Alliance 90 / Les Verts

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Bündnis 90/Die Grünen
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Logo officiel
Présentation
Coprésidents Cem Özdemir et Simone Peter
Fondation
(Die Grünen)

(Fusion avec Alliance 90)
Siège Platz vor dem
Neuen Tor 1
10115 Berlin
Idéologie Écologie politique[1]
Affiliation européenne Parti vert européen
Affiliation internationale Global Greens
Adhérents 59 526 (décembre 2015)[2]
Couleurs Vert
Site web http://www.gruene.de
Présidents de groupe
Bundestag Katrin Göring-Eckardt et
Anton Hofreiter
Parlement européen Philippe Lamberts et
Rebecca Harms
Représentation
Députés
63 / 630
Députés européens
11 / 96

L’Alliance 90 / Les Verts (en allemand : Bündnis 90 / Die Grünen) est un parti politique allemand de centre gauche.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des Verts à l'Alliance 90 / Les Verts[modifier | modifier le code]

Le parti vert allemand (Die Grünen) est fondé le à Karlsruhe, en Allemagne de l'Ouest, issu du mouvement écologiste et pacifiste de la fin des années 1970. En 1983, les Verts obtiennent leurs premiers sièges au Bundestag (où ils se distinguent des autres députés, arborant cheveux longs, baskets et pulls en laine[3]), puis un groupe parlementaire en 1987. Cependant, lors des élections générales qui suivent la réunification allemande, fin 1990, ils enregistrent un revers et ne sont plus représentés. En revanche, Alliance 90 (Bündnis 90), un groupe oppositionel de l'ex-Allemagne de l'Est de tendance alternative, a obtenu quelques sièges sur le quota réservé à l'ex-RDA à la faveur des dispositions transitoires spécifiques à ce scrutin de la réunification. Verts et Alliance 90 décident de fusionner en 1993, le parti prenant alors son nom actuel.

Entre 1998 et 2005 : le gouvernement fédéral[modifier | modifier le code]

Joschka Fischer participe à la fondation des Verts en 1982, avec notamment Otto Schily, l’un des avocats de la Fraction armée rouge, qui deviendra quant à lui ministre de l’intérieur du gouvernement Schröder. Ces deux hommes auront avec Cohn-Bendit une influence décisive au début de la coalition rouge-verte : la suppression du droit du sang dans l’attribution de la nationalité allemande et l’engagement dans le maintien de la paix, avec l’envoi de soldats au Kosovo.

En 2000, à l’Université Humboldt de Berlin, Joschka Fischer appelle à la relance de l’Union européenne grâce à l’adoption d’une constitution et à une avant-garde d’une fédération européenne à venir. Après la chute des Taliban en Afghanistan, il aide à la reconstruction avec l’organisation de la conférence de Petersberg à la fin de l’année 2001. En 2003, il semble intéressé par le poste de ministre des Affaires étrangères de l’UE. À la conférence sur la sécurité de Munich, il désapprouve l’intervention américaine en Irak en lançant en anglais à Donald Rumsfeld : « I’m not convinced. » (« Je ne suis pas convaincu. »).

À propos de la coalition rouge-verte, Fischer déclare en 2005 : « Le chapitre rouge-vert, écrit par ma génération, est irrévocablement clos. Le chapitre suivant sera écrit par des plus jeunes, les moins de quarante ans. »

Les années 2010 et la progression[modifier | modifier le code]

Après un score historique de 10,7 % des voix aux élections fédérales de septembre 2009, Les Verts s'associent au SPD pour reprendre au centre droit le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, en 2010.

L'année suivante, l'écologiste Winfried Kretschmann, grâce à une coalition avec les sociaux-démocrates, devient ministre-président du Bade-Wurtemberg et le premier vert à diriger un gouvernement en Allemagne. À la fin de l'année, ayant dépassé les 5 % des voix en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, le parti est présent dans tous les parlements du pays.

Au cours de l'année 2012, leur candidat Fritz Kuhn remporte la mairie de Stuttgart.

2012 : la primaire interne[modifier | modifier le code]

En octobre 2012, dans une élection sans précédent, les membres du parti choisissent Jürgen Trittin et Katrin Göring-Eckardt pour figurer en tête de la liste des candidats pour les élections au Bundestag prévues pour 2013.

En septembre 2013, les Verts se retrouvent au centre d'une polémique sur la pédophilie alors qu'un chercheur révèle que le parti et plusieurs personnalités notables, dont son porte-parole au Bundestag, Jürgen Trittin, avaient milité dans les années 1980 pour la dépénalisation des relations entre enfants et adultes ; des archives ont également révélé que le parti avait financé des associations poursuivant cet objectif[4]. En dépit du mea-culpa de Trittin, les Verts pâtissent de ce scandale alors que la campagne pour les élections législatives suit son cours crédités de 15 % un an auparavant, ils chutent alors à 9 %[5]. Ils obtiennent finalement 8,4 % des voix, soit 2,3 points de moins qu'en 2009[6] et ne sont plus que la quatrième force politique du pays, derrière Die Linke. En conséquence de cet échec, Jürgen Trittin et Katrin Göring-Eckardt démissionnent de leurs fonctions à la tête du parti[7].

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections au Bundestag[modifier | modifier le code]

Année  % Mandats Rang Gouvernement
1980 1,5
0 / 519
4e Extra-parlementaire
1983 5,6
28 / 520
4e Opposition
1987 8,3
44 / 519
4e Opposition
1990 3,8
8 / 662
4e Opposition
1994 7,3
49 / 672
3e Opposition
1998 6,7
47 / 669
3e Cabinet Schröder I
2002 8,6
55 / 603
3e Cabinet Schröder II
2005 8,1
51 / 614
5e Opposition
2009 10,7
68 / 622
5e Opposition
2013 8,4
63 / 631
4e Opposition

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Année  % Mandats Rang Tête(s) de liste Groupe
1979 3,2
0 / 78
4e
1984 8,2
7 / 78
3e ARC
1989 8,4
7 / 78
3e Verts
1994 10,1
12 / 99
3e Verts
1999 6,4
7 / 99
3e Verts/ALE
2004 11,9
13 / 99
3e Verts/ALE
2009 12,1
14 / 99
3e Rebecca Harms
Reinhard Bütikofer
Verts/ALE
2014 10,7
12 / 96
3e Rebecca Harms Verts/ALE

Élections dans les Länder[modifier | modifier le code]

Représentation actuelle de l'Alliance 90 / Les Verts dans les Länder
  •      à la tête du gouvernement
  •      membre de la coalition gouvernementale
  •      dans l'opposition

En gras, le meilleur résultat et en italique le moins bon résultat dans chaque Land.

  •      à la tête du gouvernement
  •      membre de la coalition gouvernementale
  •      dans l'opposition
Année BW BY BE BB HB HH HE MV NI NW RP SA SN ST SH TH
1980 5,3 3,6 2,9
1981 7,2
1982 4,6 7,7
6,8
8,0 6,5
1983 5,4 5,9 4,5 4,6
1984 8,0
1985 10,6 4,6 2,5
1986 7,6 10,4 7,1
1987 10,7 7,0 8,8 5,9 3,9
1988 7,9 2,9
1989 11,8
1990 6,4 5,0 9,3a  9,3b  5,5 5,0 2,6 5,6 5,3 6,5
1991 11,4 7,2 8,8 6,5
1992 9,5 4,97
1993 13,5
1994 5,9 2,9 3,7 7,4 5,5 4,1 5,1 4,5
1995 13,2 13,1 11,2 10,0
1996 12,1 6,9 8,1
1997 13,9
1998 5,9 2,7 7,0 3,2
1999 9,9 1,9 9,0 7,2 3,2 2,6 1,9
2000 7,1 6,2
2001 7,7 9,1 8,5 5,2
2002 2,6 2,0
2003 7,7 12,8 10,1 7,6
2004 3,6 12,3 5,6 5,1 4,5
2005 6,2 6,2
2006 11,7 13,1 3,6 4,6 3,6
2007 16,5
2008 9,4 9,6 7,5 8,0
2009 5,7 13,7 5,9 6,4 12,4 6,2
2010 12,1
2011 24,2 17,6 22,5 11,2 8,7 15,4 7,1
2012 11,3 5,0 13,2
2013 8,6 11,1 13,7
2014 6,2 5,7 5,7
2015 15,1 12,2
2016 30,3 5,3 5,2

a Bündnis 90: 6,4 %, Grüne: 2,8 %
b Grüne: 4,2 %, Neues Forum: 2,9 %, Bündnis 90: 2,2 %

Personnalités[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

1980 August Haußleiter (après son départ en juin 1980, Dieter Burgmann), Petra Kelly, Norbert Mann
1981–1982 Dieter Burgmann, Petra Kelly, Manon Maren-Grisebach
1982–1983 Manon Maren-Grisebach, Wilhelm Knabe, Rainer Trampert
1983–1984 Wilhelm Knabe, Rainer Trampert, Rebekka Schmidt
1984–1987 Rainer Trampert, Lukas Beckmann, Jutta Ditfurth
1987–1989 Jutta Ditfurth, Regina Michalik, Christian Schmidt
1989–1990 Ralf Fücks, Ruth Hammerbacher, Verena Krieger
1990–1991 Renate Damus, Heide Rühle, Hans-Christian Ströbele
1991–1993 Ludger Volmer, Christine Weiske
1993–1994 Marianne Birthler, Ludger Volmer
1994–1996 Krista Sager, Jürgen Trittin
1996–1998 Jürgen Trittin, Gunda Röstel
1998–2000 Gunda Röstel, Antje Radcke (de)
2000–2001 Renate Künast, Fritz Kuhn
2001–2002 Fritz Kuhn, Claudia Roth
2002–2004 Angelika Beer, Reinhard Bütikofer
2004–2008 Reinhard Bütikofer, Claudia Roth
2008–2013 Claudia Roth, Cem Özdemir
seit 2013 Cem Özdemir, Simone Peter

Autres membres notables[modifier | modifier le code]

Membres renommés décédés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Wolfram Nordsieck, « Parties and Elections in Europe » (consulté le 8 octobre 2015)
  2. (de) « Mitgliederranking: Die Volksparteien schrumpfen – AfD legt zu », sur www.berliner-zeitung.de,‎ (consulté le 29 décembre 2015)
  3. « Il y a trente ans, les Verts révolutionnaient la politique allemande », in slate.fr, 6 mars 2013.
  4. Nicolas Barotte, « Pédophilie : les Verts rattrapés par le passé », Le Figaro, 19 septembre 2013, page 6.
  5. Frédéric Lemaître, « Les Verts allemands au centre d'une nouvelle polémique sur la pédophilie », lemonde.fr, 17 septembre 2013.
  6. Nicolas Barotte, « Le grand désarroi de la gauche allemande », Le Figaro, 24 septembre 2013, page 6.
  7. Jean-Jacques Mével, « En Europe, les Verts font grise mine », Le Figaro, 4 octobre 2013, page 8.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]