Franz Josef Jung

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Franz Josef Jung
Illustration.
Franz Josef Jung, en 2014.
Fonctions
Ministre fédéral du Travail et des Affaires sociales d'Allemagne
Chancelier Angela Merkel
Prédécesseur Olaf Scholz
Successeur Ursula von der Leyen
Ministre fédéral de la Défense
14e ministre fédéral de la Défense depuis 1955
Chancelier Angela Merkel
Prédécesseur Peter Struck
Successeur Karl-Theodor zu Guttenberg
Biographie
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Eltville (Allemagne)
Parti politique CDU
Diplômé de Université Johannes Gutenberg
de Mayence
Profession Notaire

Franz Josef Jung
Ministres fédéraux du Travail d'Allemagne
Ministres fédéraux de la Défense d'Allemagne

Franz Josef Jung, né à Eltville le , est un homme politique allemand membre de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU).

En 1999, il est nommé chef de la chancellerie régionale de Hesse sous la direction de Roland Koch, un poste que, impliqué dans l'affaire des caisses noires du parti, il n'occupe que durant un an. Désigné président du groupe CDU au Landtag en 2003, il est élu au Bundestag en 2005 et devient peu après ministre fédéral de la Défense dans la grande coalition d'Angela Merkel. Son action est marquée une nouvelle controverse, que ce soit à cause de ses propos sur la possibilité d'abattre un avion civil détourné ou du bombardement de Kunduz. À la suite des élections législatives de 2009, il est choisi pour le poste de ministre fédéral du Travail dans la nouvelle coalition noire-jaune, mais il est contraint à la démission au bout d'un mois, après qu'il a été avéré qu'il avait menti concernant le bombardement de Kunduz.

Éléments personnels[modifier | modifier le code]

Formation et carrière[modifier | modifier le code]

Il obtient son Abitur en 1968 à Geisenheim, puis effectue, entre 1968 et 1969, son service militaire.

Entre 1970 et 1974, il suit des études de droit à l'université Johannes Gutenberg de Mayence, puis devient stagiaire au tribunal de grande instance de Wiesbaden jusqu'en 1976. Il obtient son doctorat de droit deux ans plus tard.

Il a exercé la profession de notaire à Eltville.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié, père de trois enfants, il a un petit enfant et est de confession catholique.

Activité politique[modifier | modifier le code]

Au sein de la CDU[modifier | modifier le code]

Il adhère à la Junge Union (JU), organisation de jeunesse de la CDU, en 1969, puis au parti en lui-même en 1971.

Tout d'abord président de la JU dans la région du Rheingau, il entre au comité directeur fédéral de l'organisation en 1973, et y siégera dix ans. Il en sera même vice-président entre 1981 et 1983.

Il devient secrétaire général de la CDU du Land de Hesse en 1987 pour quatre ans. En , il en est nommé vice-président, avant d'entrer au comité directeur fédéral en novembre suivant.

Au niveau régional[modifier | modifier le code]

En 1972, il est élu membre de l'assemblée de l'arrondissement de Rheingau-Taunus, et le reste jusqu'en 1987. Il avait été élu député au Landtag de Hesse quatre ans plus tôt, en 1983. Chef coordinateur (Parlamentarischer Geschäftsführer) du groupe de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) au Landtag de Hesse de 1987 à 1999, Franz Josef Jung est nommé chef de la chancellerie régionale et ministre des Affaires fédérales et européennes dans le premier cabinet régional de Roland Koch le .

L'affaire des caisses noires de la CDU le contraintà démissionner le 7 septembre 2000 : en tant que secrétaire général de la CDU hessoise à la fin des années 1980, il portait en effet la responsabilité du financement des campagnes et de la construction du nouveau siège avec les sommes qu'on avait fait passer pour des « legs juifs[1],[2]. »

Trois ans plus tard, il est désigné président du groupe CDU au Landtag.

Ministre fédéral de la Défense[modifier | modifier le code]

Le , il est élu député fédéral au Bundestag sur la liste régionale de Hesse, ayant été battu dans la circonscription n°184, de Groß-Gerau. Environ deux mois plus tard, le 22 novembre, il est nommé ministre fédéral de la Défense dans le gouvernement de grande coalition d'Angela Merkel.

F.J. Jung et Robert Gates en 2007.

En , il se retrouve au cœur d'une polémique après s'être dit prêt à faire abattre tout avion de ligne pris en otage pour éviter une catastrophe, même si cela devait conduire à la mort de civils innocents[3].

Ministre fédéral du Travail, et démission[modifier | modifier le code]

Réélu au Bundestag lors des législatives du , Franz Josef Jung devient, le 28 octobre suivant, ministre fédéral du Travail et des Affaires sociales dans la nouvelle coalition noire-jaune. À peine un mois plus tard, le 27 novembre, il présente sa démission à cause d'une controverse sur une frappe aérienne ordonnée, le , par un colonel de la Bundeswehr sur deux citernes à Kunduz en Afghanistan et qui avait causé de nombreux morts parmi les civils[4], ce que Jung avait démenti à l'époque[5]. Avec à peine trente jours passés à la tête de son département ministériel, il a exercé le plus cours mandat de ministre fédéral dans l'histoire de l'Allemagne fédérale.

Afin de faire toute la lumière sur les circonstances et les conséquences du bombardement, la commission de la Défense a décidé en , par accord entre tous les partis, de se constituer en commission d'enquête.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après Pascale Hugues, « La bavure de Koch », Le Point, no 20 décembre,‎ (lire en ligne)
  2. « Eine Hand wäscht die andere », Berliner Zeitung du 18 février 2003.
  3. (en) Le ministre allemand de la Défense prêt à abattre des avions détournés sur le site du Guardian
  4. (en) La direction de l'armée allemande démissionne à cause du raid afghan sur le site de BBC News
  5. (fr) Le ministre allemand Jung démissionne sur le site de L'Express

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]