Élections régionales de 2016 en Saxe-Anhalt

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Élections régionales de 2016 en Saxe-Anhalt
87 députés du Landtag
Majorité absolue : 44 députés
Type d’élection Élection parlementaire
Corps électoral et résultats
Inscrits 1 877 649
Votants 1 147 498
61,11 %  +9,9
Votes exprimés 1 122 877
Votes nuls 24 621
Reiner Haseloff (Martin Rulsch) 09.jpg CDU – Reiner Haseloff
Voix 334 139
29,76 %
 −2,8
Députés élus 30  −11
André Poggenburg in Hannover 2015-11 (crop).jpg AfD – André Poggenburg
Voix 272 496
24,27 %
 +24,3
Députés élus 25  +25
2012-12-13 - Wulf Gallert MdL DE-ST - 1366 1.jpg Linke – Wulf Gallert
Voix 183 290
16,32 %
 −7,3
Députés élus 16  −13
Katrin Budde Juso Bundeskongress 2012.jpg SPD – Katrin Budde
Voix 119 368
10,63 %
 −10,9
Députés élus 11  −15
Claudia Dalbert 2012 (portrait).jpg Grünen – Claudia Dalbert
Voix 58 209
5,18 %
 −2
Députés élus 5  −4
Parti vainqueur par circonscription
Carte
7e législature du Landtag
Diagramme
Ministre-président
Sortant Élu
Reiner Haseloff
CDU
Reiner Haseloff
CDU
stala.sachsen-anhalt.de

Les élections régionales de 2016 en Saxe-Anhalt (en allemand : Landtagswahl in Sachsen-Anhalt 2016) se tiennent le , afin d'élire les 87 députés de la 7e législature du Landtag, pour un mandat de cinq ans.

Le scrutin est marqué par la victoire de la CDU, qui confirme sa majorité relative, et la percée du parti populiste AfD, qui devient le deuxième parti du Land. Reiner Haseloff se maintient au pouvoir après avoir formé une « coalition kényane » avec le SPD et les Grünen.

Contexte[modifier | modifier le code]

Aux élections régionales du , la CDU du ministre de l'Économie Reiner Haseloff, au pouvoir depuis cinq ans, confirme sa position de première force politique de Saxe-Anhalt. Elle réunit alors 32,5 % des suffrages exprimés et fait élire 41 députés sur les 105 que compte finalement le Landtag.

Avec 23,6 % des voix et 29 sièges, la Linke reste le deuxième parti du Land, juste devant le SPD du ministre des Finances Jens Bullerjahn, qui réunit 21,5 % des suffrages et fait ainsi élire 26 parlementaires. Le FDP perd sa quatrième place après avoir été exclu de l'assemblée, faute d'avoir atteint le seuil des 5 %, au profit des Grünen, qui font leur retour au Landtag après 13 ans d'absence grâce à un résultat de 7,1 %, soit neuf élus. Le NPD néo-nazi manque de peu de devenir la deuxième formation d'extrême droite, après la DVU en , à obtenir une représentation au sein du Parlement du Land, rassemblant 4,6 % des exprimés.

Haseloff est ensuite investi pour un premier mandat après avoir formé une « grande coalition » unissant la CDU et le SPD, dans laquelle Bullerjahn reste ministre des Finances et vice-ministre-président.

En , le Landtag approuve une nouvelle réforme électorale, qui doit s'appliquer sur deux législatures. À partir de , le nombre total de députés sera réduit de 91 à 87, et celui des circonscriptions de 45 à 43. Après les élections de , ces deux chiffres baisseront encore, à 83 sièges et 42 mandats directs respectivement.

Parallèlement, Jens Bullerjahn indique qu'il ne postulera pas une troisième fois comme chef de file électoral du Parti social-démocrate lors des élections de . Il précise six mois après qu'il souhaite se retirer de la vie politique à l'issue de ce scrutin.

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

Le Landtag est constitué de 87 députés (en allemand : Mitglied des Landtags, MdL), élus pour une législature de cinq ans au suffrage universel direct et suivant le scrutin proportionnel de Hare.

Chaque électeur dispose de deux voix : la première (en allemand : Wahlkreisstimme) lui permet de voter pour un candidat de sa circonscription selon les modalités du scrutin uninominal majoritaire à un tour, le Land comptant un total de 43 circonscriptions ; la seconde voix (en allemand : Landesstimme) lui permet de voter en faveur d'une liste de candidats présentée par un parti au niveau du Land.

Lors du dépouillement, l'intégralité des 87 sièges est répartie à la proportionnelle sur la base des secondes voix uniquement, à condition qu'un parti ait remporté 5 % des voix au niveau du Land ou deux mandats au scrutin uninominal. Si un parti a remporté des mandats au scrutin uninominal, ses sièges sont d'abord pourvus par ceux-ci.

Dans le cas où un parti obtient plus de mandats au scrutin uninominal que la proportionnelle ne lui en attribue, la taille du Landtag est augmentée afin de rétablir la proportionnalité.

Campagne[modifier | modifier le code]

Principaux partis[modifier | modifier le code]

Parti Chef de file Résultat de 2011
Union chrétienne-démocrate d'Allemagne
Christlich Demokratische Union Deutschlands
Reiner Haseloff
(Ministre-président)
32,5 % des voix
41 députés
Die Linke Wulf Gallert 23,7 % des voix
29 députés
Parti social-démocrate d'Allemagne
Sozialdemokratische Partei Deutschlands
Katrin Budde 21,5 % des voix
26 députés
Alliance 90 / Les Verts
Bündnis 90/Die Grünen
Claudia Dalbert 7,1 % des voix
9 députés

Sondages[modifier | modifier le code]

Sondages en vue des élections régionales de 2016 en Saxe-Anhalt[1]
Institut Date CDU SPD Verts FDP Linke AfD
Forsa 09/03/2016 30 % 17 % 5 % 6 % 20 % 18 %
INSA 07/03/2016 29 % 15,5 % 6 % 4 % 20 % 19 %
Forschungsgruppe Wahlen 04/03/2016 32 % 15 % 5 % 4 % 20 % 17 %
Infratest dimap 03/03/2016 31 % 15 % 5,5 % 4,5 % 21 % 19 %
INSA 28/02/2016 29,5 % 17 % 5 % 5 % 20 % 17 %
INSA 22/02/2016 30 % 16 % 5 % 4 % 21 % 17 %
Infratest dimap 17/02/2016 32 % 18 % 5 % 4 % 20 % 17 %
Forschungsgruppe Wahlen 14/01/2016 33 % 19 % 5 % 3 % 19 % 15 %
INSA 05/12/2015 35 % 15,5 % 6 % 3 % 23 % 13,5 %
Infratest dimap 14/09/2015 34 % 21 % 7 % 26 % 5 %
Dernières élections 20/03/2011 32,5 % 21,5 % 7,1 % 3,8 % 23,7 % Absent

Résultats[modifier | modifier le code]

Voix et sièges[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales de 2016 en Saxe-Anhalt
Partis Circonscriptions Liste Total des sièges
Votes % Sièges +/- Votes % Sièges Total +/-
Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) 328 782 29,56 27 en diminution 14 334 139 29,76 3 30 en diminution 11
Alternative pour l'Allemagne (AfD) 257 208 23,13 15 en augmentation 15 272 496 24,27 10 25 en augmentation 25
Die Linke (Linke) 207 722 18,68 1 en diminution 2 183 290 16,32 15 16 en diminution 13
Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) 158 834 14,28 0 en diminution 1 119 368 10,63 11 11 en diminution 15
Alliance 90 / Les Verts (Grünen) 58 827 5,29 0 en stagnation 58 209 5,18 5 5 en diminution 4
Parti libéral-démocrate (FDP) 60 778 5,46 0 en stagnation 54 565 4,86 0 0 en stagnation
Autres 40 098 3,61 0 en stagnation 100 810 8,98 0 0 en stagnation
Votes valides 1 112 249 96,93 1 122 877 97,85
Votes blancs et nuls 35 249 3,07 24 621 2,15
Total 1 147 498 100 43 en diminution 2 1 147 498 100 44 87 en diminution 18
Abstentions 730 151 38,89 730 151 38,89
Nombre d'inscrits / participation 1 877 649 61,11 1 877 649 61,11

Analyse[modifier | modifier le code]

La participation marque une nouvelle hausse, cette fois-ci de presque dix points. C'est la première fois depuis que deux scrutins consécutifs voient une participation accrue. Si la victoire revient à la CDU, celle-ci devient la première force politique de saxe-Anhalt à s'imposer avec moins de 30 % des deuxièmes voix. Le principal succès de cette élection est à mettre au crédit de l'AfD, qui surgit directement à la deuxième place de la scène politique régionale en captant près d'un quart des suffrages exprimés. Les partis de gauche et centre gauche sont eux en fort recul, puisqu'ils abandonnent 20 points au total, dont près de la moitié pour le SPD, qui atteint son plus bas historique.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Les partis de la coalition sortante proposent aux Grünen de les rejoindre pour former pour la première fois au niveau régional, une « coalition kényane »[2]. Après avoir réuni leurs congrès à Halle lors du premier week-end d', le SPD et les Grünen approuvent l'ouverture des négociations de coalition avec la CDU. À cette occasion, les délégués sociaux-démocrates élisent le député fédéral Burkhard Lischka président régional du parti en remplacement de Katrin Budde, la présidente par intérim depuis un mois Katja Pähle occupant l'une des vice-présidences[3].

À peine deux semaines plus tard, le , les trois partis annoncent avoir conclu un accord de coalition[4]. Après ratification de cet accord par les congrès des trois formations, le ministre-président Reiner Haseloff est investi pour un second mandat le [5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) « Umfragen Sachsen-Anhalt (#ltwlsa) », sur wahlrecht.de (consulté le 26 décembre 2017).
  2. (de) Reinhard Bingener, « Nach der Landtagswahl Sondierungen für „Kenia“-Koalition in Magdeburg », Frankfurter Allgemeine Zeitung,‎ (ISSN 0174-4909, lire en ligne).
  3. (de) « Der tückische Weg nach Kenia », Frankfurter Allgemeine Zeitung, le .
  4. (de) « Einigung auf schwarz-rot-grüne Koalition », Frankfurter Allgemeine Zeitung, le .
  5. (en) « CDU politician Haseloff to head historic coalition in German state of Saxony-Anhalt », sur dw.com, (consulté le 25 avril 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]