Jeff Bezos

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Jeff Bezos
Jeff Bezos 2016.jpg
Jeff Bezos en 2016.
Fonctions
Président-directeur général d'Amazon
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Jeffrey Preston Jorgensen
Surnom
JeffreyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Formation
Activités
Conjoint
Autres informations
A travaillé pour
Propriétaire de
Amazon, The Washington Post, Nash Holdings LLC (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Distinctions
Liste détaillée
Fellow de l'Académie américaine des arts et des sciences
Heinlein Prize for Advances in Space Commercialization (en)
Personnalité de l'année selon Time Magazine ()
Médaille du bicentenaire du James Smithson ()
Logistik Hall of Fame (d) ()
Axel Springer Award (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Jeffrey Bezos, dit Jeff Bezos, né le à Albuquerque (Nouveau-Mexique), est un entrepreneur et investisseur américain dans les domaines des technologies et du commerce.

Il est le fondateur, principal actionnaire et président-directeur général (PDG) d'Amazon.com. L'entreprise a débuté dans la vente de livres en ligne, puis a élargi son offre avec de nombreux produits et services. Bezos est également le fondateur de l'entreprise aérospatiale Blue Origin, qui a réalisé ses premiers vols d'essai en 2015, et le propriétaire du Washington Post depuis 2013.

Il est devenu, depuis novembre 2017, la personne la plus riche du monde. Sa fortune est, en estimée à plus de 154 milliards de dollars américains[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Il est né sous le nom de Jeffrey Preston Jorgensen, fils de Ted Jorgensen et Jacklyn Gise, au Nouveau-Mexique[2]. Son père l'abandonne à sa naissance et se remarie un an plus tard[3]. Sa mère, alors adolescente, fait la connaissance de Miguel Bezos, un immigré cubain installé aux États-Unis depuis l'âge de quinze ans et étudiant à l'université d'Albuquerque (en). Elle épouse Miguel, lequel adopte Jeff, qui dès lors porte son nom, et l'élève comme son propre fils[4]. Enfant surdoué, Jeff est doté d'un très haut QI[5].

Diplômé de l'université de Princeton en 1986 avec un Bachelor of Arts and Science[6] en sciences de l'informatique[5], il travaille dans plusieurs entreprises financières de Wall Street, dont D.E. Shaw & Co[7].

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1994, Jeff Bezos, alors âgé de trente ans, se laisse de plus en plus tenter par une idée qui l’obsède depuis un moment :

« J’ai appris que l’utilisation du web augmentait de 2 300 % par an. Je n’avais jamais vu ou entendu parler de quelque chose avec une croissance aussi rapide, et l’idée de créer une librairie en ligne avec des millions de titres — quelque chose de purement inconcevable dans le monde physique  — m’enthousiasmait vraiment[8]. »

Considérant qu'il pourrait regretter plus tard de ne pas avoir participé à l'aventure internet, il fonde Amazon.com (voulant bâtir la plus grande librairie du monde comme l'Amazone est le plus grand fleuve de la planète[9]) le 5 juillet 1994, à Seattle. La société ouvre son premier site en . Elle est actuellement la plus grande entreprise mondiale de vente en ligne, avec un chiffre d'affaires de 74,4 milliards de dollars en 2013[10]. En 2000, il fonde une jeune entreprise spécialisée dans les bourses et Blue Origin, spécialisée dans les voyages spatiaux[11]. Fortune faite, il y investit un milliard de dollars par an[5].

Il possède aussi les sites IMDb, Alexa Internet, Amazon Mechanical Turk, Amazon SimpleDB, AbeBooks, Sellaband, Amazon Kindle, Reflexive Entertainment, Audible.com, 43things.com, Amie Street, LibraryThing, Statistically Improbable Phrases, A9.com. En 2012, il rachète l'entreprise de robots transporteurs Kiva Systems et, en 2013, le Washington Post pour un montant de deux-cent-cinquante millions de dollars[12],[13].

Le , Bezos répond aux critiques du candidat républicain à l'élection présidentielle américaine de 2016, Donald Trump, celui-ci l'ayant accusé la veille d'avoir acquis le Washington Post dans le seul but de minimiser la pression fiscale qui pèse sur Amazon et son propriétaire aux États-Unis. Il publie alors sur Twitter un court message où il se félicite ironiquement d'avoir enfin été pris pour cible par Trump et propose tout aussi ironiquement de réserver un siège au milliardaire sur une fusée dédiée au tourisme spatial[14]. La victoire surprise de Donald Trump à cette même élection le , face à la démocrate Hillary Clinton, contraint cependant le fondateur d'Amazon à féliciter l'homme d'affaires et politicien républicain et à lui souhaiter « un grand succès dans son service pour le pays »[15]. Élu, Donald Trump menace Amazon d’une enquête antitrust pour intimider Bezos et infléchir la ligne éditoriale du Washington Post[16].

Après être brièvement passé devant Bill Gates en tant qu'homme le plus fortuné de la planète au cours de l'été 2017[17],[18], Bezos devient en novembre 2017 l'homme le plus riche au monde, avec une fortune estimée à plus de cent milliards de dollars américains (+ 34,2 milliards de dollars par rapport à 2016), devant Bill Gates[19],[6] et Warren Buffet. En effet, durant le « Black Friday » de 2017, son entreprise a atteint 584 milliards de dollars de capitalisation boursière, ce qui a fait gagner à sa fortune personnelle 2,4 milliards de dollars en une journée[20].

Il a été critiqué pour le climat interne chez Amazon, jugé exécrable par une enquête du New York Times en 2015, ainsi que pour sa volonté d'édifier un monopole et de ne pas payer d'impôts sur les sociétés. Alors que plusieurs milliardaires américains présentent le manifeste The Giving Pledge, où ils promettent de consacrer la majorité de leur fortune à des causes caritatives, il refuse de le signer[5]. Finalement, il consent avec son épouse à créer en 2018 un fonds de 2 milliards de dollars afin d'aider les sans-abri et un réseau de classes de maternelles pour les plus pauvres[21].

En 2019, un enquêteur engagé par Jeff Bezos accuse les autorités d'Arabie Saoudite d'avoir piraté le téléphone portable de Bezos pour obtenir des informations privées[22],[23].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Jeff Bezos s'est marié à MacKenzie Tuttle. Ils sont parents de quatre enfants, trois fils et une fille, adoptée en Chine. En janvier 2019, il annonce sur Twitter leur divorce, après vingt-cinq ans de vie commune[24] ; cela fait suite à sa liaison avec la présentatrice de télévision Lauren Sanchez[21].

Il possède une immense demeure à Medina, près de Seattle, une maison de 1 200 m2 à Beverly Hills, trois appartements dans la tour The Century à New York, le musée du Textile à Washington, un ranch au Texas et des milliers d’hectares de terrain. Cela fait de lui l'un des vingt plus importants propriétaires fonciers du pays[5].

Il est libertarien[25] et donateur du laboratoire d'idées libertarien Reason Foundation[26]. Engagé dans le mouvement transhumaniste[27] et obsédé par le long terme, il a investi 42 millions de dollars dans une horloge mécanique située au Texas, laquelle pourra donner l'heure exacte pour les dix mille prochaines années[28],[11].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Jeff Bezos », Forbes,‎ (lire en ligne, consulté en 2019-27-05)
  2. Alexis Orsini, « Qui est Jeff Bezos, patron d'Amazon et éphémère homme le plus riche du monde ? - Tech - Numerama », Numerama,‎ (lire en ligne, consulté le 3 décembre 2017).
  3. (en) Tim Appelo, « 10 Things You Didn't Know About Jeff Bezos and Amazon », The Hollywood Reporter,‎ (lire en ligne, consulté le 3 décembre 2017).
  4. (en) Tom Robinson, Jeff Bezos: Amazon.com Architect, ABDO Publishing, , p. 15.
  5. a b c d et e Marie-Pierre Gröndahl, « Jeff Bezos, roi du monde », Paris Match, semaine du 3 au 9 août 2017, p. 34-39.
  6. a et b (en) « Profile and Net Worth of Jeff Bezos », Forbes.com (consulté le 24 janvier 2017).
  7. amazon.com, Robert Spector, Les éditions Un monde différent, an 2000, pages 45-54.
  8. (en) « We Are What We Choose », sur Business Insider France (consulté le 3 décembre 2017).
  9. (en) Gary B. Shelly, Jennifer Campbell, Discovering the Internet, Cengage Learning, , p. 414.
  10. « Amazon réalise 40 % de son chiffre d'affaires à l'international », Journal du Net, 31 janvier 2014.
  11. a et b Management, juin 2012, page 17.
  12. « Jeff Bezos achète le Washington Post pour 250 millions de dollars », Les Échos, 6 août 2013.
  13. (en) Paul Farhi, « Washington Post to be sold to Jeff Bezos, the founder of Amazon », The Washington Post,‎ (lire en ligne[archive du ]).
  14. « Le patron d'Amazon veut expédier Donald Trump dans l'espace », sur free.gqmagazine.fr, .
  15. « La Silicon Valley en position inconfortable face à Trump », sur leparisien.fr, .
  16. Rodney Benson, « Métamorphoses du paysage médiatique américain », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne, consulté le 19 mars 2018).
  17. Voir sur lesoir.be.
  18. « Jeff Bezos, homme le plus riche du monde pendant… quelques heures », sur Ouest France, .
  19. Voir sur forbes.com.
  20. « La fortune de Jeff Bezos dépasse les 100 milliards de dollars après le Black Friday », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 2 décembre 2017).
  21. a et b Hélène Vissière, « Jeff Bezos : ses ennemis, sa liaison, ses affaires », lepoint.fr, 15 janvier 2018.
  22. Paris Match, « Le téléphone de Jeff Bezos a été piraté par les Saoudiens », sur parismatch.com (consulté le 2 avril 2019).
  23. « L'Arabie saoudite a-t-elle joué un rôle dans la révélation de l'infidélité de Jeff Bezos ? », sur France 24, (consulté le 2 avril 2019).
  24. Paris Match, « Jeff Bezos, l'homme le plus riche du monde, divorce », sur parismatch.com (consulté le 9 janvier 2019).
  25. Voir sur seattletimes.nwsource.com.
  26. Voir sur reason.com.
  27. « A Palo Alto, au royaume des radieux », sur liberation.fr, .
  28. Projet 10000yearclock.net.
  29. amazon.com, Robert Spector, Éd. Un monde différent, 2000, 341 pages.
  30. « Seulement quatre Français parmi les cent meilleurs PDG du monde », Challenges, .
  31. « Le PDG d’Amazon, Jeff Bezos, élu « pire patron au monde » », Confédération syndicale internationale, .
  32. Pascal Grandmaison, « Jeff Bezos, l'homme qui valait 100 milliards », Le Figaro Magazine, semaine du , pages 28-29.
  33. « HRC Announces Full Lineup for the 21st Annual HRC National Dinner », (consulté le 28 mars 2019).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]