Ursula von der Leyen

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Ursula von der Leyen
Ursula von der Leyen en décembre 2014.
Ursula von der Leyen en décembre 2014.
Fonctions
Ministre fédérale allemande de la Défense
En fonction depuis le
(3 ans, 6 mois et 10 jours)
Chancelier Angela Merkel
Gouvernement Merkel III
Prédécesseur Thomas de Maizière
Ministre fédérale du Travail
et des Affaires sociales

(4 ans et 17 jours)
Chancelier Angela Merkel
Gouvernement Merkel II
Prédécesseur Franz Josef Jung
Successeur Andrea Nahles
Ministre fédérale de la Famille, des Personnes âgées, des Femmes et de la Jeunesse

(4 ans et 5 jours)
Chancelier Angela Merkel
Gouvernement Merkel I et II
Prédécesseur Renate Schmidt
Successeur Kristina Köhler
Ministre des Affaires sociales, des Femmes, de la Famille et de la Santé de Basse-Saxe

(2 ans, 8 mois et 18 jours)
Ministre-président Christian Wulff
Gouvernement Wulff I
Prédécesseur Gitta Trauernicht
Successeur Mechthild Ross-Luttmann
Biographie
Nom de naissance Ursula Gertrud Albrecht
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Bruxelles (Belgique)
Nationalité Allemande
Parti politique CDU
Père Ernst Albrecht
Diplômé de Université Gottfried Wilhelm Leibniz de Hanovre
Profession Médecin

Ursula von der Leyen
Ministres fédéraux de la Défense d'Allemagne
Ministres fédéraux du Travail d'Allemagne
Ministres fédéraux de la Famille d'Allemagne

Ursula Gertrud von der Leyen (Prononciation du titre dans sa version originale Écouter), née Albrecht le à Bruxelles, est une femme politique allemande membre de l’Union chrétienne-démocrate (CDU).

En 2003, à la suite de la victoire de Christian Wulff, elle devient ministre de la Famille de Basse-Saxe, puis est choisie deux ans plus tard par Angela Merkel pour occuper le ministère fédéral de la Famille d'Allemagne dans sa grande coalition. Proche de la chancelière, elle mène une politique familiale jugée aux antipodes des positions de son parti en favorisant notamment le développement des crèches et en instituant un « salaire parental ».

Elle est reconduite en , puis nommée ministre fédérale du Travail à peine un mois plus tard, du fait de la démission de Franz Josef Jung. À la suite de la démission du président fédéral Horst Köhler le , elle fait un temps figure de favorite pour la présidentielle, avant que Christian Wulff ne lui soit préféré par les trois partis de la coalition noire-jaune au pouvoir.

En , elle devient ministre fédérale de la Défense, étant la première femme à occuper ce poste, et est alors perçue comme successeur potentiel de la chancelière Merkel.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille d'Ernst Albrecht, ministre-président de Basse-Saxe de 1976 à 1990[1], elle descend d'une famille aristocratique dont l'origine remonte au XVIIe siècle[2]. Elle passe son enfance en Belgique, où elle fréquente l'École européenne dès 1964, ce qui lui vaut d'être bilingue allemand et français[3]. Elle est mariée au professeur de médecine Heiko von der Leyen, avec qui elle a eu sept enfants.

Son frère est Hans-Holger Albrecht (en), PDG de Deezer depuis février 2015.

Formation et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Titulaire en 1976 d'un Abitur en mathématiques et sciences, elle étudie les sciences économiques aux universités de Göttingen, puis de Münster entre 1977 et 1980. Elle a également fréquenté la London School of Economics, sous un nom d'emprunt, du fait des risques inhérents à la montée des groupes terroristes d'extrême gauche en Allemagne à l'époque comme la Fraction armée rouge et de la notoriété de son père[4].

À partir de 1980, elle entreprend des études de médecine à l'université de Hanovre, qui durent sept ans. À l'issue de ce cursus, elle défend sa thèse, puis devient médecin assistant à la maternité de l’université de 1988 à 1992. Elle obtient son doctorat en 1991 et quitte l’Allemagne l'année suivante pour passer quatre ans à l’université Stanford où elle suit des cours d’économie.

Revenue en Allemagne, Ursula von der Leyen occupe, de 1998 à 2002, un poste de chercheuse assistante en médecine sociale et recherche dans le domaine du système de santé au sein du département d’épidémiologie de l’université de médecine de Hanovre.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Membre de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) depuis 1990, elle commence sa carrière politique en 2001 en obtenant un mandat local dans la région de Hanovre, qu'elle abandonne trois ans plus tard. Le , elle est élue députée au Landtag de Basse-Saxe. Le 4 mars suivant, elle est nommée ministre des Affaires sociales, des Femmes, de la Famille et de la Santé dans le premier cabinet de coalition noire-jaune dirigé par le ministre-président chrétien-démocrate Christian Wulff.

En 2004, elle intègre la présidence fédérale de la CDU. Nommée dans l'équipe de campagne d'Angela Merkel en août 2005 en vue des élections législatives fédérales du , Ursula von der Leyen est nommée ministre fédérale de la Famille, des Personnes âgées, des Femmes et de la Jeunesse dans le gouvernement de grande coalition de Merkel le 22 novembre.

Ministre fédérale de la Famille (2005-2009)[modifier | modifier le code]

À ce poste, elle mène une politique de la famille novatrice en encourageant le développement des crèches afin que les femmes puissent concilier travail et éducation des enfants, en contradiction avec la vision de la famille de la CDU/CSU[5]. Elle se montre également favorable à un blocage des sites Internet de pornographie infantile par les fournisseurs d'accès sur la base d'une liste élaborée par l'Office fédéral de police criminelle (BKA)[6]. En 2007, elle assure par ailleurs la mise en place d'un salaire parental, qui permet au parent s'arrêtant de travailler de toucher jusqu'à 1 800 euros par mois pendant les quatorze premiers mois de l'enfant au plus[7], hommes compris[8].

Ministre fédérale du Travail (2009-2013)[modifier | modifier le code]

Ursula von der Leyen en 2013.

Élue députée fédérale au Bundestag lors des élections législatives du , elle est reconduite à son ministère le 28 octobre suivant. Toutefois, à la suite de la démission de Franz Josef Jung, elle est appelée le 30 novembre à le remplacer comme ministre fédérale du Travail et des Affaires sociales.

Au début de l'année 2010, elle doit faire face aux conséquences d'une décision du Tribunal constitutionnel fédéral qui invalide la réforme de l'assurance chômage (Hartz IV) de Gerhard Schröder et Wolfgang Clement pour cause d'insuffisance des allocations et déclare à ce titre que « Ce jugement est incontestable et la société va devoir payer, c'est clair »[9].

Après la démission du président fédéral Horst Köhler le , elle est présentée comme favorite pour être candidate de la coalition noire-jaune à l'élection présidentielle anticipée, disposant notamment du soutien de Merkel[10], mais les trois formations lui préfèrent finalement Christian Wulff[11], jugé plus consensuel. L'élection de Wulff se révèle finalement plus compliquée qu'attendu.

À l'occasion du 23e congrès fédéral de la CDU à Karlsruhe, le , elle est élue vice-présidente du parti, sous la présidence d'Angela Merkel, avec 85,12 % des voix[12].

Elle est favorable à la création d'un salaire minimum ainsi qu'à l'instauration de quotas légaux de femmes chefs d'entreprises[8].

Ministre fédérale de la Défense (depuis 2013)[modifier | modifier le code]

Ursula von der Leyen, en 2014.

Lors des négociations pour la formation du troisième cabinet Merkel, formé d'une nouvelle grande coalition, le ministère du Travail est attribué au Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD). Un temps pressentie comme ministre fédérale de la Santé, avec des compétences élargies à la réforme des retraites, Ursula von der Leyen est finalement nommée ministre fédérale de la Défense le . C'est la première fois qu'une femme prend ces responsabilités et la seconde fois qu'un ministère fédéral régalien est dirigé par une femme. Cette nomination est perçue comme renforçant son statut de successeur potentielle[13].

Crises internationales[modifier | modifier le code]

Au cours de la première année de son mandat, von der Leyen a rendu visite à trois reprises aux troupes de la Bundeswehr postées en Afghanistan et a géré le retrait graduel des soldats allemands du pays en même temps que l'OTAN réduisait progressivement sa mission de combat de 13 ans de la FIAS[14]. Durant l'été 2014, elle a joué un rôle clé dans la décision de l'Allemagne de réapprovisionner les forces peshmerga kurdes avec du soutien mortel[15]. En septembre 2015, elle a indiqué qu'elle était ouverte à l'idée de reporter le retrait de 850 soldats allemands de l'Afghanistan pour qu'ils restent postés là au-déla de l'an 2016 après la saisie inattendue de la part du Taliban de la ville nordique du Kondôz ; les troupes allemandes avaient été postées auparavant à Kunduz dans le cadre de la FIAS menée par l'OTAN et sont toujours postées au nord du pays[16].

À la suite de critiques de la part de hauts responsables allemands sur la répression militaire du président turc Recep Tayyip Erdoğan à l'encontre des militants kurdes en août 2015, von der Leyen a décidé de laisser la mission des batteries Patriot, qui a duré trois ans en Turquie du sud, s'écouler au lieu de demander dur le soutien de la part du parlement pour la prolonger. Sous sa direction, d'ici le mois d'avril 2016, les forces armées allemandes ont annoncé qu'elles s'engagent à dépenser 65 millions d'euros pour établir une présence permanente sur la base Incirlik dans le cadre de l'engagement allemand dans l'intervention militaire contre Daesh[17].

Lors de la conférence de Munich sur la sécurité, elle a publiquement défendu la décision de l'Allemagne de ne pas approvisionner l'Ukraine en armes. Elle a souligné l'importance pour l'Europe d'être unie dans le conflit ukraino-russe et a affirmé que les négociations avec la Russie étaient possibles, contrairement à Daesh. Selon elle, l'Allemagne perçoit la situation conflictuelle comme une occasion de démontrer qu'au XXIe siècle, les pays développés doivent régler leurs conflits par la négociation[18]. Pour elle, fournir des armes aux autorités ukrainiennes afin de les aider à se défendre pourrait avoir des conséquences imprévues et fatales : « La livraison d'armes serait un accélérateur de feu. Cela pourrait donner un prétexte au Kremlin d'intervenir ouvertement dans ce conflit »[19].

Au début de l'année , elle a défendu et obtenu du Bundestag d'envoyer jusqu'à 650 soldats au Mali dans le cadre de la MINUSMA[20].

La réforme des forces armées[modifier | modifier le code]

En 2014, von der Leyen a proposé un régime pour rendre le Bundeswehr plus attrayant pour les nouvelles recrues, en offrant même des garderies aux enfants des soldats, en limitant les affectations pour qu'elles s'alignent avec les périodes scolaires ainsi que des augmentations importantes aux indemnités de difficulté pour les affectations difficiles[21],[22].

En 2017, après un scandale, elle mène une réforme visant à interdire dans l'armée allemande la vénération de symboles faisant référence au nazisme[23].

L'approvisionnement militaire[modifier | modifier le code]

Au début de son mandat, von der Leyen s'est engagée à mieux gérer le budget pour le matériel militaire après avoir publié un rapport préparé par KPMG sur les échecs répétés du contrôle des fournisseurs, des coûts et des délais de livraison, par exemple avec l'avion de transport Airbus A400M, l'Eurofighter Typhoon et le véhicule de combat blindé Boxer[24].

Au début de 2015, Von der Leyen a ouvertement critiqué Airbus sur les délais de livraison de l'avion de transport Airbus A400M en déclarant que la compagnie avait de problèmes graves avec la qualité du produit. Sous sa direction, le ministère a accepté de recevoir 13 millions d'euros comme indemnisation pour les délais de la livraison des deuxième et troisième avions A400M ; en 2016, elle a demandé 12.7 millions d'euros supplémentaires comme indemnisation pour les délais de livraison du quatrième avion.

L'exportation d'armes[modifier | modifier le code]

La Ministre de la défense allemande Ursula von der Leyen après qu'elle a été reçue par le vice-amiral AR Karve, le chef d'état-major et le commandement naval occidental durant son séjour en Inde.

Durant son séjour en Inde en 2015, von der Leyen a déclaré son soutien à un projet lancé par le gouvernement indien de bâtir six petits sous-marins diesels-électriques TKMS, un projet qui coûterait $11 milliards de dollars[25],[26].

D'autres activités[modifier | modifier le code]

  • Total E-Quality initiative, membre du conseil d'Administration[27]


Opinions politiques[modifier | modifier le code]

La garde des enfants et le congé parental[modifier | modifier le code]

Ursula von der Leyen a commencé à occuper le poste de Ministre fédéral pour la Famille, les personnes âgées, les femmes et la jeunesse en 2005. Malgré beaucoup d'opposition, notamment parmi les membres conservateurs de son propre parti, elle a présenté la loi de L'Avancement de l'enfant (Kinderförderungsgesetz) qui réserve 4.3 milliards d'euros pour la création de systèmes pour la garde des enfants en Allemagne.

Von der Leyen a aussi proposé le Elternzeit Allemad, un système payé pour la garde des enfants qui suit l'exemple scandinave en réservant deux mois supplémentaires pour les pères qui prennent aussi un congé parental (Vätermonate en Allemand). Cette provision de la loi a sucité des critiques de la part de certains conservateurs en Allemagne. L'évêque catholique Walter Mixa a accusé von der Leyen de transformer les femmes en machines qui donnent naissance, et un collègue du parti frère bavarois, le CSU, a déclaré que les hommes n'ont pas besoin de stage pour changer les couches. Von der Leyen a réussi à convaincre le public avec une campagne de relations publiques qui a coûté 3 millions d'euros. Cette campagne a été critiquée parce qu'elle était perçue comme étant du plaidoyer politique ayant des messages intégrés qui a été subventionnée avec des fonds du public[29].

Blocage de la pornographie infantile sur internet[modifier | modifier le code]

Ursula von der Leyen demanda l'introduction d'un blocage obligatoire de la pornographie infantile sur internet, par l'intermédiaire des fournisseurs d'accès, à l'aide d'une liste de blocage gérée par le bureau de police criminel fédéral allemand (BKA), ce qui aurait mis en place un système préliminaire à une censure généralisée des sites internet jugés illégaux par le BKA[30].

Ces mesures firent apparaître le sobriquet « Zensursula », mot-valise construit sur le mot allemand Zensur (censure en français) et le prénom de la ministre, Ursula[31]. L'association du sujet de la pornographie infantile à la censure d'internet aurait alors causé un intérêt croissant dans le Parti pirate[32].

En juillet 2009, elle déclara que la lutte contre la pornographie infantile sur l'internet était rendue difficile puisque les personnes responsables se serviraient souvent de serveurs dont la localisation serait en Afrique ou en Inde, où « la pornographie infantile est légale »[33]. Cette déclaration était basée sur une étude effectuée par le Centre international pour enfants disparus et sexuellement exploités en 2006, mais la pornographie infantile s'avère être illégale en Inde, pays qui a des règles plus rigides encore envers les médias érotiques. Par la suite, Ursula von der Leyen présenta ses excuses pour avoir cité une étude inexacte.

Le quota sur le nombre de femmes au sein des conseils d'administration[modifier | modifier le code]

En 2013, von der Leyen a fait campagne en vain pour créer un quota législatif sur le nombre de femmes au sein des conseils d'administration en Allemagne. Ce quota exigerait qu'il y aurait au moins 20% de femmes au sein des conseils d'administration d'ici 2018 et qui augmenterait à 40% d'ici 2023[34].

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

Von der Leyen est en faveur d'avoir une politique étrangère plus ferme[35]. Un exemple important était la décision en septembre 2014 d'envoyer des armes aux forces de sécurité kurdes et iraquiennes, ce qui a brisé le tabou de longue durée sur l'envoi d'armes de la part de l'Allemagne vers une zone de conflict[36].

Sur la détérioration des relations entre l'Europe et la Russie lors de la crise en Crimée de 2014, elle a affirmé que la dépendance sur le bon fonctionnement de la relation commerciale avec l'Europe est beaucoup beaucoup plus importante en Russie et que les sanctions devraient pousser les oligarques et les sociétés russes[37]. Elle a aussi demandé que l'OTAN protège davantage les pays baltes durant la crise en Crimée[38].

Von der Leyen avait auparavant voté en faveur de la participation allemande dans les missions des Casques bleus de l'ONU, en particulier dans les missions mandatées sur le continent africain, comme en Somalie (EUTM Somalie en 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015), au Soudan (mission au Darfour en 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015), au Soudan du Sud (mission de l'ONU en 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015), au Mali (mission européenne en 2013, 2014 et 2015), en République centrafricaine (EUFOR RCA en 2014) et au Liberia (sous mandat des Nations unies en 2015).

Intégration européenne[modifier | modifier le code]

Ursula von der Leyen et son homologue néerlandaise Jeanine Hennis-Plasschaert, en 2016.

Dans une entrevue accordée au journal Der Spiegel en 2011, Von der Leyen exprime sa préférence pour « des États-Unis d'Europe – gérés sur le modèle de l'État suisse, de l'Allemagne ou des États-Unis » qui profiterait sur la grandeur de l'Europe tout en s'accordant sur des questions importantes telles que la finance, la fiscalité et la politique économique[39]. Au cours de la même année, Angela Merkel critique fortement sa ministre, pour avoir exigé que la Grèce offre des garanties pour les prêts d'urgence afin d'éviter des défaillances[40].

Avec le centenaire du début de la Première Guerre mondiale en 2014, Von der Leyen, en sa qualité de ministre de la Défense, inaugure un mémorial pour le jour de l'Armistice en Ablain-Saint-Nazaire avec le président français François Hollande et le ministre-président de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie ainsi que des représentants britanniques et belges[41].

En 2015, Von der Leyen déclare qu'une armée européenne doit être envisagée sur le long terme « peut-être pas mes enfants, mais mes petits enfants[42] » alors qu'en mars 2015, elle et ses homologues français Jean-Yves Le Drian et polonais Tomasz Siemoniak relancent une réunion qui tente d'encourager la coopération entre les trois pays en zones de crise en organisant la première réunion du Triangle de Weimar depuis 2007[43]. À la suite du référendum du Royaume Uni sur l'appartenance à L'union Européenne en 2016, elle assure que le Royaume Uni avait « paralysé » les efforts des autres États européens d'intégration dans une politique de sécurité et « bloquait toujours tout qui était caractérisé comme étant européen »[44].

Droits homosexuels[modifier | modifier le code]

Quand la cour constitutionnelle fédérale a donné raison à l'égalité fiscale aux couples homosexuels en 2013, Von der Leyen s'exprime en faveur de droit égal à l'adoption, affirmant : « je ne connais pas d'étude qui dit que les enfants qui grandissent avec des parents homosexuels réussissent différemment que ceux qui grandissent avec des parents hétérosexuels ».

Controverse concernant ses qualifications universitaires[modifier | modifier le code]

Le 27 septembre 2015, le site internet anti-plagiat VroniPlag Wiki déclare avoir trouvé des « passages avec du plagiat » dans 27 pages de la thèse de doctorat d'Ursula von der Leyen. Elle rejette ces allégations et demande qu'un comité indépendant mène une enquête sur ces allégations[45]. Après avoir effectué une vérification préliminaire, l'université ouvre une procédure formelle d'examen[46] ; néanmoins, en mars 2016, elle est discupée des accusations dirigées contre elle[47].

En octobre 2015, un représentant de l'université Stanford critique Von der Leyen pour avoir indiqué sur son CV qu'elle a participé dans des activités universitaires sans avoir reçu des crédis scolaires pour celles-ci[48]. Par la suite, la presse rend public qu'elle prétendait avoir fréquenté l'université Stanford en tant « qu'auditeure invitée », alors que ce poste n'existe pas[49],[50].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Ursula von der Leyen est mariée a Heiko von der Leyen, un professeur de médecine et le PDG d'une société de développement des Affaires (l'ingénierie médicale) et un membre de la famille von der Leyen, une famille aristocratique connue comme des entrepreneurs de soie. Ils se sont rencontrés durant une chorale universitaire à Göttingen[51].

Ursula et Heiko von der Leyen ont sept enfants : David (1987), Sophie (1989), Donata (1992), les jumelles Victoria et Johanna (1994), Egmont (1998) et Gracia (1999)[52]. Jusqu'à la fin de 2014, la famille vivait sur une ferme près d'Hanovre avec son père Ernst Albrecht qui est atteint de la maladie d'Alzheimer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nathalie Versieux, « Ursula von der Leyen, la gente d'armes de l'Allemagne », Libération,‎ , p. 10-11 (lire en ligne).
  2. Jean-Marc Gonin et Nicolas Barotte, « Ursula von der Layen, mère courage », in Le Figaro Magazine, semaine du 27 décembre 2013, pp. 24-26.
  3. (de) « Small Talk auf höchster Ebene », Der Tagesspiegel,‎ (lire en ligne)
  4. Marie-Pierre Gröndahl, « Ursula von der Leyen - À bride abattue vers le pouvoir », Paris Match, semaine du 9 janvier 2014, pages 70-73.
  5. Pierre Bocev et Ursula von der Leyen, « L'enfant doit être un enrichissement, pas un problème », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  6. (de) Pédopornographie : le rêve du blocage d'Internet - Focus
  7. « La nouvelle ministre allemande du Travail est déjà une star », Gala, le
  8. a et b Le magazine du Monde, 24 décembre 2011, page 18.
  9. « Brève : Hartz IV », sur le site de la Fondation Robert-Schuman,
  10. « La ministre du travail favorite pour la présidence allemande », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  11. « Christian Wulff candidat à la présidence allemande », L'Express,‎ (lire en ligne)
  12. (de) « Merkel: „Schwarz-Gelb alternativlos“ », Frankfurter Allgemeine Zeitung,‎ (lire en ligne)
  13. « Allemagne : Ursula von der Leyen, la ministre qui se rêve chancelière », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  14. (en) « German defense minister makes surprise Afghanistan visit », (consulté le 7 février 2017)
  15. (en) « Meet Europe’s Rising Defense Stars », (consulté le 7 février 2017)
  16. (en) « Germany says no rigid deadlines for troops' stay in Afghanistan », (consulté le 7 février 2017)
  17. (de) « Erste Deutsch-Türkische Regierungskonsultationen in Berlin », (consulté le 7 février 2017)
  18. (en) « Germany, Turkey to finalize deal on Incirlik base work in weeks-spokesman », (consulté le 7 février 2017)
  19. (en) « Ukraine Insists Any Pact With Russia Must Adhere to Terms of September Accord », (consulté le 7 février 2017)
  20. (en) « Germany says Hungary’s use of tear gas is ‘not acceptable’ », (consulté le 7 février 2017)
  21. (en) « German parliament approves more soldiers for Mali, Iraq », (consulté le 20 février 2017)
  22. (en) « German army to offer soldiers crèches and flat-screen TVs », (consulté le 20 février 2017)
  23. « L’armée allemande veut rompre définitivement avec son passé nazi », ouest-france.fr, 10 mai 2017.
  24. (en) « After army creches and cosy barracks, Germany has new idea for troops – shorter working hours », (consulté le 20 février 2017)
  25. (en) « Germany seeks further 12.7 mln euros from Airbus for A400M delays », (consulté le 20 février 2017)
  26. (en) « Will India Purchase German Stealth Submarines? », (consulté le 20 février 2017)
  27. (en) « Germany lobbies India to buy Eurofighters, submarines », (consulté le 20 février 2017)
  28. (en) « Board of trustees », (consulté le 20 février 2017)
  29. (en) « The Good Mother, and Modern Politician », (consulté le 20 février 2017)
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  31. (de) « Kinderpornografie: Der Traum von der Internetsperrung », (consulté le 20 février 2017)
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  41. (en) « Ursula von der Leyen: Germany's next chancellor? », (consulté le 20 février 2017).
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  47. (de) « Ursula von der Leyen als Exempel? », (consulté le 20 février 2017).
  48. (en) « German Defence Minister Von der Leyen cleared of plagiarism », (consulté le 20 février 2017).
  49. (en) « Stanford accuses von der Leyen of misrepresentation », (consulté le 20 février 2017).
  50. (de) « Was von der Leyen gewesen sein will, gibt es gar nicht », (consulté le 20 février 2017).
  51. (en) « Feisty German minister stands up to Merkel », (consulté le 20 février 2017).
  52. (de) « Von der Leyen will Lebenslauf nicht manipuliert haben », (consulté le 20 février 2017).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]