Chabris

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Chabris
L'église Saint-Christophe-et-Saint-Phalier.
L'église Saint-Christophe-et-Saint-Phalier.
Blason de Chabris
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre
Arrondissement Issoudun
Canton Saint-Christophe-en-Bazelle
Intercommunalité Communauté de communes Chabris - pays de Bazelle
Maire
Mandat
Mireille Duvoux
2014-2020
Code postal 36210
Code commune 36034
Démographie
Gentilé Chabriots
Population
municipale
2 788 hab. (2011)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 20″ N 1° 39′ 15″ E / 47.2555555556, 1.65416666667 ()47° 15′ 20″ Nord 1° 39′ 15″ Est / 47.2555555556, 1.65416666667 ()  
Altitude Min. 72 m – Max. 134 m
Superficie 41,22 km2
Localisation

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ChabrisPrononciation du titre dans sa version originale Écouter est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le nord[1] du département, à la limite avec le département de Loir-et-Cher, dans la région naturelle du Boischaut Nord.

Les communes limitrophes[1] et chefs-lieux[1] sont : Gièvres (3 km), Menetou-sur-Nahon (4 km), Sembleçay (4 km), Parpeçay (5 km), Varennes-sur-Fouzon (6 km), La Chapelle-Montmartin (7 km), Saint-Christophe-en-Bazelle (8 km), Selles-sur-Cher (8 km), La Vernelle (9 km), Dun-le-Poëlier (9 km), Issoudun (42 km), Châteauroux (49 km), La Châtre (79 km) et Le Blanc (82 km).

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux[2] et lieux-dits[2] de la commune sont : la Motte, les Poiriers, le Marais, les Dupins, la Frèna, le Haut-Bois, le Haut-Labeur, les Petits Ajoncs, les Galliers, les Goujonneaux, les Souches,la Vacherie, la Petite Vacherie, Gâtine, Malpogne, les Bizeaux et la Chaumendin.

Géologie et hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par les rivières Cher[2] et Fouzon[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est desservi par les routes départementales[3] : 4, 25, 25A, 31, 35, 35B, 128 et 72.

La ligne de Salbris au Blanc passe par le territoire communal, une gare[3] dessert la commune. L'autre gare ferroviaire la plus proche est la gare de Gièvres[3] (3 km), sur les lignes de Salbris au Blanc et de Vierzon à Saint-Pierre-des-Corps.

La commune est desservie par la ligne B du réseau L'Aile Bleue[4].

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre[3], à 52 km.

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée 41[2] et par le sentier de grande randonnée de pays : Pays de Valençay[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Chabris est dérivé du gaulois Carobriva, qui désigne un pont sur le Cher[5].

Ses habitants sont appelés les Chabriots[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La fréquentation du territoire de la commune à l’époque préhistorique est attestée par les découvertes d’éclats de silex du Néolithique en différents lieux de la commune[7].

À la fin du Ve siècle, Saint-Phalier se retire comme ermite à proximité de Chabris. Il y meurt vers 525[8].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, Robert d'Arbrissel crée en dépendance de l’ordre de Fontevraud un couvent de sœurs à Glatigny, dépendant du prieuré d'Orsan[9],[10].

De la fin du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Les archevêques de Bourges possédaient une résidence à Chabris, qui fut fortifiée à la fin du XIIIe siècle, et appelée château de Bourges[11]. Pendant les guerre de religion, l’église Saint-Phalier est pillée : statue en or du saint, châsse en or, et tout le trésor de l’église sont emportés par les troupes de Coligny en 1572. Le château de Bourges est également pris, pillé et incendié par les huguenots commandés par l’amiral[11]. Abandonné, il disparaît peu à peu.

Révolution française et Premier Empire[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution, le monastère de Glatigny est déclaré bien national, et vendu comme tel en 1797[12].

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Onze habitants de Chabris meurent dans les combats de la guerre franco-prussienne de 1870 ; la Première Guerre mondiale tue cent-vingt-et-un Chabriots[13].

Le 18 juin 1940, un détachement de la 19e division d’infanterie établit une défense sur le pont de Chabris pour permettre la retraite d’un corps d’armée. Disposant de quelques pièces d’artillerie du 306e régiment d’artillerie, d’un auto-canon de 47 mm et d’un char à canon de 37 mm, la troupe renforcée d’éléments épars livre un combat de retardement à l’armée allemande le 20 juin, avant de se replier[14]. Au total, quatorze Chabriots sont morts en combattant l’Allemagne nazie ou en déportation[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'arrondissement d'Issoudun, du canton de Saint-Christophe-en-Bazelle, de la deuxième circonscription de l'Indre et de la communauté de communes Chabris - pays de Bazelle.

Elle dispose d'un bureau de poste[16], d'un centre de secours, d'une gendarmerie[17], d'un office de tourisme[18], d'une médiathèque et d'un centre d'entretien et d'exploitation des routes du conseil général de l'Indre[19].

Chabris est jumelée depuis 1979, avec la commune de Lonsee, en Allemagne et depuis 1981, avec la commune de Lonsee, au Royaume-Uni.

Concours des villes et villages fleuris
Nombres de fleurs Années d'obtentions
3 fleurs palmarès 2011[20]
palmarès 2013[21]
2 fleurs palmarès 2004[22]
palmarès 2005[23]
palmarès 2006[24]
palmarès 2007[25]
palmarès 2008[26]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790  ? Poictevin[27]  ?  ?
1807 1830 Armand Louis de Béthune-Sully[28]  ? Général d'Empire
1841 1861 Robert Sautereau  ?  ?
1887  ? Maxime Gustave Borel de la Rivière  ?  ?
 ?  ? Sylvain Petit[29]  ?  ?
mars 1983 8 août 2013 Serge Pinault[30],[31],[Note 1],[32] UMP Retraité
8 août 2013 en cours Mireille Duvoux[33],[34],[35] UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 788 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 937 1 923 2 055 2 236 2 511 2 563 2 530 2 781 2 872
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 958 3 030 3 111 3 116 3 044 3 043 3 026 2 927 2 836
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 780 2 792 2 737 2 552 2 441 2 372 2 437 2 385 2 358
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 391 2 493 2 493 2 589 2 672 2 652 2 729 2 768 2 788
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2004[37].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La viticulture est l'une des activités de la commune, qui se trouve dans la zone couverte par l'AOC valençay.

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Valençay[38].

La commune possède un camping deux étoiles, ouvert en juillet-août.

Population et société[modifier | modifier le code]

La commune possède comme lieux d'enseignements[39] : une école maternelle publique (Les Primevères), deux écoles élémentaires publiques (Les Marronniers et Les Sorbiers) et un collège public (Clos de la Garenne). Les lycées publics de secteur[40] se trouvent à Issoudun (lycée général Honoré de Balzac) et à Châteauroux (lycée polyvalent Blaise Pascal).

La commune dispose d'une piscine couverte de type tournesol, de deux terrains de tennis, d'un complexe sportif, d'un dojo, d'un stade de football et d'un gymnase.

Le 14 juillet, a lieu une retraite aux flambeaux de la place de la Mairie au Cher, où un feu d'artifice est tiré de l'autre rive. Un bal avec un orchestre, a lieu tous les dimanches de mai à septembre, à la guinguette le long du Cher.

La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, La Bouinotte, Le Petit Berrichon, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Chabris Blason D’azur au pont de quatre arches d’argent, maçonné de sable, posé sur une rivière d’argent ; au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d’or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abel Jarreau, Histoire de Chabris, Chabris, Imprimerie-papeterie du Berry,‎ 1948, 87 p..

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Décédé pendant son mandat.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Site de Lion 1906 : Indre, consulté le 10 septembre 2012.
  2. a, b, c, d, e et f Site du Géoportail : Chabris, consulté le 15 décembre 2013.
  3. a, b, c et d Site de ViaMichelin : Chabris, consulté le 14 décembre 2013.
  4. Site du conseil général de l'Indre : Les horaires de l’Aile Bleue, consulté le 14 décembre 2013.
  5. Gérard Coulon, Les Gallo-Romains : vivre, travailler, croire, se distraire - 54 av. J.-C.-486 ap. J.-C., Paris : Errance, coll. « Hespérides »,‎ 2006 (ISBN 2877723313), p. 79.
  6. « Nom des habitants des communes françaises, Chabris », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 30 mars 2012).
  7. Jarreau 1948, p. 1-2.
  8. Jarreau 1948, p. 11-12.
  9. Jarreau 1948, p. 44.
  10. Archives départementales de l’Indre, Berry médiéval : à la découverte de l’Indre au Moyen Âge, catalogue d’exposition, Châteauroux, Archives départementales de l’Indre, 2009, p. 20.
  11. a et b Jarreau 1948, p. 41.
  12. Jarreau 1948, p. 45.
  13. Jarreau 1948, p. 74.
  14. Jarreau 1948, p. 80-82.
  15. Jarreau 1948, p. 87.
  16. Site de La Poste : Un bureau de poste, consulté le 22 août 2012.
  17. Site de Région de Gendarmerie du Centre : Groupement de l'Indre, consulté le 23 août 2012.
  18. Site de Berry Province, consulté le 5 février 2013.
  19. Site du conseil général de l'Indre : Avec le Conseil général des routes encore plus sûres !, consulté le 18 août 2012.
  20. [PDF] 52e concours des villes et villages fleuris - Palmarès 2011, consulté le 23 septembre 2011.
  21. Site des Villes et Villages Fleuris : Les villes et villages fleuris, consulté le 26 janvier 2014.
  22. [PDF] 45e concours des villes et villages fleuris - Palmarès 2004, consulté le 23 septembre 2009.
  23. [PDF] 46e concours des villes et villages fleuris - Palmarès 2005, consulté le 23 septembre 2009.
  24. [PDF] 47e concours des villes et villages fleuris - Palmarès 2006, consulté le 23 septembre 2009.
  25. [PDF] 48e concours des villes et villages fleuris - Palmarès 2007, consulté le 23 septembre 2009.
  26. [PDF] 49e concours des villes et villages fleuris - Palmarès 2008, consulté le 23 septembre 2009.
  27. Jarreau 1948, p. 70-71.
  28. Jarreau 1948, p. 70.
  29. Jarreau 1948.
  30. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2001, consulté le 18 février 2013.
  31. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2008, consulté le 28 novembre 2009.
  32. « Maire pendant trente ans Serge Pinault est décédé », La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,‎ 9 août 2013 (lire en ligne).
  33. « Mireille Duvoux succède à Serge Pinault », La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,‎ 10 août 2013 (lire en ligne).
  34. « Mireille Duvoux élue maire », La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,‎ 14 octobre 2013 (lire en ligne).
  35. [PDF] Site de la préfecture de l'Indre : Résultats des élections municipales de 2014, consulté le 28 avril 2014.
  36. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  37. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  38. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Valençay, consulté le 15 août 2014.
  39. Site de l'académie d'Orléans-Tours : Coordonnées des établissements scolaires publics et privés sous contrat, consulté le 16 août 2012.
  40. Site de l'académie d'Orléans-Tours : Tableau des secteurs de recrutement collèges et lycées, consulté le 20 août 2012.
  41. Jarreau 1948, p. 36.
  42. « Notice no PM36000036 », base Palissy, ministère français de la Culture.
  43. « Notice no PM36000037 », base Palissy, ministère français de la Culture.