Jamal Khashoggi

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Jamal Khashoggi
جمال خاشقجي
Image illustrative de l’article Jamal Khashoggi
Jamal Khashoggi en 2018.

Nom de naissance Jamal Ahmad Khashoggi
Naissance 13 octobre 1958
Médine, Arabie saoudite
Décès (à 59 ans)
Istanbul, Turquie
Nationalité Saoudienne
Profession Journaliste
Spécialité Politique
Médias
Presse écrite Arab News
Al-Watan
The Washington Post
Télévision Al-Arab News
Fonction Rédacteur en chef
Chroniqueur

Jamal Khashoggi [ ʒaˈmaːl χaːˈʃoɡʒi] (en arabe : جمال خاشقجي Jamāl Khāshuqjī), né le à Médine (Arabie saoudite) et mort assassiné le au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul (Turquie)[1] est un journaliste saoudien[2].

Initialement proche du pouvoir saoudien, il entre en dissidence à partir de 2017, à la suite de l'avènement de Mohammed ben Salmane comme prince héritier et dirigeant de fait du pays. Il est assassiné lors d'un rendez-vous administratif à l'intérieur du consulat saoudien à Istanbul. L'Arabie saoudite est alors accusée par de nombreux médias et analystes turcs et internationaux d'être derrière sa mise à mort.

Famille et jeunesse[modifier | modifier le code]

Jamal Khashoggi en 2011.

Jamal Ahmed Khashoggi naît le 13 octobre 1958[3] dans une famille d'origine ottomane[2] de Kayseri. Il est le neveu[4] d'Adnan Khashoggi, homme d'affaires et marchand d'armes, et le cousin germain de Dodi Al Fayed, tué à Paris dans un accident de voiture aux côtés de Diana, princesse de Galles[5] . Son grand-père était par ailleurs le médecin personnel du roi Ibn Séoud[6].

À la fin des années 1970, comme beaucoup des jeunes Saoudiens, il soutient la résistance afghane contre les Soviétiques. Il se rend lui-même en Afghanistan mais aurait, selon ses amis, peu combattu. C'est également en Afghanistan qu'il réalise ses premières interviews d'Oussama ben Laden, qui combat alors les Soviétiques : les familles Khashoggi et ben Laden sont par ailleurs amies de longue date. Il étudie aux États-Unis puis, de retour en Arabie saoudite, rejoint les Frères musulmans, courant mal vu à Riyad[7].

À la fin de sa vie, il souffre de diabète et d'hypertension[8].

Carrière de journaliste[modifier | modifier le code]

Diplômé en administration de l'université d'État d'Indiana (1982), Jamal Khashoggi débute sa carrière de journaliste dans différents quotidiens et hebdomadaires saoudiens, dont Saudi Gazette[2], avant d'être nommé rédacteur en chef de Al Madina. De 1991 à 1999, il est correspondant à l'étranger (Afghanistan, Algérie, Koweït, Soudan), puis devient rédacteur en chef adjoint de Arab News, le principal journal en anglais d'Arabie saoudite (1999-2003).

Outre son travail de journaliste, il entretient des liens avec les services renseignements saoudiens dont le chef, le prince Turki Al-Faycal, le considère longtemps comme un protégé. Dans les années 1990, il est chargé par les services secrets de contacter Oussama ben Laden pour le persuader de renoncer à la clandestinité et de rentrer au pays. Il échoue cependant à convaincre son ami[7]. Khashoggi prend ensuite ses distances avec ben Laden qui bascule dans le terrorisme contre l'Occident[9] ; en 2011, à la mort de ben Laden, il écrit à propos de ce dernier « Tu étais magnifique et plein de bravoure aux beaux jours de l'Afghanistan, avant que tu succombes à la haine et à la passion »[7].

Avec les années, Khashoggi se fait le promoteur de la démocratie dans le monde arabe, critiquant les pouvoirs corrompus et plaidant pour un accroissement de la participation politique, y compris au sein des monarchies du Golfe[7]. En 2003, il est très brièvement rédacteur en chef d'Al-Watan mais, jugé trop progressiste, il est licencié par le ministre saoudien de l'Information après avoir publié plusieurs commentaires à propos de l'influence du pouvoir religieux en Arabie saoudite[10]. Il s'exile quelque temps à Londres, puis, au cours des années suivantes, joue un rôle de conseiller auprès de Turki Al-Faycal[2] et adversaire de Mohammed ben Salmane[6].

En 2007, il est à nouveau nommé à la tête de la rédaction de Al-Watan. Il quitte le journal en 2010 après avoir critiqué les salafistes[11] et est nommé directeur de Al-Arab News à Bahreïn, collaborant aussi à différents médias internationaux comme commentateur politique spécialiste du Moyen-Orient[2].

Demeuré en lien avec les Frères musulmans — ce qu'il reconnaît ou nie en fonction de ses interlocuteurs — Jamal Khashoggi soutient en 2011 les printemps arabes en jouant la carte de l'islam politique. Mais l'échec de ces révolutions vient s'ajouter à la liste de ses déceptions, après les dérives du « djihad » afghan et de ben Laden[7].

Disgrâce et exil[modifier | modifier le code]

Initialement proche de Mohammed ben Salmane, qu'il voit au départ comme un réformateur, il rompt peu après avec lui[12]. En , Jamal Khashoggi est puni par son pays pour avoir ouvertement critiqué Donald Trump et interdit d'exercer son métier[13].

En septembre 2017, il s'exile aux États-Unis, où il tient une chronique au Washington Post. Il s'oppose alors de plus en plus ouvertement au prince héritier Mohammed ben Salmane[14].

Assassinat[modifier | modifier le code]

Cette section est liée à une affaire judiciaire en cours. 
Le texte peut changer fréquemment, n'est peut-être pas à jour et peut manquer de recul. N'hésitez pas à participer à l'écriture de synthèse de manière neutre et objective, en citant vos sources. N'oubliez pas que, dans nombre de systèmes judiciaires, toute personne est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement et définitivement établie.

Chronologie des faits[modifier | modifier le code]

Le , Jamal Khashoggi, à la demande de l'ambassade d'Arabie saoudite à Washington D.C.[15], entre au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul pour obtenir un document nécessaire à son remariage, prévu pour le lendemain[16], avec sa fiancée turque, Hatice Cengiz, rencontrée il y a peu[17], et ne réapparaît plus. Selon la police turque, il y aurait été arrêté, torturé et assassiné par des forces spéciales saoudiennes, puis son corps aurait été démembré et transporté hors du consulat en direction d'un autre pays[18],[19].

Jamal Khashoggi dénonçait depuis un certain temps la politique conduite par le prince Mohammed ben Salmane dans le royaume et le désastre de la guerre du Yémen[20],[21].

Dans son édition du , le Washington Post laisse une colonne blanche sous la photo de Jamal Khashoggi et le titre A Missing Voice[22].

Le , le gouvernement turc demande aux Saoudiens l'autorisation de fouiller le consulat[23]. Le jour même, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, appelle les autorités saoudiennes à prouver que le journaliste a bien quitté le consulat comme ils l'affirment[20]. Le , la Turquie est autorisée à fouiller le consulat, tandis que la chaîne de radio-télévision turque TRT World affirme que les autorités turques soupçonnent que des individus entrés dans l'ambassade au moment de la disparition, auraient emporté avec eux les images de vidéosurveillance[24], que les autorités saoudiennes affirment ne pas posséder[25].

Le 12 octobre, The New York Times affirme que le commando du consulat transportait une scie à os[26]. The Washington Post ajoute pour sa part que la Turquie possède des enregistrements audio et vidéo qui prouvent que le journaliste a été interrogé, torturé, assassiné puis démembré[27]. Le journaliste porterait également sur lui une montre connectée, qui aurait enregistré une dispute[28], ce qui serait corroboré par l'enregistrement[29]. L'appareil, de type Apple Watch, aurait été ainsi relié à son iPhone, qu'il avait laissé à sa fiancée, mais dont certains enregistrements auraient été supprimés après sa mort[30]. Ces dernières informations ne seraient pas compatibles avec les capacités techniques des produits Apple[31]. Selon The Guardian, les enregistrements pourraient en fait avoir été recueillis grâce à des appareils de surveillance implantés dans le consulat à l'insu du gouvernement saoudien[32].

Le 13 octobre, Mevlüt Çavuşoğlu, ministre turc des Affaires étrangères, demande à Riyad d'autoriser les enquêteurs à perquisitionner le consulat d'Arabie saoudite à Istanbul. Une demande à laquelle les autorités saoudiennes ne répondent immédiatement[33], avant finalement d'autoriser la fouille qui a lieu le 15 octobre[34]. La police turque a notamment emporté des échantillons de la terre du jardin du consulat[35]. Elle découvre aussi que des façades ont été fraîchement repeintes[36].

Le 15 octobre, CNN affirme que le régime saoudien serait sur le point d'admettre la mort du journaliste à la suite d'un interrogatoire qui aurait mal tourné[37].

Le dissident saoudien Omar Abdulaziz affirme que son téléphone a été piraté alors qu'il aurait discuté à plusieurs reprises avec Khashoggi de sujets sensibles[38]. Un analyste turc affirme pour sa part que Khashoggi aurait prévenu des membres des Frères musulmans[6] qu'ils étaient espionnés par le pouvoir saoudien[39].

La police turque fouille la résidence du consul général saoudien[40],[41] à partir du 17 octobre[42]. Le jour même, le consulat est de nouveau fouillé[43].

Le 17 octobre, The New York Times révèle qu'un proche du prince héritier a participé à l'assassinat[44]. Le Yeni Şafak, qui dit avoir eu accès à des enregistrements, affirme que le journaliste a eu les doigts coupés puis a été décapité[44]. Pour sa part, le Middle East Eye, qui affirme avoir également eu accès aux enregistrements, ajoute que le journaliste n'a pas été interrogé mais torturé puis démembré vif tandis que son bourreau — qui serait un médecin — écoutait de la musique[44],[45].

Le 18 octobre, l'un des membres du commando décède, officiellement dans un accident de voiture[46]. Par ailleurs, la presse du régime saoudien présente les membres du commando comme de « simples touristes »[47]. Pour sa part, The New York Times affirme que les autorités saoudiennes allaient faire porter la responsabilité de l'opération au général Ahmed Assiri[48]. Par ailleurs, la police turque procède à des fouilles dans la forêt de Belgrad, à Marmara[49].

Le 20 octobre, l'Arabie saoudite confirme la mort de Jamal Khashoggi lors du 2 octobre dans le consulat d'Istanbul et limoge effectivement Assiri[50].

Liste des membres du commando saoudien[modifier | modifier le code]

Salah Muhammed A. Tubaigy à l'aéroport d'Istanbul le 10 octobre 2018.

Les presses turque et américaine publient la liste des quinze membres du commando saoudien accusé d'avoir perpétré l'assassinat[51],[52],[53] :

  • Mustafa Mohammed M. Almadani (57 ans) : membre des services secrets ;
  • Maher Abdulaziz M. Mutreb (47 ans) : agent de Mohammed ben Salmane, visible sur plusieurs photos avec ce dernier et serait le chef du commando[54] ;
  • Salah Muhammed A. Tubaigy (47 ans) : médecin légiste, celui qui aurait démembré le journaliste ;
  • Mansour Othman M. Abahussain (46 ans) : militaire, membre des services secrets ;
  • Saif Saad Q. Alqahtani (45 ans) : agent de Mohammed ben Salmane ;
  • Badr Lafi M. Alotaibi (45 ans) : pas d'information ;
  • Thaar Ghaleb T. Alharbi (39 ans) : militaire ;
  • Waleed Abdullah M. Alsehri (38 ans) : membre de l'armée de l'air ;
  • Turki Muserref M. Alsehri (36 ans) : pas d'information ;
  • Fahad Shabib A. Albalawi (33 ans) : membre de la garde royale ;
  • Naif Hassan S. Alarifi (32 ans) : membre des forces spéciales ;
  • Abdulaziz Mohammed M. Alhawsawi (31 ans) : membre de la garde royale ;
  • Meshal Saad M. Albostani (31 ans) : membre de l'armée de l'air, décédé dans un accident de voiture le 18 octobre[46] ;
  • Mohammed Saad H. Alzahrani (30 ans) : membre de la garde royale ;
  • Khalid Aedh G. Alotaibi (30 ans) : membre de la garde royale.

Réactions internationales[modifier | modifier le code]

Le 12 octobre, Donald Trump, le président américain, fait savoir qu'il estime que l'Arabie saoudite serait impliquée dans la disparition du journaliste. Il annonce également que si cela est prouvé, les États-Unis réagiraient en « infligeant un châtiment sévère » aux autorités saoudiennes, mais exclut toute limitation des ventes d’armes au royaume wahhabite[55],[56]. Le 15 octobre, celui-ci formule l'hypothèse de tueurs hors de contrôle[57].

Les réactions des autres pays occidentaux sont mesurées afin de préserver leurs relations économiques et militaires avec le royaume saoudien[58]. Le président français, Emmanuel Macron, affirme, pour sa part, que « les faits sont très graves » et qu'il souhaite « que la vérité et la clarté soient établies »[59],[60].

Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) annonce qu'elle est « horrifiée » par cette affaire[61] et le 17 octobre elle a fait savoir qu'elle n'ira pas au sommet économique « Davos du désert » de Riyad[62].

Plusieurs manifestations de protestation ont lieu. Notamment le 10 octobre devant l'ambassade d'Arabie saoudite aux États-Unis[63].

De nombreux journaux[64], comme le quotidien espagnol El Mundo et l'écrivain et poète marocain Tahar Ben Jelloun font la comparaison entre la disparition de Jamal Khashoggi à celle du Marocain Mehdi Ben Barka, homme politique marocain, enlevé et disparu en 1965 dans des conditions très mystérieuses[65].

Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières, dénonce un « crime d'État d’un autre âge. On pensait cet âge presque révolu mais avec l'affaiblissement des démocraties, les régimes autocratiques se sentent de plus en plus légitimés, même dans leurs actes les plus vils »[46].

Pour Sarah Leah Whitson, directrice de la section MENA d'Human Rights Watch, « si l'Arabie saoudite est responsable de la disparition de Khashoggi et peut-être de son assassinat, les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Union européenne et d'autres alliés de ce pays doivent réviser fondamentalement leurs relations avec des autorités dont le comportement ressemble à celui d'un régime-voyou »[66].

Amnesty International, Human Rights Watch, Reporters sans frontières, le Comité pour la protection des journalistes, ainsi que la famille Khashoggi, on appelé à une enquête internationale[67].

Analyses[modifier | modifier le code]

Selon la journaliste Christine Ockrent, cet assassinat « porte la marque de MBS », ce qui concorderait avec son tempérament et ses méthodes brutales[68].

Pour Karim Sader, spécialiste des pays du Golfe, « cette affaire témoigne de la nervosité et de l’agressivité du prince héritier ainsi que de la brutalité de ses méthodes, et un tel excès de confiance ne peut venir que du sentiment d’impunité que lui procure le blanc-seing américain[69]. »

Le Réseau Voltaire, présidé par l'écrivain et journaliste controversé Thierry Meyssan, indique que selon leurs informations, « plusieurs membres de la famille royale dont les avoirs ont été totalement ou partiellement confisqués lors du coup de palais de novembre 2017 [expression de Meyssan pour qualifier la prise de pouvoir par MBS[70]] préparaient une opération contre le prince héritier, Mohammed ben Salmane. Jamal Khashoggi participait à ce complot ». Et affirme que « les enregistrements dont Ankara dispose comportent des informations, extirpées sous la torture, relatives au complot contre le prince héritier »[71].

Selon John Sawers, ancien directeur du MI6, MBS a forcément eu un rôle dans l'élimination de Khashoggi, et la théorie d'un acte isolé ne tient pas[72].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Barbouzes, scie à os... Le récit glaçant de l'assassinat de Jamal Khashoggi par un commando saoudien », sur Le Figaro (consulté le 13 octobre 2018)
  2. a b c d et e Hala Kodmani, « Qui est Jamal Khashoggi, journaliste saoudien disparu à Istanbul ?» », Libération, .
  3. Hatice Cengiz, « Opinion - My Fiancé Jamal Khashoggi Was a Lonely Patriot », sur The New York Times, (consulté le 14 octobre 2018)
  4. VOA News, « Who is Jamal Khashoggi? », sur VOA News (consulté le 13 octobre 2018)
  5. Philippe Martinat, « Disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, le mystère demeure », sur leparisien.fr,
  6. a b et c Christine Ockrent, interviewée par Armin Arefi, « Ockrent : "Le meurtre de Jamal Khashoggi porte la marque de MBS" », lepoint.fr, 18 octobre 2018.
  7. a b c d et e Jamal Khashoggi : l'ami des princes, devenu trop dangereux, Le Figaro, 18 octobre 2018
  8. Acil TABBARA, « Affaire Khashoggi : une nomination du frère cadet de MBS, possible scénario de sortie de crise ? - Acil TABBARA », sur L'Orient-Le Jour (consulté le 19 octobre 2018)
  9. Le Saoudien Jamal Khashoggi, journaliste et intellectuel engagé, Le Point, 19 octobre 2018
  10. « Le Saoudien Jamal Khashoggi, journaliste et trublion », sur Libération.fr (consulté le 16 octobre 2018)
  11. « Turquie : ce que l'on sait de la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi », sur L'Obs (consulté le 8 octobre 2018).
  12. « Qui est Jamal Khashoggi, le journaliste saoudien disparu en Turquie ? », sur Franceinfo (consulté le 18 octobre 2018)
  13. (en) Samuel Osborne, « Journalist banned for criticising US president elect », The Independent, .
  14. Benjamin Barthe, « Mystérieuse disparition d’un dissident saoudien à Istanbul », Le Monde, .
  15. « Did Embassy in DC send Khashoggi to Istanbul? », sur euronews (consulté le 9 octobre 2018).
  16. « Jamal Khashoggi: la main noire du prince saoudien », sur LExpress.fr (consulté le 12 octobre 2018)
  17. « Affaire Khashoggi : un «commando» saoudien dans le viseur d’Ankara », sur Libération.fr (consulté le 12 octobre 2018)
  18. « Guet-apens, commando et "scie à os" : le scénario terrifiant du probable assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi », .
  19. (en) « Turkish police suspect Saudi journalist Khashoggi was killed at consulate », Middle East Eye, .
  20. a et b Libération, « Affaire Khashoggi : un «commando» saoudien dans le viseur d’Ankara », sur Libération (consulté le 13 octobre 2018).
  21. « L’affaire Kashoggi met Riyad sous pression », Le Monde diplomatique, .
  22. Libération, « Le «Washington Post» publie un carré vide à la place de l'édito de son journaliste disparu à Istanbul », .
  23. « Affaire Khashoggi : Ankara demande à fouiller le consulat saoudien », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 8 octobre 2018).
  24. « Disparition de Jamal Khashoggi : le consulat saoudien à Istanbul va être fouillé », sur Le Monde.fr, (consulté le 9 octobre 2018).
  25. Clémence Olivier avec Jean-Sébastien Soldaïni et AFP, « La mystérieuse disparition d’un journaliste saoudien interroge la communauté internationale », sur Europe 1, (consulté le 9 octobre 2018).
  26. « Guet-apens, commando et "scie à os" : le scénario terrifiant du probable assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi », sur Franceinfo (consulté le 12 octobre 2018)
  27. « L'Arabie saoudite accusée d'avoir démembré un journaliste dissident », sur LExpress.fr (consulté le 12 octobre 2018)
  28. « Disparition de Khashoggi : une délégation saoudienne en Turquie », sur L'Orient-Le Jour (consulté le 12 octobre 2018)
  29. « Un enregistrement 'prouve le meurtre de Khashoggi' », sur BBC News Afrique (consulté le 12 octobre 2018)
  30. « Des enregistrements de Khashoggi accréditent la thèse du meurtre-Presse - 13/10/2018 13:11:13 - Boursorama » (consulté le 13 octobre 2018)
  31. Laura Smith-Spark et Nic Robertson, CNN, « Apple Watch worn by Saudi journalist may have transmitted evidence of his death, Turkish paper reports », sur CNN (consulté le 13 octobre 2018)
  32. « Recordings prove Jamal Khashoggi was killed, Turkish investigators claim », sur theguardian.com (consulté le 19 octobre 2018)
  33. « Disparition de Jamal Khashoggi: Ankara veut perquisitionner le consulat saoudien », RFI,‎ (lire en ligne)
  34. « Affaire Jamal Khashoggi : la police turque fouille le consulat saoudien à Istanbul », sur Le Monde.fr (consulté le 15 octobre 2018)
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  69. vidéo : Florent Rodo, texte: Marc Daou, « Affaire Khashoggi : Riyad complique ses relations avec Ankara et Washington - France 24 », sur France 24 (consulté le 8 octobre 2018)
  70. Thierry Meyssan, « Coup de Palais à Riyad », sur Réseau Voltaire, (consulté le 18 octobre 2018)
  71. « Jamal Khashoggi et le complot manqué contre MBS », sur Réseau Voltaire, (consulté le 18 octobre 2018)
  72. « Affaire Khashoggi : les preuves incriminent le prince Ben Salmane, selon l'ex-chef du MI6 », sur www.cnews.fr (consulté le 19 octobre 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]