Pruche du Canada
Pruche du Canada
Tsuga canadensis
| Règne | Plantae |
|---|---|
| Sous-règne | Tracheobionta |
| Division | Coniferophyta |
| Classe | Pinopsida |
| Ordre | Pinales |
| Famille | Pinaceae |
| Genre | Tsuga |
Tsuga canadensis
(L.) Carrière, 1855
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LC : Préoccupation mineure
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La Pruche du Canada ou Pruche de l'Est (Tsuga canadensis ) est un arbre appartenant à la famille des Pinaceae. Il existe plusieurs espèces de Tsugas. Originaire d'Amérique du Nord, le Tsuga du Canada pousse depuis l'Alabama et la Géorgie jusqu'à la région des Grands Lacs[1]. Il est surtout abondant au nord et à faible altitude sur des sols très humides[1].
Sommaire |
Description [modifier]
La pruche du Canada est un arbre de dimension moyenne pouvant atteindre 30 m de hauteur[2]. Le tronc est droit, peut mesurer jusqu'à 100 cm de diamètre et fortement décroissant[2]. Sa ramure est large et plutôt conique pour les jeunes arbres, mais devient irrégulière avec l'âge[3]. Ses branches sont grêles, flexible, étalées horizontalement et sont réclinées aux extrémités[2]. Les branches mortes sont persistantes sur l'arbre[2]. Ses racines sont superficielles et très étalées[2].
Son écorce est de couleur brun foncé rougeâtre[3]. Celle-ci s'écaille dès le plus jeune âge[3]. L'écorce des arbres mature arbore de larges crêtes aplatis parcourus par un réseau étendu de sillon[3].
Les aiguilles longues de 7 à 16 mm se rétrécissent aux extrémités et leur pourtour est finement dentelé[1]. La face inférieure porte deux bandes blanches de stomates. En Europe, la floraison a lieu au début du mois de mai. Les cônes mesurent de 15 à 22 mm et la graine ailée mesure 2 mm[1].
Répartition et habitat [modifier]
Répartition [modifier]
La pruche du Canada est avec la pruche de la Caroline, l'un des deux espèces du genre Tsuga indigène de l'Est de l'Amérique du Nord.
Le Tsuga du Canada a été introduit en Grande-Bretagne en 1736[1]. Il pousse très lentement (25 mètres à 100 ans)[1]. En Europe occidentale et centrale, on le plante dans les parcs à titre ornemental. Il résiste au gel mais recherche un sol fertile et humide. Il dépérit dans les endroits secs et trop exposés au soleil[1].
Systématique [modifier]
Nomenclature et étymologie [modifier]
Trois nom vernaculaire sont connu au Canada pour désigné l'arbre. « Pruche » dériverait de « Prusse » ou « Pérusse », des noms employés anciennement en Europe pour désigner les épicéas[4]. En Acadie, il est aussi connu sous le nom d'« Haricot », probablement en relation avec le verbe harigoter (couper en morceau)[4]. Il est aussi connu en Acadie sous le nom de « violon », probablement car il fut anciennement utilisé pour la fabrication d'instrument à corde[4]. En plus de pruche du Canada, l'arbre est aussi connu sous le nom de pruche et de pruche de l'Est[2].
Le genre Tsuga provient du mot désignant la pruche de Siebold en japonais[5]. Quant à canadensis, il provient du latin et signifie tout simplement « du Canada »[6].
Notes et références [modifier]
- (fr) Arbres - Jaromir Pokorny - p.34 - (ISBN 2-7000-1818-4) - Éditions Gründ - 1987
- Farrar 1996, p. 120–121
- Leboeuf 2007, p. 106–107
- Frère Marie-Victorin, Flore laurentienne, Frères des Écoles Chrétiennes, 1935, 917 p. [lire en ligne], p. 147
- Farrar 1996, p. 481
- Farrar 1996, p. 475
Annexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Référence Flora of North America : Tsuga canadensis (en)
- Référence Flora of Missouri : Tsuga canadensis (en)
- Référence Tela Botanica (France métro) : Tsuga canadensis (L.) Carrière, 1855 (fr)
- Référence ITIS : Tsuga canadensis (L.) Carr. (fr) ( (en))
- Référence NCBI : Tsuga canadensis (en)
- Référence UICN : espèce Tsuga canadensis (L.) Carrière (en)
- Référence GRIN : espèce Tsuga canadensis (L.) Carriere (en)
Bibliographie [modifier]
- John Laird Farrar (trad. Suzanne Chartrand, Maryse Chynchuck et Marc Favreau), Les Arbres du Canada [« Trees in Canada »], Saint-Laurent, Fides et Service canadien des forêts, 1996, 502 p. (ISBN 2-7621-1824-7)
- Michel Leboeuf, Arbres et plantes forestières du Québec et des Maritimes, Waterloo, Éditions Michel Quintin, 2007, 391 p. (ISBN 978-2-89435-331-8)