Chabris
| Chabris | ||
L'église Saint-Christophe-et-Saint-Phalier. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Centre | |
| Département | Indre | |
| Arrondissement | Issoudun | |
| Canton | Saint-Christophe-en-Bazelle | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Chabris - pays de Bazelle | |
| Maire Mandat |
Serge Pinault 2008-2014 |
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| Code postal | 36210 | |
| Code commune | 36034 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Chabriots | |
| Population municipale |
2 790 hab. (2010) | |
| Densité | 68 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 72 m — Max. 134 m | |
| Superficie | 41,22 km2 | |
| Localisation | ||
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Chabris est une commune française, située dans le département de l'Indre, en région Centre.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune est située dans le nord[1] du département, à la limite avec le département de Loir-et-Cher, dans la région naturelle du Boischaut Nord.
Les communes limitrophes[1] et chefs-lieux[1] sont : Gièvres (3 km), Menetou-sur-Nahon (4 km), Sembleçay (4 km), Parpeçay (5 km), Varennes-sur-Fouzon (6 km), La Chapelle-Montmartin (7 km), Saint-Christophe-en-Bazelle (8 km), Selles-sur-Cher (8 km), La Vernelle (9 km), Dun-le-Poëlier (9 km), Issoudun (42 km), Châteauroux (49 km), La Châtre (79 km) et Le Blanc (82 km).
Le territoire communal est arrosé par les rivières Cher et Fouzon.
Le territoire communal est desservi par les routes départementales : 4, 25, 25a, 31, 35, 35b, 128 et 72.
La ligne de Salbris au Blanc passe par le territoire communal. La commune possède une petite gare ferroviaire sur cette ligne. L'autre gare ferroviaire la plus proche est celle de Gièvres à 3 km, qui se trouve à la fois sur la ligne de Salbris au Blanc et sur la ligne de Vierzon à Saint-Pierre-des-Corps. La commune est desservie par la ligne B du réseau L'Aile Bleue. L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre, situé à environ 52 km.
Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée 41 et par le sentier de grande randonnée de pays : Pays de Valençay.
Toponymie [modifier]
Le toponyme Chabris est dérivé du gaulois Carobriva, qui désigne un pont sur le Cher[2].
Ses habitants sont appelés les Chabriots[3].
Histoire [modifier]
Préhistoire et Antiquité [modifier]
La fréquentation du territoire de la commune à l’époque préhistorique est attestée par les découvertes d’éclats de silex du Néolithique en différents lieux de la commune[4].
À la fin du Ve siècle, Saint-Phalier se retire comme ermite à proximité de Chabris. Il y meurt vers 525[5].
Moyen Âge [modifier]
Au XIIe siècle, Robert d'Arbrissel crée en dépendance de l’ordre de Fontevraud un couvent de sœurs à Glatigny, dépendant du prieuré d'Orsan[6],[7].
De la fin du Moyen Âge à la Révolution [modifier]
Les archevêques de Bourges possédaient une résidence à Chabris, qui fut fortifiée à la fin du XIIIe siècle, et appelée château de Bourges[8]. Pendant les guerre de religion, l’église Saint-Phalier est pillée : statue en or du saint, châsse en or, et tout le trésor de l’église sont emportés par les troupes de Coligny en 1572. Le château de Bourges est également pris, pillé et incendié par les huguenots commandés par l’amiral[8]. Abandonné, il disparaît peu à peu.
Révolution française et Premier Empire [modifier]
Pendant la Révolution, le monastère de Glatigny est déclaré bien national, et vendu comme tel en 1797[9].
XIXe et XXe siècles [modifier]
Onze habitants de Chabris meurent dans les combats de la guerre franco-prussienne de 1870 ; la Première Guerre mondiale tue cent-vingt-et-un Chabriots[10].
Le 18 juin 1940, un détachement de la 19e division d’infanterie établit une défense sur le pont de Chabris pour permettre la retraite d’un corps d’armée. Disposant de quelques pièces d’artillerie du 306e régiment d’artillerie, d’un auto-canon de 47 mm et d’un char à canon de 37 mm, la troupe renforcée d’éléments épars livre un combat de retardement à l’armée allemande le 20 juin, avant de se replier[11]. Au total, quatorze Chabriots sont morts en combattant l’Allemagne nazie ou en déportation[12].
Administration [modifier]
La commune dépend de l'arrondissement d'Issoudun, du canton de Saint-Christophe-en-Bazelle, de la deuxième circonscription de l'Indre et de la communauté de communes Chabris - pays de Bazelle.
Elle dispose d'un bureau de poste[13], d'un centre de secours, d'une gendarmerie[14], d'un office de tourisme[15], d'une médiathèque et d'un centre d'entretien et d'exploitation des routes du conseil général de l'Indre[16].
Chabris est jumelée depuis 1979, avec la commune de Lonsee, en Allemagne et depuis 1981, avec la commune de Lonsee, au Royaume-Uni.
Le village a été récompensée par deux fleurs et la distinction Grand prix au palmarès 2007[17] et par trois fleurs et la distinction Grand prix au palmarès 2011[18] du concours des villes et villages fleuris.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 2 790 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
La commune possède un camping deux étoiles, ouvert en juillet-août.
Population et société [modifier]
La commune possède comme lieux d'enseignements[26] : une école maternelle publique (Les Primevères), deux écoles élémentaires publiques (Les Marronniers et Les Sorbiers) et un collège public (Clos de la Garenne). Les lycées publics de secteur[27] se trouvent à Issoudun (lycée général Honoré de Balzac) et à Châteauroux (lycée polyvalent Blaise Pascal).
La commune dispose d'une piscine couverte de type tournesol, de deux terrains de tennis, d'un complexe sportif, d'un dojo, d'un stade de football et d'un gymnase
Le 14 juillet, a lieu une retraite aux flambeaux de la place de la Mairie au Cher, où un feu d'artifice est tiré de l'autre rive. Un bal avec un orchestre, a lieu tous les dimanches de mai à septembre, à la guinguette le long du Cher.
Culture locale et patrimoine [modifier]
- Les cloches de l’église datent du XVIIe siècle ; elles sont classées monuments historiques au titre objet[28],[29],[30].
- Monument aux morts.
- Château de Beauregard.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Emmanuel de Martonne (1873-1955), géographe français, né a Chabris.
- Luc Montagnier (1932-), biologiste virologue français, né a Chabris.
- Mikhaïl Ossorguine.
Héraldique, logotype et devise [modifier]
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Les armes de Chabris se blasonnent ainsi : |
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Abel Jarreau, Histoire de Chabris, Imprimerie-papeterie du Berry, Chabris, 1948, 87 p.
Articles connexes [modifier]
Lien externe [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Site de Lion 1906 : Indre, consulté le 10 septembre 2012.
- Gérard Coulon, Les Gallo-Romains : vivre, travailler, croire, se distraire - 54 av. J.-C.-486 ap. J.-C., Paris : Errance, 2006. Collection Hespérides, ISBN 2-87772-331-3, p. 79.
- Nom des habitants des communes françaises, Chabris, sur le site habitants.fr de la SARL Patagos. Consulté le 30 mars 2012.
- Abel Jarreau, op. cit., p. 1-2.
- Abel Jarreau, op. cit., p. 11-12.
- Abel Jarreau, op. cit., p. 44.
- Archives départementales de l’Indre, Berry médiéval : à la découverte de l’Indre au Moyen Âge, catalogue d’exposition, Châteauroux, Archives départementales de l’Indre, 2009, p. 20.
- Abel Jarreau, op. cit., p. 41.
- Abel Jarreau, op. cit., p. 45.
- Abel Jarreau, op. cit., p. 74.
- Abel Jarreau, op. cit., p. 80-82.
- Abel Jarreau, op. cit., p. 87.
- Site de La Poste : Un bureau de poste, consulté le 22 août 2012.
- Site de Région de Gendarmerie du Centre : Groupement de l'Indre, consulté le 23 août 2012.
- Site de Berry Province, consulté le 5 février 2013.
- Site du conseil général de l'Indre : Avec le Conseil général des routes encore plus sûres !, consulté le 18 août 2012.
- Site des Villes et Villages Fleuris : 2007, consulté le 25 août 2012.
- Site des Villes et Villages Fleuris : 2011, consulté le 25 août 2012.
- Abel Jarreau, op. cit., p. 70-71.
- Abel Jarreau, op. cit., p. 70.
- en fonctions en 1948, Jarreau, op. cit., avant-propos.
- Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2001, consulté le 18 février 2013.
- Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2008, consulté le 28 novembre 2009.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Site de l'académie d'Orléans-Tours : Coordonnées des établissements scolaires publics et privés sous contrat, consulté le 16 août 2012.
- Site de l'académie d'Orléans-Tours : Tableau des secteurs de recrutement collèges et lycées, consulté le 20 août 2012.
- Abel Jarreau, op. cit., p. 36.
- Notice no PM36000036, base Palissy, ministère français de la Culture.
- Notice no PM36000037, base Palissy, ministère français de la Culture.
