Première dame
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Le terme de Première dame est généralement utilisé pour désigner l'épouse d'un chef d'État, et parfois de celui du gouvernement.
À l'origine, il concernait uniquement la Première dame des États-Unis (en anglais la « First lady »), laquelle, en tant que conjointe du président américain a très tôt eu un rang protocolaire précis. Au cours du XXe siècle, avec le nombre grandissant de démocraties parlementaires, les épouses des présidents n'ont d'abord pas eu de titre défini, bien que le protocole leur garantissait une place lors des réceptions officielles, calquant en cela le modèle qui prévalait dans les monarchies avec les reines consort. Au fur et à mesure, s'inspirant du modèle américain, beaucoup d'États ont adopté le terme de « Première dame », sans pour autant que celui-ci ait une réalité officielle. La plupart du temps, l'épouse des chefs d'État n’est donc invitée qu'en tant que conjointe, bien que certains pays emploient officiellement le terme de « Première dame ». Le rôle accru des médias et la peoplisation de la vie politique a depuis néanmoins beaucoup accru ce qui s'apparente davantage à un rôle public. À la fin du XXe siècle, où un plus grand nombre de femmes accèdent au pouvoir, s'est posée la question de savoir comment désigné l'époux de la chef de l'État : le terme de « Premier monsieur » (First Gentleman) est ainsi parfois employé pour celui-ci.
Il n'existe pas de définition arrêtée du rôle de la Première dame, cette institution n'étant officielle que dans un nombre réduit de pays. Néanmoins, celle-ci bénéficie généralement d'une équipe au sein de l'administration présidentielle, et mène des actions relativement encadrées, ayant trait notamment à l'humanitaire, la santé ou l'éducation. Elles sont également présentes lors des dîners et réceptions officielles et dans la plupart des voyages d'État, étant même associées aux sommets internationaux où des programmes spéciaux sont prévues pour elles. Si officiellement leur statut leur empêche d'avoir quelconque influence politique, certaines Premières dames ont néanmoins participé à prendre des décisions, à faire campagne pour leur mari, à jouer de leur image pour servir celui-ci, voire pour certaines à mener une vie politique indépendante en parallèle ou après le départ du pouvoir de leur conjoint.
Historique [modifier]
Des monarchies aux États-Unis [modifier]
Le terme « Première dame » désignerait historiquement le premier personnage féminin dans l'ordre protocolaire monarchique, par exemple : l'impératrice, la régente ou bien la mère du souverain, par exemple en France celle du régent dans le cas de Philippe d'Orléans[1],[2],[3]. Elle peut avoir des attributions protocolaires, même si elle ne dispose généralement d'aucun titre officiel. En monarchie, le prince ou la princesse consort -qui est conjoint mais qui ne règne pas- est l'équivalent de la Première Dame.
Lors de la création des États-Unis, les rédacteurs du protocole de la Maison-Blanche empruntèrent à la monarchie britannique le terme pour désigner par « First Lady » l'épouse du président des États-Unis d'Amérique et lui octroyer un titre officiel. « Première dame » n'est généralement pas un titre officiel pour les autres Républiques que les États-Unis, les conjoints n'ayant ni titre ni mandat électif, bien que ceux-ci soient toujours conviés aux rencontres diplomatiques. Au fil du temps et par abus de langage, le terme « Première dame » fut utilisé pour désigner la conjointe de tout chef d'État (ou chef de gouvernement en régime parlementaire) qu'elle dispose ou non d'attributions protocolaires.
En France, l'appellation de « Première dame » n'est pas officielle et le protocole du palais de l'Élysée ne reconnaît pas officiellement le conjoint, bien qu'il soit convié aux réceptions et déplacements officiels. Néanmoins depuis Danielle Mitterrand, il semblerait que le conjoint du président soit dûment salarié (indemnité mensuelle) et dispose d'avantages en nature (bureau, cabinet, secrétariat et services généraux), mais le détail du budget de la présidence n'est pas rendu public pour favoriser son indépendance. Les services de presse de la présidence et les médias en général favorisent la mise en lumière de la conjointe du président.
Cas particuliers [modifier]
La Première dame n’est pas toujours l'épouse du chef de l’État en titre. Dans certaines monarchie, l'épouse du Premier ministre est parfois désignée avec ce terme. Dans le cas où le président n’a pas d'épouse, que celle-ci ne souhaite pas porter cette charge ou qu’elle soit décédée, c’est un autre membre de sa famille qui est responsable, par exemple Madame Ngo Dinh Nhu au Vietnam dans les années 1950 et 1960 alors que son beau-frère Ngô Đình Diệm était président, ou Keiko Fujimori au Pérou sous le mandat de son père Alberto Fujimori dans les années 1990. En France, Valérie Trierweiler est considérée comme l’actuelle Première dame de France, bien qu’elle ne soit pas mariée au président François Hollande ; les médias américain l’appellent la « First girlfriend » (« Première petite-amie »). Les cas où le chef de l’État ou du gouvernement est une femme sont rares : Joachim Sauer, époux de la chancelière allemande Angela Merkel apparaît ainsi rarement dans les médias et n’exerce pas vraiment de rôle public. Jóhanna Sigurðardóttir, Premier ministre d’Islande depuis 2009 est la première chef de gouvernement ouvertement lesbienne ; elle vit en couple avec la femme de lettres Jónína Leósdóttir.
Rôle et obligations [modifier]
Il n’existe pas de définition claire du rôle des Premières dames, celui étant ou non officiel, ou non encadré par la législation en vigueur dans tel ou tel pays et dépendant du souhait de l’intéressée de remplir ce rôle. Néanmoins, certaines similitudes permettent de dresser une liste de ses activités :
- engagements carricatifs, défense d’associations et de bonnes œuvres, ayant souvent trait à l'humanitaire, la santé ou l'éducation;
- création d’associations ;
- inauguration d’écoles, d’hôpitaux ou de centres d’aides ;
- présence lors de dîners officiels et de sommets internationaux, où un programme pour les Premières dames est parfois prévu.
Il convient de noter que les Premières dames bénéficient généralement d’un service détaché de l’administration présidentielle, leur fournissant un cabinet comprenant secrétaire, chauffeur et assistants. Elles ont également parfois un bureau dans le palais présidentiel, aux États-Unis dans la Maison-Blanche, et en France dans le salon bleu du palais de l'Élysée. Ils arrivent qu’une rubrique sur le site Internet de la présidence leur soit dédié, ou un site propre, comme aux États-Unis[4], en France[5], en Côte d’Ivoire[6] ou en Haïti[7].
En termes d'obligations, la Première dame, bien que son rôle ne soit pas toujours défini est tenue à un certain devoir de réserve, qui l’empêche de prendre publiquement position pour des causes contraires à la politique du président ou de son image, quitte à en altérer la popularité. Par exemple, l’« affaire du Tweetgate » impliquant la Première dame Valérie Trierweiler en 2012 a suscité nombre de reproches, jusque dans le camp du président François Hollande, et amenée sa compagne à se faire plus discrète, avant de regretter son geste et d’accepter pleinement de remplir la fonction de Première dame.
Influence politique [modifier]
Dans de nombreux pays, les Premières dames ont eu une influence certaine, que celles-ci soient des confidentes ou des collaboratrices de leurs époux, où qu'elles aient elle-mêmes mené auparavant une carrière politique ou aient bénéficié d'une formation universitaire poussée. Par exemple, dans les années 1990, aux États-Unis, Hillary Clinton[8] est nommée par son époux Bill dans le groupe de conseillers de la Maison-Blanche chargés de réfléchir aux réformes du système de santé. La décennie suivante, en France, Cécilia Sarkozy travaille longtemps dans les cabinets ministériels auprès de son époux Nicolas, avant de devenir Première dame et d'influer sur le choix de certains conseillers et ministres. En Côte d'Ivoire, alors que son mari Laurent est président, Simone Gbagbo est députée et vice-présidente de l'Assemblée nationale.
On prête même à cette dernière des ambitions présidentielles, alors qu'Hillary Clinton est elle officiellement candidate à l'élection présidentielle américaine de 2008, jusqu'aux primaires où elle est défaite par Barack Obama. Dans les années 1960, sous la Chine maoïste, la Première dame Jiang Qing avait pour sa part une influence politique telle qu'elle apparaît comme une des dignitaires les plus puissantes du régime. En Argentine, Isabel Martínez de Perón devient présidente en 1974 après le décès de son époux Juan Perón, dont elle était à la fois Première dame et vice-présidente ; le cas se reproduit en 2007, où Cristina Fernández de Kirchner, alors sénatrice et Première dame, succède à son époux Néstor en tant que présidente, lequel devient alors le conjoint de la nouvelle chef de l'État. On parle alors de « couples politiques » dont les carrières ne sont pas dissociables, chacun nourrissant l'autre de son expérience et de son influence durant le mandat de l'autre ou de ses ambitions, Bill Clinton ayant par exemple beaucoup aidé sa femme à emporter l'investiture démocrate en 2008.
Certaines Premières dames ont une influence sur des domaines précis, par exemple Mozah bint Nasser al-Missned, épouse de l’émir de Qatar, dans le monde de la culture. Elles interviennent parfois dans des grands sommets ou des meetings politiques.
« Premières dames » célèbres [modifier]
Allemagne [modifier]
- Sous le IIIe Reich (1933-1945)
- Magda Goebbels, épouse du ministre de la Propagande Joseph Goebbels est surnommée « Première dame du IIIe Reich »
- Sous la République fédérale d'Allemagne (depuis 1949)
- Christina Rau, épouse de Johannes Rau, président de la République fédérale d'Allemagne de 1999 à 2004
- Eva Köhler, épouse de Horst Köhler, président de la République fédérale d'Allemagne de 2004 à 2010
- Bettina Wulff, épouse de Christian Wulff, président de la République fédérale d'Allemagne de 2010 à 2012
- Daniela Schadt, compagne de Joachim Gauck, président de la République fédérale d'Allemagne depuis 2012
Argentine [modifier]
- Eva Perón
- Cristina Fernandez de Kirchner, épouse de Nestor Kirchner (décédé en 2010) et Première dame entre 2003 et 2007 ; elle est présidente de la Nation argentine depuis 2007.
Azerbaïdjan [modifier]
- Mehriban Alieva, épouse du président Ilham Aliev et Première dame depuis 2003.
Cameroun [modifier]
- Chantal Biya, épouse du président Paul Biya. Première dame depuis 1994.
Canada [modifier]
Chili [modifier]
- Hortensia Bussi, épouse de Salvador Allende, président de la République du Chili de 1970 à 1973
- Lucía Hiriart de Pinochet, épouse d'Augusto Pinochet, président de la République du Chili de 1973 à 1990
Chine [modifier]
Le souvenir de Jiang Qing, ancienne danseuse devenue l'épouse de Mao et responsable de nombreux crimes durant la Révolution culturelle a par la suite amené à rendre les Premières dames chinoises discrètes et effacées. L'avènement de Peng Liyuan en 2013, ancienne chanteuse de renommée internationale modifie néanmoins ce statu quo[9].
- Jiang Qing, épouse de Mao Zedong président de la République populaire de Chine de 1954 à 1959.
- Wang Guangmei, épouse de Liu Shaoqi président de la République populaire de Chine de 1959 à 1968.
- Peng Liyuan, épouse de Xi Jinping président de la République populaire de Chine depuis 2013.
Corée du Nord [modifier]
- Ri-Sol Ju, épouse de Kim Jong-eun depuis 2012.
Côte d'Ivoire [modifier]
- depuis 2000
- Simone Gbagbo, épouse de Laurent Gbagbo, président de la République de Côte d'Ivoire de 2000 à 2010
- Dominique Ouattara, épouse d'Alassane Ouattara, président de la République de Côte d'Ivoire depuis 2010
Égypte [modifier]
- Jihane el-Sadate, épouse d'Anouar el-Sadate, président de la République égyptienne de 1970 à 1981
- Suzanne Moubarak, épouse de Mohammed Hosni Moubarak, président de la République égyptienne de 1981 à 2011
États-Unis [modifier]
- XXe siècle
- Jackie Kennedy, épouse de John F. Kennedy, président des États-Unis de 1961 à 1963, elle fut à côté de son époux lorsque celui-ci fut assassiné en novembre 1963 dans sa voiture décapotable, à Dallas, au Texas.
- Hillary Clinton, épouse de Bill Clinton, président des États-Unis de 1993 à 2001, elle est aujourd'hui secrétaire d'État (ministre des Affaires étrangères) des États-Unis
- XXIe siècle
- Laura Bush, épouse de George W. Bush, président des États-Unis de 2001 à 2009
- Michelle Obama, épouse de Barack Obama, président des États-Unis depuis 2009
France [modifier]
- Sous la IVe République
- Michelle Auriol, épouse de Vincent Auriol, président de la République française de 1947 à 1954
- Germaine Coty, épouse de René Coty, président de la République française de 1954 à 1958, elle meurt en novembre 1955
- Sous la Ve République
- Yvonne de Gaulle, épouse de Charles de Gaulle, président de la République française de 1959 à 1969
- Claude Pompidou, épouse de Georges Pompidou, président de la République française de 1969 à 1974. Elle introduit, avec le soutien de son mari, l'art moderne et contemporain au palais de l'Élysée. Elle fut également responsable de projet pour le Centre d'art moderne Georges-Pompidou à Paris.
- Anne-Aymone Giscard d'Estaing, épouse de Valéry Giscard d'Estaing, président de la République française de 1974 à 1981, elle fut l'unique première dame (en 2012) à avoir souhaité directement ses vœux lors des vœux présidentiels du 31 décembre, en 1976.
- Danielle Mitterrand, épouse de François Mitterrand, président de la République française de 1981 à 1995.
- Bernadette Chirac, épouse de Jacques Chirac, président de la République française de 1995 à 2007, elle s'engagea en faveur des adolescents en difficulté (Maison de Solenn Poivre d'Arvor). Leur fille Claude Chirac fut également une conseillère en communication influente de son père et rémunérée à ce titre.
- Cécilia Attias-Sarkozy, épouse de Nicolas Sarkozy, président de la République de 2007 à 2012, elle est en 2012 l'unique première dame française à avoir divorcé au cours du mandat de son époux ; Nicolas et Cécilia Sarkozy avaient, en effet, divorcé en octobre 2007.
- Carla Bruni-Sarkozy, épouse de Nicolas Sarkozy, président de la République de 2007 à 2012, mannequin et chanteuse. Le 2 février 2008, elle épouse le président de la République au palais de l'Élysée.
- Valérie Trierweiler, compagne de François Hollande, président de la République élu depuis 2012. Bien que non mariée, il s'agit d'une concubine usuellement considérée comme une Première dame, le président Hollande ne s'est jamais marié ni pacsé, par conviction[10].
Gabon [modifier]
- Patience Dabany, épouse du président Omar Bongo. Première dame entre 1967 et 1990.
- Édith Bongo, épouse du président Omar Bongo. Première dame entre 1990 et 2009.
- Sylvia Bongo Ondimba, épouse du président Ali Bongo. Première dame depuis 2009.
Italie [modifier]
- Carla Voltolina, épouse de Sandro Pertini, président de la République italienne de 1978 à 1985
- Franca Pilla, épouse de Carlo Azeglio Ciampi, président de la République italienne de 1999 à 2006
- Clio Maria Bittoni, épouse de Giorgio Napolitano, président de la République italienne depuis 2006
Japon [modifier]
Jordanie [modifier]
- Rania de Jordanie, épouse du roi Abdallah
Libye [modifier]
- Safia Farkash, épouse du président Mouammar Kadhafi, 1971-2011
Madagascar [modifier]
- Mialy Rajoelina, épouse du président Andry Rajoelina, Première dame depuis 2009.
Maroc [modifier]
- Lalla Salma, épouse du roi Mohammed VI
Mexique [modifier]
Pérou [modifier]
Philippines [modifier]
- Imelda Marcos (1976-1986)
Pologne [modifier]
- Maria Kaczyńska, épouse de Lech Kaczynski, elle est décédée avec lui lors du crash de l'avion présidentiel à Smolensk, en avril 2010
- Anna Komorowska, épouse de Bronislaw Komorowski, président de la République de Pologne, depuis le 6 août 2010
Qatar [modifier]
- Mozah bint Nasser al-Missned, épouse de Hamad bin Khalifa al-Thani, émir du Qatar, depuis le 27 juin 1995
Royaume-Uni [modifier]
Roumanie [modifier]
- Elena Ceaușescu, épouse de Nicolae Ceaușescu, chef d’État de la Roumanie de 1967 à 1989.
Russie [modifier]
- Lioudmila Poutina, épouse de Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie de 2000 à 2008 puis depuis 2012.
- Svetlana Medvedeva, épouse de Dmitri Medvedev, président de la Fédération de Russie depuis 2008.
Union soviétique [modifier]
- Raïssa Gorbatcheva, épouse de Mikhaïl Gorbatchev, dirigeant l'URSS entre 1985 et 1991.
Rwanda [modifier]
- Agathe Habyarimana, épouse de Juvénal Habyarimana, président du Rwanda de 1973 à 1994.
Syrie [modifier]
- Asma el-Assad, épouse de Bachar el-Assad
Tunisie [modifier]
- Leïla Ben Ali, épouse de Zine el-Abidine Ben Ali, président de la Tunisie entre 1987 et 2011.
Notes et références [modifier]
- Charles Pinot-Duclos, François Barrière (préf.), Mémoires secrets sur le règne de Louis XIV, la Régence et le règne de Louis, 1846, 425 pages, p. 303, rééd. 1865 [Lire en ligne sur books.google.fr]
- Camille Rousset, Histoire de Louvois et de son administration politique et militaire, 1863, p. 385 [lire en ligne sur books.google.fr]
- Émile Bégin, Histoire de Napoléon, de sa famille et de son époque, 1853, p. 228 [lire en ligne sur books.google.fr]
- « The First Ladies », sur http://www.whitehouse.gov/. Consulté le 8 décembre 2012
- « Pourquoi Valérie Trierweiler a disparu du site Internet de l’Élysée », sur http://lelab.europe1.fr/. Consulté le 8 décembre 2012
- Site de Simone Gbagbo, Première dame de Côte d’Ivoire. Consulté le 8 décembre 2012
- Site de la Première dame d’Haïti. Consulté le 8 décembre 2012
- Alix Bouilhaguet et Christophe Jakubyszyn, La Frondeuse, éditions du Moment, 2012, page 206.
- Michel Peyrard, « Peng Liyuan - Chanteuse et Première dame », pages 80 à 85, Paris Match du 15 au 21 novembre 2012, n°3313.
- François et elle : un couple en équilibre, Élise Karlin, L'Express, 25 mai 2006
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Armelle Le Bras-Chopard, Première dame - Second rôle, Seuil, 2009.
- Constance Vergara, Valérie, Carla, Cécilia, Bernadette et les autres, en campagne, Tallandier, 2012.