Écueillé

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Écueillé
La mairie.
La mairie.
Blason de Écueillé
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre
Arrondissement Châteauroux
Canton Écueillé
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Écueillé - Valençay
Maire
Mandat
Jean Aufrère
2014-2020
Code postal 36240
Code commune 36069
Démographie
Gentilé Écueillois
Population
municipale
1 306 hab. (2011)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 05′ 06″ N 1° 20′ 50″ E / 47.085, 1.3472 ()47° 05′ 06″ Nord 1° 20′ 50″ Est / 47.085, 1.3472 ()  
Altitude Min. 119 m – Max. 187 m
Superficie 34,9 km2
Localisation

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Écueillé
Liens
Site web ecueille.fr

ÉcueilléPrononciation du titre dans sa version originale Écouter est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le nord-ouest[1] du département, à la limite avec le département d'Indre-et-Loire. Elle est située dans la région naturelle du Boischaut Nord.

Les communes limitrophes[1] et chefs-lieux[1] sont : Nouans-les-Fontaines (7 km), Villedômain (7 km), Préaux (8 km), Heugnes (9 km), Luçay-le-Mâle (9 km), Jeu-Maloches (10 km), Châteauroux (40 km), Issoudun (51 km), Le Blanc (54 km) et La Châtre (74 km).

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux[2] et lieux-dits[2] de la commune sont : les Renardières, Courcueil, les Bruyères, l'Ecoublère, le Village des Champs, la Ferrière, la Choltière, la Haute Roche, la Basse Roche, les Bossées, Crasset, le Bois Franc, Beauvais, Bretagne, Mazère, la Saulaie, la Boutiniere, la Brémaudière, Vérette, le Moulin de la Roche et Hervault.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par la rivière Tourmente[2], de plus il possède les sources de la rivière Modon[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Relevé observé de 1961 à 1990, à la station météorologique de Châteauroux - Déols (36)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,5 1,2 2,6 4,9 8,2 11,2 13,2 13,1 10,9 7,6 3,5 1,1 6,5
Température moyenne (°C) 3,4 4,7 6,9 9,7 13,2 16,5 19,1 18,7 16,3 12,1 6,9 4 11
Température maximale moyenne (°C) 6,3 8,2 11,2 14,5 18,2 21,8 25 24,3 21,6 16,7 10,3 6,9 15,4
Record de froid (°C)
date du record
−22,8
16/01/1985
−15
05/02/1963
−10
03/03/1965
−3,9
12/04/1986
−0,2
08/05/1974
3
05/06/1969
5,8
02/07/1975
4,5
06/08/1967
1,1
19/09/1962
−2,8
25/10/1964
−6,3
23/11/1988
−17
10/12/1967
−22,8
16/01/1985
Record de chaleur (°C)
date du record
18,3
30/01/1967
22,9
24/02/1990
24,3
28/03/1989
26,9
20/04/1968
31,1
27/05/1967
35,6
28/06/1986
36,8
21/07/1990
37,3
16/08/1974
34
17/09/1987
29,5
02/10/1985
21,6
01/11/1984
20,5
16/12/1989
37,3
16/08/1974
Nombre de jours avec gel 13,4 11,6 9,1 2,5 0,1 0 0 0 0 0,8 6,8 12,9 57,2
Ensoleillement (h) 47 76 121 150 181 201 235 203 165 123 63 48 1 613
Record de vent (km/h)
date du record
101
30/01/1983
115
03/02/1990
126
10/03/1982
83
11/04/1985
87
02/05/1988
97
07/06/1987
94
26/07/1983
72
26/08/1986
97
22/09/1987
94
16/10/1987
101
08/11/1982
97
30/12/1981
126
10/03/1982
Précipitations (mm) 61,7 63,2 63,8 56,6 75,3 53,4 51,5 50,6 60,9 59,9 65,7 65,7 728,3
dont pluie (mm) 29,5 28,2 32,4 42,6 39,7 39,7 48,3 43 58,6 43 35,2 35 58,6
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
29,5
12/01/1962
28,2
13/02/1990
32,4
29/03/1978
42,6
18/04/1964
39,7
06/05/1985
39,7
20/06/1977
48,3
22/07/1963
43
29/08/1968
58,6
17/09/1975
43
29/10/1981
35,2
05/11/1962
35
14/12/1979
58,6
17/09/1975
Nombre de jours avec précipitations 11 10,4 11,1 10,3 11,9 8,1 6,6 7,7 7,5 9,1 11 11,1 115,8
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 4,1 4,1 4,5 3,8 5,2 3,7 3,2 2,9 3,6 4,1 4,8 4,5 48,5
Humidité relative (%) 88 85 79 75 76 74 69 70 76 84 88 88 79,33
Nombre de jours avec neige 3,3 3,4 1,9 0,8 0 0 0 0 0 0 1,3 2,7 13,4
Nombre de jours d'orage 0,1 0,2 0,4 1,1 3,4 3,3 0 0 2,1 0,9 0,3 0,3 12,1
Nombre de jours avec brouillard 5,7 4,4 2,3 1,4 1,2 1,1 0 0 2,8 5,9 5,8 6,4 37
Source : Infoclimat.fr
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
6,3
0,5
61,7
 
 
 
8,2
1,2
63,2
 
 
 
11,2
2,6
63,8
 
 
 
14,5
4,9
56,6
 
 
 
18,2
8,2
75,3
 
 
 
21,8
11,2
53,4
 
 
 
25
13,2
51,5
 
 
 
24,3
13,1
50,6
 
 
 
21,6
10,9
60,9
 
 
 
16,7
7,6
59,9
 
 
 
10,3
3,5
65,7
 
 
 
6,9
1,1
65,7
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est desservi par les routes départementales[3] : 8, 8A, 8C, 11, 13 et 109.

Transports[modifier | modifier le code]

La ligne de Salbris au Blanc passe par le territoire communal, une gare[3] dessert la commune, par le train touristique du Bas-Berry. L'autre gare ferroviaire la plus proche est celle de Loches[3] (28 km), sur la ligne de Tours à Châteauroux.

La commune est desservie par la ligne S du réseau L'Aile Bleue[4].

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre[3], à 43 km.

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée de pays : Pays de Valençay[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Écueillé a porté différents noms : Scubiliacus de 1107 à 1150, Escubiliacus en 1228, Esculleium en 1239, Escueillé en 1533. Elle figure sous son vocable actuel sur les cartes de Cassini établies dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. L'origine latine du nom viendrait d'Excubiae ou escubare (action de monter la garde) ou excubiae locus (endroit où on met les gardes) termes militaires employés sous l'Empire romain.

Étymologie des paroisses rattachées :

  • Cloué vient de Hlodoacum (Villa de Hlodo) à l'époque gallo-romaine ; ses dénominations successives furent Cloé (1194) puis Cloué (XVIe siècle) ;
  • Hervault est peut-être une forme ancienne d'Arvellum, du latin Arvum ce qui voudrait dire Le Petit Champ ; s'est appelé successivement Arvel (XIIIe siècle), Arvellis (XIVe siècle), Arviaux (1414), Harvaulx (1488), Arvaux (1502), Arveaux (1514), puis Herveaulx, Herveau, Hervau (XVIe siècle), Hervaux (XVIIe siècle) et enfin Hervault (milieu du XVIIIe siècle).

Ses habitants sont appelés les Écueillois[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

On a retrouvé à Écueillé quelques vestiges préhistoriques (notamment trois polissoirs), des monnaies gauloises et des vestiges gallo-romains près du village de Mazère.

L.A. Léjosne, professeur au lycée impérial de Châteauroux, écrit en 1869 : « Au temps de Saint-Martin (IVe siècle), il existait au village de Cloué (Claudiomagus) un monastère de pieuses filles que ce prélat visita, suivant le récit de l’écrivain ecclésiastique Saint-Sulpice-Sévère. » Il est possible cependant que le professeur Lejosne ait commis une confusion car, selon d’autres sources, Claudiomagus ne correspondrait pas à Cloué mais à Clion.

Il existe à Écueillé la rue du Vieux-Fort et la rue de l'Ancienne Caserne, évoquant la citadelle avancée de la Touraine. En effet, Écueillé, avant la Révolution appartenait à la province de Touraine. En 1150 elle est une paroisse du diocèse de Tours, dépendant de l'Abbaye Saint-Sauveur de Villeloin[6]. Le Prieuré relevait du château de Loches. La châtellenie relevait du Palais archiépiscopal de Tours et fut incorporée en 1553 à la baronnie de Buzançais ; elle passa au XVIIIe siècle aux mains des familles La Trémoille et Choiseul.

Le 25 mars 1278 l'archidiacre de Tours en visite à Écueillé affranchit le serf Clément Baboin qui est le premier Écueillois identifiable par un prénom et un patronyme.

Écueillé a connu une flambée de violences en 1574-75 lors des guerres de religions. En particulier, François de Valois duc d'Alençon (frère du Roi Henri III) arriva à Écueillé le 8 octobre 1575 et laissa ses soldats se livrer pendant trois jours à des pillages au Prieuré et dans des fermes.

En 1617, la Halle (40 m. de long sur 14 m. de large) est construite au centre du bourg, à l'emplacement de l'ancien cimetière (racheté en 1611 par François de Fiesque, Conseiller d'État, Seigneur d'Ecueillé, Baron de Levroux et de Brion) sur les plans de 3 maitres-charpentiers de Loché sur Indrois : Noël Masson, Ursin et Vincent Goubelet ; elle a été acquise par la commune en 1850, démontée en 1880 et en partie remontée dans les hameaux de La Choltière et La Boutinière.

Écueillé a subi les crues de la Tourmente en novembre 1770 et juin 1856.

Un cahier de doléances a été rédigé le 1er mars 1789 à Écueillé.

En 1790, lors de la formation des départements, Écueillé fut incorporée à l'Indre-et-Loire mais une loi ultérieure du 18 ventose An VI la rattacha à l'Indre suite aux protestations de ses habitants qui trouvaient Tours beaucoup trop éloignée.

Les biens ecclésiastiques (prieuré présenté comme un manoir, Moulin des Champs, métairie du Bois Franc) sont réquisitionnés en 1790 ; ils s'étendent au total sur 210 hectares ; le 25 juin 1791, ils sont acquis pour 11 000 livres par l'huissier écueillois Grégoire Gauguery.

Le 14 mars 1791 l'abbé Suzor, curé assermenté de la paroisse d'Écueillé, est élu archevêque de Tours par les 329 prêtres et religieux assermentés de Touraine, réunis à la cathédrale de Tours. Note de René Coursault[7] : « Â son passage à Loches il fut félicité par les autorités et par M. Gaultier, président des Amis de la Constitution ; il fut moins bien reçu à Ligueil malgré le discours d'Ysabeau, son grand vicaire, oratorien défroqué ; à Loches plusieurs prêtres refusèrent de prêter serment comme M. Rocher, curé de Saint-Ours ».

Les 13 et 14 mars 1796, Écueillé fut occupée pendant deux jours par 200 insurgés royalistes dans le cadre de la « Vendée de Palluau » et cette occupation se conclut, outre la débandade des assaillants, par l'exécution en place publique d'un dénommé Sylvain Robert, originaire de Villedomain. L'épisode est relaté sur le blog de Michaël Beigneux.

Les petites paroisses mitoyennes d'Hervault (en 1813) et de Cloué (en 1853) ont fusionné avec Écueillé.

Du 16 au 18 janvier 1847, le canton d'Écueillé fut le théâtre d'émeutes de la faim dans le cadre des Jacqueries du Bas-Berry[8] ; 10 personnes du canton furent traduites en Justice mais un seul des inculpés (le bûcheron Firmin Bourreau, 32 ans) était natif de la commune.

En 1847, la mairie (détruite le 25 août 1944) est bâtie au centre de la Halle, sur la place du Marché.

Le niveau d'instruction est plutôt supérieur à la moyenne avec 10,2 élèves pour 100 habitants à Écueillé en 1866 contre 8,9 en moyenne départementale. Un cercle littéraire y apparait même en 1862.

En 1854 est créé le corps des sapeurs pompiers qui deviendra en 1956, le centre de secours no 11.

En 1908, Écueillé est le siège de grandes manœuvres militaires.

La Première Guerre Mondiale provoque « une saignée » très importante comme en atteste le monument aux morts où sont gravés les noms de 70 soldats « morts pour la France ». À l'issue de celle-ci, du 13 au 25 mai 1919 les agriculteurs écueillois peuvent acquérir du matériel et des chevaux de l'Armée américaine sur la place du Champ de Foire.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, Écueillé fut un foyer de Résistance important, bien relaté dans les livres de Maurice Nicault. Il dut aussi subir les arrestations, et les actes d'un faux maquis dirigé par le dénommé Lecoze qui finira fusillé à Angers le 31 mai 1945. Écueillé a connu dans la nuit du 25 au 26 août 1944 un combat violent entre des éléments de la Wehrmacht et du 8e cuirassiers français. Une plaque commémorative honore les victimes françaises : Alexandre Hall, Georges Pierre, Joseph Renahy, Michel de Vilmarest, Albert Laurent, Léopold Linarès, Onésime Adam, Paul Baron, Charles Fernandez, Roland Lamirault, Bernard Salmont, Maurice Gauvain, Marcel Montel, Léopold Niquet, Jeanne Niquet, Robert Reuillon, Pierre Rozienko, Pierre Jollet, Roland Jollet, Mme Aubé-Fournier, Mme Jollet-Lanchais, Mme Jollet-Rimbert, Mme Morin-Foulon.

Article détaillé : Combat d'Ecueillé.

Le centre du bourg fut partiellement détruit et la mairie (incendiée) dut être reconstruite. Le Maire Léon Bodin fut momentanément remplacé par une personne désignée par la Résistance, avant de retrouver son mandat aux élections municipales de 1945.

À la rentrée scolaire 1970, les collégiens du canton et de Nouans furent accueillis dans le nouveau C.E.G. Calmette et Guérin, sur la route de Pellevoisin ; il avait été inauguré le 30 juin 1970 par le Préfet Philippe en présence notamment du député Jean-Paul Mourot et de membres de la famille (fils du Dr Guérin, neveu de Mme Calmette) des découvreurs du B.C.G. ; il était conçu pour accueillir 400 élèves.

Rappels sommaires sur deux anciennes paroisses qui ont fusionné avec Ecueillé :

  • Cloué : occupée par un riche propriétaire terrien à l'époque gallo-romaine; traversée par le « Chemin de César » par où transita souvent Saint-Martin au IVe siècle ; habitat dispersé entre plusieurs hameaux : le Moulin de La Roche, L'Ecoublère, La Saulais, Les Bossées, les fiefs de Haute Roche et Basse Roche (dépendant au XIIIe siècle des frères Poitevin), La Ferrière (propriété des Boisvilliers, Leroy, Préaulx, lieu du nouveau cimetière depuis le début du XVIIe siècle) ; des lettres royales de 1449 dispensent les habitants de plusieurs redevances et corvées ; Cloué a toujours figuré sur les cartes du Berry ; l'église Saint-Martin (désaffectée depuis 1790) dépendant de l'abbaye de Miseray ; depuis 1809 les défunts sont inhumés à Ecueillé ; église, cimetière et mairie ont disparu du paysage au début du XIXe siècle ; Cloué a fusionné avec Ecueillé le 14 janvier 1854 (1 475 mariages y furent célébrés de 1661 à 1853) ;
  • Hervault : sa cure a été confiée en 1202 à l'abbaye de Miseray ; le premier curé est le frère Hugo de Arvellis mentionné en 1269 ; le fief est d'abord sous la dépendance du Seigneur d'Augnais puis du Seigneur de Palluau avant d'être confié à bail en 1629 à Bruneau Jacob, marchand de Clion. Lors de la départementalisation en 1790, Hervault apparait comme une commune de l'Indre, intégrée au canton de Châtillon puis elle passe au canton d'Ecueillé et fusionne finalement avec Ecueillé le 22 mai 1813 ; l'église est désaffectée depuis la chute du clocher en 1796 ; 90 mariages furent célébrés à Hervault de 1668 à 1812 ; à partir de 1775 les défunts furent inhumés à Préaux. Hervault est mentionné d'abord sur les cartes de Touraine puis sur les cartes du Berry par Cassini vers 1750.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'arrondissement de Châteauroux, du canton d'Écueillé, de la deuxième circonscription de l'Indre et de la communauté de communes Écueillé - Valençay.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Résultats des élections municipales des quarante dernières années[9] :

  • mars 1971 : liste Léon Bodin (vétérinaire retraité, maire sortant) : 17 élus au 1er tour ; suite à quatre décès dont celui du maire dans un accident de voiture, des élections partielles ont lieu en juin 1974, elles se soldent par un siège pour la majorité municipale et trois sièges pour des candidats sans étiquette en rupture avec l'équipe sortante ; Jacques Morin (notaire de sensibilité démocrate-chrétienne, proche de Jean Lecanuet) remplace Léon Bodin comme maire ; le Dr Jean Lhéritier devient 1er adjoint et Pierre Moreau (vétérinaire) 2e adjoint ;
  • mars 1977 : l'équipe municipale sortante éclate en deux listes rivales ; liste Jacques Morin (maire sortant) : huit sièges ; liste du Dr Jean Lhéritier : neuf sièges, ce dernier (Résistant de la 1re heure dès 1940, médecin généraliste) devient maire avec Pierre Bourguignon (architecte) 1er adjoint et Pierre Moreau 2e adjoint ;
  • mars 1983 : la liste sortante du Dr Lhéritier reconduite avec dix huit élus sur dix neuf face à la liste de Joël Bonjour (assureur) sur laquelle figure l'ancien maire Jacques Morin ;
  • mars 1989 : lourde défaite du Dr Lhéritier obligé de se retirer à l'issue du 1er tour où il a obtenu le plus mauvais score ; seuls cinq de ses colistiers sont élus contre douze élus pour la liste de Jacques Morin où figure Pierre Bourguignon, transfuge de la liste Lhéritier et une candidate isolée (Jeanne Fréville) ; Jacques Morin laisse la Mairie à Pierre Bourguignon. Jacques Morin meurt dans un accident de voiture le 24 septembre 1989 au retour du vote pour les Sénatoriales et Pierre Bourguignon meurt à son tour en 1992. Élue au cours d'une élection partielle Michèle Morin (veuve de l'ancien maire) le remplace ; Jeanne Fréville est 1re adjointe et Simon Jourdain 2e adjoint. ;
  • juin 1995 : la liste de Michèle Morin facilement reconduite ;
  • mars 2001 : la liste de Michèle Morin reconduite une seconde fois en obtenant tous les sièges face à une lite "apolitique" ;
  • mars 2008 : la liste sortante de Michèle Morin repasse en quasi-totalité (sauf Mme Morin handicapée par son grand âge) face à la liste de Joël Bonjour qui est laminée ; le pharmacien Raymond Thomas (conseiller municipal depuis 1995, fils de l'ancien pharmacien et conciliateur René Thomas) devient maire.

Résultat des élections cantonales :
Le canton d'Écueillé (4 744 habitants au recensement de 1975 et seulement 3 898 à celui de 1999) a été représenté au Conseil général de l'Indre de 1945 à 1973 par le Dr Léon Bodin, maire d'Ecueillé, réélu pour la dernière fois en septembre 1967 avec près de 90 % des voix face à un agriculteur membre du Parti Communiste.

  • mars 1979 : Amédée Renault est réélu au 1er tour et devient premier Vice-Président du Conseil Général, puis député en juin 1981.
  • mars 1985 : Amédée Renault est battu d'une seule voix au 2e tour par le Général Henri Louet (RPR) qui devient Vice-Président du Conseil Général puis député en mars 1986.

Représentation d'Ecueillé et de son canton au Conseil Régional du Centre :

  • Amédée Renault (PS) y siège de 1981 à 1986 en sa qualité de parlementaire puis de 1986 à 1992 (tête de liste aux 1res élections au suffrage universel) ;

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1905  ? Eugène Lucas  ?  ?
1930 1944 Léon Bodin  ? Vétérinaire
mai 1945 1974 Léon Bodin  ? Vétérinaire
1974 mars 1977 Jacques Morin CDS Notaire
mars 1977 mars 1989 Jean Lhéritier  ? Médecin
mars 1989 1992 Pierre Bourguignon  ? Architecte
1992 mars 2008 Michèle Morin[10]  ?  ?
mars 2008 18 janvier 2014 Raymond Thomas[11],[Note 1],[12] DVD Pharmacien
19 janvier 2014 en cours Jean Aufrère[13] DVG  ?
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune dispose des services suivants :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 306 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 045 1 045 1 039 1 160 1 151 1 267 1 268 1 365 1 384
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 740 1 800 1 926 1 916 1 909 1 968 1 939 2 036 1 966
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 922 1 953 1 951 1 712 1 738 1 782 1 710 1 760 1 640
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 568 1 689 1 760 1 726 1 548 1 413 1 353 1 343 1 315
2011 - - - - - - - -
1 306 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède comme lieux d'enseignements[20] : une école primaire publique (François Rabelais) et un collège public (Calmette et Guérin). Les lycées publics de secteur[21] se trouvent à Châteauroux (lycée général Jean Giraudoux et lycée polyvalent Blaise Pascal).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La grande fête annuelle.

Équipement culturel[modifier | modifier le code]

  • Salle des fêtes (capacité[22] 360 personnes).

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le premier club de football a été créé en 1920 par Georges Renault, fils de l'instituteur local. La commune dispose d'un stade communal depuis 1962, remplaçant le terrain de l'U.S.E. aménagé en 1942.

Médias[modifier | modifier le code]

La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, La Bouinotte, Le Petit Berrichon, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique

La commune d'Écueillé dépend de l'archidiocèse de Bourges, du doyenné de Brenne-Touraine[23] et de la paroisse d'Écueillé. Le lieu de culte est l'église Notre-Dame.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Valençay[24].

Diverses entreprises font fonctionner l'économie local.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

  • Château de la Basse Roche (XIXe siècle).
  • Église Notre-Dame[25] : ancienne église romane des XIIIe et XIVe siècles abandonnée au début du XXe siècle (inondable, très endommagée) ; portail sculpté dont les 8 voussures comportent une représentation des Vieillards de l'Apocalyse avec leurs instruments de musique ; 5 travées (2 du XIIe siècle pourvues de voûtes bombées dites Plantagenêt, 3 du XVe siècle dont une avec clé de voûte de 1441). Au XVe siècle, l'archevêque de Tours Jean Bernard, natif d'Écueillé, fit reconstruire le chœur et voûter la troisième travée de nef par des artisans tourangeaux. Clocher massif à baies géminées édifié à la fin du XVe siècle, couronné d'une flèche de pierre, refait en 1860. Église dépendant jusqu'à la Révolution de l'abbaye de Villeloin. Classée aux monuments historiques en 1987. Ouverte les journées du Patrimoine. Le 21 janvier 1906 une nouvelle église est inaugurée ; elle a été bâtie sur les plans de l'architecte Henry Dauvergne ; sa construction commencée le 7 août 1898 a duré 7 ans et s'est heurtée à la très forte opposition du Maire Alban David (décédé subitement le 1er août 1905) et de son successeur.
  • Monument aux morts.
  • Ancienne église romane du prieuré d'Hervault.
  • Prieuré : relevant jusqu'à la Révolution du château de Loches, avec des dépendances au village du Bois Franc. Vestige d'un établissement monastique dont les premières mentions remontent au XIIe siècle ; le premier prieur est un certain Pinardus, en poste à partir de 1184. Fut l'une des 15 succursales de l'abbaye bénédictine Saint-Sauveur de Villeloin. Parmi les prieurs on note en 1493 André de Maussabré, membre d'une famille de la petite noblesse locale. Qualifié en 1791 de manoir.
  • Ancienne grange cistercienne : datant de 1194, elle se situait au lieu-dit Bretagne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Écueillé Blason D'or à trois chabots de gueules, deux et un.
Détails Le blason d'Écueillé provient de la maison de Chabot : d'or à trois chabots de gueules. La ville de Jarnac (Charente) possède les mêmes armoiries mais celles d'Écueillé sont ornées de la Croix de Guerre 1939-45 avec étoile d'argent par décision du 7 septembre 1948 du Secrétaire d'État aux Forces Armées Maurice Bourgès-Maunoury : « Lieu d'une bataille le 25 août 1944 pouvant être considérées comme l'une des plus grandes victoires du Centre de la France, sur les Allemands, dans la lutte pour la libération du territoire national, la population d'Écueillé a payé un lourd tribut à la guerre, meurtrie mais sublime, blessée mais fière, a contribué à la victoire finale pour la Libération.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Décédé avant la fin de son mandat.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  4. Il est l'auteur de Résistance et Libération dans l'Indre : tome 1 : les insoumis, tome 2 : les insurgés.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Site de Lion 1906 : Indre, consulté le 10 septembre 2012.
  2. a, b, c, d et e Site du Géoportail : Écueillé, consulté le 15 décembre 2013.
  3. a, b, c et d Site de ViaMichelin : Écueillé, consulté le 14 décembre 2013.
  4. Site du conseil général de l'Indre : Les horaires de l’Aile Bleue, consulté le 14 décembre 2013.
  5. « Nom des habitants des communes françaises, Écueillé », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 11 février 2012).
  6. Cf manuscrit de 1424 à ce sujet.
  7. Histoire de la Touraine.
  8. Affaire relatée par Yvon Bionnier in : Les Jacqueries de 1847 en Bas-Berry.
  9. Archives de La nouvelle République du Centre-Ouest.
  10. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2001, consulté le 18 février 2013.
  11. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2008, consulté le 28 novembre 2009.
  12. « Raymond Thomas s'est éteint », La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,‎ 18 janvier 2014 (lire en ligne).
  13. [PDF] Site de la préfecture de l'Indre : Résultats des élections municipales de 2014, consulté le 28 avril 2014.
  14. Site de La Poste : Un bureau de poste, consulté le 22 août 2012.
  15. Site de Berry Province, consulté le 5 février 2013.
  16. Site de Région de Gendarmerie du Centre : Groupement de l'Indre, consulté le 23 août 2012.
  17. Site du conseil général de l'Indre : Avec le Conseil général des routes encore plus sûres !, consulté le 18 août 2012.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  20. Site de l'académie d'Orléans-Tours : Coordonnées des établissements scolaires publics et privés sous contrat, consulté le 16 août 2012.
  21. Site de l'académie d'Orléans-Tours : Tableau des secteurs de recrutement collèges et lycées, consulté le 20 août 2012.
  22. Site de la commune d'Écueillé : Salle des Fêtes, consulté le 26 août 2012.
  23. Site de l'archidiocèse de Bourges : Doyenné de Brenne-Touraine, consulté le 4 mai 2013.
  24. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Valençay, consulté le 15 août 2014.
  25. « Un dimanche patrimonial et artistique », La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,‎ 19 septembre 2009.