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Elon Musk

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Elon Musk
Elon Musk Royal Society.jpg
Elon Musk à la journée des admissions de la Royal Society à Londres, juillet 2018.
Fonctions
Président-directeur général (en)
Tesla
depuis
Président-directeur général (en)
SpaceX
depuis
Président
Tesla
Directeur de la technologie
SpaceX
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Elon Reeve MuskVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Formation
Université Stanford
Waterkloof House Preparatory School (en)
Université Queen's
Pretoria Boys High School (en) (jusqu'en )
Queen's School of Business (en) (-)
Université de Pennsylvanie (baccalauréat universitaire ès sciences) (-)
Wharton School (baccalauréat universitaire en lettres) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Errol Musk (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Fratrie
Tosca Musk (en)
Kimbal Musk (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Justine Musk (2000-2008)
Talulah Riley (2010-2012 / 2013-2016)
Claire Boucher
Enfants
X AE A-XII Musk (d)
Griffin Musk (d)
Kai Musk (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Lyndon Rive (en) (cousin germain)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Propriétaire de
Religion
Membre de
Distinctions
signature d'Elon Musk
signature

Elon Musk (prononcé en anglais /ˈiː.lɒn ˈmʌsk/), né le à Pretoria (Afrique du Sud), est un entrepreneur, chef d'entreprise et ingénieur sud-africain, naturalisé canadien en 1988 puis américain en 2002. Il est le président-directeur général (PDG) de la société SpaceX et directeur général de la société Tesla, après avoir été président du conseil d'administration de SolarCity et de Tesla. Il est aussi le fondateur de The Boring Company, une société de construction de tunnels, et de Neuralink, une société de neurotechnologie. Il fait de Tesla, au cours des années 2000, un constructeur grand public d'automobiles électriques.

Il est le fondateur de SpaceX et co-fondateur de Zip2 et fut le fondateur ainsi que l'un des principaux dirigeants de X.com, qui a finalement fusionné avec Confinity et a pris le nom de PayPal.

En plus de ses activités commerciales, il a proposé en 2013 un projet de transport à grande vitesse connu sous le nom de Hyperloop[1], et également un avion à réaction supersonique à décollage et atterrissage verticaux avec propulsion électrique[2].

En 2015, il co-fonde et co-préside OpenAI, une association de recherche à but lucratif plafonné (depuis avril 2019 ; avant elle était à but non lucratif) en intelligence artificielle dont l'objectif est de promouvoir et développer une intelligence artificielle open-source bénéficiant à l'humanité tout entière.

Elon Musk a déclaré que les objectifs de SolarCity, Tesla et SpaceX tournent autour de sa vision de changer le monde et l'humanité[3]. Ses buts incluent de réduire le réchauffement climatique par la production et la consommation d'énergie durable et réduire le « risque de l'extinction humaine » en créant une vie multi-planétaire par l'établissement d'une colonie humaine sur Mars[4]. SpaceX devient en 2020 la première organisation privée au monde à envoyer des astronautes dans l'espace.

En août 2020, sa fortune atteint les 100 milliards de dollars grâce à ses actions dans Tesla qui n'ont cesser de monter depuis le début de l’année.

Biographie

Enfance et études

Elon Reeve Musk naît le à Pretoria, en Afrique du Sud. Il est le fils d'Errol Musk, ingénieur anglo-sud-africain, et de Maye Haldeman, nutritionniste et mannequin canadienne[5],[6],[7]. Après le divorce de ses parents en 1980, il continue de vivre avec son père[8]. À l'âge de 12 ans, il vend son premier programme de jeux vidéo[9] pour l'équivalent de 500 dollars.

Selon Kimbal Musk, son frère, Elon Musk aurait très tôt lu deux livres par jour dans des disciplines variées. Ses lectures étaient très larges et diverses, couvrant de nombreux domaines comme la philosophie, la religion, la science-fiction et la programmation, l'ingénierie, le business, la technologie, le design de produit, l'énergie[10].

En 1988 (alors âgé de 17 ans), à la fin de ses études au Pretoria Boys High School (en), il annonce à ses parents qu'il souhaite aller étudier aux États-Unis. Il obtient alors la nationalité canadienne grâce à sa filiation maternelle, et quitte l'Afrique du Sud pour Kingston, en Ontario (Canada)[11],[12]. Pour Elon Musk, la nationalité canadienne lui permet d'émigrer ensuite aux États-Unis pour étudier, plus facilement qu'en venant de l'Afrique du Sud de l'apartheid[13],[9]. Cela lui évite aussi d'être appelé sous les drapeaux en Afrique du Sud et de faire son service militaire[14]. En désaccord, son père lui coupe les vivres[15]. Au Canada, il intègre alors l'Université Queen's et finance ses études grâce à des travaux à temps partiel et des emplois d'été en informatique. Il en ressort diplômé en administration en 1992.

En 1992, il quitte le Canada pour les États-Unis et intègre l'université de Pennsylvanie pour y étudier la physique et l'économie, finançant ses cours grâce à une bourse. Il y étudie trois ans, recevant un diplôme de premier cycle après ses deux premières années, et y reste une année de plus pour terminer une majeure en physique et faire de son diplôme de premier cycle un « Joint honours degree (en) ». En 1995, il reçoit une bourse pour poursuivre un doctorat en physique énergétique à l'université Stanford. Cependant, il prend rapidement conscience du développement d'Internet à l'époque et va, à peine deux jours après la confirmation de son admission, suspendre la préparation de son programme pour lancer sa société.

Activités entrepreneuriales

Zip2

En 1995, Elon Musk co-fonde la compagnie Zip2, éditeur d'un logiciel de publication de contenu en ligne pour les informations des entreprises. En 1999, la division AltaVista de Compaq acquiert Zip2 pour 341 millions de dollars en argent et en options de titres. Elon Musk et son frère Kimbal possèdent alors environ 12 % de Zip2.

X.com / PayPal

En , Elon Musk fonde une banque en ligne nommée X.com. X.com cessera par la suite ses services bancaires, mais la société PayPal de paiement en ligne, qu'elle avait acquise en , rencontre un très grand succès. En , X.com change de nom pour PayPal. En , PayPal est vendu à eBay pour 1,5 milliard de dollars. Au moment de la vente, Elon Musk possède 11,7 % de PayPal (180 millions de dollars).

Le , Elon Musk rachète le nom de domaine X.com à PayPal[16]. Le , Elon Musk annonce le lancement de X.com sur Twitter[17]. Le site, composé d'une seule page visible, présente en une simple lettre x en haut à gauche, sans aucun habillage graphique.

SpaceX

En , désabusé par le manque d'ambition de la National Aeronautics and Space Administration (NASA)[18], Elon Musk fonde sa troisième société, Space Exploration Technologies (SpaceX), dont il est l’actuel CEO et CTO. SpaceX développe et produit des véhicules de lancement spatiaux au premier étage réutilisable (à terme, la même journée), avec l'objectif d'abaisser les coûts de lancement et à long terme de rendre possible la colonisation de la planète Mars. SpaceX a développé les fusées Falcon 1 et Falcon 9 ainsi que le vaisseau cargo Dragon[19].

Dès 2012, SpaceX ravitaille la Station spatiale internationale.

Fin 2013, il ambitionne de créer un avion électrique supersonique qui pourrait décoller et atterrir verticalement[réf. nécessaire] ainsi que de fonder une colonie d'un million de personnes sur Mars[14].

En , Space X réalise la première récupération du premier étage de son lanceur Falcon 9.

En est lancée la première Falcon 9 « recyclée » de SpaceX, avec un premier étage qui avait déjà volé en .

Le , Space X lance la première Falcon Heavy, avec à bord la Tesla Roadster rouge d'Elon Musk. Le lancement est réussi et Space X récupère les deux propulseurs secondaires, mais ne récupère pas l'étage du milieu. Ce coup de marketing place Space X et Tesla en « orbite » sur les médias sociaux et télévisions de la planète.

Tesla

Elon Musk est plus connu du grand public pour le rôle qu'il joue au sein de Tesla. Après être entré dans le capital de la société en 2004, il en prend le contrôle et la dirige depuis [20], date à laquelle il est devenu président. Tesla construit d'abord une voiture de sport électrique, la Tesla Roadster, puis produit une berline électrique plus économique, la Tesla Model S, suivie de la Tesla Model X, un SUV haut de gamme. Elon Musk veut produire des véhicules électriques plus accessibles : c’est chose faite en 2018 avec le lancement de la Tesla Model 3, une berline beaucoup plus accessible (commercialisée moins de 50 000 , contre plus de 100 000  au lancement de la Tesla Model S) . Les bénéfices engendrés par la Tesla Roadster ont servi à financer les coûts de recherche et de développement des modèles suivants à plus bas coût. Il est également l'investisseur et le président du conseil d'administration de SolarCity (produits photovoltaïques et services), dont son cousin Lyndon Rive est le président. La motivation fondamentale pour créer les deux entreprises est d'aider à combattre le réchauffement climatique.

En 2008, SpaceX et Tesla font face à de nombreuses difficultés financières mais sont finalement sauvées la même année. SpaceX s'en sort en signant avec la NASA un contrat de ravitaillement pour la Station spatiale internationale (ISS) d'une valeur de 1,6 milliard de dollars[14]. Les fusées Falcon 9 et les vaisseaux Dragon ravitaillent la station depuis 2012. Tesla est également sauvée en 2008 lorsque les investisseurs décident d'augmenter leurs participations financières dans la société.

Hyperloop

En , Elon Musk réfléchit à un nouveau mode de transport (un TGV subsonique capable de se déplacer à 1 200 km/h en emportant des passagers dans des capsules), dont il souhaite qu'il soit au moins deux fois plus rapide que l'avion et fonctionnant à l'énergie solaire[21]. Le , il présente son projet Hyperloop dont il a encouragé la réalisation par d'autres entreprises via un concours organisé par SpaceX[22]. Depuis ce concours, des start-ups consacrées à la mise en place et au développement de l'Hyperloop sont nées, permettant à Elon Musk de se consacrer à l'automobile et au spatial. En 2015 et 2016, Elon Musk ne dirige plus aucun projet d'Hyperloop, mais sa société SpaceX continue d'organiser des compétitions.

Powerwall

Elon Musk en 2015.

En 2015, il propose (sous la marque Tesla) un système dit « Powerwall » de stockage tampon d'énergie domestique intermittente (ex : solaire et/ou éolienne) via des batteries lithium-ion présentant une bonne efficacité énergétique et bonne durée de vie, acceptant des recharges incomplètes tout en fournissant une tension constante durant toute leur décharge[23]. Ces powerwalls pourront équiper des immeubles et des maisons et, selon Elon Musk, pourraient contribuer à « transformer totalement l'infrastructure énergétique mondiale pour la rendre totalement durable et sans produire d'émissions de carbone ». Chaque bloc accumulateur mesure 130 × 86 × 18 cm et peut accumuler 7 ou 10 kWh, pour une puissance continue de 2 kW (pic à 3,3 kW). Le système peut aussi accumuler de l'énergie achetée en heures creuses ou contribuer à la régulation de fréquence du réseau. Le système permettrait selon lui « de se passer du réseau électrique » y compris dans les pays pauvres, ou d'assurer la consommation électrique durant les coupures de courant. Il compare ce changement à celui du téléphone mobile qui remplace peu à peu les lignes terrestres. Les batteries seront fabriquées par Panasonic dans une « giga-usine (Gigafactory) » de 5 milliards de dollars dans le Nevada, couverte de panneaux solaires et qui sera la plus grande usine de batteries au monde, où il projette de produire un équivalent/stockage de 35 gigawatt-heures d'ici 2020. Les commentateurs posent cependant la question de la ressource en lithium (le Chili et la Chine n'en fournissent en 2015 qu'environ 11 Mt/an avec un prix qui a décuplé entre 2000 et 2010). Tesla sera en outre en concurrence avec d'autres entreprises établies dans le domaine dont LG Chem, AES Energy Storage and NEC/A123, et de nouveaux arrivants dont Enphase, Sunverge Sonnenbatterie et Stem ou Alevo (start-up suisse qui a fait irruption sur la scène en 2014 avec une batterie lithium-ion-soufre garantie 20 ans et un investissement de 1 milliard de dollars dans une usine de fabrication en construction en Caroline du Nord tablant sur un marché de 200 mégawatts-heures de stockage en 2015 et 1 gigawatt-heure en 2016)[24]. D'autres observateurs notent que ces batteries pourront modifier, voire affecter, le secteur de la production d'électricité de pointe et le marché des smartgrids et de la substitution de la « puissance de crête » par le stockage[25].

OpenAI

En , il annonce la création du centre OpenAI sur l’intelligence artificielle pour « bénéficier à l’humanité ». Ce centre est désormais à but lucratif plafonné et regroupe des dizaines de start-ups dans le domaine de la recherche sur l'intelligence artificielle.

Neuralink

En 2016, il fonde la start-up Neuralink dont l'objectif est de relier le cerveau à des circuits intégrés dans le but de fusionner les intelligences humaines et artificielles[26]. L'implant cérébral sans fil Neuralink devrait dans les faits permettre aux personnes paralysées ou lourdement handicapées de recouvrer la parole et la mobilité[27],[28].

Il annonce officiellement en son objectif de commercialisation du premier modèle d’ici 2021[29].

The Boring Company

En , Elon Musk fonde une nouvelle société : « The Boring Company ». Ce projet a pour but de supprimer les bouchons dans les grandes villes par l'installation d'un réseau de voies souterraines. Des ascenseurs positionnés sur la chaussée permettraient de descendre les véhicules dans le réseau souterrain et de les mener à leur destination à une vitesse avoisinant les 200 km/h[30].

Les travaux débutent à Los Angeles en .

En , sous prétexte de financement de projet, la société commercialise un lance-flamme-chalumeau, qu'elle nomme ironiquement Not A Flamethrower (« Pas un lance-flamme »)[31].

Politique et avenir

Elon Musk en 2016.

Soucieux de l'avenir de l'intelligence artificielle, il est membre de l'association Future of Life Institute, de même que l'était le célèbre astrophysicien britannique Stephen Hawking. Craignant que les robots puissent un jour supplanter et nuire à l'humanité[32], Elon Musk tente de développer des initiatives afin de réfléchir à l'avenir de la robotique[33].

Fin 2016, il devient conseiller du président des États-Unis Donald Trump ; il abandonne son poste en lorsque Donald Trump annonce son intention de quitter l'accord de Paris sur le climat[34].

Elon Musk signe en 2017, avec une centaine de responsables d'entreprises spécialisées dans l'intelligence artificielle ou la robotique, une lettre ouverte aux Nations unies mettant en garde contre les dangers des armes autonomes, surnommées robots tueurs[35].

En 2018, ses donations de 88 900 $ au Parti Républicain sont révélés par le Huffington Post[36].

Du au , il assiste à la WAIC (World Artificial Intelligence Conference). Jack Ma, homme d'affaires chinois et président d'Alibaba Group et Elon Musk se sont rencontrés et ont débattu sur le sujet de l’intelligence artificielle pour savoir si elle représente un danger et si elle peut nous dépasser[37].

Elon Musk imagine un scénario où l'intelligence artificielle rendra les emplois obsolètes. Il affirme : « Le dernier travail qui restera probablement consistera à écrire un logiciel d'intelligence artificielle. Ensuite, l'intelligence artificielle finira par écrire son propre logiciel. » Pour lui, les machines risquent de surpasser l'Homme car la technologie évolue rapidement. « Les ordinateurs sont déjà beaucoup plus intelligents que les humains sous de nombreux aspects », dit-il. Selon lui, les machines risquent de s'impatienter face à la lenteur cérébrale des humains et elles pourraient nous considérer comme des êtres lents et stupides. « Ce sera comme parler à un arbre » rajoute-t-il[37].

Revenus et fortune

En , Tesla annonce la proposition de compensation pour Elon Musk à son poste de PDG de l'entreprise pour les 10 années à venir. Il sera compensé exclusivement en fonction des performances de son entreprise : aucun salaire fixe et la presque totalité de ses revenus liée à l'atteinte des objectifs opérationnels et à l'évolution du cours en bourse[38],[39]. Ce plan de compensation est adopté par un vote des actionnaires en avec 73 % de support de la part des actionnaires en excluant les votes d'Elon Musk et de son frère Kimbal Musk, et environ 80 % au total, soit moins que les 95 % d'approbation typiquement exprimés lors de votes des actionnaires sur le salaire des dirigeants de grosses entreprises américaines[40].

Fortune professionnelle estimée
Montant (en dollars US) Référence Evénement
2012 2 milliards Forbes[41]
2013 7,7 milliards Bloomberg billionnaires index[42] En 2013, Forbes le classe « homme d'affaires de l'année »[14]
2014 8,4 milliards Forbes[43]
2016 12,7 milliards Forbes[44]
août 2017 20 milliards Forbes[45]
mai 2018 Forbes le classe 25e sur la liste des personnalités les plus puissantes du monde[46].
juillet 2020 72 milliards Forbes, Les Échos[47] Tesla vient de faire des bénéfices pendant 4 trimestres consécutifs.
Tesla représente 0,7% du chiffre d'affaires mondial de l'industrie automobile
et près du quart de sa capitalisation boursière.
Elon Musk est le 8e homme le plus riche de la planète.

Distinctions

  • Depuis 2010, il est régulièrement classé dans le top 100 des personnalités les plus influentes du monde selon le magazine Time.
  • En février 2011, Elon Musk apparaît dans le classement du magazine Forbes des meilleurs dirigeants d'entreprise (CEO) américains qui ont 40 ans et moins.
  • En juin 2011, il remporte une récompense de 500 000 $ par Heinlein Prize for Advances in Space Commercialization.
  • En 2012, Elon Musk se voit décerner la médaille d'or de la Royal Aeronautical Society, son plus prestigieux prix.
  • En 2013, il est nommé « The Fortune businessperson of the year » pour SpaceX, SolarCity et Tesla.

Doctorats honoris causa

Popularité et médias

Elon Musk en 2019.

En 2013, son entreprise SpaceX est devenue l'une des rares à pouvoir envoyer un satellite en orbite géostationnaire[14],[49].

Selon Jon Favreau, réalisateur des films Iron Man, Elon Musk est l'inspiration de Tony Stark joué par Robert Downey Jr.[14].

Dans un épisode bonus de Epic Rap Battles of History, Elon Musk affronte le PDG et créateur de Facebook, Mark Zuckerberg.

Il apparaît en 2015 dans un épisode de la série télévisée The Big Bang Theory (saison 9, épisode 9) et en 2017 dans son spin-off Young Sheldon (saison 1, épisode 6), ainsi que dans la série d'animation Les Simpsons (saison 26, épisode 12). Il fait aussi une courte apparition dans le film Machete Kills où il joue son propre rôle[50] ainsi que dans le film Iron Man 2 où, lors d'un bref cameo, il fait part à Tony Stark d'un projet d'avion électrique[51]. Il fait également une apparition dans The Boyfriend : Pourquoi lui ?, aux côtés de Bryan Cranston et James Franco[52].

Il est cité dans l'épisode 3 de Star Trek: Discovery avec les frères Wright et Zefram Cochrane. Il apparaît dans la série-documentaire Mars à travers des commentaires scientifiques et des images de lancement de fusées.

En , il présente l'émission Meme Review du YouTuber Pewdiepie en duo avec l'acteur Justin Roiland, à la suite de nombreuses demandes de la part des internautes.

Polémiques

Sous marin inadapté

En , Elon Musk propose d'aider les autorités thaïlandaises en construisant dans l'urgence et en quelques jours un mini sous-marin conçu à partir d’un morceau de fusée[53] pour évacuer quatre des jeunes encore coincés parmi les douze dans une grotte inondée, les autres ayant déjà été évacués[53]. Le fondateur de SpaceX s’est même déplacé jusqu’en Thaïlande pour livrer le sous-marin aux équipes de sauvetage. Cependant le responsable de l’opération de sauvetage a déclaré à la BBC : « Même si leur équipement est très sophistiqué technologiquement parlant, il ne correspond pas aux besoins de notre mission dans le système de grottes », il ne sera donc pas utilisé[53]. Un spéléologue britannique ayant contribué au sauvetage des douze enfants et de leur entraîneur de football coincés dans cette grotte, Vernon Unsworth, a écrit sur Twitter à Elon Musk qu'il pouvait se mettre son sous-marin « là où ça fait mal », qualifiant son offre d'aide de « coup de pub ». Elon Musk a rétorqué qu'il pariait que ce spéléologue britannique était « pedo »[54]. Une action en justice a été envisagée par Vernon Unsworth, et les actions de Tesla ont chuté de 3 %[55]. Elon Musk a par la suite présenté ses excuses. Il sera amené à se défendre au tribunal pour ses dires mais sera acquitté sans recevoir aucune condamnation[56].

Tromperie sur l'investissement

En , le gendarme de la Bourse américaine, la Securities and Exchange Commission (SEC), annonce poursuivre Elon Musk en justice[57]. La SEC accuse Elon Musk d'avoir trompé les investisseurs, avec un tweet publié le , dans lequel il avait affirmé : « J'envisage de retirer Tesla de la bourse à 420 dollars (par action). Financement assuré. » Il n’en était rien et aucun financement n’avait été prévu pour cette opération estimée à plusieurs dizaines de milliards de dollars, contrairement à ce qu'avait prétendu Elon Musk. Le groupe avait finalement abandonné cette idée quelque temps après et l'action avait perdu jusqu'à 30 % de sa valeur. Dans sa plainte, la SEC demande notamment à Elon Musk de ne plus diriger l'entreprise cotée en Bourse. Cependant, après un accord à l'amiable[58] conclu le , Elon Musk accepte de démissionner du poste de président du conseil d'administration de Tesla. Il conserve toutefois la direction des opérations du constructeur automobile et reste membre du conseil d'administration, mais il devra nommer deux directeurs indépendants au conseil d'administration, être remplacé au poste de président du conseil d'administration et payer une amende de 20 millions de dollars (soit 17 millions d'euros)[59]. Tesla devra aussi payer une amende de 20 millions de dollars (Elon Musk achètera directement à Tesla des parts pour la même somme en , ce qui apparaît comme une compensation pour que les conséquences de cette sanction ne pèsent pas sur les résultats financiers de l'entreprise)[60],[61]. L'accord prévoit également d'introduire pour Elon Musk des restrictions sur sa communication (y compris sur les réseaux sociaux) lorsqu'elle contient, ou pourrait raisonnablement contenir, des informations importantes pour l'entreprise ou ses actionnaires afin qu'elles soient pré-approuvées. L'accord est approuvé par le tribunal le [62].

Infraction sur les accords

Après une série de tweets qu'Elon Musk a publiés sur son compte Twitter le 19 février 2019, la SEC a saisi le tribunal fédéral du district sud de l'État de New York pour avoir, selon elle, enfreint les termes de l'accord à l'amiable qu'ils avaient conclu le [63]. Le premier tweet cité par la SEC a été publié à 19h45 heure de l'Est et indiquait que « Tesla avait produit 0 voiture en 2011, mais en produira environ 500 000 en 2019 »[64]. Le second tweet publié à 23 h 41 heure de l'Est cité dans la plainte était un tweet en réponse à celui de 19 h 45 où Elon Musk clarifiait l'information de son précédent tweet : « Je voulais dire un taux de production annualisé à la fin de l'année 2019 probablement autour de 500 000, c.-à.-d. 10 000 voitures/semaine. Les ventes pour l'année sont toujours estimées à 400 000 »[64]. Le , la SEC a donc demandé à Elon Musk et à Tesla si les deux tweets en question avaient été pré-approuvés par le directeur juridique, comme le prévoyait le nouveau règlement interne. Dans sa réponse au nom de Tesla et d'Elon Musk, son avocat a confirmé que le premier tweet de 19 h 45 n'avait pas été pré-approuvé. Le conseiller juridique des marchés aurait arrangé une réunion a posteriori avec Elon Musk pour évaluer ce tweet et rédiger un tweet correctif (le second tweet de 23 h 41). Le nouveau règlement en place pour les dirigeants de l'entreprise prévoit notamment que toute communication écrite qui contiendrait une information importante pour Tesla ou ses actionnaires doit être pré-approuvée. Si un dirigeant veut modifier une déclaration ou publier des informations importantes plus de deux jours après avoir reçu l'autorisation de publier ces informations, la demande doit être renouvelée par écrit pour avoir une nouvelle autorisation. Elon Musk a indiqué à la SEC qu'il ne pensait pas que son tweet de 19 h 45 requérait une autorisation préalable parce qu'il ne faisait que récapituler des informations publiques qui avaient déjà été approuvée 20 jours plus tôt le lors de la publication par Tesla de ses résultats financiers du quatrième semestre et de l'année complète 2018 ainsi que la conférence téléphonique qui a suivi.

Pandémie du COVID-19

Lors de la pandémie de maladie à coronavirus de 2020, Elon Musk exige de ses salariés de venir travailler au bureau plutôt que de télétravailler. Il écrit ainsi à ses salariés pour leur affirmer qu’ils avaient « plus de chances de mourir dans un accident de la route que du coronavirus », après avoir publié un message sur les réseaux sociaux affirmant que « cette panique autour du coronavirus est débile ». Le bureau du shérif du comté d’Alameda (Californie) est finalement intervenu pour demander aux usines Tesla de respecter les mesures de confinement, alors qu'elles demandaient à leurs salariés de continuer à venir sur place[65].

Coup d'État en Bolivie pour le lithium

Après le coup d'État de 2019 en Bolivie, le , la nouvelle ministre des affaires étrangère de Bolivie, Karen Longaric (en) écrit à Elon Musk, l'invitant dans sa lettre « any corporation that you or your company can provide to our country will be gratefully welcomed. »[66]. Le lithium est un métal indispensable à la fabrication de batteries, indispensable au fonctionnement des automobiles de Tesla, comme dans toute voiture électrique, équipement informatique ou industriel reposant sur des batteries, dont un important gisement est situé dans le Salar d'Uyuni, en Bolivie (première réserve mondiale)[66]. Dans un échange de tweets du 25 juillet 2020, un utilisateur du réseau social Twitter, écrit en réponse à un tweet d'Elon Musk évoquant ce qui serait bon pour le peuple, que ce qui n'est pas bon pour le peuple, c'est le coup d'État organisé par le gouvernement des États-Unis contre Evo Morales en Bolivie afin qu'il puisse y obtenir du lithium[67]. Elon Musk y répond par « We will coup whoever we want! Deal with it. » (signifiant « Nous ferons un coup d'État contre qui nous voulons ! Gérez-le comme vous le voulez. »)[68],[69],[66]. Le journaliste Max Blumenthal y voit là une façon de prendre l'attribution du coup d'État bolivie pour le lithium. Il fait notamment référence à une rencontre avec le président du Brésil, autre pays riche en lithium, voisin de la Bolivie, Jair Bolsonaro, pour y planifier la construction d'une usine Tesla « “Renewable” energy kingpin Elon Musk practically takes credit for the Bolivian lithium coup just months after planning a meeting with Bolsonaro ahead of a Tesla factory in lithium rich Brazil ». Un partenariat entre les deux pays est envisagé pour l'exploitation des mines de lithium[66].

Vie privée

Elon Musk a eu six enfants avec Justine Wilson, avec qui il a été marié de 2000 à 2008. Son premier enfant a dix semaines lorsqu'il décède subitement[70]. Le couple a ensuite cinq garçons (des jumeaux et des triplés).

Il se marie à l'actrice Talulah Riley le , et divorce en [14] avant de l'épouser à nouveau en , puis de redivorcer en .

En , l'actrice américaine Amber Heard, qui vient alors de divorcer de l'acteur Johnny Depp, officialise sa relation avec l'entrepreneur en postant une photo sur Instagram[71]. Cependant, quelques mois plus tard, Amber Heard et Elon Musk se séparent[72].

En mai 2018, Elon Musk révèle au public sa relation avec la chanteuse Grimes (Claire Boucher de son vrai nom), en l'accompagnant au Gala du Met à New York[73],[74].

Le , Claire Boucher révèle être enceinte[75]. Leur fils d'abord prénommé X Æ A-12[76] est né le [77], mais il est rebaptisé X A-E A-XII, en réponse à l'interdiction par la juridiction californienne d'utiliser des chiffres dans un prénom[78].

Notes et références

  1. (en) « How does Elon Musk's Hyperloop work? », sur newatlas.com (consulté le 3 janvier 2018).
  2. Julien Lausson, « Elon Musk affiche son intérêt pour l'avion électrique - Sciences - Numerama », Numerama,‎ (lire en ligne, consulté le 3 janvier 2018).
  3. TED, « The mind behind Tesla, SpaceX, SolarCity ... | Elon Musk », (consulté le 3 janvier 2018).
  4. « Vie Sur Mars : Elon Musk Expose Sa Vision | Forbes France », Forbes France,‎ (lire en ligne, consulté le 3 janvier 2018).
  5. Friend, Tad, « Plugged In », The New Yorker, vol. 85, nos 23–30,‎ , p. 53 (lire en ligne, consulté le 23 décembre 2012).
  6. Seth Masia, « A Family Leads to the Installer Universe », Solar Today, (consulté le 23 décembre 2012).
  7. Hannah Elliott, « At Home With Elon Musk: The (Soon-to-Be) Bachelor Billionaire », Forbes,‎ (lire en ligne, consulté le 12 août 2013).
  8. Dana Hall, « Rocket Man: The otherworldly ambitions of Elon Musk », San Jose Mercury News,‎ (lire en ligne, consulté le 14 avril 2014).
  9. a et b Michael Belfiore, Rocketeers, HarperCollins, , 305 p. (ISBN 978-0-06-114902-3), « Chapter 7: Orbit on a Shoestring », p. 166–195.
  10. (en) « Elon Musk, the 21st century industrialist », sur Bloomberg, .
  11. Johnny Davis, « One more giant leap », The Daily Telegraph,‎ (lire en ligne, consulté le 1er novembre 2013).
  12. Alison van Diggelen, « Iron Man, Growing up in South Africa », Fresh Dialogues, (consulté le 1er novembre 2013) : « I actually filled out the forms for her and got her a Canadian passport, and me too. Within three weeks of getting my Canadian passport, I was in Canada. ».
  13. Tom Junod, « Triumph of His Will », Esquire, (consulté le 1er novembre 2013).
  14. a b c d e f et g Véronique Guillemard, « Elon Musk, l'homme qui voulait décrocher Mars », in Le Figaro, encart « Culture », 6 décembre 2013, page 42.
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Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes