussitôt son sénat de dix membres, dont cinq femmes et deux personnalités sans parti. Il démissionne quatre jours plus tard du Bundestag.

Le , il est investi par le SPD de Hambourg chef de file aux élections régionales du . Il obtient les votes favorables de 331 délégués sur 340, soit 97,4 % des suffrages exprimés au congrès régional[8]. Il est désigné le plénipotentiaire de la République fédérale d'Allemagne chargé des relations culturelles franco-allemandes, fonction instituée par le Traité de l'Élysée de 1963[9].

Ayant remporté le scrutin parlementaire avec une majorité relative de 58 députés sur 121, il négocie pendant deux mois avec l'Alliance 90 / Les Verts la formation d'une alliance majoritaire. Le , il est investi pour un second mandat et forme son second gouvernement, dont font partie trois écologistes. Il lance en la création d'un lycée franco-allemand à Hambourg, par transformation du lycée français Saint-Exupéry[10].

Vice-chancelier et ministre fédéral des Finances[modifier | modifier le code]

Olaf Scholz avec Angela Merkel et Horst Seehofer.

Le , à la suite de la démission de Martin Schulz moins d'un an après son élection, Olaf Scholz est désigné président fédéral par intérim du Parti social-démocrate ; troisième président intérimaire du SPD depuis après Johannes Rau et Frank-Walter Steinmeier, il doit diriger le parti jusqu'au congrès extraordinaire du qui doit consacrer la présidente du groupe parlementaire Andrea Nahles à la direction du SPD[11]. L'accession de cette dernière à la présidence intérimaire avait été repoussée par plusieurs fédérations, au prétexte qu'elle n'était pas vice-présidente[12].

Lors d'une réunion le suivant, la direction fédérale des sociaux-démocrates désigne les six ministres qui lui reviennent dans le nouveau gouvernement de grande coalition d'Angela Merkel. Olaf Scholz hérite du poste de ministre fédéral des Finances et du titre de vice-chancelier. Il est perçu comme un modéré favorable à la poursuite de la rigueur budgétaire mise en œuvre depuis deux législatures par le chrétien-démocrate Wolfgang Schäuble[13]. Comme l'ensemble de ses collègues, il entre en fonction cinq jours plus tard[14]. Il cède le la direction du SPD à Andra Nahles, élue avec 66 % des voix[15].

Andrea Nahles remet sa démission de la présidence fédérale du Parti social-démocrate le , après la déroute enregistrée lors des élections européennes. Elle est remplacée à titre temporaire par un collège formé de Manuela Schwesig, Malu Dreyer et Thorsten Schäfer-Gümbel[16]. Olaf Scholz postule à sa succession, lors d'un processus qui prévoit la tenue de 23 débats devant les militants qui devront ensuite trancher, en tandem avec Klara Geywitz, ancienne députée au Landtag de Brandebourg[17]. Au premier tour le , son ticket vire en tête avec 22 % des suffrages exprimés[18], mais il est défait lors du second tour le par le binôme formé par Norbert Walter-Borjans et Saskia Esken, qui totalisent 53 % des voix[19].

Élections fédérales de 2021[modifier | modifier le code]

Neuf mois plus tard, le , Esken annonce via le réseau social Twitter que la direction du SPD a désigné Olaf Scholz candidat à la chancellerie (Kanzlerkandidat) pour les élections fédérales de 2021. Si elle admet publiquement que cette décision peut surprendre l'aile gauche du parti, elle juge que le ministre fédéral des Finances « a l'étincelle du chancelier »[20]. À ce moment-là, le Parti social-démocrate recueille 14 % d'intentions de vote, occupant la troisième place dans les sondages derrière la CDU/CSU et l'Alliance 90 / Les Verts et les chances de victoire de Scholz paraissent infimes. Il bénéficie néanmoins d'une amélioration de son image depuis la pandémie de Covid-19 qui l'a vu renoncer au dogme de l'équilibre budgétaire au profit d'une politique de relance de 130 milliards d'euros[21].

Olaf Scholz en campagne à Munich en .

Au mois d', le SPD enregistre une progression dans ses intentions de vote qui lui permettent de repasser devant les Verts[22], puis d'égaliser[23] et enfin dépasser la CDU/CSU dans les sondages[24]. Cette performance est attribuée à la forte popularité dont bénéficie Olaf Scholz, que les sondages présentent comme le chancelier favori des Allemands[25]. Il est perçu comme le mieux à même de succéder à Angela Merkel en raison de son expérience institutionnelle et de sa capacité à prolonger l'héritage de la chancelière sortante, et profite de son absence de faux pas au cours de la campagne électorale, dont ses concurrents Armin Laschet et Annalena Baerbock ont été auteurs[26].

À l'issue du scrutin, le Parti social-démocrate vire en tête avec plus de 25 % des voix, soit une progression de cinq points par rapport à , et Olaf Scholz revendique publiquement le rôle de formateur du prochain gouvernement fédéral alors que les Unions chrétiennes, deuxièmes, ont réalisé leur plus mauvais résultat depuis [27]. Ce succès social-démocrate est dû au style rassurant de son candidat, qui a su se montrer comme le fidèle héritier d'Angela Merkel tout en évitant les erreurs et polémiques qui ont entaché les campagnes d'Armin Laschet et Annalena Baerbock[28]. Il se dit ensuite favorable à la formation d'une « coalition en feu tricolore » avec Les Verts et le Parti libéral-démocrate et indique avoir pour objectif de s'installer « avant Noël » à la chancellerie fédérale[29]. Le , les trois partis présentent leur accord de coalition, ce qui garantit l'élection d'Olaf Scholz à la chancellerie le mois suivant[30]. Le contrat de coalition est formellement signé par les trois forces politiques qui y souscrivent le suivant[31].

L'accord de coalition signé par le SPD, les Verts et le FDP s'inscrit pour l'essentiel dans la continuité avec l’« ère Merkel », prévoyant une politique économique libérale, des réformes sociales modérées et une diplomatie atlantiste. Sur le plan économique, le contrat de gouvernement s'engage à augmenter le salaire minimum à 12 euros brut de l’heure et le retour à une stricte austérité budgétaire à partir de 2023 (inscrite dans la Constitution, elle avait été suspendue pendant la pandémie), tout en rejetant le rétablissement de l’impôt sur la fortune et les mesures destinées à modifier les lois Hartz que promettait le SPD pendant la campagne électorale. En matière de politique extérieure, le nouveau gouvernement prévoit de ratifier le traité sur l'interdiction des armes nucléaires (Tian) adopté par l’ONU, mais reconnaît par ailleurs le bien-fondé de la « participation nucléaire » de l’Allemagne au déploiement de force des États-Unis en assumant et le stockage de leurs bombes atomiques sur le sol allemand. Il est aussi question d'augmenter les dépenses militaires notamment afin d'équiper l’armée allemande de drones de combat. Sur les questions environnementales, les dernières centrales nucléaires devront fermer en 2022 et les centrales à charbon « idéalement » en 2030, en étant remplacées par des centrales au gaz et par les énergies renouvelables[32].

Chancelier fédéral[modifier | modifier le code]

Olaf Scholz est élu chancelier fédéral le par le Bundestag, recueillant 395 voix, alors que sa coalition bénéficie d'un total de 416 députés. Il est formellement nommé par le président fédéral Frank-Walter Steinmeier puis prête serment devant les députés dans les heures qui suivent, succédant ainsi à Angela Merkel[33].

Arrivé au pouvoir dans un contexte de vives tensions entre l'OTAN et la Russie concernant notamment l'Ukraine, il tente comme d'autres de ses homologues européens d'établir une médiation pour résoudre la crise diplomatique[34]. Après le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, le 24 février 2022, il annonce le 27 février suivant devant le Bundestag, un investissement inédit de 100 milliards d'euros pour renforcer la Bundeswehr, portant le budget de la défense allemande à 2% du PIB[35],[36].

Partisan de la vaccination obligatoire contre la Covid-19, il échoue en avril 2022 à faire voter par les députés une obligation vaccinale contre le virus, en dépit que la proposition de loi ait été vidée en partie de sa substance, avec une obligation réservée aux seuls plus de 60 ans[37].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Christophe Bourdoiseau et Clément Daniez, Allemagne : Olaf Scholz, autoritaire et anti-écolo, ça promet !, lexpress.fr, 1er décembre 2021
  2. (de) « Wahl zum 14. Deutschen Bundestag am 27. September 1998 », Directeur fédéral des élections, consulté le
  3. (de) « Wahl zum 15. Deutschen Bundestag am 22. September 2002 », Directeur fédéral des élections, consulté le
  4. Lou Phily, « Allemagne. L’espoir du SPD s’appelle Olaf Scholz », sur L'Humanité,
  5. (de) « Wahl zum 16. Deutschen Bundestag am 18. September 2005 », Directeur fédéral des élections, consulté le
  6. (de) « Hamburger SPD nominiert Scholz », Frankfurter Allgemeine Zeitung, le
  7. (de) « So viel Macht hatte ein Bürgermeister noch nie », Hamburger Morgenpost, le
  8. (de) « Hamburgs SPD zieht mit Olaf Scholz an der Spitze in Wahlkampf », Die Zeit, le
  9. « Olaf Scholz, nouveau plénipotentiaire de la République fédérale d’Allemagne chargé des relations culturelles franco-allemandes », sur Portail France-Allemagne,
  10. « Projet de lycee franco-allemand à Hambourg/ », sur Français d'Allemagne - Citoyens et Solidaires,
  11. (de) « Olaf Scholz soll die SPD kommissarisch führen », Frankfurter Allgemeine Zeitung, .
  12. (de) « Landesverbände gegen Wahl von Nahles », Frankfurter Allgemeine Zeitung, .
  13. « Allemagne : le SPD a choisi ses ministres du nouveau gouvernement Merkel », Les Échos, .
  14. « Portraits des quinze ministres du nouveau gouvernement d’Angela Merkel », Le Monde, .
  15. (de) « Andrea Nahles ist neue Parteivorsitzende der SPD », Deutsche Welle, .
  16. « Allemagne. Un trio à la tête du SPD pour remplacer Andrea Nahles après la défaite des européennes », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  17. Thomas Wieder, « Allemagne : en plein doute, le SPD se cherche une direction », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  18. Pascal Thibaut, « Allemagne: un second tour nécessaire pour désigner la nouvelle direction du SPD », Radio France internationale,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  19. « Le ministre des Finances de Merkel Olaf Scholz battu à la présidence du SPD », La Tribune,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  20. Vu de Berlin Olaf Scholz, candidat à la chancellerie d’un SPD exsangue, liberation.fr, 10 août 2021, par Johanna Luyssen
  21. Johanna Luyssen, « Olaf Scholz, candidat à la chancellerie d'un SPD exsangue », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  22. Nathalie Steiwer, « Allemagne : fort d'une nouvelle popularité, le SPD Olaf Scholz se rêve en chancelier », Les Échos,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  23. Belga, « Elections en Allemagne : les sociaux-démocrates du SPD rattrapent la CDU d’Angela Merkel dans les sondages », Radio-télévision belge de la Communauté française,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  24. Agence France-Presse, « Allemagne : les sociaux-démocrates en tête d'un sondage à un mois du scrutin », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  25. Sébastien Vannier, « Et si la future « Chancelière » d’Allemagne c’était lui, Olaf Scholz ? », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  26. Ninon Renaud, « En Allemagne, la percée de la gauche rebat les cartes de la succession d'Angela Merkel », Les Échos,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  27. Thomas Wieder, « Elections en Allemagne : un paysage politique émietté, des extrêmes contenus et une victoire disputée entre CDU et SPD », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  28. Thomas Wieder, « Elections en Allemagne : la revanche d’Olaf Scholz, le mal-aimé du SPD », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  29. Thomas Wieder, « Elections en Allemagne : début des discussions pour parvenir à une coalition « feu tricolore » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  30. « En Allemagne, le SPD, les Verts et les libéraux sont parvenus à un accord de coalition », sur lemonde.fr (consulté le )
  31. « Allemagne: le contrat de coalition approuvé, Olaf Scholz futur chancelier », sur RFI, (consulté le )
  32. Bruno Odent, « Allemagne. Olaf Scholz prend la gauche à contre-pied », sur humanite.fr, .
  33. « Allemagne: Olaf Scholz succède officiellement à Angela Merkel », sur RFI, (consulté le )
  34. « Ukraine: la médiation incertaine d’Olaf Scholz pour désamorcer le conflit », sur LEFIGARO, (consulté le )
  35. « Allemagne : une enveloppe de 100 milliards d'euros pour moderniser l'armée allemande », sur France 24, (consulté le )
  36. « Guerre en Ukraine : en Allemagne, la révolution du chancelier Olaf Scholz sur la politique de défense », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  37. Covid-19 : Scholz échoue à faire voter une vaccination obligatoire en Allemagne, lefigaro.fr, 7 avril 2022

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]