Maine (État)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Maine.

45° 30′ 00″ N 69° 00′ 00″ O / 45.5, -69 ()

Maine
Sceau
Sceau
Drapeau
Drapeau
Carte des États-Unis avec le Maine en rouge.SurnomThe Pine Tree State, Lumber State, Border StateEn français : « l'État du Pin, l'État du Bois, l'État Frontière »DeviseDirigo« Je dirige »
Carte des États-Unis avec le Maine en rouge.

Surnom
The Pine Tree State, Lumber State, Border State
En français : « l'État du Pin, l'État du Bois, l'État Frontière »

Devise
Dirigo
« Je dirige »
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Capitale Augusta
Adhésion à l’Union 15 mars 1820 (23e État)
Gouverneur Paul LePage (R)
Sénateurs Angus King (I)
Susan Collins (R)
Nombre de représentants 2
ISO 3166-2 US-ME
Fuseau horaire -5
Démographie
Gentilé Mainois, Mainoise
Population 1 328 361 hab. (2010[1])
Densité 15 hab./km2
Rang 41e
Ville la plus peuplée Portland
Géographie
Altitude 180 m (min. : 0 m) (max. : mont Katahdin 1 606 m)
Superficie 86 542 km2
Rang 39e
– Terre 74 859 km2
– Eau (%) 11 683 km2 (13,5 %)
Coordonnées 43°04' N à 47°28' N (338 km)
66°57' W à 71°07' W (515 km)
Divers
Langues officielles De jure : aucune
De facto : anglais (92 %) et français (5,3 %)
Liens
Site web www.maine.gov

Le Maine est un État des États-Unis situé à l’extrême nord-est du pays. Il est bordé à l’ouest et au nord par la province canadienne du Québec, au nord-est par la province du Nouveau-Brunswick, au sud-est par l'océan Atlantique, à l'ouest et légèrement au sud par l’État du New Hampshire. Le Maine constitue la partie la plus septentrionale de la Nouvelle-Angleterre et la plus orientale des États-Unis. Il est connu pour ses paysages, et notamment pour ses côtes rocheuses et dentelées, ses montagnes basses et vallonnées et ses immenses forêts. Il est également reconnu pour ses spécialités de fruits de mer, notamment les homards et les palourdes.

Les habitants originels du territoire qui est désormais le Maine parlaient des langues algonquiennes. Le premier établissement européen a eu lieu en 1604 sur l'île Sainte-Croix par Pierre Dugua de Mons. Le premier établissement britannique fut l'éphémère colonie de Popham, établie par la Compagnie de Plymouth en 1607. Le nord du Maine fut partie de l'Acadie. Le territoire se délimitait à la rivière Penobscot. Deux missions jésuites furent établies, une sur la baie de Penobscot en 1609, et l'autre, sur l'île des Monts Déserts en 1613. La même année, Castine fut fondée par Claude de La Tour. En 1625, Charles de Saint-Étienne de la Tour construisit le Fort Pentagouet pour protéger la population contre les Anglais. À la suite de la perte de l'Acadie péninsulaire par la France en 1713, cette partie du Maine fut rattachée à la Nova Scotia (ou Nouvelle-Écosse) qui deviendra une province en 1755. Les forces américaines et britanniques luttèrent pour le Maine durant la Révolution américaine, puis pendant la guerre de 1812.

Le territoire du Maine a été une exclave du Massachusetts, dont il était séparé par le New Hampshire jusqu'en 1820 lorsque, en raison de la volonté du Missouri de rejoindre l'union en tant qu'État esclavagiste, ce qui aurait déséquilibré la représentation au Congrès, il devint, dans le cadre du compromis du Missouri, le vingt-troisième État américain, nouveau territoire anti-esclavagiste.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Résidence d'été de la famille Bush à Kennebunkport.

Avant sa désignation en tant que Maine, cette région correspondait au semi-légendaire Norembergue.
Deux hypothèses coexistent quant à l'origine du nom de l’État. Selon la première, il proviendrait d’un transfert du nom de la province française homonyme. Selon la seconde, durant l'époque coloniale, les marins se référaient à cette partie du continent comme « the Main [Land] » pour la distinguer des nombreuses îles qui bordent sa côte[2] ; mais cela n'explique pas l'ajout d'un « e » final. En 2001, le parlement du Maine a adopté une résolution affirmant que la province tirait son nom de la province française et a établi un jour franco-américain. Quoi qu'il en soit, le nom est officiel depuis 1665, date à laquelle les commissaires du roi ont ordonné que la « province du Maine » soit inscrite dans les registres officiels.

Le Maine est le seul État américain dont le nom ne comporte qu'une syllabe, le « e » final étant muet comme en français.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le phare du Cap Neddick, canton de York

L'ère coloniale[modifier | modifier le code]

Les habitants d'origine furent les Algonquins ; plus précisément, les peuples Wabanaki, Abenaki, Passamaquoddy et les Pentagouets. Le premier établissement européen fut celui de l'île Sainte-Croix en 1604 par Samuel de Champlain. Il nomma le territoire l'Acadie. En 1609, les Jésuites établirent une mission dans la baie de Penobscot, et, en 1613, une autre sur l'île des Monts Déserts. Aussi en 1613, le village de Castine fut établi par Claude de La Tour. En 1625, Charles de Saint-Étienne de la Tour érigea un fort nommé le Fort Pentagouët. Le sud du Maine est devenu la propriété de la Colonie de Plymouth en 1622, et une province de la Colonie de la baie du Massachusetts en 1652. Bien que Castine leur préexistât, les deux premières villes véritables fondées furent, successivement, Kittery (en 1647) puis York (en 1652). Beaucoup de conflits ont opposé la partie nord, qui faisait partie de l'Acadie, à la partie sud anglaise. Après la défaite des Français dans les années 1740, l'autorité du nord passa à la Nouvelle-Écosse, et celle du sud resta au Massachusetts.

Les conflits anglo-américains[modifier | modifier le code]

Les forces britanniques et américaines se disputèrent le territoire du Maine durant la Révolution américaine et la Guerre de 1812. Durant celle-ci, les forces britanniques occupèrent le Maine. Ce n'est qu'en 1842, avec le traité Webster-Ashburton, que les limites frontalières du Maine furent déterminées avec les colonies et futures provinces du Nouveau-Brunswick et du Bas-Canada ou Québec actuel. À cause de sa distance avec le Massachusetts, le Maine se sépara en 1820, et est devenu le 23e État des États-Unis. Sa capitale était alors Portland, qui est désormais la ville la plus importante de l'État. Puis, en 1832, la capitale fut transférée à Augusta.

La période récente[modifier | modifier le code]

En 2001, déboutant le New Hampshire et mettant un terme à un conflit de près de 200 ans, la Cour suprême attribue le Portsmouth Naval Shipyard (Chantier Naval de Portsmouth), situé sur l'île de Seavey dans l'estuaire de Portsmouth, au Maine[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Maine et ses comtés.

Le Maine est bordé au sud et à l'est par l'océan Atlantique, au nord et au nord-est par la province canadienne du Nouveau-Brunswick, au nord-ouest par le Québec et à l'ouest par le New Hampshire. Le Maine est à la fois l'État le plus septentrional et le plus grand de Nouvelle-Angleterre, couvrant près de la moitié de la superficie totale de la région. Il est également le seul État à ne border qu'un seul autre État. Les municipalités d'Eastport et de Lubec sont respectivement la ville et le village les plus à l'est des États-Unis. Estcourt Station est à la fois le point le plus septentrional du Maine et de la Nouvelle-Angleterre.

Le lac de Moosehead est le plus grand lac situé entièrement en Nouvelle-Angleterre, le lac Champlain étant à cheval sur les États du Vermont et de New York. Plusieurs lacs du Maine, dont le lac South Twin, ont été décrits par Thoreau. Le mont Katahdin est à la fois le sommet le plus au nord de la cordillère du Sentier des Appalaches, qui s'étend jusqu'au mont Springer en Géorgie et le point le plus au sud du nouveau Sentier international des Appalaches qui va jusqu'à Belle Isle, au large de Terre-Neuve et du Labrador.

L’État est traversé par plusieurs fleuves et cours d'eau : outre le fleuve Saint-Jean et le fleuve Sainte-Croix, les principaux fleuves sont le Penobscot et le Kennebec, essentiels dans le domaine de la pêche, part importante de l’économie du Maine.

Au nord de l’État, le paysage est couvert par des forêts, des marais et de vastes étendues. Le centre et l’ouest du Maine sont montagneux. Beaucoup d’îles et îlets sont situés le long de sa côte rocheuse qui, elle-même, constitue la partie centrale de la bordure du golfe du Maine.

D’une superficie de 86 542 km2, le Maine est peuplé de 1 328 361 habitants (2010)[4] (5,3 % parlent français en 2000).

La capitale du Maine est Augusta.


Sous-divisions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des comtés du Maine.

L’État du Maine est divisé en 16 cantons (counties) ; comme dans les autres États de Nouvelle-Angleterre, leurs attributions sont réduites. Le Maine comprend au total 488 municipalités organisées, dont 22 sont incorporées en cities, 432 en towns, et les 34 restantes en plantations. Ces 488 entités recouvrent la majeure partie du territoire, mais pas son intégralité. Parmi les 16 comtés, seuls 4 sont totalement incorporés ; 4 autres le sont presque intégralement, mais incluent des territoires non incorporés ou non organisés ; les 8 autres comtés comprennent une grande partie de zones non incorporées ou non organisées, en majorité des régions très peu peuplées : seulement 1,3 % de la population totale réside dans une zone ne faisant pas partie d'une city, d'une town ou d'une plantation. Le Maine compte également trois Réserves : Indian Island, Indian Township Reservation et Pleasant Point Indian Reservation.

Towns[modifier | modifier le code]

Repris de Washington, elles répondent aux caractéristiques communes aux towns de Nouvelle-Angleterre.

Plantations[modifier | modifier le code]

La plantation est un type de gouvernement local spécifique au Maine, similaire à celui des town et cities, mais ayant des pouvoirs moindres : une plantation ne peut, par exemple, faire passer des ordonnances locales. À part quelques exceptions, ces entités incluent le terme Plantation dans leur nom officiel. La plupart ont une population réduite (aucune ne compte plus de 300 habitants), ne leur permettant pas de devenir une town.

Territoire non organisé[modifier | modifier le code]

Le Territoire non organisé du Maine ne dispose pas de gouvernement local. L'administration, les services, les ordonnances sont fournis directement par le gouvernement de l'État. Ce Territoire comprend plus de 400 townships (entités non incorporées) et de nombreuses îles côtières qui ne se trouvent pas dans les limites d'une municipalité. Sa superficie est un peu supérieure au tiers de la superficie de l'État, et sa population est d'environ 1,3 %.

Principales villes[modifier | modifier le code]

Les 28 plus grandes municipalités du Maine selon le recensement de 2010
Portland
66 194
Lewiston
36 592
Bangor
33 039
South Portland
25 002
Auburn
23 055
Biddeford
21 277
Brunswick
20 278
Sanford
20 798
Augusta
19 136
Scarborough
18 919
Saco
18 482
Westbrook
17 494
Waterville
15 722
Windham
17 001
Gorham
16 381
York
12 529
Kennebunk
10 798
Falmouth
11 185
Kittery
9 490
Presque Isle
9 692
Wells
9 589
Brewer
9 482
Buxton
9 034
Cape Elizabeth
9 015
Lisbon
9 009
Topsham
8 794
Old Orchard Beach
8 624
Skowhegan
8 589

Principales îles du Maine[modifier | modifier le code]

Article principal : Liste des îles du Maine.

Politique[modifier | modifier le code]

Le Maine a longtemps été un État de tradition républicaine avant de tendre à partir des années 90 vers les démocrates, du moins au niveau national.

Le Maine compte le plus grand nombre d'élus verts par habitant et la plus grande proportion de population inscrite au Parti vert américain (29 273 membres, soit 2,95 % de la population en novembre 2006).

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Résultats des élections présidentielles dans le Maine
Année républicain démocrate
2008 40,38 % 295,273 57,71 % 421,923
2004 44,58 % 330,201 53,57 % 396,842
2000 43,97 % 286,616 49,09 % 319,951
1996 30,76 % 186,378 51,62 % 312,788
1992 30,39 % 206,504 38,77 % 263,420
1988 55,34 % 307,131 43,88 % 243,569
1984 60,83 % 336,500 38,78 % 214,515
1980 45,61 % 238,522 42,25 % 220,974
1976 48,91 % 236,320 48,07 % 232,279
1972 61,46 % 256,458 38,48 % 160,584
1968 43,07 % 169,254 55,30 % 217,312
1964 31,16 % 118,701 68,64 % 262,254
1960 57,05 % 240,608 42,95 % 181,159
1956 70,87 % 249,238 29,13 % 102,468
1952 66,05 % 232,353 33,77 % 118,806

Au début du XIXe siècle, le Maine s'affiche comme un État politique héritier des fédéralistes. Lors des élections de 1824 et 1828, les électeurs soutiennent John Quincy Adams (81,50 % et 59,71 %) avant de se tourner vers les démocrates Jacksonniens en 1832. Après avoir toujours apporté ses suffrages aux démocrates (sauf en 1840), les électeurs du Maine se tournent vers le tout jeune parti républicain en 1856 en apportant 61,34 % de leurs suffrages à John C. Frémont, battu cependant au niveau national.
Jusqu'en 1992, le Maine sera un bastion républicain quasi inexpugnable. Ainsi, si le démocrate Woodrow Wilson parvient à remporter le Maine en 1912 (39,43 %), il le fait grâce à la candidature dissidente du républicain progressiste Theodore Roosevelt (37,41 %) contre le président républicain sortant William Taft (20,48 %). Cette victoire démocrate reste isolée et en 1916, le républicain Charles Hughes (50,99 %) remporte le Maine face à Wilson (46,97 %), candidat à un second mandat. Plus aucun candidat démocrate à l'élection présidentielle ne réussira à se faire élire dans le Maine avant Lyndon Johnson en 1964. C'est ainsi, qu’avec le Vermont, le Maine est le seul État que n’a jamais remporté Franklin Delano Roosevelt au cours de ses 4 campagnes électorales. En 1964, le républicain Barry Goldwater est le premier républicain à trébucher dans le Maine en 1/2 siècle. En 1968, le Maine tombe pour la troisième fois en un siècle dans l'escarcelle démocrate grâce au sénateur du Maine, Edmund Muskie, candidat à la vice-présidence au côté d'Hubert Humphrey, battu cependant au niveau national. Ces deux victoires démocrates consécutives restent cependant isolées comme le démontrent les élections présidentielles des deux décennies suivantes favorables aux républicains. Pourtant, en 1988, George Bush devient le dernier candidat républicain à remporter l'état.
Depuis 1992, par un retournement de tendance inattendu mais conforme au vote régional, le Maine a constamment apporté la majorité de ses suffrages au candidat démocrate lors de l'élection présidentielle. Ainsi, bien que la résidence d’été de la famille Bush soit située sur la côte du Maine à Kennebunkport, le président George Bush n'est arrivé qu'en 3ème position avec 1/3 des suffrages lors de l'élection présidentielle de 1992. Il était devancé non seulement par le démocrate Bill Clinton (qui est élu président) mais aussi par le candidat indépendant de droite Ross Perot. En 1996, comme le candidat du Parti réformiste, Perot a fait mieux dans le Maine que dans n'importe quel autre État. Les démocrates Bill Clinton (1996), Al Gore (2000), John Kerry (2004) et Barack Obama (2008) s'imposèrent ainsi successivement face aux républicains Bob Dole (1996), George W. Bush (2000 et 2004) et John McCain (2008).

Élus nationaux[modifier | modifier le code]

Les deux sénateurs de l’État sont Susan Collins et Angus King, qui fut gouverneur de l'État de 1995-2003. King avait battu Collins lors de l'élection au poste de Gouverneur du Maine en 1994. Collins est une républicaine et King est un indépendant dont siège au Sénat avec les démocrates. Les deux élus du Maine à la Chambre des représentants sont Chellie Pingree, pour le premier district, et Mike Michaud, pour le second. Les deux représentants sont démocrates.

Élus locaux[modifier | modifier le code]

Depuis le 5 janvier 2011, le gouverneur du Maine est le républicain Paul LePage, élu en novembre 2010 avec le soutien actif du mouvement des Tea Party.

Lors de la session 2011-2013, la chambre basse du Congrès local du Maine, comprenant 151 membres, est dominée par 77 républicains face à 73 démocrates et un indépendant alors que le Sénat de 35 membres est dominée par 20 républicains face à 14 démocrates et un indépendant[5]. Cette double majorité républicaine à la législature du Maine a été acquise lors des élections de novembre 2010. Cette domination républicaine tant au niveau exécutif que législatif est inédite depuis 1966.

Économie[modifier | modifier le code]

Le Bureau d'analyse économique estime que le produit national brut du Maine pour l'année 2003 a été de 41 milliards de dollars, ce qui équivaut à 29 164 $ par habitant, plaçant le Maine à la vingt-neuvième place des États américains.

Le Maine est le premier producteur mondial de bleuets (fruit voisin de la myrtille) et génère à lui seul 25 % de la production nord-américaine. Les autres produits agricoles de l'État sont notamment les volailles, les œufs, les produits laitiers, le bétail, les pommes, le sirop et le sucre d'érable. Le Comté d'Aroostook est connu pour ses pommes de terre. La pêche commerciale, qui fut le secteur majeur de l'économie du Maine, garde une certaine importance, notamment la pêche aux homards. Les sources et les aquifères de l'ouest de l'État sont largement utilisées pour la production d'eau en bouteilles.

Les produits industriels principaux sont le papier, le bois de charpente et les autres produits à base de bois, les équipements électroniques, les produits en cuir, les produits alimentaires, les textiles et la biotechnologie. La construction navale reste elle aussi, un secteur-clé avec les chantiers navals de Bath Iron Works et de Portsmouth Naval Shipyard.

La base aéronavale de Brunswick est également située dans le Maine et est une base de soutien importante pour la marine américaine. Toutefois, le BRAC a recommandé sa fermeture, malgré de récents efforts financiers du gouvernement pour l'améliorer.

Peuple et société[modifier | modifier le code]

Tendances démographiques[modifier | modifier le code]

Ethnies et ancêtres[modifier | modifier le code]

Le pourcentage des ancêtres dans le Maine sont :

Le Maine a le plus grand nombre de Franco-Américains. C'est le plus gros pourcentage de blancs de tous les États et le plus grand pourcentage de francophones en provenance du Québec entre 1840 et 1930, et le Nouveau-Brunswick avant 1842. Dans le nord-est du Maine (le comté d'Aroostook), les Acadiens parlent encore le français à la maison, puisque leurs parentés habitent au Nouveau-Brunswick. Le territoire a déjà été connu sous la République du Madawaska, avant que la frontière soit finalisée par le traité Webster-Ashburton en 1842. Plus du quart de la population de Lewiston, Waterville et Biddeford sont des Franco-Américains.

Religions[modifier | modifier le code]

Selon un recensement datant de 2000, près d'un cinquième des habitants du Maine se déclare sans religion. Les croyants de l'état étant quasiment tous chrétiens, les principales confessions sont le catholicisme et le protestantisme (dont surtout, concernant ce dernier, les baptistes, l'Église Méthodiste Unie, l'Église épiscopale et l'Église Unie du Christ).

Culture[modifier | modifier le code]

Rockport, Maine

Le Maine est principalement connu pour son paysage rural (rendus parfois terrifiant par l’auteur local Stephen King), la pêche au homard, et son unique peuple et dialecte. Les habitants de l’État sont pour la plupart les descendants des colons européens, principalement Anglais, Irlandais, Canadiens français, Acadiens et Écossais. 22,8 % de la population est d'ascendance canadienne-française ou acadienne, 21,5 % anglaise, 15,1 % irlandaise, et 9,4 % américaine. Les nouveaux immigrés des États voisins et des réfugiés somalis ajoutent à la population. S’y trouvent également des Amérindiens.

Plus de 92 % de la population de cet État de 1,2 million d’habitants parle l'anglais comme langue maternelle mais le français est la seconde langue maternelle avec 5,3 % des locuteurs, dont beaucoup d’Acadiens, dans le nord de l'État.

La Constitution de 1983 ne déclare pas que l’anglais est la langue officielle de l’État. Le Maine est l’un des 20 États à ne pas avoir adopté l’anglais comme langue officielle.

La femme de lettres française Marguerite Yourcenar (1903-1987) acheta, avec sa compagne Grace Frick, une petite maison sur l'île des Monts-Déserts. Elle y demeura de 1950 à sa mort à l'hôpital de Bar Harbor, et elle est enterrée au cimetière de Somesville.

Universités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]