Helmut Kohl

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Helmut Kohl
Helmut Kohl en 1989.
Helmut Kohl en 1989.
Fonctions
Chancelier fédéral d'Allemagne

(16 ans et 26 jours)
Président Karl Carstens
Richard von Weizsäcker
Roman Herzog
Gouvernement Kohl I, II, III, IV et V
Législature 9e, 10e, 11e, 12e et 13e
Coalition CDU/CSU-FDP
Prédécesseur Helmut Schmidt
Successeur Gerhard Schröder
Président du groupe CDU/CSU au Bundestag

(5 ans, 9 mois et 21 jours)
Législature 8e et 9e
Prédécesseur Karl Carstens
Successeur Alfred Dregger
Président fédéral
de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne

(25 ans, 4 mois et 26 jours)
Prédécesseur Rainer Barzel
Successeur Wolfgang Schäuble
Vice-président fédéral
de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne

(3 ans, 6 mois et 26 jours)
Président Kurt Georg Kiesinger
Rainer Barzel
Ministre-président de Rhénanie-Palatinat

(7 ans, 7 mois et 6 jours)
Gouvernement Kohl I, II et III
Législature 6e, 7e et 8e
Coalition CDU-FDP (1969-1971)
CDU (1971-1976)
Prédécesseur Peter Altmeier
Successeur Bernhard Vogel
Biographie
Nom de naissance Helmut Josef Michael Kohl
Date de naissance
Lieu de naissance Ludwigshafen (Reich allemand)
Date de décès (à 87 ans)[1]
Lieu de décès Ludwigshafen (Allemagne)
Nationalité allemande
Parti politique CDU
Conjoint Hannelore Renner (1960-2001)
Maike Richter (2008-2017)
Diplômé de Université de Heidelberg
Profession Historien
Politologue
Religion Catholique

Signature de Helmut Kohl

Helmut Kohl
Chanceliers fédéraux allemands

Helmut Josef Michael Kohl, né le à Ludwigshafen et mort le dans la même ville, est un homme d'État allemand, membre de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU).

Entré au Parti chrétien démocrate dès 1946, il est le chef du gouvernement allemand pendant seize ans, de 1982 à 1998.

Il parvient à mener à bien la réunification allemande en 1990, ce qui lui vaut le surnom de « chancelier de l’unité ».

Européen convaincu dès son adolescence, il participe à la construction européenne en tentant de mettre en place son grand projet des États-Unis d’Europe. Il contribue à l'instauration de l’Acte unique puis du traité de Maastricht, et est l'un des pères de l’euro, qu’il parviendra à imposer à une population allemande alors profondément attachée au mark. Proche de François Mitterrand, il favorise l'entente franco-allemande, comme lors du , où il apparaît main dans la main avec le président français à l'ossuaire de Douaumont.

En 1998, la CDU/CSU est devancée aux élections fédérales par le SPD, conduit par Gerhard Schröder, qui lui succède à la chancellerie. Helmut Kohl est ensuite mis en cause dans les affaire des caisses noires de la CDU, ce qui lui entraîne des ennuis judiciaires et le contraint à démissionner de la présidence d'honneur du parti en 2000. Il se tient ensuite en retrait de la vie politique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Troisième enfant d'une famille catholique et conservatrice, Helmut Kohl perd son frère aîné au cours de la Seconde Guerre mondiale[2]. Dans les dernières semaines de la guerre, il est lui aussi enrôlé mais ne participe à aucun combat. En 1946, il adhère à la toute nouvelle Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) et participe à la création l'année suivante de la section de la Junge Union (JU) à Ludwigshafen[3].

Après l'obtention de son Abitur en 1950, il s'inscrit aussitôt à l'université Johann Wolfgang Goethe de Francfort-sur-le-Main pour y étudier le droit. En 1951, il choisit de poursuivre ses études à l'université de Heidelberg, où il est diplômé en histoire et sciences politiques[3].

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Helmut Kohl intègre le comité directeur de la CDU de Rhénanie-Palatinat, présidée par le ministre-président Peter Altmeier, en 1953. Élu vice-président régional de la JU l'année suivante, il rejoint l'institut Alfred Weber de l'université de Heidelberg où il devient un membre actif de l'association estudiantine AIESEC.

Il entame ensuite une carrière dans le privé, d'abord en tant qu'adjoint au directeur d'une fonderie à Ludwigshafen et, en 1959, en tant que manager de l'union des industries chimiques de Ludwigshafen. En 1958, il obtient son doctorat pour sa thèse Développements politiques dans le Palatinat et reconstruction des partis politiques après 1945[4]. L'année suivante, il devient président de la section CDU de Ludwigshafen. En 1960, il épouse Hannelore Renner, qu'il connaît depuis 1948. Ils auront deux garçons.

Un élu local qui monte[modifier | modifier le code]

Aux élections régionales du , Helmut Kohl est élu député de la 6e circonscription au Landtag de Rhénanie-Palatinat. L'année suivante, il prend la présidence du groupe chrétien-démocrate au conseil municipal de Ludwigshafen. Après les élections régionales du , au cours desquelles la CDU perd la majorité absolue dont elle disposait depuis huit ans, il est porté à la présidence du groupe parlementaire. En 1966, il prend la suite de Peter Altmeier comme président du parti dans le Land, et fait alors figure de principal successeur de ce dernier à la direction du gouvernement régional.

Ministre-président de la Rhénanie-Palatinat[modifier | modifier le code]

Réélu député le , Helmut Kohl conserve la présidence du groupe. Deux ans plus tard, le , il est investi ministre-président de la Rhénanie-Palatinat à seulement 39 ans, en remplacement d'Altmeier, à ce poste depuis . Alors que son Land est l'un des moins performants du pays, il le transforme en sept ans en une région dynamique[3]. Il prend alors la tête d'une coalition noire-jaune avec le Parti libéral-démocrate (FDP).

Au congrès fédéral de la CDU du à Mayence, il est élu vice-président fédéral par 392 voix sur 476, soit une très forte majorité de 82,4 %. Lors des élections régionales du , il est chef de file des chrétiens-démocrates et remporte 49,9 % des voix et une majorité absolue de sièges avec 53 députés sur 100. Il s'agit de la meilleure performance du parti dans le Land en vingt-cinq ans.

Une figure de la CDU[modifier | modifier le code]

Environ six mois plus tard, au congrès fédéral du à Sarrebruck, Helmut Kohl décide de se présenter à la présidence du parti, contre le président du groupe parlementaire Rainer Barzel. Alors qu'il était censé faire alliance avec Gerhard Schröder, représentant de l'aile droite, ce dernier se rétracte et permet à Barzel de l'emporter par 344 voix contre 174. Ce score de 33,6 % n'empêche en rien Kohl d'être réélu à la vice-présidence fédérale, par 470 suffrages favorables sur 502 exprimés, soit 93,4 %.

Par deux fois en 1972, lors d'une motion de censure constructive puis des élections fédérales anticipées, Rainer Barzel échoue à renverser le chancelier social-démocrate Willy Brandt. Au scrutin parlementaire, le SPD devient même la première force politique du Bundestag. Barzel est alors contraint à la démission de la direction du parti. Le , au congrès fédéral de Bonn, Helmut Kohl est élu président fédéral avec un score écrasant de 520 voix sur 571, soit 91,1 % des suffrages en sa faveur.

Le triomphe se poursuit neuf mois plus tard, aux élections régionales du . Avec 53,9 % des voix, la CDU réalise son meilleur score historique, et le meilleur score jamais obtenu par un parti en Rhénanie-Palatinat. Au Landtag, elle détient désormais 55 sièges sur 100. Cette victoire le met en position de force pour les élections fédérales de 1976.

Carrière au Bundestag[modifier | modifier le code]

Lors des législatives du , Helmut Kohl est candidat de la CDU/CSU à la chancellerie, avec le slogan « Social, sûr, libre ». Les conservateurs réalisent 48,6 % des suffrages, leur deuxième meilleur score depuis vingt-cinq ans. Avec 243 députés sur 496, ils ne sont qu'à six sièges de la majorité absolue, mais le Parti libéral-démocrate choisit de maintenir son alliance avec le social-démocrate Helmut Schmidt. Bien que confiné dans l'opposition, Kohl prend la présidence du groupe CDU/CSU au Bundestag et démissionne du gouvernement de la Rhénanie-Palatinat. Son ministre de l'Éducation, Bernhard Vogel, déjà président de la CDU du Land depuis 1974, lui succède.

En 1978, il envisage de présenter la candidature du ministre-président du Bade-Wurtemberg Hans Filbinger à l'élection présidentielle du , mais la révélation de son passé de juge militaire à l'époque nazie amène ce dernier à la démission et au retrait de la vie politique. Les chrétiens-démocrates reportent alors leur choix sur Karl Carstens, président du Bundestag.

À l'approche des élections fédérales du 5 octobre 1980, il renonce à affronter de nouveau Schmidt et soutient la candidature du nouveau ministre-président de la Basse-Saxe Ernst Albrecht. Lors d'un vote du groupe parlementaire de la CDU/CSU, Albrecht est battu de justesse par le ministre-président de la Bavière Franz Josef Strauß. La campagne très à droite de Strauß, qui choisit le slogan « La liberté ou le socialisme », est un échec dans la mesure où les partis chrétiens refluent à 44,5 % et 226 sièges. De plus, l'opposition réciproque entre le Bavarois et les libéraux rend impossible tout accord de coalition. L'échec de Strauß élimine donc pour Kohl son principal rival au sein de son camp[3]. À l'ouverture de la législature, Kohl est réélu président du groupe et s'impose comme le seul opposant au chancelier Schmidt.

Chancelier fédéral[modifier | modifier le code]

Accession au pouvoir[modifier | modifier le code]

Visite à Bonn en RFA d'Erich Honecker en 1987.
Les dirigeants des États membres du Sommet du G7 1983 devant le capitole de Williamsburg.
De gauche à droite : Pierre Trudeau, Gaston Thorn, Helmut Kohl, François Mitterrand, Ronald Reagan, Yasuhiro Nakasone, Margaret Thatcher et Amintore Fanfani.

Le , la coalition sociale-libérale au pouvoir depuis 1969, se rompt à la suite des désaccords irréconciliables sur la politique économique. Profitant de ce virage à droite des libéraux, Kohl entreprend des négociations avec le FDP en vue de reconstituer une « coalition noire-jaune », majoritaire au Bundestag. En deux semaines, les négociations sont finalisées. Il dépose alors une motion de censure constructive et se fait élire chancelier fédéral par le Bundestag en remplacement de Helmut Schmidt, par 256 voix contre 235, le .

Il souhaite cependant légitimer sa désignation par de nouvelles élections fédérales. Il organise alors sa défaite lors d'un vote de confiance le , 8 députés votant en sa faveur, contre 218. Aux élections anticipées du , les chrétiens-démocrates triomphent de nouveau. En remportant 48,8 % des suffrages exprimés, ils réalisent leur deuxième meilleur score et obtiennent 246 députés sur 598, soit seulement cinq sièges de moins que la majorité absolue. Il reconduit alors son alliance avec les libéraux-démocrates.

En 1985, la visite de Reagan au cimetière militaire de Bitburg provoque une polémique, en raison de la présence de tombes SS sur le lieu.

Le lien avec la France[modifier | modifier le code]

Affiche de la CDU pour les élections européennes de 1989 montrant les deux hommes d'État main dans la main.

Le , Helmut Kohl célèbre, au mémorial de Verdun, avec François Mitterrand le souvenir des soldats français et allemands tombés durant la Première Guerre mondiale. L'image des deux hommes d'État main dans la main durant la cérémonie a fait le tour du monde et est devenue le symbole de la réconciliation franco-allemande[2].

En janvier 1996, quelques jours après le décès de François Mitterand, Helmut Kohl assiste, ému, à la cérémonie officielle en son hommage, dans la cathédrale Notre-Dame de Paris[5].

Engagement en faveur de l'UE[modifier | modifier le code]

En 1988, Helmut Kohl est lauréat avec François Mitterrand du Prix International Charlemagne qui récompense les mérites pour l'unification européenne[6].

Le 12 décembre 1998, lors du Conseil de Vienne, il reçoit le titre de citoyen d'honneur de l'Europe[7].

La réunification allemande[modifier | modifier le code]

Helmut Kohl au milieu de politiciens allemands lors de l'ouverture officielle de la porte de Brandebourg à Berlin, le 22 décembre 1989.

En 1989, lors de l'effondrement du gouvernement communiste d'Allemagne de l'Est, Helmut Kohl s’engage en faveur d’une rapide réunification de l'Allemagne au sein d’une alliance occidentale[2]. Peu après la chute du mur de Berlin, il perçoit très vite l'appétit des Allemands de l'Est pour une réunification des deux États et l'obtient au pas de charge, malgré les craintes qu'elle suscite parmi ses alliés. Il restera notamment dans l'histoire pour avoir forcé la main de Mikhaïl Gorbatchev et George H. W. Bush, les dirigeants soviétique et américain, mais aussi de ses alliés européens, comme François Mitterand, afin que la RDA anciennement communiste rejoigne la RFA en 1990, moins d'un an après la chute du mur[8].

Réélu chancelier en 1991, il doit faire face aux difficultés liées à la réunification, mais parvient à être reconduit dans ses fonctions en 1994. Cependant, la récession qui frappe l’Allemagne et accélère la remise en cause du modèle d’économie de marché « sociale », et l’inefficacité des mesures prises par le gouvernement pour enrayer la montée du chômage provoquent une forte baisse de sa popularité, y compris dans les Länder de l’Est qui lui étaient pourtant favorables en raison de son rôle dans la réunification.

Défaite et départ de la chancellerie[modifier | modifier le code]

Enregistrant un certain nombre de revers électoraux dans les scrutins régionaux, notamment en 1998, Kohl doit en outre faire face à la montée en puissance du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD), réorganisé sous l'impulsion de Gerhard Schröder. En septembre 1998, après seize ans de gouvernement chrétien-démocrate, le SPD remporte les élections législatives et Gerhard Schröder succède à Helmut Kohl à la chancellerie[2]. Au mois d'octobre suivant, Wolfgang Schäuble remplace Helmut Kohl à la présidence de la CDU.

Scandale des caisses noires de la CDU[modifier | modifier le code]

La fin de la carrière politique d'Helmut Kohl sera moins glorieuse. À partir de la fin 1999, la CDU est atteinte par un vaste scandale politico-financier qui met en cause la gestion des années Kohl. Celui-ci est accusé à titre personnel d'avoir omis de déclarer des contributions de 1 à 2 millions de marks (de 500 000 à 1 million d'euros). Il finit par reconnaître avoir recueilli des dons occultes[8].

La révélation de l'existence de comptes occultes qui alimentaient les caisses noires de la CDU le conduit à démissionner de la présidence d'honneur du parti en janvier 2000[2],[9]. Il fait alors l'objet d’une enquête judiciaire pour « malversations », close en 2001 après le paiement d'une amende de 300 000 marks.

Angela Merkel, qu'il avait prise sous son aile (il la surnommait « la gamine »), en profite alors pour l'évincer, en dénonçant ces montages dans un article. En 1999, elle lui succède à la tête de son parti, à l'issue d'une bataille interne. L'ancien chancelier, contraint de démissionner de son poste de président d'honneur du parti, ne lui a jamais pardonné cette trahison[8].

Retrait de la scène publique et mort[modifier | modifier le code]

Helmut Kohl en 2012.

Dès lors absent de la scène politique allemande, Helmut Kohl est régulièrement cité lors des élections fédérales de 2005, qui voient Angela Merkel, son ancienne « protégée »[10], accéder au poste de chancelier.

En 2009, en plus d'une fracture de la hanche qui l'oblige à rester dans un fauteuil roulant, Helmut Kohl est victime d'un accident vasculaire cérébral qui lui paralyse le bas du visage[11]. Le , il retrouve Mikhaïl Gorbatchev et George H. W. Bush pour fêter le 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin mais il n'est pas en mesure d'assister aux commémorations officielles[11]. Le , il est hospitalisé, à l'âge de 85 ans, en soins intensifs au CHU de Heidelberg[12].

En avril 2016, il reçoit Viktor Orbán lors d'une visite très médiatisée[13],[14]. À cette occasion, il s'exprime au sujet de la crise migratoire en Europe et de la politique d'Angela Merkel concernant les migrants. Il critique l'ouverture des frontières aux réfugiés, se dit « en accord » avec la politique de Viktor Orbán et estime que l'Europe ne peut « devenir une nouvelle patrie » pour les migrants[15]. Cette prise de position lui vaudra de nombreuses critiques[16].

Helmut Kohl meurt le , à l'âge de 87 ans, dans sa maison de Ludwigshafen, dans le sud-ouest du pays[17].

La chancelière fédérale, Angela Merkel affirme alors qu’Helmut Kohl a « changé [sa] vie de manière décisive » grâce au rôle qu’il a joué dans la réunification de l’Allemagne[10], ajoutant qu'il a été « une chance pour nous, Allemands »[10]. L’ancien président des États-Unis George H.W. Bush salue « l’un des plus grands leaders de l’Europe d’après-guerre » et « un vrai ami de la liberté » tandis que l'ancien dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev évoque « une personnalité exceptionnelle » ayant fait preuve « d'un profond intérêt pour la Russie »[16]. Selon le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, Helmut Kohl était « l’essence même de l’Europe »[10] ; Jacques Delors, ancien président de la Commission, rend hommage à « un citoyen de l'Europe »[16]. Le président de la République française, Emmanuel Macron, estime qu'« Helmut Kohl fut l’un des grands hommes de l’Europe et du monde libre »[10]. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, se dit « très affecté » par le décès de Helmut Kohl, « un ami personnel »[16].

Sa veuve ayant refusé que des obsèques nationales soient organisées, un hommage lui a été rendu le 1er juillet 2017 au Parlement européen à Strasbourg lors d’une cérémonie en présence de la chancelière allemande Angela Merkel, de l'ancien président américain Bill Clinton, du président français, Emmanuel Macron et des présidents du Conseil européen Donald Tusk, de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker et du Parlement européen Antonio Tajani. Le chef de l'État français était accompagné de son prédécesseur Nicolas Sarkozy ainsi que des anciens ministres Élisabeth Guigou et Hubert Védrine et de Jacques Attali. 22 anciens chefs d'États et de gouvernements principalement européens (excepté l'ancien président indonésien Bacharuddin Jusuf Habibie) étaient présents, 12 chefs d'États et de gouvernements européens en exercice, 4 anciens présidents du Parlement européen ainsi que l'ancien couple royal d'Espagne Juan Carlos et Sofia. Sa dépouille a ensuite été transférée à Spire où une cérémonie privée a eu lieu en la cathédrale avant que l'ancien chancelier soit inhumé[18].

Postérité[modifier | modifier le code]

La rose Helmut Kohl, un rosier à grandes fleurs.

Helmut Kohl est à l'origine de la maison de l'Histoire de la République fédérale d'Allemagne, ouverte le .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Helmut Kohl, artisan d’une Europe unifiée, est mort à 87 ans », Viviane Chaudon, La Croix.com, 16 juin 2017.
  2. a, b, c, d et e « Allemagne : Helmut Kohl, l'homme qui avait "touché le manteau de l'Histoire" », Blandine Milcent, L'Express.fr, 16 juin 2017.
  3. a, b, c et d Patrick Saint-Paul, « Helmut Kohl, le père de la réunification », Le Figaro, samedi 17 juin 2017, page 10.
  4. [PDF] Thèse d'Helmut Kohl.
  5. Cérémonie officielle en hommage à François Mitterrand dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, Michel Henry, Florence Aubenas et Brigitte Vital-Durand, Libérationfr, 12 janvier 1996.
  6. « Prix Charlemagne Lauréates 1988 François Mitterrand et Helmut Kohl », Karlspreis.de (consulté le 16 juin 2017).
  7. « Une cérémonie européenne d'hommage à Helmut Kohl en préparation, peut-être à Strasbourg », 20 minutes.fr avec AFP, 20 juin 2017.
  8. a, b et c « Retour sur la carrière d'Helmut Kohl en quatre événements marquants », Franceinfo.fr avec AFP, 16 juin 2017.
  9. D'après Shahzad Abdul, « Helmut Kohl, une image ternie après l'affaire des "caisses noires" », sur La Croix.com, .
  10. a, b, c, d et e « L'ex-chancelier allemand Helmut Kohl est mort à l'âge de 87 ans », Clémence Apetogbor, 20 minutes.fr, 16 juin 2016.
  11. a et b « Helmut Kohl absent des festivités des 20 ans de la chute du Mur », Le Temps, 6 novembre 2009
  12. « Inquiétudes sur l’état de santé de l’ancien chancelier allemand Helmut Kohl », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  13. (de) Kohl gegen Merkel, zeit.de, 16 avril 2016
  14. (en) Helmut Kohl: Europe can't be home to millions of refugees, dw.com, 16 avril 2016
  15. (de)Für Merkels Flüchtlingspolitik findet Kohl deutliche Worte, welt.de, 16 avril 2016
  16. a, b, c et d « Helmut Kohl, père de la réunification allemande, est mort », Yohan Blavignat, Le Figaro.fr, 16 juin 2017.
  17. « Helmut Kohl, ancien chancelier allemand, est mort », Daniel Vernet, Le Monde.fr, 16 juin 2017.
  18. http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/07/01/l-europe-et-l-allemagne-rendent-un-dernier-hommage-a-helmut-kohl_5154247_3214.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Picaper et Karl Hugo Pruys, Helmut Kohl, Paris, Fayard, 1998.
  • (de) Wolfram Bickerich et Hans-Joachim Noack, Helmut Kohl. Die Biografie, Berlin, Rowohlt Verlag, (ISBN 978-3-87134-657-6)
  • (de) Stephan Eisel, Helmut Kohl – Nahaufnahme, Bonn, Bouvier, (ISBN 978-3-416-03293-3)
  • (de) Henning Köhler, Helmut Kohl. Ein Leben für die Politik, Cologne, Quadriga Verlag, (ISBN 978-3-86995-076-1)
  • (de) Hans Peter Schwarz, Helmut Kohl. Eine politische Biographie, Munich, Deutsche Verlags-Anstalt, (ISBN 978-3-421-04458-7)
  • (en) Christian Wicke, Helmut Kohl's Quest for Normality. His Representation of the German Nation and Himself, New York/Oxford, Berghahn Books, (ISBN 978-1-78238-573-8)
  • (en) Clay Clemens et William E. Paterson, The Kohl Chancellorship, Routledge, 2014.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]