Friedrich Merz

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Friedrich Merz
Illustration.
Friedrich Merz en 2019.
Fonctions
Président du groupe CDU/CSU au Bundestag
En fonction depuis le
(4 mois et 10 jours)
Législature 20e
Prédécesseur Ralph Brinkhaus

(2 ans, 6 mois et 26 jours)
Législature 14e
Prédécesseur Wolfgang Schäuble
Successeur Angela Merkel
Président fédéral de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne
En fonction depuis le
(5 mois et 3 jours)
Élection 4-16 décembre 2021
Prédécesseur Armin Laschet
Député au Bundestag
En fonction depuis le
(7 mois et 30 jours)
Élection 26 septembre 2021
Circonscription Haut-Sauerland
Législature 20e
Prédécesseur Patrick Sensburg

(14 ans, 11 mois et 17 jours)
Élection 16 octobre 1994
Réélection 27 septembre 1998
22 septembre 2002
18 septembre 2005
Circonscription Haut-Sauerland
Législature 13e, 14e, 15e et 16e
Prédécesseur Ferdinand Tillmann
Successeur Patrick Sensburg
Député européen

(4 ans, 11 mois et 23 jours)
Élection 18 juin 1989
Circonscription RFA
Législature 3e
Groupe politique PPE
Biographie
Nom de naissance Joachim-Friedrich Martin Josef Merz
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Brilon (Rhénanie-du-Nord-Westphalie, RFA)
Nationalité Allemande
Parti politique CDU
Diplômé de Université de Bonn
Profession Avocat

Signature de Friedrich Merz

Friedrich Merz, né le à Brilon (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), est un homme d'affaires et homme politique allemand. Membre de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU), il est élu au Bundestag de 1994 à 2009 et président du groupe CDU/CSU entre 2000 et 2002. Auparavant député européen entre 1989 et 1994, il est candidat malheureux à la présidence du parti lors de son 33e congrès en 2020, et victorieux au 34e congrès l'année suivante.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, Joachim Merz, est juge et homme politique, membre de l'Union chrétienne-démocrate. Sa mère, née Sauvigny, est d'ascendance huguenote française[1]. Élu successivement au Parlement européen puis au Bundestag, Friedrich Merz suit une ligne classée à la droite de la direction du parti.

Président de groupe au Bundestag[modifier | modifier le code]

En février 2000, il devient président du groupe CDU/CSU au Bundestag en remplacement de Wolfgang Schäuble. Il est évincé de ce poste par Angela Merkel, décrite comme son « ennemie intime », qui le remplace après les élections fédérales de 2002. Tenu à l'écart de toute fonction politique de premier plan, il quitte la politique en 2009 pour faire carrière dans les affaires[2].

Homme d'affaires[modifier | modifier le code]

Après son retrait de la politique en 2009, il devient membre du conseil de surveillance de la filiale allemande de la banque HSBC, président du conseil de surveillance du fabricant de papier Wepa, du fabricant suisse de matériel ferroviaire Stadler, de l'aéroport de Cologne-Bonn, ainsi que de la filiale allemande de BlackRock, plus grand fonds d’investissement au monde. Certaines de ces sociétés sont soupçonnées de pratiquer la fraude à grande échelle[3].

Il gagne des millions d'euros grâce à ses activités dans la finance[4].

Candidat malheureux au congrès de la CDU en 2018 et janvier 2021[modifier | modifier le code]

Angela Merkel annonce le 29 octobre 2018 qu'elle quittera prochainement ses fonctions de présidente fédérale de la CDU qu'elle détient depuis 2000 et qu'elle renoncera à la chancellerie après les élections fédérales de 2021. Friedrich Merz déclare sa candidature le 30 octobre pour la remplacer à la tête du parti. Il marque notamment la campagne par son opposition à la sortie du nucléaire et à l'accueil massif de réfugiés[3]. Le 7 décembre 2018, il est battu au second tour par Annegret Kramp-Karrenbauer, donnée favorite, par 517 voix contre 482[5],[6].

À la suite de la démission de Kramp-Karrenbauer annoncée le 10 février 2020, Merz se propose à nouveau pour la présidence du parti, scrutin pour lequel il part cette fois favori. Soutenu par certains des caciques très proches du patronat, il présente un positionnement conservateur sur les questions sociétales, comme les thématiques LGBT ou l'avortement, tout en défendant avant tout une orientation économique libérale orthodoxe et financiarisée. Il prône sur les questions de politique extérieure une ligne atlantiste, multipliant les commentaires élogieux sur Joe Biden, avec lequel il entend affirmer « le grand retour du partenariat transatlantique », soutenir l'OTAN et approfondir les traités de libre-échange. Il est finalement battu de justesse par Armin Laschet[7].

Il est cependant désigné candidat de la CDU/CSU aux élections fédérales allemandes de 2021 au Sauerland[8] et remporte un siège de député.

Président fédéral de la CDU[modifier | modifier le code]

Il est élu à la tête du parti avec 62 % des voix en décembre 2021[4].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]