Pruche du Canada

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La Pruche du Canada ou Pruche de l'Est (Tsuga canadensis ) est un arbre appartenant à la famille des Pinaceae. Il existe plusieurs espèces de Tsugas. Originaire d'Amérique du Nord, le Tsuga du Canada pousse depuis l'Alabama et la Géorgie jusqu'à la région des Grands Lacs[1]. Il est surtout abondant au nord et à faible altitude sur des sols très humides[1].

Description[modifier | modifier le code]

La pruche du Canada est un arbre de dimension moyenne pouvant atteindre 30 m de hauteur[2]. Le tronc est droit, peut mesurer jusqu'à 100 cm de diamètre et fortement décroissant[2]. Sa ramure est large et plutôt conique pour les jeunes arbres, mais devient irrégulière avec l'âge[3]. Ses branches sont grêles, flexible, étalées horizontalement et sont réclinées aux extrémités[2]. Les branches mortes sont persistantes sur l'arbre[2]. Ses racines sont superficielles et très étalées[2].

Détail rameau, graine et cône

Son écorce est de couleur brun foncé rougeâtre[3]. Celle-ci s'écaille dès le plus jeune âge[3]. L'écorce des arbres mature arbore de larges crêtes aplatis parcourus par un réseau étendu de sillon[3].

Les aiguilles longues de 7 à 16 mm se rétrécissent aux extrémités et leur pourtour est finement dentelé[1]. La face inférieure porte deux bandes blanches de stomates. En Europe, la floraison a lieu au début du mois de mai. Les cônes mesurent de 15 à 22 mm et la graine ailée mesure 2 mm[1].

Répartition et habitat[modifier | modifier le code]

Répartition[modifier | modifier le code]

Aire de répartition

La pruche du Canada est avec la pruche de la Caroline, l'un des deux espèces du genre Tsuga indigène de l'Est de l'Amérique du Nord.

Le Tsuga du Canada a été introduit en Grande-Bretagne en 1736[1]. Il pousse très lentement (25 mètres à 100 ans)[1]. En Europe occidentale et centrale, on le plante dans les parcs à titre ornemental. Il résiste au gel mais recherche un sol fertile et humide. Il dépérit dans les endroits secs et trop exposés au soleil[1].

Systématique[modifier | modifier le code]

Nomenclature et étymologie[modifier | modifier le code]

Trois noms vernaculaires sont connus au Canada pour désigner l'arbre. « Pruche » dériverait de « Prusse » ou « Pérusse », des noms employés anciennement en Europe pour désigner les épicéas[4]. En Acadie, il est aussi connu sous le nom d'« Haricot », probablement en relation avec le verbe harigoter (couper en morceaux)[4]. Il est aussi connu en Acadie sous le nom de « violon », probablement car il fut anciennement utilisé pour la fabrication d'instrument à corde[4]. En plus de pruche du Canada, l'arbre est aussi connu sous le nom de pruche et de pruche de l'Est[2].

Le genre Tsuga provient du mot désignant la pruche de Siebold en japonais[5]. Quant à canadensis, il provient du latin et signifie tout simplement « du Canada »[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g (fr) Arbres - Jaromir Pokorny - p.34 - (ISBN 2-7000-1818-4) - Éditions Gründ - 1987
  2. a, b, c, d, e et f Farrar 1996, p. 120–121
  3. a, b, c et d Leboeuf 2007, p. 106–107
  4. a, b et c Frère Marie-Victorin, Flore laurentienne, Frères des Écoles Chrétiennes,‎ 1935, 917 p. (lire en ligne), p. 147
  5. Farrar 1996, p. 481
  6. Farrar 1996, p. 475

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • John Laird Farrar (trad. Suzanne Chartrand, Maryse Chynchuck et Marc Favreau), Les Arbres du Canada [« Trees in Canada »], Saint-Laurent, Fides et Service canadien des forêts,‎ 1996, 502 p. (ISBN 2-7621-1824-7)
  • Michel Leboeuf, Arbres et plantes forestières du Québec et des Maritimes, Waterloo, Éditions Michel Quintin,‎ 2007, 391 p. (ISBN 978-2-89435-331-8)